samedi 6 juillet 2024

Mondes parallèles une histoire d'amour Keigo Higashino

 

Takashi et Tomohiko, deux inséparables qui ont fait leurs études ensemble, travaillent au sein d’une entreprise spécialisée dans la réalité virtuelle et mènent des recherches sur le cerveau et la mémoire. Un jour, Tomohiko présente à Takashi sa petite amie, Mayuko. Takashi est abasourdi : étudiant, il était tombé sous le charme d’une belle inconnue qui, dans le train d’en face, croisait régulièrement sa route en sens inverse.
Des années plus tard, la voilà donc face à lui et en couple avec son meilleur ami. Le trouble de Takashi redouble le lendemain, lorsqu’à son réveil, Mayuko s’affaire à préparer son petit-déjeuner et semble partager avec lui une évidente intimité. Comme s’il vivait dans deux réalités parallèles…
Pouvons-nous nous fier à nos souvenirs ? Et que sommes-nous sans eux ? Au croisement de la romance et de la littérature spéculative, Keigo Higashino nous livre une love story d’un genre unique. SOURCE ACTES SUD

Mon avis :

Une belle couverture, une maison d'Éditions que j'affectionne et un auteur que j'avais déjà lu et apprécié avec "Les miracles du Bazar de Namiya" lu en 2021 (grâce à mes amies de Bookenstock) j'ai donc répondu positivement à la sollicitation de la masse critique particulière de Babelio.

 Mon avis pour ce livre là est beaucoup moins bon que pour "Les miracles du bazar de Namiya".

Je crois que je suis restée coincée dans un monde parallèle...

Si au départ j'ai été assez conquise par l'histoire, j'ai très vite été un peu perdue dans cette narration nébuleuse. D'ailleurs en tout fin, alors que l'on avait une explication (et que l'on pressent cette explication au cours de la lecture) et bien je n'ai pas au final, totalement compris l'histoire.

Une histoire d'amitié entre deux hommes et l'arrivée d'une femme qui va chambouler cet équilibre. Des expériences menées par ces scientifiques sur la mémoire. Tout ça ne pouvait que m'intéresser normalement...

Mais l'auteur a semble-t-il voulu expérimenter sur ses lecteurs les différentes expériences d'effacement des souvenirs.... Et là moi je me suis perdue dans ces histoires parallèles...

Ma lecture en est devenue laborieuse... je n'arrivais plus à avancer.

J'ai eu du mal à reconnecter tous les fils de cette histoire. 

Même avec une lettre finale qui était sensée éclairer mon esprit et même si je me doutais bien qu'il y avait bien quelque chose qui clochait dans cette histoire. 

Un peu de déception donc pour cette lecture (j'aime pas ne pas tout comprendre). 

Je remercie néanmoins Babelio et les Editions Actes Sud ♥


Quant à vous, et bien n'hésitez pas à faire 

votre propre expérience avec cette lecture. 

Je vous souhaite un bel été, avec un peu plus de soleil qu'en ce moment !


dimanche 9 juin 2024

Les 100 plus belles planches de la BD érotique de Vincent Bernière



Quelles sont les plus belles planches de la BD érotique ? Peut-on les considérer comme des chefs-d’œuvre ? Dans cet ouvrage, Vincent Bernière a choisi 100 planches appartenant à l’histoire du genre, du Déclic de Manara aux 110 Pilules de Magnus en passant par Emmanuelle de Guido Crepax. Et livre une foule de références visuelles appartenant à la BD, au cinéma et à l’histoire de l’art. Editions Beaux arts 


Mon avis :

Un très beau livre que j'ai eu grâce à la Masse critique graphique de chez Babelio. Merci à eux !
Et encore désolée pour le retard dans la publication de mon avis

Du rouge, du rouge baiser, du rouge car c'est chaud comme de la braise voyez-vous ! On n'est pas dans de la BD enfantine ici !!! Non, Non, Non, c'est du X que nous avons là, de l'érotisme à l'état pur. Oui, je sais la barrière entre érotisme et pornographie est ici très ténue.

