mardi 1 juin 2021

Le bazar du zèbre à pois Raphaëlle Giordano

 


« Je m'appelle Basile. J'ai commencé ma vie en montrant ma lune. Est-ce pour cela que j'ai toujours eu l'impression de venir d'une autre planète ? Je n'ai pourtant pas compris tout de suite de quel bois j'étais fait. Peut-être plus un bois de Gepetto que de meuble Ikea.»

 #Lebazarduzèbreàpois #NetGalleyFrance


Mon avis :

Lecture sur ma liseuse je remercie NetGalley et les éditions Plon, pour ce partenariat.

Tout en mettant le résumé, je m'aperçois qu'il est très, très bavard, et que je ne l'avais pas lu avant de lire le livre... Et tant mieux !

Ce long résumé vous explique tout et résume la situation et les personnages. 

Je me demande pourquoi tant en dire... Du coup je suis coupée dans mon avis ... Et comme l'histoire n'est pas compliquée, je me dis que je ne devrais pas vous mettre ce résumé... Bon tant pis, je le laisse quand même.

Alors, que dire sur mes impressions de lecture et bien que c'est une lecture simple, fluide, un peu trop cousue de fil blanc, avec des personnages assez caricaturaux.

Raphaëlle Giordano nous met des éléments de développement personnel dans tout son livre, alors ce n'est pas inintéressant de se pencher sur ce sujet...

En tout fin de l'histoire on trouve "Le journal de Basile" qui est mis à disposition pour bien comprendre ce qu'est la philosophie de l'Audacité. Comme si l'auteure redonnait à ses lecteurs les informations distiller dans le livre ... 

Là encore, je trouve que ça rajoute une couche non nécessaire et que l'histoire intégrait tous ces éléments. 

A mi chemin entre un guide de développement personnel et un roman feel good,  je trouve dommage que l'auteure n'ait pas choisi l'un ou l'autre.

Le résumé disant tout dès le départ et le journal de Basile clôturant le livre remettant   les éléments de philosophie de l'audacité en valeur, a gâché mon propre cheminement.

Alors pas totale déception, non, car ce livre se lit très facilement, mais finalement trop facilement pour moi. Oui, moi je préfère quand mes neurones sont davantage mis à contribution. 

Côté créativité je suis gourmande de découvertes et il est important de faire sortir le zèbre à pois en nous, j'en suis déjà convaincue. 

D'ailleurs pourquoi le zèbre de la couverture n'est-il pas à pois ? Oui pourquoi ?

Roman facile et positif,
 à vous de voir si cette lecture 
agira comme une rencontre-silex 
(cf. définition dans le journal de Basile)
pour vous...




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vendredi 14 mai 2021

Ma vie de libellule Daniel Magnin et Alain Cugno

 


Etranges créatures aux couleurs métalliques, les libellules nous fascinent depuis toujours. D'abord, elles ont un charme, une grâce et une élégance qui leur sont propres. Mais surtout, ces insectes aux immenses yeux globuleux mènent une vie tout à fait extraordinaire. Elles s'accouplent dans les airs, passent leur enfance au fond de l'eau, puis un jour grimpent et changent de peau pour se faire belles et prendre leur envol. Ma vie de libellule célèbre ce miracle de l'évolution. Inspiré par les photos renversantes de Daniel Magnin, le philosophe Alain Cugno livre des textes envoûtants qui donnent la parole à ces insectes au corps de feu. Les libellules se racontent avec poésie et offrent des réflexions philosophiques qui touchent de près l'existence humaine. Une leçon de vie insoupçonnée par ces délicates filles de l'air.

Les auteurs 

Photographe naturaliste depuis près de 30 ans, Daniel Magnin a été primé plusieurs fois au prestigieux concours Wildlife Photographer of the Year. En 2011, il s’est pris de passion pour les libellules. Depuis il les photographie assidûment pour obtenir des images à la fois es­thétiques et didactiques couvrant la totalité de leur cycle biologique. 

Voici un lien vers son site de photos  ICI

Alain Cugno est philosophe, écrivain et naturaliste. Il est depuis long­temps fasciné par les libellules, qu’il observe, identifie et photographie à chaque saison. Il enseigne la philosophie en faculté à Paris et est l’auteur de plusieurs ouvrages, dont La Libellule et le philosophe


 La collection 

Ma vie de libellule est le cinquième titre de Histoires d’images, la col­lection d’ouvrages photo de La Salamandre. Dans chaque volume, un photographe naturaliste dévoile son carnet de terrain pour raconter sa démarche, sa recherche du sauvage et ses images les plus réussies. Oiseaux, mammifères, orchidées, libellules... Cette collection dirigée par le rédacteur et photographe naturaliste Alessandro Staehli a la double particularité de raconter une quête et de défendre une pho­tographie nature respectueuse des espèces et des milieux.

