jeudi 8 avril 2021

Bartleby le scribe Jose Luis Murena

 


 #BArtlebyleScribe #NetGalleyFrance



mardi 6 avril 2021

Là où chantent les écrevisses Delia Owens

 


Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.

A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour.

La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie.

Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…

Delia Owens est née en 1949 en Géorgie, aux Etats-Unis. Diplômée en zoologie et biologie, elle a vécu plus de vingt ans en Afrique et a publié trois ouvrages consacrés à la nature et aux animaux, tous best-sellers aux USA. SOURCE SEUIL 

Mon avis :

Ce livre m'a été prêté par ma belle-sœur, merci Isa ;-)

J'ai apprécié ma lecture mêlant plusieurs thèmes qui m'intéressent : la nature, la solitude, l'amour et également une enquête policière.

Delia Owens nous livre le portrait de Kya qui, très tôt est abandonnée par tous les membres de sa famille. Ils la lassent dans la maison au fin fond du marais. Enfant, Kya va devoir se débrouiller seule et va tout de suite rejeter la société pour vivre au sein de la nature.

Les marais sont là pour elle, un espace très sauvage qui sait aussi donner à qui apprend à le connaitre des moyens de subsistance et de protection.

Mais vivre seule n'est au bout du compte pas si facile et la jeune Kya va malgré tout essayer de sortir de cette solitude et de cette vie en dehors de la société des hommes.

Il y aura des hommes pour Kya.

Tate le premier sera le plus important dans sa vie. Il lui apprendra à lire et compter tout en restant dans le marais et en partageant sa passion pour la nature.

Il y aura Jumping aussi un homme noir qui sera là pour Kya dans biens des situations compliquées.

Et puis il y aura Chase également ce même homme que l'on découvre mort en tout début de roman en bas d'une tour de guet.  C'est cette mort suspecte qui va pour l'enquête nous faire remonter dans le passé des protagonistes du marais.

Les chapitres de ce livre se situent à différentes périodes de la vie de Kya.

C'est un roman sur la différence, sur ce qu'elle inflige aux individus qui vivent à part.  

Mais aussi finalement sur le besoin humain d'être avec les autres et de se conformer à la société. Sur ce besoin viscéral pour l'homme, d'appartenir à une société, un groupe, un foyer.

Kya a une force de caractère admirable et toute petite on peut se demander un instant si c'était possible de survivre ainsi ... Mais ce livre nous embarque avec plaisir dans cette histoire.

Des personnages positifs traversent la vie de Kya. Je pense à Jumping et à sa femme. A Tate bien entendu et à l'un de ses frères.

Il y a surtout dame nature, les oiseaux, les crustacés, les arbres, les plantes ... Kya y puise toutes sortes de ressources !

Delia Owens a publié des ouvrages sur la nature et les animaux et on ressent toutes ses connaissances dans ce livre. 

Elle décrit le marais avec intelligence et poésie.

Je me suis attachée à cette gamine et je l'ai suivi au plus profond du marais là où elle se fondait avec tant de facilité. Dans son univers.

J'ai espéré qu'elle soit enfin aimé et malgré tout intégré à un foyer...

Ce livre m'a beaucoup plu j'ai aimé accompagné Kya dans les passages de sa vie d'enfant à adulte.

Là où chantent les écrevisses m'a fait penser au livre "De pierre et d'os" de Bérengère Cornut car comme dans ce dernier on s'intéresse à la vie d'une jeune femme enfant puis femme évoluant seule dans une nature sauvage exigeante et aussi foisonnante et où la poésie au contact de la nature se déploie admirablement.

Alors chers amis, n'hésitez pas à partir 

à la découverte du marais en suivant les traces de Kya. 

Mais chut, il faut être très silencieux pour n'effrayer personne ...

 

" Tandis qu'elle s'éloignait elle comprit que plus personne ne verrait jamais ce banc de sable. les éléments avaient crée ce bref sourire de sable toujours changeant et dessiné sa courbe. A la prochaine marée les vagues en créeraient une autre, puis une autre encore, mais plus jamais celui-ci. Celui qui l'avait accueillie. Celui qui lui avait livré un secret ou deux"

 Bonne lecture à vous et bon confinement ! 

Ben oui, c'est reparti pour un tour avec les livres pour seule évasion à moins d'avoir un marais à moins de 10 kms à vol de héron cendré !


" Elle s'imagina marcher dans l'eau bouillante et s'avancer vers cet endroit paisible au-delà des vagues, des mèches de ses cheveux accrochées comme des aquarelles noires à l'océan d'un bleu pâle, ses longs doigts et ses bras traînant à la surface à peine éclairée.

