Bon courage à tous en ce mois de juin si étrange ...
Je vous offre des cerises et une rose en forme de cœur
en direct de mon jardin
Je vous embrasse ♥
Prenez soin de vous !
« Les Inuit sont un peuple de chasseurs nomades se déployant dans l’Arctique depuis un millier d’années. Jusqu’à très récemment, ils n’avaient d’autres ressources à leur survie que les animaux qu’ils chassaient, les pierres laissées libres par la terre gelée, les plantes et les baies poussant au soleil de minuit. Ils partagent leur territoire immense avec nombre d’animaux plus ou moins migrateurs, mais aussi avec les esprits et les éléments. L’eau sous toutes ses formes est leur univers constant, le vent entre dans leurs oreilles et ressort de leurs gorges en souffles rauques. Pour toutes les occasions, ils ont des chants, qu’accompagne parfois le battement des tambours chamaniques. » (note liminaire du roman)
Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n’a d’autre solution pour survivre que d’avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d’une quête qui, au-delà des vastitudes de l’espace arctique, va lui révéler son monde intérieur.
Deux ans après son roman Née contente à Oraibi, qui nous faisait découvrir la culture des indiens hopis, Bérengère Cournut poursuit sa recherche d’une vision alternative du monde avec un roman qui nous amène cette fois-ci dans le monde inuit. Empreint à la fois de douceur, d’écologie et de spiritualité, De pierre et d’os nous plonge dans le destin solaire d’une jeune femme eskimo. Édition augmentée d'un cahier de photographies. SOURCE LE TRIPODE
@Didi octore 2019 Saint-Etienne |
@Didi Premier mai 2020 |
Après quatre ans de silence, Pierre-Marie se décide à envoyer un mail à Adeline au sujet d’un carnet noir qu’il aurait oublié et dans lequel il cherche à retrouver une petite phrase de trois lignes qui serait, dit-il, un excellent début de roman. Prétexte évidemment pour reprendre contact après une longue période passée prostré après son « grand malheur » comme il l’appelle. Mais Adeline a bien d’autres projets que de chercher ce carnet. Sa vie est à un tournant puisqu’elle est à quelques semaines de déménager à Toronto avec le nouvel homme qui partage sa vie. Pourtant la correspondance finit par prendre de l’ampleur, entraînant les deux personnages dans un tourbillon inattendu.
" An elephant in the room, disent les anglais. Il y a un éléphant dans la pièce et on parle de tout sauf de l'éléphant. ceux qui ne le voient pas, et ceux qui savent font semblant de ne pas le voir. Alors on évolue autour de lui, on le contourne, on se plaque contre les murs pour parvenir à se déplacer, parce qu'il est énorme, l'éléphant, pachydermique, parce qu'il prend tout l'espace et qu'il est là en permanence."
" Alors oui, elle venait d'avouer l'inavouable à Pierre-Marie. C'était un premier pas. Mais vers quoi ? Comment s'échappe-t-on d'un enclos que l'on a soi-même efficacement bâti ?"
" Il se surprit à penser de nouveau à son projet d'écriture. Il aurait donné beaucoup pour se retrouver à archer sur les chemins autour de la Bégude, à y enflammer son imagination, et rentrer presque en trottinant pour se jeter sur son ordi et écrire. Les personnages de fiction ne vous trahissaient jamais, même les pires, puisque c'était vous-mêmes qui inventiez leurs trahisons et qu'ils ne faisaient que jouer leur rôle en bon petits soldats de votre histoire. Vous pouviez organiser le monde à votre convenance, punir et récompenser. Vous pouviez vous permettre toutes les fantaisies : faire des bons dans le temps par exemple, revenir en arrière ou vous propulser en avant. Vous pouviez écrire "Trois mois passèrent". En comparaison, la réalité était lente, pisseuse, vide de sens."