SOURCE LA SALAMANDRE

Mon avis :

Encore une fois gâtée par Babelio lors de la dernière Masse critique graphique j'ai eu le beau livre sur les libellules, de la collection Histoires d'images chez La Salamandre.

Merci à eux pour ce bel ouvrage !!!!

Il y a dans de très belles et rares images de ces libellules qui me fascinent.

Quelle patience pour réaliser ces clichés. Daniel Magnin est sans conteste un expert.

Il suit le cycle de vie des libellules et s'y intéresse plus précisément depuis 2012.

Quant à Alain Cugno il accompagne les images de ses mots, à la fois philosophe et passionné son texte nous apprend des choses sur ces animaux intrigants.

Il se met à la place des libellules en les faisant parler. 




Ce livre est avant tout un beau livre très esthétique. Autant que les libellules qui nous surprennent et impriment dans nos rétines de si délicates images.


Naître, se nourrir, se reproduire et mourir. Le cycle de la vie. 

La vie des libellules se prête à philosopher ce que manque pas de faire Alain Cugno.

 

"Nous sommes, nous les libellules, l'illustration pleine et entière de ce que dit Maïtre Eckhart (ça vous épate, une libellule qui cite un moine allemand du quatorzième siècle ?). La vie est sans pourquoi, elle vit parce qu'elle vit."  


  " Et nous mêmes mourrons bientôt. Alors nous pondons, encore et encore. Ce geste qui accomplit la plénitude de notre existence, est au double sens du mot la fin pour laquelle nous étions programmées. Nos œufs ? Autant de bouteilles à la mer jetées d'un orgasme à la mort." 

Un beau livre que j'ai plaisir à exposer dans ma bibliothèque. 

Un livre plus de belles images que vraiment scientifique 

avec un brin de philosophie.  

Un duo de passionnés que les libellules ont rassemblé pour leur bon plaisir.

Merci à eux deux pour ce partage généreux et engagé qui a rencontré 

mon propre plaisir de découverte de ces fascinantes libellules !



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samedi 8 mai 2021

Ce matin-là Gaëlle Josse



Qui ne s’est senti, de sa vie, vaciller ? Qui ne s’est jamais senti « au bord de » ? Qui n’a jamais été tenté d’abandonner la course ?
Clara, trente-deux ans, travaille dans une société de crédit. Compétente, investie, efficace, elle enchaîne les rendez-vous et atteint ses objectifs. Un matin, tout lâche. Elle ne retourne pas travailler. Des semaines, des mois de solitude et de vide s’ouvrent devant elle. Amis, amours, famille, collègues, tout se délite dans l’ordre ou le désordre de leur apparition dans sa vie. La vague de fond qui la saisit modifie ses impressions et ses sentiments.
Ce matin-là dévoile la mosaïque d’une vie et la perte de son unité, de son allant et de son élan. Une vie qui se refuse à continuer privée de sens et doit se réinventer. Une histoire minuscule et universelle porteuse d’espoir.

Venue à l’écriture par la poésie, Gaëlle Josse publie ses trois premiers romans aux éditions Autrement. Récompensés par plusieurs prix littéraires, ils sont aujourd’hui étudiés dans de nombreux lycées. Chez Notabilia, Le Dernier Gardien d’Ellis Island (2014) est un grand succès public et critique : il remporte, entre autres, le prix de Littérature de l’Union européenne. Une longue impatience (Notabilia, 2018) est lauréat du prix du public du Salon de Genève ainsi que du prix Simenon et du prix Exbrayat. Une femme en contre-jour (Notabilia, 2019) reçoit le prix des lecteurs Terres de Paroles 2020. Plusieurs de ses romans sont traduits.

#Cematinlà #NetGalleyFrance

Mon avis : 

Cette lecture je l'appréhendais un peu et elle m'attirait inexorablement aussi.

Je souhaitais aussi découvrir cette auteure et NetGalley proposait ce livre en partenariat alors je me suis lancée et je l'ai obtenu en partenariat ! 

Un livre court que j'ai apprécié dans sa justesse de la description des sentiments et émotions qui parcourent Clara. Le constat d'une vie à un moment donné, un bien lourd constat.

L'auteure aborde ici les sentiments d'incomplétude, d'inutilité et de vacuité de la vie qui peuvent s'emparer de nous à tout moment.

"Elle s'est arrêtée, s'est assise sur un banc, comme une petite vieille qui nourrit les animaux. Finies les longues balades urbaines, le pas énergique, tonique, glissé, un pas de sportive, finie la salle de gym, en microshort et brassière, pour y sculpter son corps, muscler son ventre, son dos, ses bras, ses cuisses, elle avance à pas mesurés dans la ville, à petits trajets, petits objectifs. Elle se force. Et cette lassitude qui tombe sur les épaules, soudain."

Cette femme subit ce que l'on appelle en anglais "Burn out", une dépression. Tout lui pèse, elle n'arrive plus à vivre sa vie, n'a plus aucune envie ni énergie. 

