Affichage des articles dont le libellé est Poésie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Poésie. Afficher tous les articles

mercredi 11 décembre 2024

KINTSUGI Issa Watanabe

 

Kintsugi

Le kintsugi, c’est l’art japonais de réparer des céramiques cassées avec de l’or. L’autrice s’en inspire pour nous offrir une ode à la résilience : ce n’est pas parce que les choses se brisent qu’elles deviennent irréparables. À chaque nouvelle fracture, une histoire de plus se dessine, une nouvelle aventure commence. Il suffit de savoir bien regarder, d’ouvrir les yeux et le cœur. Source Ed. Père Fouettard

Mon avis :

Cet album je l'ai reçu lors de la masse critique jeunesse de mon cher Babelio. 

Ma curiosité, l'attrait de ce beau dessin en couverture et le titre également m'ont fait demander ce joli album jeunesse.

Il est beau dans son écrin noir, il a un beau format presque carré. Un beau papier, un bel objet.

Et voilà, que je l'ouvre et que je le "lis". Enfin, je ne le lis pas vraiment car outre en dernier page et sur la quatrième de couverture, il n'y a pas de mots à lire... 

Non, pas de mots, ni de phrases, mais une lecture d'images. Ce qui n'est pas original dans les albums jeunesses mais qui m'a dérangé un peu là. 

Alors, j'avoue que si j'ai trouvé le dessin très joli et bien j'ai beaucoup de mal à envisager de "lire" cet album à de jeunes enfants. Alors oui, on peut laisser l'imaginaire prendre le pas et voir ce qu'il se passe. Mais n'est-il pas difficile de relier les images au titre ?

Sur le site des éditions du Père Fouettard, il y a une vidéo où le dessin prend vie et j'ai trouvé ça tellement bien. Oui, un court métrage serait sans doute plus approprié.

Je sais que les enseignants trouveront mille façons d'utiliser pédagogiquement ce livre. Ils sauront lui permettre d'être vu et compris, mais je pense que c'est un peu trop sans ligne de lecture et la lecture à la maison avec un enfant me semble bien compliquée.

Je ne sais pas comment je ferais découvrir cet album à ma petite nièce de 5 ans, par exemple ?

Je pense que ça ne l'accrocherait pas vraiment... Quels mots devrais-je mettre, ou devrais-je tourner les pages en silence ?

Les illustrations sont néanmoins très belles et l'univers sous marin une vraie merveille.

Ce lapin est très touchant. 


Le livre se termine avec un très beau poème de la poétesse Emily Dickinson et une quatrième de couverture nous donnant enfin quelques pistes de lecture.


Merci à Babelio et aux Editions du Père Fouettard
J'ai également reçu le très intéressant catalogue 2024 (à gribouiller ;-))
 du Père Fouettard ainsi qu'un très poétique marque-page trop mignon 
Merci beaucoup ♥





tous les livres sur Babelio.com

samedi 27 janvier 2024

La boule ! Atelier d'écriture n° 442

 

Oh purée, j'ai les boules, enfin la boule je devrais dire

Ce satané artiste en vogue en ce moment, m'en a calé une, direct sur mon ventre de marbre !

Et me voilà figée dans cette pose lascive et douce alors que je bouillonne de l'intérieur !!!

Qu'on admire mes drapés, que l'on s'y fonde dedans plutôt !

Je ne suis pas lisse, qu'on se le dise !

Ni au dedans, ni au dehors !

Argl, il me faut de la douceur ! Oui de la douceur !!!

Je devrais peut être faire mieux connaissance avec l'artiste 

de la sphère moderne et bleue qui est posée là sur moi

Ses intentions ne sont peut être pas si énervantes après tout

Mais bon si cette boule peut être retirée, 

Vous savez bien que je ne suis pas tant de marbre que ça !

Je vous en serais vraiment gré, éternellement !


Didi


Participation à l'atelier d'écriture n°442 chez Leiloona 

 

mardi 24 décembre 2019

La naissance du Printemps De Roxane Marie Galliez et Eric Puybaret



En cette veille de Noël je tiens à remercier sincèrement Babelio qui avec sa masse critique Jeunesse m'a offert ce bel album et les Editions Balivernes pour ce cadeau et les petites attentions supplémentaires (marques page et carte).



J'ai déjà eu l'occasion de lire Roxane Marie Galliez dans l'album " Au lit Miyuki " où l'écrivain était associée à un autre illustrateur c'est  ICI 

Cette auteure j'ai eu aussi le plaisir de la suivre quand elle éditait à titre gratuit un magazine sur internet qui se nommait Cocoon et qu'elle ne réalise plus hélas... Mais je vois qu'elle fait plein de chose.

Mais revenons à cet album, à l'heure de l'hiver qui a sonné dimanche 22 décembre, je me plongeais dans la naissance du printemps !

Dans des tons doux et des illustrations tout en poésie d'Eric Puybaret, j'ai accompagné Orithye dans l'apprivoisement de Borée le vent pas si violent.

Un instant de douceur et de poésie où la nature et l'amour sont au cœur de toutes naissances.

Un bel album à offrir pour faire scintiller les yeux des petits enfants à Noël 
même si les cadeaux sont sans doute déjà emballés... 
Ou à la naissance du printemps !




dimanche 7 avril 2019

46 printemps !