Tout rêve de fuite- même vers la mort - monte toujours vers la lumière. Le gros lot continuerait à briller, hors de portée, jusqu'à ce qu'elle s'enfonce dans la mer et se couche dans l'abysse du silence. Enfin hors de danger. Mais l'instant de la mort n'est pas encore fixé. "



dimanche 7 mars 2021

Au cœur du Yamato pentalogie - Aki Shimazaki

 


Après l’immense succès du cycle Le Poids des secrets, Aki Shimazaki en a achevé un deuxième, ici proposé dans son intégralité : intitulé Au cœur du Yamato, il est composé des romans MitsubaZakuroTonboTsukushi et Yamabuki qui peuvent se lire indépendamment ou dans l’ordre que l’on voudra. On y retrouvera l’écriture discrète, élégante et pleine d’empathie qu’on lui connaît.

Née au Japon, Aki Shimazaki vit à Montréal depuis 1991. Toute son œuvre est disponible chez Actes Sud, notamment ses trois pentalogies : Le Poids des secretsAu cœur du Yamato et L’Ombre du chardon. Ces quinze volumes peuvent parfaitement se lire individuellement, ou dans le désordre - c'est bien là l'étonnant art de la construction que maîtrise Aki Shimazaki. Source des Editions Actes Sud


Mon avis : 

Après ma lecture précédente j'ai eu envie de retrouver une écriture plus épurée alors je me suis lancée dans la lecture des 5 romans composant cette pentalogie que je m'étais offerte il y a quelque temps déjà et qui trônait dans ma bibliothèque comme un bel objet. De cette auteure j'avais déjà lu "Azami", qui fait partie également d'un cycle "A l'ombre du chardon".

Les vacances d'hiver étaient là et ces livres m'ont aidés à passer une période désagréable. Merci à la lecture de rendre la vie plus douce et de me changer les idées.

Une lecture entre songes et réalités, où la vie des personnages ne prends pas toujours des chemins tout tracés. Les diktats de la société (ici la société japonaise encore plus cloisonnée au niveau du travail), les apparences à tenir, mais aussi parfois la beauté des choses par l'amour et le rêve. 

Les personnages s'entrecroisent dans les 5 livres, on peut les lire indépendamment mais suivre l'ordre m'a été agréable. J'ai donc lu les 5 tomes dans l'ordre, sage comme une image, ordonnée comme un bouquet d'Ikebana. 

C'est au moment d'écrire ce billet et en me posant sur ma lecture que j'ai encore plus senti les interconnexions entre les personnages par delà le temps, car on les croise à différents moments de leur vie. Et finalement les 5 livres forment des chapitres au sein d'une histoire rassemblant tous les protagonistes.

Tous les personnages ne m'ont pas touchés de la même façon et j'ai eu une sensibilité particulière pour le couple formé par Takashi et Yûko mais aussi par Aïko Toda et Tsuyoki Toda.

Je pense que ce genre de lecture est tout à fait dans mon état d'esprit actuel, entre la réalité pas toujours simple et les rêves qui nous font avancer vers des possibles réjouissants.

Aki Shimazaki est donc une auteure que je continuerai à savourer à travers ses autres cycles, notamment "Le poids des secrets". 

En plus fleurs de cerisiers sur la couverture, les livres sont si beaux, de beaux petits bijoux à mettre dans sa bibliothèque.


Mitsuba 

Quand la compagnie d'import-export Goshima de Tokyo se propose d'affecter Takashi Aoki à sa succursale de Paris, ce jeune employé prometteur se trouve à un point tournant de sa vie puisqu'il vient de rencontrer enfin la femme avec qui il souhaite fonder une famille, Yûko Tanase. Mais il sait aussi que les lois silencieuses et impitoyables de sa société, à l'intransigeance impériale, peuvent écraser d'un doigt les relations humaines des êtres qui ne font pas partie des puissants. Qu'adviendra-t-il alors de la promesse des amoureux, faite au café Mitsuba ?

Un premier tome que j'ai particulièrement aimé mettant en scène le couple Takashi Aoki et Yûko Tanase, un homme, une femme l'amour et la vie qui passe.

Avec une scène tout simplement magnifique dans le Shinkansen (le TGV japonais) telle que l'on en rêverait tous. 

Le Mitsuba est le trèfle à trois feuilles et le nom du café où les deux jeunes gens vont se découvrir. C'est aussi le prénom d'un autre personnage de ce cycle que l'on découvre plus tard.

ZAKURO 

Voilà vingt-cinq ans que Bânzo Toda est porté disparu – depuis sa déportation dans un camp de travaux forcés en Sibérie, à la fin de la guerre. Sa femme, atteinte de la maladie d’Alzheimer, n’a jamais perdu l’espoir de le revoir. Quand leur fils Tsuyoshi découvre que son père vit depuis des années dans une ville toute proche, qu’il a changé de nom et s’est remarié, il veut comprendre.