Gaëlle Josse parvient en peu de mots à pointer ces sentiments qui peuvent nous traverser.

" Ce qu'elle voudrait c'est une belle nuit bleue, pleine entière, sans sursauts dans le sommeil, sans pensées qui harcèlent, sans paniques soudaines, une nuit ronde, lente, une nuit amie. "

La spirale pourrait être infernalement descendante, et elle l'est, mais il y a aussi dans ce livre "une main posée sur l'épaule", c'est le souhait de l'auteure. On a dans ce livre ce qui peut nous rattacher à la vie.

Dans la littérature, toute cette dépression pourrait être analyser sans branches auxquelles se raccrocher. Gaëlle Josse a eu envie, elle, de décrire cette descente en enfer, ou du moins cette plongée brutale dans le "rien". Elle a su placer quelques branches pour ralentir la chute et j'ai trouvé pour ma part que ça faisait du bien de lire ça.

Quand on passe par de mauvaises choses dans sa vie, il est pour ma part important de permettre à des éléments positifs d'être présents.

Existe-t-il des livres qui vont jusqu'au néant ? Oui sans doute, des autopsies de dépressions. Pour ma part ces livres seraient très difficiles à lire, sans une petite lumière il est difficile d'avancer ... 

Ce livre, je l'ai fortement apprécié, il décrit très bien la dépression et accorde également à son personnage principal et donc à ses lecteurs, le droit d'aller mieux. 

"Elle pense à ce mot, la reverdie, un mot démodé qu'elle avait trouvé joli, lu dans un livre il y a longtemps. Quand tout revient , en force, en beauté, en joie, en énergie. Ce mouvement entêté de lumière, de l'oxygène et de la sève, qui ramène vers la vie. les beaux jours ont chassé le froid avec lenteur et obstination, dans une avancée incertaine mais sans retour. 

Elle pense à ce conte, ce personnage qui chercher désespérément à recoudre son ombre qu'on lui a un jour arrachée. Elle est en train de recoudre la sienne. De devenir entière. 

Le désir et la faim. Ca revient, doucement, à petit pas, mais c'est là.

Elle va dire oui. "

J'ai lu ce livre dans une période de tempête intérieure et il ne m'a pas pesé mais permis de me sentir moins mal, car moins seule...

Gaëlle Josse ne prétend pas donner des clés de guérison car celles-ci sont personnelles à chacun mais elle met une main sur l'épaule pour ceux qui vont mal et c'est essentiel.

Il reste quand on est tout en bas le rebond qui permet de retourner respirer le grand air.

Ce livre est ma première lecture de cette auteure 

et c'est une belle découverte 

avec cette écriture juste et humaine qui m'a beaucoup plu.

Alors même si le sujet est lourd c'est vrai,  

il est délicatement et positivement traité. 


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dimanche 2 mai 2021

On dirait que t'étais mort Jof Brigandet




Lucio, ex-braqueur meurtrier, Saïdi, brisé par son travail durant des années dans des ONG et Paul le chauffeur routier, se sont construit une vie discrète au sein d'une petite commune Française, pensant que là, il ne leur restait qu'à vieillir paisiblement et à oublier. Un événement anodin, lié à un phénomène d'ampleur mondiale va bouleverser tout ce petit monde, révéler chacun d'eux aux autres, transformer leur quotidien en une course éperdue contre la montre, bousculer leurs certitudes à coup d'amitiés improbables, d'aides inattendues et de drames humains. Source Les éditions du Caïman 

J'ai gagné ce livre lors d'un concours sur le réseau social très connu par l'intermédiaire du profil de mon mari (merci à lui).

Ce concours était organisé par la Librairie de Paris, librairie stéphanoise comme son nom ne l'indique pas :-). Les gueules noires du polar étaient alors mises en avant.  Différents livres pouvaient être gagnés et j'ai joué pour celui-ci.

Merci pour ce cadeau et aux Editions du Caïman !

Mon avis :

Ce roman noir dresse avant tout le portrait de Lucio Biagi. Celui-ci est venu pour se retirer du monde vivre dans l'ancienne maison de ses parents en pleine cambrousse.

Il vit un peu en retrait et de façon assez solitaire. Mais il va finir par tisser des liens avec Saïdi qui tient le bar du village d'à côté, et Paul un chauffeur routier habitué du lieux.

Dans toute la première partie l'auteur sait très bien décrire les atmosphères, notamment avec les descriptions des habitants du coin. 

Une vision très juste et sans concession, une très bonne étude sociale des habitants de cette campagne qui se retrouvent au bistrot du village.