Ce livre met en avant des planches précises de BD érotiques, on ne les a pas dans leur ensemble, ce n'est pas le propos de l'auteur.

Ce livre est de très belle qualité, ce sont les Editions Beaux arts qui éditent ce beau livre. J'étais abonnée au magazine pendant très longtemps et d'ailleurs je vais relancer mon abonnement car j'aime beaucoup le monde de l'art. 

Ce livre je l'ai lu et regardé, pour ne pas dire "matter". Les planches sont très diverses avec des styles très variés. C'est très enrichissant d'en observer toute la diversité. De pouvoir aussi observer des styles vers lesquels je n'irais pas forcément avec plaisir.

Si les planches sont sorties de leur BD, Vincent Benniere les place toutes dans leur ensemble. Il en explique le scénario, il parle de leur auteur, en décrit la progression, nous explique des éléments propre au monde de la BD (progression des cases, dessins, textex , bulles ...) et nous en propose un décryptage intéressant. De plus, il met ces BD en rapport avec des oeuvres picturales, cinématographiques ou photographiques. 

On a à droite la planche et à gauche le texte de l'auteur.





Oui le 9 ème art est un art à part entière, qui puise ces références dans de multiples autres arts et vice(s) versa.

Cet ouvrage est très riche  et j'ai adoré découvrir tout ça, une vraie curieuse et voyeuse, je le con-fesse!

Ce livre bien entendu est réservé à un public averti car la frontière entre érotisme et pornographie est souvent très fine. Ne le laissez pas en bas de votre bibliothèque familiale.

J'ai noté que l'immense majorité des dessinateurs étaient des hommes, ce n'est pas une critique c'est un constat et d'ailleurs, Christian Marmonnier, historien et éditeur de BD érotiques, nous en livre l'explicationsdans un prologue intitulé : "Clandestins de tous les pays, unissez-vous (sexuellement)".

Le dessin, le style, l'histoire de chacune de ces planches nous plongent dans une très grande diversité qui m'a beaucoup plu. Toutes n'ont pas eu de prime abord mon intérêt esthétique, mais ma curiosité m'a donnée envie de les découvrir, pour certaines, dans leur ensemble.  

Certaines planches sont vraiment magnifiques, dans la maîtrise des traits, dans le traitement des couleurs, dans les compositions des planches. 




Milo Manara qui est à l'honneur en couverture du livre est un virtuose de l'érotisme dessiné. Je valide même en étant une femme ! Sa BD "Rendez-vous fatal" est sublime.


 J'ai un peu moins pu constater si les scenaris étaient bons... Mais je me répète ce n'est pas le propos de ce livre.

Avec certains dessinateurs, j'ai plus de mal... Par exemple avec Reiser ou Joan Sfar.... Pour moi ce n'est pas érotique... Par contre, j'ai pris le temps avec ce livre d'observer en effet que le dessinateur avait tout le talent de poser en quelques traits des expressions finement observées. Je n'y avais pas vraiment prété attention avant de lire ce livre....

Mes planches préférées dans ce livre sont celles de Milo Manara, de G. Lévis, Massimo Retondo, Alex Varenne, Suehiro Marao, Guido Crepax  et en fait, beaucoup d'autres aussi.

Quant à vous chers amis, n'hésitez pas à vous plongez 
avec délices, curiosités, et excitations 
dans cette luxure d'au moins 100 planches 
au corps du 9ème art (oups je voulais dire "au coeur " du 9ème art ♥ excusez-moi ) ! 

Vous y prendrez du plaisir j'en suis certaine !
 

dimanche 5 mai 2024

Obsolète Sophie Loubière

 


La femme, un produit sans grand avenir ?