Tsuyoshi Toda remonte le fil de l'histoire de son pays dans ses pires heures pour  aller à la rencontre de son père que l'histoire n'a pas épargné dans ses choix de vie. 

Le livre de cette pentalogie le plus triste et désolant. Lorsque les disparitions ne sont pas ce que l'on croit et que l'amour fait prendre des décisions irrévocables et tragiques ...

Mais aussi quand la vérité finie par apporter un certain apaisement.

De belles citations sur l'éducation,  

" A vrai dire, mon père ne pensait pas qu'on mérite l'accès à l'enseignement supérieur seulement parce qu'on a obtenu d'excellentes notes. Il me disait souvent : " Je connais des gens qui sont stupides même s'ils ont réussi leurs études universitaires. Ces gens sont plus stupides que les gens sans instruction ! "

 et sur l'enseignement de l'histoire et les partis pris des pays.

 " Je sais que beaucoup de livres ont été publiés à ce sujet par des rapatriés de la Sibérie, mais j'ignorais que cette histoire précise n'était pas évoquée dans les manuels scolaires. le Japon a pourtant été une victime directe des politiques de l'Union Soviétique. Satoshi me dit : - On parle beaucoup des victimes des bombes atomiques larguées sur Nagasaki et Hiroshima. Pourquoi ignore-t-on les victimes des travaux forcés en Sibérie ? "

Zakuro veut dire : grenade (le fruit) 


Tonbo 

Contraint de quitter la compagnie Goshima, Nobu a fondé un établissement privé de cours préparatoires au lycée, le juku Tonbo, qui connaît une belle réussite? Il reçoit un jour la visite inattendue d'un homme qui fût lui-même un élève de son père, lequel s'est suicidé quinze ans plus tôt dans la tourmente suivant la mort d'un lycéen rebelle. Cette rencontre permettra à Nobu de jeter un nouvel éclairage sur un sombre épisode de sa jeunesse.

Nobu est un personnage intéressant et qui a su sortir des chemins tout tracés de l'entreprise japonaise. Il m'a plu dans cette liberté qu'il s'est octroyé et aussi dans la recherche et la compréhension de ce qui est arrivé à son père.

Dans cette pentalogie les pères sont très présents par leurs absences ... Oui, c'est étrange mais ce thème de la paternité est au cœur du Yamato et j'ai aimé cette mise en abîme de ce thème récurrent.

Tonbo veut dire libellule et les libellules vont rassembler des personnes confrontées aux deuils de personnes chères à leur cœur. 

" - Connaissez-vous les usabaki-tonbo ? - Oui. Mon père m'en a parlé quand j'étais jeune. Je lui répète ce qu'il m'a appris. Ces libellules arrivent au Japon probablement en provenance de pays chauds : Asie du Sud Est et îles du Sud Ouest. Parvenues en Kyushu, elles montent vers le nord, en Hokkaïdo. Malheureusement, elles ne survivent pas à l'hiver du Japon. En répétant cette histoire , je revois l'image de Jirô courant vers le nord : Fukuoka, Kobe, Yokohama, Tokyo... Madame Wada me demande de nouveau : - Savez vous qu'on les appelle "Libellules-âmes des morts ", car elles apparaissent pendant la période du bon. - Oui je trouve cela très poétique. Elle sourit : - J'ai cru que l'âme de ma fille m'avait guidée ici. Ses yeux se mouillent de larmes. Emu, j'imaginais que l'âme de mon père m'a fait choisi le mot tonbo à travers ma fille, pour inviter Jirô à venir me voir, cet élève dont mon père avait dû s'inquiéter jusqu'à sa mort."

Tsukushi


Lors de la fête qui souligne le treizième anniversaire de sa fille Mitsuba, Yûko découvre une boîte d'allumettes décorée d'une image de tsukushi. Cette figure symbolique, qu'elle trouve “artistique et érotique”, sera le déclencheur d'une série de révélations qui pourraient compromettre l'existence de Yûko et la sérénité de son sentiment familial. Est-il possible que, derrière le rideau de son mariage, “l'apparence d'être un couple importe plus que l'amour” ? Trahisons, doubles vies enfouies dans un silence impénétrable risquent bientôt de bouleverser sa vision du bonheur et le cours de sa vie.

On retrouve ici Yûko à un moment de sa vie où tout semble calme, posé et immuable mais où tout va pourtant basculer. 

On s'insère ici dans les apparences trompeuses d'un couple que tous admirent. 

" Je pense à mon mari. Notre vie s'est normalisée en apparence. Comme avant nous discutons de choses quotidiennes. Nous dormons dans la même chambre, chacun son lit, séparés."

Il y en a des secrets dans cette union.

Ce livre parle des concessions que l'on peut faire dans un couple. Où des secrets qui scellent des décisions pour le meilleur et parfois le pire.

Livre très sensuel et délicat. Yûko ouvre les yeux et s'interroge ainsi sur ses choix de vie auprès de sa fille Mitsuba.