" A chaque extrémité du comptoir, discrets, tristes, devant leur demi-ballon de rosé devenu tiède, attendant d'en être surpris si elle arrivait, ils attendaient. Ceux-là, c'étaient les ouvriers agricoles payés avec deux repas par jour, un litre de rouge et du linge usé. C'étaient aussi des retraités misérables ou des travailleurs pauvres incapables de trouver un plein-temps. Les pingres eux, souvent patrons des premiers, possédaient, mais ne lâchaient rien. Forts en gueule, ils se pointaient le ventre en avant, passaient à toutes les tables en distribuant des poignées de mains, un  mot, un intérêt pour chacun et les verres finissaient par tomber. Désaltérés et parce que c'était leur tour de payer la tournée, ils s'éclipsaient alors aussi discrètement que des couleuvres et personne ne les avait jamais vu sortir."

La vie relativement tranquille des habitants et celles des trois amis vont être bousculées par l'arrivée d'un famille syrienne (une femme un homme et leur deux enfants) qui a fui son pays et qui est passée clandestinement en France dans la camion de Paul.

Si au départ on a surtout les liens qui se tissent entre les trois personnages que sont Lucio, Paul et Saïdi, l'auteur va alors entrecouper son livre par une partie théâtrale de quelques 50 pages avec des dialogues théâtralisés. 

Sur le coup, ça m'a un peu déstabilisé... Et puis cette partie allait également faire avancer le récit et mettre en lumière d'autres personnages que les amis de Lucio, à savoir Paul et Saïdi et j'ai regretté qu'ils soient mis sur le banc de touche....

Même si bien sur d'autres personnages apparaissent, avec surtout celui de Joe Pellegrin et que le passé de Lucio va nous être dévoilé.

Aider ou pas cette famille sera pour tous, un pas vers le pire ou le meilleur.

Un chemin intérieur et/ou géographique,  humain avant tout.

Je vous invite à découvrir ce petit coin de campagne bousculé par le Monde

en la compagnie de Lucio et de tous les autres. 

Merci encore à la Librairie de Paris Stéphanoise et aux éditions du Caïman

 et à l'auteur Jof Brigandet ! 






 

 

jeudi 22 avril 2021

Balzac et la Petite Tailleuse Chinoise Dai Sijie

 

 

" Dans la Chine des années 1970 la Révolution culturelle bat son plein, Luo et le narrateur "deux jeunes intellectuels" sont envoyés en camp de rééducation dans un village de montagne . Non loin de là vivent un tailleur et sa fille. Luo s'illustre bientôt par ses talents de conteur, ce qui vaut aux adolescents de se soustraire progressivement à la rudesse des travaux forcés. Au hasard des rencontres avec un autre détenu, les jeunes gens découvrent Balzac et sont alors éblouis par un univers insoupçonné. ils mettent la main sur un trésor sans prix à leurs yeux, une valise en cuir contenant des ouvrages de Baudelaire, Stendhal, Dostoïevski, Tolstoï et bon nombre d'auteurs occidentaux interdits. Grâce à ces livres, Luo entreprend l'éducation littéraire de "la petit tailleuse chinoise" dont il est épris." Source l'encart de mon livre acheté dans une brocante Editions France Loisirs 


Mon avis :

Ce livre je l'ai acheté à la brocante à laquelle la médiathèque de ma ville participait pour la modique somme de 1.50 euros ! J'adore ces vides bibliothèques et c'est l'occasion de lire des livres plus anciens, celui-ci fût imprimé en l'an 2000, et de fournir ma PAL de beaux livres reliés.

Ce livre est une belle histoire, qui fait la part belle à la littérature qui vit à travers ses lecteurs, ici des jeunes gens en rééducation, même quand celle-ci est interdite.

" Nous nous approchâmes de la valise. Elle était ficelée par une grosse corde de paille tressée, nouée en croix. Nous la débarrassâmes de ses liens, et l'ouvrîmes silencieusement. À l'intérieur, des piles de livres s'illuminèrent sous notre torche électrique; les grands écrivains occidentaux nous accueillirent à bras ouverts: à leur tête, se tenait notre vieil ami Balzac, avec cinq ou six romans, suivi de Victor Hugo, Stendhal, Dumas, Flaubert, Baudelaire, Romain Rolland, Rousseau, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, et quelques Anglais : Dickens, Kipling, Emily Brontë... - Quel éblouissement! - Il referma la valise et, posant une main dessus, comme un chrétien prêtant serment, il me déclara : Avec ces livres, je vais transformer la Petite Tailleuse. Elle ne sera plus jamais une simple montagnarde "

C'est aussi l'histoire de la jeunesse et des découvertes multiples faites à cet âge là. L'amitié, les livres, l'amour.

La littérature prend sa place dans ce qu'elle permet de vivre malgré tout. Dans tous les univers qui peuvent se déployer dans notre imaginaire. Elle permet aux deux garçons de se sentir plus libres et heureux.

" Quel éblouissement ! J'avais l'impression de m'évanouir dans les brumes de l'ivresse. Je sortis les romans un par un de la valise, les ouvris, contemplai les portraits des auteurs et les passai à Luo. De les toucher du bout des doigts il me semblait que mes mains devenues pâles, étaient en contact avec des vies humaines."