2224. Depuis le Grand Effondrement de la civilisation fossile et les crises qui ont suivi, l’humanité s’est adaptée. Économiser les ressources, se protéger du soleil, modifier son habitat, ses besoins, et adhérer au tout-recyclage.

Y compris celui des femmes.

Afin d’enrayer le déclin de la population, toute femme de cinquante ans est retirée de son foyer pour laisser la place à une autre, plus jeune et encore fertile.

L’heure a sonné pour Rachel. Solide et sereine, elle est prête. Mais qu’en est-il de son mari et de ses enfants ? Car personne n’est jamais revenu du Grand Recyclage. Et Rachel sent bien que le Domaine des Hautes-Plaines n’est pas ce lieu de rêve que promet la Gouvernance territoriale aux futures Retirées…

 Mon avis :

L'opération Masse critique Mauvais Genre de Babelio est mon fournisseur officiel de bonne came. 

C'est en effet bien grâce à cette opération et aux éditions Belfond Noir que j'ai pu lire ce roman époustouflant que je n'ai pas lâché une fois commencé.

Attirée par les très bonnes critiques qui commençaient à fleurir sur le site et intriguée aussi par ce recyclage pour les femmes de cinquante ans, me sentant concernée en quelque sorte étant pile (presque 51 ans pffff) dans l'âge ... critique ....

525 pages pour un beau livre broché à la couverture "Pop art" de Marion Tigréat qui au fond n'a pas vraiment de lien avec l'histoire de ce livre. Mais qui accroche bien le regard !

Roman d'anticipation, plus 200 ans au comptoir (au compteur c'est mieux non ? Lol ) de notre bonne vieille terre et Sophie Loubière plante là son décor dans ce monde que l'on ressent tout a fait plausible. L'auteure opère par ce biais un constat sur les dérives de notre société actuelle et c'est très bien fait et documenté.

Réchauffement climatique, catastrophes en tout genres, explosion d'une civilisation ultra consommatrice et terriblement inconsciente de ses impacts néfastes.... 

L'auteur sait parfaitement bien mettre en place ce monde futuriste et le décrire.

L'idée de ce déséquilibre entre les deux sexes avec trop de femmes et pas assez d'hommes, va permettre à l'auteure de placer son grand recyclage nécessaire pour les femmes de 50 ans.

L'un des personnages principaux et une femme justement, Rachel, on va la suivre tout au long de l'histoire depuis son départ programmé jusqu'à la fin ...Fin dont je vous laisserai la découverte.

Le livre est composé en quelque sorte de deux processus narratifs : On a Rachel qui se raconte, dans des chapitres numérotés et écrit en italique et on a tous les personnages du livre avec un narrateur omniscient, chapitres non numérotés.

Les hommes sont bien présents dans ce livre, ceux qui perdent leurs femmes dans ce grand recyclage. 

Il y a Keen, l'archéologue le mari de Rachel et John le technicien réparateur mari d'Hasna.

A l'intérieur de ce roman d'anticipation aux allures de contes à la "Barjavel", l'auteure place une enquête au cœur de son livre. Un drame est survenu dans cette communauté paisible où la violence n'existe pas et où toutes les émotions sont contrôlées par les BHM (bracelet modérateur d'humeur) individuels.

Keen et John sont désormais bien seuls et ils vont avoir à coeur de résoudre l'énigme de ce drame. (Je ne vous raconte pas tout c'est bien de découvrir). 

Et ce grand recyclage, Sophie Loubière nous le fait vivre de l'intérieur avec ces femmes mais également auprès de ceux qui restent  : maris, conjoints, pères, enfants, amis.

Ce grand recyclage résonne comme une purge. Ce qui est décrit par La gouvernance comme formidable l'est-il vraiment ?

Quel sort est réservé à ces femmes, ces amantes, ces mères qui ne sont pas si obsolètes ...

Quant à vous, n'hésitez pas ! 

N'ayez pas peur la gouvernance territoriale gère tout !