Tsukushi veut dire : Tige à sporanges de la prêle. (à la forme très évocatrice) 

Yûko est passée maîtresse dans l'art de l'ikebanas, l'art de faire des bouquets très graphiques et minimalistes. 

Yamabuki


Cela fait maintenant cinquante-six ans que Aïko Toda a connu le coup de foudre pour celui qu'elle acceptait d'épouser dès leur premier rendez-vous. Aux côtés de cet homme, un cadre dévoué de l'importante compagnie Goshima, elle a été aux premières lignes de la reconstruction économique de son pays dévasté par la guerre. Toujours aussi amoureux, tous deux profitent aujourd'hui de leur retraite. Au fil des jours de pluie et des promenades, Aïko songe à ce demi-siècle passé auprès de Tsuyoshi Toda, son samurai ; un bonheur dont elle prend la mesure alors que remontent aussi à sa mémoire les années qui ont précédé leur rencontre, celles d'un premier mariage raté.

La vieillesse de Aïko Toda à côté de Tsuyoshi Toda.

Le regard de cette femme sur l'amour de sa vie.  Tout ayant commencé par un coup de foudre entre eux deux dans le wagon d'un train. Tsuyoshi va alors déposé un billet doux et enflammé sur les genoux de Aïko avec non pas son 06 ni son mail, mais le numéro de téléphone de la société dans laquelle il travaille.

" Je n'avais jamais entendu parler d'une déclaration d'amour aussi laconique, directe et audacieuse. C'est comme un haïku mais loin d'être poétique. La forme des caractères carrés est aussi loin d'être artistique. Cependant tout est clair. "

Quel délice cette rencontre, comme une évidence ! Une fulgurance qui perdurera jusqu'aux vieilles heures de cette femme et de cet homme.

J'ai profondément aimé ce couple s'accompagnant dans un profond amour et respect de l'un et de l'autre. 

Aïko est une femme qui m'a beaucoup touchée et qui a su rebondir après un premier mariage malheureux. 

Avec ce livre, j'ai clos ma lecture de cette pentalogie et comme Aïko une larme a doucement coulé, tel un pétale de Yamabuki sur ma joue.

Yamabuki : signifie corête du Japon 



Une très belle lecture, de très bons moments au cœur du Yamato !

Merci à Aki Shimazaki pour cette belle sensibilité

qui me touche amplement ! 

Je poursuivrai sans hésité ma découverte de ses livres ♥


 

dimanche 14 février 2021

Les yeux de Milos Patrick Grainville

Milos vit sa jeunesse, ses études de paléontologie et ses amours à Antibes, sous l’emprise de deux peintres mythiques, Pablo Picasso et Nicolas de Staël, réunis au musée Picasso, dans le château érigé face à la Méditerranée.

Picasso a connu à Antibes des moments paradisiaques avec la jeune Françoise Gilot, alors que Nicolas de Staël se suicidera en sautant de la terrasse de son atelier, à deux pas du musée. Ces deux destins opposés – la tragédie précoce d’un côté, la longévité triomphante de l’autre – obsèdent Milos. Le jeune homme possède un regard envoûtant, d’un bleu mystérieux, quasi surnaturel, le contraire du regard fulgurant et dominateur de Picasso. Les yeux de Milos vont lui valoir l’amour des femmes et leur haine.

Le nouveau roman de Patrick Grainville est l’aventure d’un regard, de ses dévoilements hallucinants, de ses masques, de ses aveuglements. C’est le destin d’un jeune paléontologue passionné par la question de l’origine de l’homme. Milos, l’amant ambivalent, poursuit sa quête du bonheur à Antibes, à Paris, en Namibie, toujours dans le miroir fastueux et fatal de Pablo Picasso et de Nicolas de Staël.

Patrick Grainville est né en 1947 à Villers. En 1976, il a obtenu le prix Goncourt pour Les Flamboyants. Il a été élu à l’Académie française en 2018. SOURCE SEUIL 

Mon avis : 

Olalalalalala je suis très très en retard pour rendre mon avis sur ce livre que j'ai obtenu grâce à une masse critique particulière de mon cher Babelio !

Oui, 17 jours de retard c'est beaucoup et je m'en excuse... Mais j'ai des circonstances atténuantes, si si, tout d'abord et bien cette lecture a été pour moi laborieuse. Je n'avançais pas dans ce style très pompeux, bavard, ou un je ne sais quoi d'un auteur de l'Académie Française ???... Et puis, je n'étais pas en forme (pas le, pardon la covid, je vous rassure même si celui-ci commence par me miner le moral) et j'avais l'esprit ailleurs, oui ailleurs ...