Il y a aussi l'amitié des deux jeunes gens qui sont enfermés dans ce lieu de rééducation aux conditions très difficiles.

Et la découverte de la liberté et de l'apprentissage de la vie.

Le récit est à la fois plein de rudesse dans la description des travaux du camp de rééducation et une vie quotidienne ennuyeuse et difficile, semé de peurs bien souvent décrites par l'intermédiaire des cauchemars. Mais nous avons aussi de l'humour, de l'amitié et de l'amour dans ce récit.

La place à la sensualité avec la petite tailleuse chinoise qui plait aux deux jeunes hommes est aussi très importante et a participé au plaisir de cette lecture.

"Plusieurs feuilles d'arbre racornies y étaient enveloppées. Toutes présentaient la même jolie forme en ailes de papillon, dans des tons allant de l'orangé soutenu au brun mêlé de jaune d'or clair, mais toutes étaient maculées de tâches noires de sang. - Ce sont des feuilles de ginko me dit Luo d'une voix fébrile. Un grand arbre magnifique, planté au fond d'une vallée secrète à l'est du village de la petite Tailleuse. Nous avons fait l'amour debout contre le tronc. Elle était vierge, et son sang a coulé par terre, sur les feuilles."

 Les personnages vont à la découverte de multiples univers, portés par les auteurs qui leur ouvrent des horizons merveilleux, loin de leur quotidien dur et ennuyeux.

Une belle lecture en compagnie de ce jeune trio 

qui grâce à la littérature vont s'élever au dessus des interdits et se libérer !  

" J'étais littéralement englouti par le fleuve puissant des centaines de pages. C'était pour moi le livre rêvé: une fois que vous l'aviez fini, ni votre sacrée vie ni votre sacré monde n'étaient plus les mêmes qu'avant."

jeudi 8 avril 2021

Bartleby le scribe Jose Luis Murena

 


 #BArtlebyleScribe #NetGalleyFrance



mardi 6 avril 2021

Là où chantent les écrevisses Delia Owens

 


Pendant des années, les rumeurs les plus folles ont couru sur « la Fille des marais » de Barkley Cove, une petite ville de Caroline du Nord. Pourtant, Kya n’est pas cette fille sauvage et analphabète que tous imaginent et craignent.

A l’âge de dix ans, abandonnée par sa famille, elle doit apprendre à survivre seule dans le marais, devenu pour elle un refuge naturel et une protection. Sa rencontre avec Tate, un jeune homme doux et cultivé qui lui apprend à lire et à écrire, lui fait découvrir la science et la poésie, transforme la jeune fille à jamais. Mais Tate, appelé par ses études, l’abandonne à son tour.

La solitude devient si pesante que Kya ne se méfie pas assez de celui qui va bientôt croiser son chemin et lui promettre une autre vie.

Lorsque l’irréparable se produit, elle ne peut plus compter que sur elle-même…

Delia Owens est née en 1949 en Géorgie, aux Etats-Unis. Diplômée en zoologie et biologie, elle a vécu plus de vingt ans en Afrique et a publié trois ouvrages consacrés à la nature et aux animaux, tous best-sellers aux USA. SOURCE SEUIL 

Mon avis :

Ce livre m'a été prêté par ma belle-sœur, merci Isa ;-)

J'ai apprécié ma lecture mêlant plusieurs thèmes qui m'intéressent : la nature, la solitude, l'amour et également une enquête policière.

Delia Owens nous livre le portrait de Kya qui, très tôt est abandonnée par tous les membres de sa famille. Ils la lassent dans la maison au fin fond du marais. Enfant, Kya va devoir se débrouiller seule et va tout de suite rejeter la société pour vivre au sein de la nature.

Les marais sont là pour elle, un espace très sauvage qui sait aussi donner à qui apprend à le connaitre des moyens de subsistance et de protection.

Mais vivre seule n'est au bout du compte pas si facile et la jeune Kya va malgré tout essayer de sortir de cette solitude et de cette vie en dehors de la société des hommes.

Il y aura des hommes pour Kya.

Tate le premier sera le plus important dans sa vie. Il lui apprendra à lire et compter tout en restant dans le marais et en partageant sa passion pour la nature.

Il y aura Jumping aussi un homme noir qui sera là pour Kya dans biens des situations compliquées.

Et puis il y aura Chase également ce même homme que l'on découvre mort en tout début de roman en bas d'une tour de guet.  C'est cette mort suspecte qui va pour l'enquête nous faire remonter dans le passé des protagonistes du marais.

Les chapitres de ce livre se situent à différentes périodes de la vie de Kya.

C'est un roman sur la différence, sur ce qu'elle inflige aux individus qui vivent à part.  

Mais aussi finalement sur le besoin humain d'être avec les autres et de se conformer à la société. Sur ce besoin viscéral pour l'homme, d'appartenir à une société, un groupe, un foyer.