Rejoignez ce futur pas si éloigné que ça,  empruntez la navette du grand recyclage et accompagnez Keen et John dans leur quête de réponses

Une lecture que j'ai vraiment appréciée pour sa grande richesse et son originalité

Une belle découverte de cette auteure qui n'est pas partie pour le grand recyclage et continuera je l'espère à nous raconter de belles et intéressantes histoires. 

Merci encore à Babelio et au Éditions Belfond Noir 

et bien sur à Sophie Loubière pour cette lecture 5 étoiles !


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vendredi 19 avril 2024

L'Homme au perroquet vert Myriam Chirousse


 
1920. Alors que les ravages de la Grande Guerre tourmentent encore les mémoires, André, dix-huit ans, enterre sa mère emportée par la maladie.
Sans le sou, désormais sans famille, il refuse la vie médiocre à laquelle il se croit promis. Tenté par l'aventure dans les terres lointaines d'Amazonie, il doit pourtant travailler aux côtés du forgeron du village pour gagner sa vie.
Comment sortir de la misère ? Comment poursuivre ses rêves ? Comment, surtout, devenir aussi riche que les Jourdan, cette famille fortunée chez qui sa mère a longtemps travaillé ?
Tiraillé entre ses aspirations et ses moyens limités, poussé par l'amour autant que par la haine, André sera prêt à tout pour tordre le cou au destin... 

Mon avis :

Proposition d'une masse critique particulière chez Babelio ! Alors quand on connait déjà l'auteur et que l'a beaucoup aimé son écriture et bien on tente !

Je l'avais découverte en janvier 2017 (déjà 7 ans !) avec la lecture du très bon roman : 

" Miel et vin " qui était monté sur le podium de mes 3 meilleures lectures de l'année 2017.

Ce livre est beaucoup plus petit mais néanmoins efficace et bien écrit. 

On suit le narrateur, André, un jeune homme de 18 ans qui est orphelin. Celui-ci est au tout début de sa construction d'homme. 

L'histoire a des allures de conte et j'ai aimé cette écriture qui sait décrire tourments et désirs.

Et pendant ce temps-là , il dévorait les lèvres au goût de cerise, les mangeait, les buvait, autant qu'il était bu et mangé par elles, la bouche délicieuse de Suzanne - ce met étrange et inconnu, nouveau, qui tenait à la fois du fruit et de l'animal, anguilla douce, huître sucrée, festin d'un genre inimaginalble et délectable - cette langue tiède et succulente s'enroulait à la sienne dans un long gémissement étouffé.

Si au départ j'ai eu peur de l'emploi des métaphores avec un peu d'exagération, je suis rentrée avec plaisir dans l'écriture agréable de l'auteure. Les descriptions sont très bien faites.

Je me suis attachée à ce jeune homme et j'ai espéré qu'il puisse avoir un avenir meilleur.

Si j'ai un petit bémol à apporter c'est que la fin de cette histoire arrive un peu vite à mon goût. Il aurait été bien agréable de suivre un peu plus de cette vie là... Mais c'est peut être la volonté de l'auteure de laisser la lectrice que je suis inventer tout un pan de cette histoire tout juste après avoir laissé André en fâcheuse posture...

Je remercie Babelio et les éditions Buchet Chastel pour ce partenariat privilégié !

Quant à vous je vous invite à découvrir le destin d'André et

 de cet homme au perroquet vert !


samedi 9 mars 2024

Bêtes de sexe Annabelle Pongratz et Marc Giraud



 

Ce livre révèle la richesse extraordinaire de la sexualité des humains et des autres animaux : masturbation, cunnilingus, fellation, homosexualité, transsexualité, abstinence ou amour de groupe ; avec des sexes étonnants : pénis doubles, à tête chercheuse, musicaux ou détachables, utérus triples ou vagins en spirale, vulves clignotantes, clitoris épineux ou en forme de phallus… Éclairé par le point de vue de l’évolution, le plaisir sexuel est ici au cœur des débats… et des ébats !