Gloups, ben oui désolée mais moi je suis une lectrice basique et quand le style est trop trop riche et appuyé ça me gène, ça me coupe dans mon élan et je me mets à pester et à survoler les lignes. Quand les phrases sont à ralllooonngeeee, longues, ennuyeuses, répétitives, imbuvables, lourdes, interminables, soporifiques et j'en oublie ... Vous avez compris ? 

Alors vous me direz qu'en survolant on peut lire vite si on n'aime pas. Oui c'est vrai, mais je n'étais pas non plus dans l'abandon de ce livre qui a su m'accrocher sur certains aspects.

Par les femmes qui transitent autour de Milos et cette écriture érotique qui pointait comme des seins caressés et un peu pincés ... 

"Ils se laissèrent aller au gré du courant. Jamais la mer, dit Milos, ne permettrait un tel vagabondages ludique, entre deux rives de roseaux, de buissons vivaces, de plantes douces et rondes et de fleurs rouges. des odeurs de menthe affluaient. Ils virent la météorite d'un martin-pêcheur foudroyant. Puis des hirondelles, d'une arabesque volatile, effleurèrent l'eau de leur bec, pour cueillir des insectes. Elles revenaient soudain, piquaient, abstraites, impondérables. Leur petit ventre ovale et blanc étincelait, pépite, s'évanouissait. Marine eût adoré être ainsi picorée par les oiseaux gracieux, sous la caresse de leurs ailes magiciennes."

Il y a aussi tout le côté paléontologie au côté de l'Abbé Breuil et par la revisite par Milos et ses femmes des hauts lieux de l'origine de l'homme et de l'art. 

" Ils voyagèrent aux lisières du Kalahari pour admirer les oryx. Quand Milos vit l'oryx dressé dans la savane blanchie, il fut saisi par sa beauté. Sa toison fauve gris aux nuances dorées, rosées. Selon le soleil, l'éclat des dunes, l'ombre des acacias. L'oryx survit dans le désert. C'est l'antilope philosophale. Belle, ample. Plénitude de sa robe qui ondule. "

Dans ce livre la volonté de dresser un vilain portrait de Pablo Picasso, l'homme aux conquêtes innombrables est pour le moins répétitif et entêtant. L'auteur a bien sur réussi à me le faire détester cet artiste pourtant éblouissant et foisonnant dont l'œuvre force tout de même le respect. 

"Moi je crois qu'il s'est tout permis en naissant. Un droit sur tout, d'usurpateur, comme il dit. L'emprise par sa peinture virtuose. Droit à la razzia des femmes, des arts, des formes. Donc, il a couru vers d'autres enchantements sans rien renier de son amour pour Marie-Thérèse? Sans cesse il lui répète qu'il l'aime, qu'il n'aime qu'elle, tout en partant. Picasso c'est l'amour sans contradiction. Peut-être plus sincère que tricheur. Egoïste absolu. Il jure, il ment, il manipule. Il dit sa vérité polymorphe comme sa peinture. Capable de supplier, de pleurer, pour posséder le cœur d'une femme, capable de tout pour la larguer. Papillon à trompe monstrueuse. Contrefaçon de Don Juan avec se tête de Sganarelle burlesque."

De l'autre côté, le portrait de Nicolas de Staël dressé par Patrick Grainville, on le sent bien est mis en valeur en tant qu'homme, romantique, profond et torturé. Il y a davantage de respect pour cet artiste dans les lignes de l'auteur. 

Pourquoi cette volonté de parallèle entre les deux artistes... Pour avoir deux prismes de la création sans doute et deux styles de vie ? 

Ainsi vous l'aurez compris cette lecture ne m'a pas vraiment plu dans son ensemble car trop appuyée !

Quelques fulgurances érotiques et quelques  épisodes de découvertes des origines de l'art auront permis que je ne l'abandonne pas et que j'en vienne à bout 17 jours trop tard.

Merci à Babelio pour sa confiance, merci aux éditions du Seuil !

Quant à vous et bien c'est vous qui voyez !

Portez-vous bien et lisez  !



samedi 6 février 2021

Buveurs de vent Franck Bouysse


 
Ils sont quatre, nés au Gour Noir, cette vallée coupée du monde, perdue au milieu des montagnes. Ils sont quatre, frères et sœur, soudés par un indéfectible lien. Marc d’abord, qui ne cesse de lire en cachette. Mathieu, qui entend penser les arbres.
Mabel, à la beauté sauvage. Et Luc, l’enfant tragique, qui sait parler aux grenouilles, aux cerfs et aux oiseaux, et caresse le rêve d’être un jour l’un des leurs. Tous travaillent, comme leur père, leur grand-père avant eux et la ville entière, pour le propriétaire de la centrale, des carrières et du barrage, Joyce le tyran, l’animal à sang froid...

Mon avis :

Lecture grâce à la Médiathèque Numérique de la Loire sur ma tablette car je n'arrive pas à transférer mes prêts sur ma liseuse ...