Kya a une force de caractère admirable et toute petite on peut se demander un instant si c'était possible de survivre ainsi ... Mais ce livre nous embarque avec plaisir dans cette histoire.

Des personnages positifs traversent la vie de Kya. Je pense à Jumping et à sa femme. A Tate bien entendu et à l'un de ses frères.

Il y a surtout dame nature, les oiseaux, les crustacés, les arbres, les plantes ... Kya y puise toutes sortes de ressources !

Delia Owens a publié des ouvrages sur la nature et les animaux et on ressent toutes ses connaissances dans ce livre. 

Elle décrit le marais avec intelligence et poésie.

Je me suis attachée à cette gamine et je l'ai suivi au plus profond du marais là où elle se fondait avec tant de facilité. Dans son univers.

J'ai espéré qu'elle soit enfin aimé et malgré tout intégré à un foyer...

Ce livre m'a beaucoup plu j'ai aimé accompagné Kya dans les passages de sa vie d'enfant à adulte.

Là où chantent les écrevisses m'a fait penser au livre "De pierre et d'os" de Bérengère Cornut car comme dans ce dernier on s'intéresse à la vie d'une jeune femme enfant puis femme évoluant seule dans une nature sauvage exigeante et aussi foisonnante et où la poésie au contact de la nature se déploie admirablement.

Alors chers amis, n'hésitez pas à partir 

à la découverte du marais en suivant les traces de Kya. 

Mais chut, il faut être très silencieux pour n'effrayer personne ...

 

" Tandis qu'elle s'éloignait elle comprit que plus personne ne verrait jamais ce banc de sable. les éléments avaient crée ce bref sourire de sable toujours changeant et dessiné sa courbe. A la prochaine marée les vagues en créeraient une autre, puis une autre encore, mais plus jamais celui-ci. Celui qui l'avait accueillie. Celui qui lui avait livré un secret ou deux"

 Bonne lecture à vous et bon confinement ! 

Ben oui, c'est reparti pour un tour avec les livres pour seule évasion à moins d'avoir un marais à moins de 10 kms à vol de héron cendré !


" Elle s'imagina marcher dans l'eau bouillante et s'avancer vers cet endroit paisible au-delà des vagues, des mèches de ses cheveux accrochées comme des aquarelles noires à l'océan d'un bleu pâle, ses longs doigts et ses bras traînant à la surface à peine éclairée.

Tout rêve de fuite- même vers la mort - monte toujours vers la lumière. Le gros lot continuerait à briller, hors de portée, jusqu'à ce qu'elle s'enfonce dans la mer et se couche dans l'abysse du silence. Enfin hors de danger. Mais l'instant de la mort n'est pas encore fixé. "



dimanche 7 mars 2021

Au cœur du Yamato pentalogie - Aki Shimazaki

 


Après l’immense succès du cycle Le Poids des secrets, Aki Shimazaki en a achevé un deuxième, ici proposé dans son intégralité : intitulé Au cœur du Yamato, il est composé des romans MitsubaZakuroTonboTsukushi et Yamabuki qui peuvent se lire indépendamment ou dans l’ordre que l’on voudra. On y retrouvera l’écriture discrète, élégante et pleine d’empathie qu’on lui connaît.

Née au Japon, Aki Shimazaki vit à Montréal depuis 1991. Toute son œuvre est disponible chez Actes Sud, notamment ses trois pentalogies : Le Poids des secretsAu cœur du Yamato et L’Ombre du chardon. Ces quinze volumes peuvent parfaitement se lire individuellement, ou dans le désordre - c'est bien là l'étonnant art de la construction que maîtrise Aki Shimazaki. Source des Editions Actes Sud


Mon avis : 

Après ma lecture précédente j'ai eu envie de retrouver une écriture plus épurée alors je me suis lancée dans la lecture des 5 romans composant cette pentalogie que je m'étais offerte il y a quelque temps déjà et qui trônait dans ma bibliothèque comme un bel objet. De cette auteure j'avais déjà lu "Azami", qui fait partie également d'un cycle "A l'ombre du chardon".

Les vacances d'hiver étaient là et ces livres m'ont aidés à passer une période désagréable. Merci à la lecture de rendre la vie plus douce et de me changer les idées.

Une lecture entre songes et réalités, où la vie des personnages ne prends pas toujours des chemins tout tracés. Les diktats de la société (ici la société japonaise encore plus cloisonnée au niveau du travail), les apparences à tenir, mais aussi parfois la beauté des choses par l'amour et le rêve. 

Les personnages s'entrecroisent dans les 5 livres, on peut les lire indépendamment mais suivre l'ordre m'a été agréable. J'ai donc lu les 5 tomes dans l'ordre, sage comme une image, ordonnée comme un bouquet d'Ikebana. 