Une sexologue d’expérience, Annabelle Pongratz, et un naturaliste de renom, Marc Giraud, nous dévoilent avec sérieux, mais non sans humour, ce qui se pratique dans le secret des forêts et dans l’intimité de nos chambres. La comparaison de ces étonnantes sexualités humaines et animales, fondamentalement naturelles, rassurera celles et ceux qui pensent être hors normes, et ouvrira des horizons aux autres… Ce livre vous fera du bien. SOURCE DELACHAUX ET NIESTLÉ

Mon avis :

Lecture permise grâce à la masse critique non fiction de chez Babelio. Merci ♥

J'ai donc coché ce livre, pas du tout effrayée par cette couverture aux multiples silhouettes en posture plus que suggestives et avec tout un assemblage de mots qui me permettront d'assurer de multiples vues sur mon blog ;-).

Je les renote, il faut bien remonter mes petits statistiques ici : Clitoris, pénis phéromones, plaisir, homo, cerveau, accouplement, ,amour etc...Hihihihihi. 

Les éditions Delachaux et Niestlé sont pour moi source de qualité concernant les livres sur la faune et la flore. J'ai dans mes souvenirs celui d'un guide sur les oiseaux que je consultais très régulièrement et qui était conseillé par des ornithologues.

Il est de nouveau édité par cette maison d'édition et il me fait bien envie celui-ci.


Mais revenons à "Bêtes de sexe", la diversité amoureuse des humains et des autres animaux.

Alors que je m'étais dit que j'en ferais une lecture en piochant des éléments à droite et à gauche, les auteurs ont su me captiver de A à Z. De Amour à Zizi, ou plutôt de Zizi à Amour. Enfin bref, je l'ai lu comme un roman.


Ce livre est là pour nous apprendre, et nous réapprendre tous les éléments permettant de comprendre la sexualité, chez les humains et chez les animaux (dont nous faisons parti).

Il est très didactique, il vulgarise toutes les informations scientifiques sur la question.

La richesse de la sexualité est en effet, extraordinaire, et son étude n'est pas encore terminée tant le sujet est vaste.

Ce livre écrit à 4 mains et deux sexes différents, avec également des métiers et compétences différentes mais complémentaires, rendent ce livre très intéressant.

Un naturaliste de terrain de sexe masculin : Benoit Grison, et une psychologue sexologue de sexe féminin : Annabelle Pongrazt, compose une équipe gagnante sur tous les plans.

Ils apportent chacun des informations complémentaires sous formes de notes : note de la sexologue, note du naturaliste ou même des rubriques "Nom de nom" qui précisent et définissent les termes scientifiques.

Avoir ce regard sur la sexualité animale qui reflète nos propres comportements en tant qu'humain, c'est très intéressant. 

J'ai aimé les touches d'humour des auteurs (des titres alléchants ;-) "Quand le vagin va, tout va " et leur humilité aussi, sachant qu'il reste tant de choses à étudier. 

J'ai appris tout un tas de choses, et certains animaux m'apparaitront différemment désormais.

Comme le comportement des canards, des girafes ou bien des dauphins. Certaines croyances sont aussi déconstruites.

Il y a aussi des illustrations et des croquis réalisés par Benoit Grison qui apportent des informations par l'image.

Et de sympathiques citations en début de chapitre. Au début du chapitre "Quels organes" nous avons un citation d'Auguste Rodin : 

"Les réalités de la nature dépassent nos rêvent les plus ambitieux."


J'ai vraiment apprécié ce livre et vous en conseille vivement (ou même chaudement ;-) la lecture plaisante et enrichissante.

J'en suis sortie moins bête, oh oui, vraiment !

Merci à Babelio, aux deux auteurs et aux éditions Delachaux et Niestlé.