Une lecture qui fait penser à un conte avec l'écriture si particulière de Franck Bouysse dont j'avais absolument adoré  "Né d'aucune femme" (Vous pouvez cliquer sur le titre pour voir mon avis ravi).

L'écriture de l'auteur, est toujours poétique, puissante, instigatrice de sentiments de l'amour, de la mort, du temps qui passe et des hommes.

" Pour témoigner de ce qui arrive ensuite, il faudrait peindre le silence avec des mots, même si les mots ne suffiront jamais à traduire une réalité, et ce n'est pas nécessaire. Il faudra pourtant . Témoigner du dérisoire et du sublime." 

Ici on intègre une famille qui s'avère dès le départ très bancale. Seule la fratrie est soudée.

" Quatre ils étaient, un ils formaient, forment et formeront à jamais."

J'ai retrouvé ce que j'ai aimé dans Né d'aucune femme et ce style si particulier, poétique et proche de la nature qui sait retranscrire des émotions, vibrer les sentiments. Prix Jean Giono 2020 ce livre le mérite amplement dans ce qu'il nous plonge dans cette nature immense et merveilleuse.

" Dans la forêt, la source de la vie était précisément la mort de tout. Elle se nommait humus, un lit dans lequel naissaient d'innombrables racines, s'enfonçant, chevauchant, butant, contournant, perforant, un lit dans lequel vadrouillaient les formes primales, disparaissant en profondeur, au fur et à mesure que l'oxygène venait à manquer ; un lit dans lequel ma méticuleuse et opiniâtre décomposition de la mort conduisait à la vie ; un lit dans lequel se réveiller et s'endormir."  

Ce livre parle de beaucoup de choses : De la famille, de la fratrie, de l'enfance mais aussi du monde du travail et de celui des despotes qui imposent leur loi.

Les 3 frères et la sœur sont soudés et traversent des tempêtes. La belle Mabel ne s'en laisse pas conter et assume ses désirs et sera ainsi chassée par sa mère bigote invétérée ... A la grande déception de ses trois frères et de son grand-père qui n'auront de cesse qu'elle revienne dans la sphère familiale ...

La vie familiale se mélange à la vie de travail. Le conte familial devient plus social avec la révolte qui finie par gronder dans cet univers cadenassé et trop prévisible...

S'affranchir des lois, s'affranchir des habitudes, s'affranchir de réduit les libertés. Le combat gronde.

" Eux qui s'étaient toujours satisfaits de l'ici se rendaient là bas vers quelque idéal jusqu'alors inconcevable, eux qui avaient toujours marché en petits groupes avançaient désormais en rangs serrés. Géométrie de combattants. Ils allaient résolument, chacun soutenu par tous les autres, en une forme de courage grégaire, qui veut que le nombre fait croire que l'on aura toujours quelqu'un sur qui compter, sans redouter un seul instant que ce quelqu'un c'est seulement nous même".

Je dois vous dire que j'ai pourtant moins appréciée cette lecture que celle de "Né d'aucune femme". 

Alors, non pas du tout une déception loin de là,  mais une écriture faite de plus de dialogues,  et un peu découpée, dans le sens ou nous pouvions avoir finalement deux histoires distinctes : celle au cœur de la famille et celle dans l'usine de Joyce. 

Et puis j'ai été un peu frustrée par la fin qui m'a semblée un peu trop rapide ...

Mais bon tout est relatif, car c'est une lecture qui me reste en tête avec des images et des sensations encore maintenant. Une belle lecture !

J'ai apprécié les personnages riches et sauvages et toujours un peu fantasmés. J'ai apprécié  les chemins qu'ils ont pris et ce qu'ils ont finalement appris ...

Et puis ce titre "Buveurs de vent" je le trouve extraordinaire  ! Magnifique ! Une bonne synthèse de ce que Franck Bouysse sait nous transmettre dans son écriture.

" Ils s'assirent sous la vaste paupière maçonnée , serrés les uns contre les autres, dessinant à eux quatre l'iris de l'œil d'un cyclope inscrit dans la pupille laiteuse du ciel, toujours en leur royaume échappant ainsi à une destinée cartographiée de longue date par les adultes. Ils inspiraient fort et buvaient le vent qui montait dans la vallée, le recrachant en relents de tempête, sous leurs crânes d'enfants."

Je vous souhaite une belle lecture 

en compagnie de ces buveurs de vent qui méritent votre intérêt !

Portez-vous bien et continuez de lire,

une liberté pas prête d'être supprimée et c'est tant mieux !!!