C'est au moment d'écrire ce billet et en me posant sur ma lecture que j'ai encore plus senti les interconnexions entre les personnages par delà le temps, car on les croise à différents moments de leur vie. Et finalement les 5 livres forment des chapitres au sein d'une histoire rassemblant tous les protagonistes.

Tous les personnages ne m'ont pas touchés de la même façon et j'ai eu une sensibilité particulière pour le couple formé par Takashi et Yûko mais aussi par Aïko Toda et Tsuyoki Toda.

Je pense que ce genre de lecture est tout à fait dans mon état d'esprit actuel, entre la réalité pas toujours simple et les rêves qui nous font avancer vers des possibles réjouissants.

Aki Shimazaki est donc une auteure que je continuerai à savourer à travers ses autres cycles, notamment "Le poids des secrets". 

En plus fleurs de cerisiers sur la couverture, les livres sont si beaux, de beaux petits bijoux à mettre dans sa bibliothèque.


Mitsuba 

Quand la compagnie d'import-export Goshima de Tokyo se propose d'affecter Takashi Aoki à sa succursale de Paris, ce jeune employé prometteur se trouve à un point tournant de sa vie puisqu'il vient de rencontrer enfin la femme avec qui il souhaite fonder une famille, Yûko Tanase. Mais il sait aussi que les lois silencieuses et impitoyables de sa société, à l'intransigeance impériale, peuvent écraser d'un doigt les relations humaines des êtres qui ne font pas partie des puissants. Qu'adviendra-t-il alors de la promesse des amoureux, faite au café Mitsuba ?

Un premier tome que j'ai particulièrement aimé mettant en scène le couple Takashi Aoki et Yûko Tanase, un homme, une femme l'amour et la vie qui passe.

Avec une scène tout simplement magnifique dans le Shinkansen (le TGV japonais) telle que l'on en rêverait tous. 

Le Mitsuba est le trèfle à trois feuilles et le nom du café où les deux jeunes gens vont se découvrir. C'est aussi le prénom d'un autre personnage de ce cycle que l'on découvre plus tard.

ZAKURO 

Voilà vingt-cinq ans que Bânzo Toda est porté disparu – depuis sa déportation dans un camp de travaux forcés en Sibérie, à la fin de la guerre. Sa femme, atteinte de la maladie d’Alzheimer, n’a jamais perdu l’espoir de le revoir. Quand leur fils Tsuyoshi découvre que son père vit depuis des années dans une ville toute proche, qu’il a changé de nom et s’est remarié, il veut comprendre.

Tsuyoshi Toda remonte le fil de l'histoire de son pays dans ses pires heures pour  aller à la rencontre de son père que l'histoire n'a pas épargné dans ses choix de vie. 

Le livre de cette pentalogie le plus triste et désolant. Lorsque les disparitions ne sont pas ce que l'on croit et que l'amour fait prendre des décisions irrévocables et tragiques ...

Mais aussi quand la vérité finie par apporter un certain apaisement.

De belles citations sur l'éducation,  

" A vrai dire, mon père ne pensait pas qu'on mérite l'accès à l'enseignement supérieur seulement parce qu'on a obtenu d'excellentes notes. Il me disait souvent : " Je connais des gens qui sont stupides même s'ils ont réussi leurs études universitaires. Ces gens sont plus stupides que les gens sans instruction ! "

 et sur l'enseignement de l'histoire et les partis pris des pays.

 " Je sais que beaucoup de livres ont été publiés à ce sujet par des rapatriés de la Sibérie, mais j'ignorais que cette histoire précise n'était pas évoquée dans les manuels scolaires. le Japon a pourtant été une victime directe des politiques de l'Union Soviétique. Satoshi me dit : - On parle beaucoup des victimes des bombes atomiques larguées sur Nagasaki et Hiroshima. Pourquoi ignore-t-on les victimes des travaux forcés en Sibérie ? "

Zakuro veut dire : grenade (le fruit) 


Tonbo 

Contraint de quitter la compagnie Goshima, Nobu a fondé un établissement privé de cours préparatoires au lycée, le juku Tonbo, qui connaît une belle réussite? Il reçoit un jour la visite inattendue d'un homme qui fût lui-même un élève de son père, lequel s'est suicidé quinze ans plus tôt dans la tourmente suivant la mort d'un lycéen rebelle. Cette rencontre permettra à Nobu de jeter un nouvel éclairage sur un sombre épisode de sa jeunesse.

Nobu est un personnage intéressant et qui a su sortir des chemins tout tracés de l'entreprise japonaise. Il m'a plu dans cette liberté qu'il s'est octroyé et aussi dans la recherche et la compréhension de ce qui est arrivé à son père.

Dans cette pentalogie les pères sont très présents par leurs absences ... Oui, c'est étrange mais ce thème de la paternité est au cœur du Yamato et j'ai aimé cette mise en abîme de ce thème récurrent.

Tonbo veut dire libellule et les libellules vont rassembler des personnes confrontées aux deuils de personnes chères à leur cœur. 