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lundi 26 février 2024

La fantaisie Murielle Magellan




Sortant d'une cruelle et longue dépression où elle a failli perdre tout ce qu'elle aime, Mona tente de se reconstruire en s'installant dans un minuscule appartement d'une tour de la banlieue parisienne. Les marches de l'escalier qui conduit au lit-mezzanine sont astucieusement aménagées en casiers de rangement, mais l'une d'entre elles est scellée. À l'intérieur, elle découvre le manuscrit qu'un jeune homme a enfoui là vingt ans plus tôt.
Insolent et drôle, le texte lui donne envie de retrouver l'auteur. Mais que reste-t-il des jeunes gens audacieux après vingt ans de vie ordinaire ? Où ont disparu les désirs, les énergies, les fantasmes ? Où se sont perdus les éclats de rire et la rage de vivre ? Peut-on réinventer la fantaisie ?

Mon avis :

Mais comment vais-je me sortir de cette galère ? Et en plus du retard pour publier mon billet pour ce partenariat. Désolée …

J'ai demandé ce livre car j'avais déjà goûté à la plume de Murielle Magellan avec "Un refrain sur les murs" que j'avais bien apprécié. 

J'ai donc choisi lors d'une dernière Masse critique de Babelio, ce titre à la couverture et au titre tous deux attirants.

Et là, ce fût une déconvenue.

Je deviens peut-être difficile, mais je n'ai pas accroché du tout à ce livre. 

J'ai persévéré, persévéré  et puis là non je n'ai pas pu, j'ai lâcher le livre je l'ai abandonné vers la page 200 (sachant que j'ai survolé dès la centième page).

Je n'aime pas abandonné un livre, je pense toujours que je peux enfin trouver quelque chose qui me plairait, mais là je ne sais pas, tout m'a ennuyé. Même l'écriture était plate.

Mona, le personnage principal,  découvre dans son nouvel appartement, un petit appartement étudiant dans un immeuble, caché sous l'escalier de la mezzanine, un manuscrit.

Ce manuscrit va l'emmener à rencontrer celui qui l'a écrit en premier par le livre qu'elle commence à lire avidement et qui semble lui parler directement et après en voulant rencontrer l'écrivain. Enfin, ce n'est pas un écrivain ce Philippe Sandre-Lévy,

C'est un homme pas du tout intéressant… Ce personnage ne m'a pas captivé, non. 

Pfff et alors elle pouvait me plaire cette histoire… Pourtant ce livre m'est tombé des mains…

Environ au milieu, je m'ennuyais profondément … Ce n'est pas souvent mais je n'avais plus envie de cette lecture. Et lire ce n'est pas s'ennuyer.

J'ai tenté de poursuivre, voulant honorer mon partenariat avec Babelio. Par correction

Mais en fait, je n'ai pas accroché aux personnages. Ils sont trop lisses et leur rencontre est si fade... Même ce livre écrit dans la jeunesse ne m'a pas accroché… Je n'ai pas adhéré à ces deux récits enchâssés. 

De la fantaisie ? Non, je ne l'ai pas vu. Pour l'auteure seule la jeunesse offre la fantaisie ? C'est ça le message ? Que c'est triste…

La jeunesse ce sont les joies des découvertes, c'est le droit de se tromper, oui bien sur. 

Je m'excuse donc auprès de Babelio, auprès de l'auteure aussi, 

mais je vais en rester là pour ce roman.

Ma fantaisie à moi sera de m'accorder le droit de l'abandonner 

et de ne pas pouvoir vous en dire plus… 

Les lectures sont des rencontres et là, ça n'a pas du tout fonctionné entre moi et ce livre.

Tant pis !

 Vous pouvez découvrir d'autres avis chez Babelio qui seront plus positifs que le mien. 