"On embrasse, on acclimate, on déraisonne, on raccommode, on s'accommode, on saisit, on repousse, on met, on fait ce que l'on peut et on finit par croire que l'on peut. On veut faire croire aux hommes que le temps s'écoule d'un point à un autre, de la naissance à la mort. Ce n'est pas vrai. Le temps est un tourbillon dans lequel on entre, sans jamais vraiment s'éloigner du cœur qu'est l'enfance, et quand les illusions disparaissent , que les muscles viennent à faiblir, que les os se fragilisent, il n'y a plus de raison de ne pas se laisser emporter en ce lieu où les souvenirs apparaissent comme les ombres portées d'une réalité évanouie, car seules ces ombres nous guident sur cette terre."

 

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samedi 23 janvier 2021

Mille jours sauvages Cathy Borie

 



 #Millejourssauvages #NetGalleyFrance

Mon avis : 

Un partenariat Netgalley dont j'ai entamé la lecture sur ma tablette et terminé sur ma nouvelle liseuse.

Une belle lecture que celle ci. Ne vous attendez pas à quelque-chose de drôle, non non, on est dans le sombre, dans le désespoir et les renoncements. 

Ce récit post apocalyptique nous offre néanmoins de magnifiques portraits humains. 

Camille tout d'abord, cette jeune femme énigmatique dont Cathy Borie nous livrera l'histoire quand celle-ci se confiera à Jack. Le récit remontera non en dialogue mais en séance de flash back très bien écrits.

Alors avec Camille vous allez ressentir bien des émotions, vous allez les vivre au plus fort de votre intérieur dans la violence des renoncements mais aussi dans celles des premières fois si belles.

Et puis, il y a Jack avec qui par la force des choses, elle va partager cette vie dans ce monde sauvage qui ne correspond plus à rien à celui d'avant.

Le soleil n'est plus là, il n'y a plus d'électricité, plus rien pour communiquer et le froid qui se saisit de tout et la neige qui tombe sans discontinuer. On aurait presque à lire ce récit le sentiment que la crise du p... de covid que l'on traverse n'est finalement pas si grave ... Oui on a tout ce qu'il nous faut, on mange à notre faim, on a l'électricité et les moyens de communication ne sont pas coupés, on peut se réchauffer et se soigner... Les besoins essentiels sont garantis.

Ce livre nous fait nous interroger ainsi sur notre société où le tout informatique prend le pas sur l'humain... 

Dans ce livre, les livres reprennent leur importance de passeurs de savoirs, il ne reste que ça. Et j'ai trouvé cet aspect fort intéressant. Notre dépendance à la technologie peut nous affaiblir.

" Je me suis sentie soudain comme débranchée. Déconnectée.  . Moi, et tous ceux de mon âge, on n'avait jamais vécu sans les portables, les textos, les réseaux sociaux et toutes ces relations à distance où on se parlait, on se filmait, on s'envoyait des images et des symboles. Et là d'en coup, on n'avait plus que notre corps pour franchir les espaces qui nous séparaient les uns et des autres. Ça  parait dingue de dire ça maintenant, et je n'en avais absolument pas conscience sur le moment, mais c'est comme si on devenait infirme, handicapé, diminué, empêché..."

Et puis, il y a Camille et Jack et ce qu'ils vont construire entre eux deux. On va suivre l'évolution de leur relation dans ce contexte très particulier où il est finalement nécessaire de se soutenir.

"Camille quant à elle, ne regrette pas tant l'absence de paroles que le manque total de dialogue, comme s'ils ne faisait pas partie de la même espèce : vivre côté  à côte dans ces conditions lui pèse énormément, et ce vide résonne encore plus dans le vide alentour, écho d'un monde qui s'effondre face à un avenir muet, où rien ne paraît durer, si ce n'est le silence effrayant des paysages infinis, mer et terre confondues, toujours plus vertigineuses, c'est donc elle qui un de ces soirs sombres et glacés où la nuit les contraints à se réunir devant le poêle, bien avant l'heure du coucher, enfouis sous les pulls et les châles, se décide à combler cette distance avec des mots, cherchant dans la visions des flammes dansantes tout le courage qu'il faut pour vaincre sa réserve."

 "Il a traversé des épreuves (il s'agit de Jack) qui lui ont prouvé sa capacité de survie et son autonomie, et soudain, ce soir, il se sent faible, et surtout désarçonné : il n'est plus seulement circonscrit par la surface de sa peau ni par les limites de son corps, mais on dirait que l'aura d'un autre individu, cette espèce de manifestation diffuse et insaisissable, interpénètre son propre espace et qu'il ne peut rien faire pour y échapper. "

Alors oui, ce livre n'est pas marrant du tout, mais il nous interroge sur ce qui est important dans la vie, il nous pousse à nous retrancher dans des zones très obscures. Dans les retranchements de notre humanité.

Alors le titre de ce livre est fort et beau à la fois, je ne sais pas pourquoi j'aurais eu envie de l'appeler "Mille rivages sauvages"...