" - Connaissez-vous les usabaki-tonbo ? - Oui. Mon père m'en a parlé quand j'étais jeune. Je lui répète ce qu'il m'a appris. Ces libellules arrivent au Japon probablement en provenance de pays chauds : Asie du Sud Est et îles du Sud Ouest. Parvenues en Kyushu, elles montent vers le nord, en Hokkaïdo. Malheureusement, elles ne survivent pas à l'hiver du Japon. En répétant cette histoire , je revois l'image de Jirô courant vers le nord : Fukuoka, Kobe, Yokohama, Tokyo... Madame Wada me demande de nouveau : - Savez vous qu'on les appelle "Libellules-âmes des morts ", car elles apparaissent pendant la période du bon. - Oui je trouve cela très poétique. Elle sourit : - J'ai cru que l'âme de ma fille m'avait guidée ici. Ses yeux se mouillent de larmes. Emu, j'imaginais que l'âme de mon père m'a fait choisi le mot tonbo à travers ma fille, pour inviter Jirô à venir me voir, cet élève dont mon père avait dû s'inquiéter jusqu'à sa mort."

Tsukushi


Lors de la fête qui souligne le treizième anniversaire de sa fille Mitsuba, Yûko découvre une boîte d'allumettes décorée d'une image de tsukushi. Cette figure symbolique, qu'elle trouve “artistique et érotique”, sera le déclencheur d'une série de révélations qui pourraient compromettre l'existence de Yûko et la sérénité de son sentiment familial. Est-il possible que, derrière le rideau de son mariage, “l'apparence d'être un couple importe plus que l'amour” ? Trahisons, doubles vies enfouies dans un silence impénétrable risquent bientôt de bouleverser sa vision du bonheur et le cours de sa vie.

On retrouve ici Yûko à un moment de sa vie où tout semble calme, posé et immuable mais où tout va pourtant basculer. 

On s'insère ici dans les apparences trompeuses d'un couple que tous admirent. 

" Je pense à mon mari. Notre vie s'est normalisée en apparence. Comme avant nous discutons de choses quotidiennes. Nous dormons dans la même chambre, chacun son lit, séparés."

Il y en a des secrets dans cette union.

Ce livre parle des concessions que l'on peut faire dans un couple. Où des secrets qui scellent des décisions pour le meilleur et parfois le pire.

Livre très sensuel et délicat. Yûko ouvre les yeux et s'interroge ainsi sur ses choix de vie auprès de sa fille Mitsuba.

Tsukushi veut dire : Tige à sporanges de la prêle. (à la forme très évocatrice) 

Yûko est passée maîtresse dans l'art de l'ikebanas, l'art de faire des bouquets très graphiques et minimalistes. 

Yamabuki


Cela fait maintenant cinquante-six ans que Aïko Toda a connu le coup de foudre pour celui qu'elle acceptait d'épouser dès leur premier rendez-vous. Aux côtés de cet homme, un cadre dévoué de l'importante compagnie Goshima, elle a été aux premières lignes de la reconstruction économique de son pays dévasté par la guerre. Toujours aussi amoureux, tous deux profitent aujourd'hui de leur retraite. Au fil des jours de pluie et des promenades, Aïko songe à ce demi-siècle passé auprès de Tsuyoshi Toda, son samurai ; un bonheur dont elle prend la mesure alors que remontent aussi à sa mémoire les années qui ont précédé leur rencontre, celles d'un premier mariage raté.

La vieillesse de Aïko Toda à côté de Tsuyoshi Toda.

Le regard de cette femme sur l'amour de sa vie.  Tout ayant commencé par un coup de foudre entre eux deux dans le wagon d'un train. Tsuyoshi va alors déposé un billet doux et enflammé sur les genoux de Aïko avec non pas son 06 ni son mail, mais le numéro de téléphone de la société dans laquelle il travaille.

" Je n'avais jamais entendu parler d'une déclaration d'amour aussi laconique, directe et audacieuse. C'est comme un haïku mais loin d'être poétique. La forme des caractères carrés est aussi loin d'être artistique. Cependant tout est clair. "

Quel délice cette rencontre, comme une évidence ! Une fulgurance qui perdurera jusqu'aux vieilles heures de cette femme et de cet homme.

J'ai profondément aimé ce couple s'accompagnant dans un profond amour et respect de l'un et de l'autre. 

Aïko est une femme qui m'a beaucoup touchée et qui a su rebondir après un premier mariage malheureux. 

Avec ce livre, j'ai clos ma lecture de cette pentalogie et comme Aïko une larme a doucement coulé, tel un pétale de Yamabuki sur ma joue.

Yamabuki : signifie corête du Japon 



Une très belle lecture, de très bons moments au cœur du Yamato !

Merci à Aki Shimazaki pour cette belle sensibilité

qui me touche amplement ! 

Je poursuivrai sans hésité ma découverte de ses livres ♥