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mardi 20 février 2024

Eva et les bêtes sauvages Antonio Ungar



Sur une barque à la dérive, au fin fond de la jungle de l’Orénoque, Eva se vide de son sang. Dans le sommeil de son agonie, elle se demande si elle atteindra jamais une rive vivante, si son corps sera livré aux bêtes sauvages. Et si elle parviendra à éviter pareil destin à son enfant.

Quand cette jeune femme de bonne famille décide de fuir la grande ville, une vie dissolue, une existence vide de sens, elle espère trouver dans son travail d’infirmière une échappatoire à son autodestruction, pouvoir enfin être utile, dans ce petit port perdu de la Colombie, au cœur de l’Amazonie.

Mais que sait-elle de la jungle ? Des autochtones, qui meurent de faim, de la fièvre de l’or ? Que sait-elle des paramilitaires, des narcotrafiquants et des guérilleros ? Que sait-elle de la violence, de l’amitié et de l’amour ?

Parmi les bêtes sauvages, Eva choisira pourtant de risquer sa vie pour sauver celle des autres. SOURCE Editions Noir et Blanc Notabilia 

Mon avis :

Une lecture que mon cher Babelio m'a proposée en Masse critique particulière. 

Merci infiniment !

Que j'aime les livres papiers. Cette collection propose un papier si doux, si lisse , une police de caractère si agréable à lire… Il est de bien belle qualité.

Je m'égare, mais il est tellement agréable que l'écrin des textes soit aussi soigné, que je me devais vous en parler. Et cette belle couverture avec cette "curiara", cette barque sur une eau si lisse...

Mais passant au fond désormais.

Excellente lecture , percutante et violente où les personnages ne sont en rien épargnés.

La Colombie et toute sa violence. Ce pays où toutes les richesses minières et autres ont fait se dresser les hommes entre eux.

L'auteur est Colombien et son "livre est basé sur des évènements réels qui se sont déroulés à Puerto Inirida, en Colombie, du 17 au 21 novembre 1999."

Nous sommes donc prévenus dès le départ ce n'est pas totalement fictif !

L'histoire d'Eva nous plonge direct au cœur de l'enfer vert qu'est la jungle, mais on va vite comprendre que les bêtes sauvages qui peuplent cet enfer vert, sont les hommes plus que la nature ! 

J'ai apprécié cette lecture, l'auteur a su en 13 courts chapitres nous conter l'histoire d'Eva et de tous les hommes et les femmes qu'elle croise.

Les violences sont nombreuses et on ne sort pas indemne de cette lecture. Je me suis un peu perdue une fois entre les FARC, l'armée et les para militaires... Mais ça n'a pas gênée ma lecture, c'est de toute façon un véritable imbroglio ce qui se joue dans cette jungle.

L'auteur déroule un fil conducteur qui nous laisse entrevoir un soupçon de lumière... Oui, un tout petit rayon tout fin, qui filtre au tréfond de l'âme humaine. Rayons que filtre la végétation dans la jungle pour faire éclore un peu de vie.

Comment les personnages vont arriver à se construire au milieu de toute cette violence, c'est un bon roman qu'Antonio Ungar a écrit là. 

Son écriture frôle l' onirisme et j'ai aimé découvrir tous ses personnages (Ochoa, Andrés, Abril, Andrade, Cindy...) et les relations qu'ils entretiennent dans cette histoire.

Mes voyages littéraires en Amérique du Sud  sont de belles découvertes. Ils me plongent souvent dans de la violence mais c'est là aussi ou résident malgré tout un peu d'humanité et de simplicité.

Quant à vous n'hésitez pas à vous plonger dans cette jungle avec Eva et les bêtes sauvages. Vous en ressortirez peut être indemne... Ou Pas ! 

Ce n'est pas moi qui vais vous le dire ! 

Il faut parfois prendre quelques risques dans la vie 

et se plonger dans le sombre pour en sortir de la lumière. 

Merci à Ingannmic de m'avoir intégré à son Mois Latino de février 2024