L'île est la Corse, mais vous n'aurez absolument pas l'impression d'y être, non, c'est à l'opposé de cette île et de surtout de mes ressentis de vacancière estivale de cette île de beauté.

J'ai beaucoup aimé ce livre, il m'a évoqué celui de Sandrine Collette :"Et toujours les forêts" de avec bien des points communs.

Une écriture très belle pour un univers presque totalement désespéré... Je n'hésiterais pas à lire à nouveau cette auteure : Cathy Borie.

Alors vous n'avez peut être pas envie de ressentir toute cette sauvagerie, mais au fond finalement moi ça m'a permis de relativiser. Et puis j'ai dit "presque" totalement désespéré pour la fin de ce livre ,parce que sans parler d'happy end, l'humain reste ici avec sa faculté d'adaptation plus forte que tout.

Et j'ai profondément aimé les personnages et comment ils évoluent lors de ces jours sauvages et Camille est admirablement décrite.

"Pour autant ça n'a rien de facile : il s'agit d'un dépouillement de plus, et il ne lui reste déjà presque rien, elle sait que si ça aussi échoue, elle ne s'en relèvera pas. Ce sera la fin de tout. mais sa personnalité profonde ne peut se résigner à renoncer aux envols, les chutes ne lui apprennent rien, elle ne vit vraiment que dans et pour ces élans majestueux, et ils lui sont interdits depuis trop longtemps..."

Merci à NetGalley et et à Cathy Borie pour cette lecture sous fond de neige en cet hiver froid ! Penser au pire nous fait nous reposer sur du plus doux !  

Belle lecture à vous, portez vous bien et gardez le moral ! 

"Juste une étreinte douce, ferme, comme un mouvement du bateau qui arrive à quai."

 




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mercredi 13 janvier 2021

Oiseaux Jonathan Elphick

 

Cet ouvrage vous invite à la découverte de l’art ornithologique, depuis la Préhistoire jusqu’aux peintures et illustrations de la période contemporaine.

Un merveilleux choix de gravures, d’aquarelles, d’huiles et de lithographies vous révéleront le talent d’artistes tels qu’Audubon, Gould, MacGillivray ou Bauer, qui ont su magnifiquement mettre en valeur les nuances colorées d’un plumage ou l’attitude d’un rapace à l’affût, transformant ainsi un rigoureux travail scientifique en un véritable plaisir esthétique. Source Delachaux Niestlé


 


 


 


 

Mon avis :

Quel plaisir de recevoir ce superbe cadeau de la part de Babelio et sa masse critique graphique de début décembre !

Merci merci. En plus il est arrivé juste pour les vacances de Noël et ainsi j'ai pris plaisir à le lire, le feuilleter y retourner l'admirer, l'avoir là à portée de main et de vue.

Un livre objet, un beau livre, avec un superbe format mettant en valeur les représentations de tous ces artistes. 

Véritable anthologie de l'art ornithologique on traverse le temps sur 4 périodes  :

- Les vieux maîtres et l'âge de l'exploration 1650 - 1800

- Audubon et les premiers lithographes : 1800-1850

- L'âge d'or de la Lithographie : 1850 - 1890 

- Une période de transition : de 1890 à nos jours

ICI un extrait à télécharger sur le site de l'Editeur 

Le texte qui accompagne toutes ces images est très riche de divers renseignements qui vont de la vie des peintres dans la pratique de leur art mais aussi dans leur vie d'artiste et aussi dans l'histoire de façon générale. On a l'histoire de l'ornithologie aussi à travers ce livre et parfois là on rentre dans un domaine scientifique qui est un peu plus compliqué à appréhender (pour moi du moins).

Riche et très bien documenté on nous parle de l'évolution des techniques artistiques qui sont très bien décrites et celles des techniques d'observations également. Les premières représentations se faisaient à partir d'oiseaux morts conservés par différents procédés ne permettant pas d'avoir une bonne représentation.  

Ce livre est si riche que je ne l'ai pas encore fini, oui j'avoue, mais ce genre de livre se déguste en plus d'un mois (j'ai lu les deux premières périodes à ce jour).

Si je dois émettre un petit bémol,  je dirais que je trouve que le texte aurait mérité qu'il y ait des renvois aux images des artistes cités dans le corps du texte, pour plus entrecroiser texte et image. Mais néanmoins, tous les dessins sont parfaitement légendés et sont un régal pour les yeux.

Oui assurément ce magnifique livre a su satisfaire ma curiosité et mon plaisir des yeux et il va rester à disposition dans mon salon étant à lui seul un beau tableau d'oiseaux.




Encore merci à Babelio et aux éditions Delachaux et Niestlé 

pour ce très beau livre riche d'enseignements et d'art ornithologique  ! 

Un très beau livre à offrir ou s'offrir pour les amoureux des oiseaux, 

de l'art en général et de l'ornithologie en particulier.





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