@Didiprintemps2018

Les cerisiers en fleurs 
   Tous les gens dont je me souviens 
       semblent si loin

Extrait de 365 haïkus instants d'éternité

dimanche 2 septembre 2018

Septremble !!!!

A l'heure de septembre, 

septremble...

Il fait bon se souvenir déjà, des bonnes choses engrangées lors de cet été !

En images (toutes les photos sont de moi) et en mots !


Terrasse sur clocher 



Capter l'énergie des arbres




Atteindre des cols et des sommets, vive le sport !





Se ressourcer en marchant, intégrer les scintillements




Admirer, s'éblouir des fabuleux paysages





Se cultiver et cultiver son jardin !



Trouver dans la nature des merveilles ♥


Flore et faune ! 




Observer des marmottes



Plonger dans le grand bain bouillonnant de l'océan !


Admirer tant de belles choses dans son propre jardin !

Se dire que tout est éphémère et tout est recommencement



Je voudrais vraiment être un chat moi :-) 

Mon Nougat ♥♥♥

 Je vous souhaite chers amis une belle rentrée !

dimanche 24 juin 2018

Feu! Chatterton



J’aime ta peau dorée
Toi qui me donnait tout
Et ta main délivrée
J'aimais la peau dorée
Mais maintenant je pleure, ton nom
Et maintenant je pleure, ton nom

Un oiseau chante je ne sais où
C'est, je crois, ton âme qui veille
Les mois ont passés les saisons
Mais moi je suis resté le même
Qui aime, qui attend, que revienne le printemps
Qui aime, qui attend, de reconnaître un jour le printemps

Nous ne nous reverrons plus, sur Terre
Dit le poème, le passé vient plus vite qu'on pense
La, la, la, la, la, la

A genoux j’implore le ciel et mer
Et ce brin de bruyère
Seul souvenir pour récompense

Quel est cet endroit où dans l'ombre
Les démons et les anges se mélangent
Ah je te rejoins dans cette brume épaisse
Que le tabac, le benjoin, obscurcissent
Alors je pleure, ton nom
Oui je pleure, ton nom

Un oiseau chante je ne sais où
C'est, je crois, ton âme qui veille
Les mois, comme toujours ont passées les saisons
Mais moi je suis resté le même
Qui attend, que revienne le printemps
Qui aime, qui espère, connaître la fin de l'hiver

Nous ne nous reverrons plus, sur Terre
Dit le poème, le passé vient plus vite qu'on pense
La, la, la, la, la, la

A genoux j’implore le ciel et mer
Et ce brin de bruyère
Seul souvenir pour récompense
Ouais comme Apollinaire
Un souvenir pour récompense

Nous regagnerons la confiance
Nous regagnerons la confiance
Comme une terre ferme
Comme une terre ferme
A jamais

Nous regagnerons la confiance
Nous regagnerons la confiance
Comme une terre ferme
Comme une terre ferme
A jamais
De l'autre côté
De l'autre côté de la mer

A jamais

Il me reste plus rien de toi
Tu sais, ton absence m'appartient
On s'est laissé à l’orée de ce bois
C'est un joli jardin je crois
C'est un joli jardin je crois
C'est un joli jardin que l’orée de ce bois
L’orée de ce bois …
Où l'on s'est laissé 

Nous ne nous verrons plus
Nous ne nous verrons plus
Nous ne nous verrons plus

Nous ne nous verrons plus
Que de l’autre côté de la mer
A jamais

Nous ne nous verrons plus
Nous ne nous verrons plus
Nous ne nous verrons plus
Nous ne nous verrons plus
Que de l’autre côté de la mer
A jamais

Il me reste plus rien de toi
Tu sais, ton absence m'appartient
On s'est laissé à l’orée de ce bois

On s'est laissé … là.


Un coup de foudre pour cet album ♥♥♥
L'oiseleur de Feu! Chatterton
A l'été, à l'amour, à la musique et à la poésie !
Laissez vous enivrés  !
 



jeudi 12 avril 2018

Oh Vie Oh lette !

@Didi dans les bois avril 2018


La cueillir quel dommage !
La laisser quel dommage !
Ah cette violette.

Naojo 

@Didi au jardin avril 2018

dimanche 4 mars 2018

De l'ardeur !

Ernest Pignon-Ernest

De l'ardeur
De la clameur
De la chaleur

Laissons le froid février

De l'ardeur
il nous en faut

de l'ardeur
et des couleurs

de l'ardeur
et de la chaleur

De l'ardeur 
oui de l'ardeur !!!

De l'art d'or

Didi


mercredi 7 février 2018

Boa des neiges


Hier,  j'ai croisé un boa des neiges
Tapit dans les arbres,
presque invisible,
Il se prélassait au soleil d'hiver

L'air de rien,
le nez en l'air, 
et mes pieds sur terre,
je l'ai laissé filer 

J'ai vu un boa des neiges de mes propres yeux !
J'en suis restée toute " Eboaïe " 

@Didi


dimanche 21 janvier 2018

Légende d'un dormeur éveillé Gaëlle Nohant

 


Robert Desnos a vécu mille vies – écrivain, critique de cinéma, chroniqueur radio, résistant de la première heure –, sans jamais se départir de sa soif de liberté. Pour raconter l’histoire extraordinaire de ce dormeur éveillé, Gaëlle Nohant épouse ses pas ; comme si elle avait écouté les battements de son cœur, s’était assise aux terrasses des cafés en compagnie d’Éluard ou de García Lorca, avait tressailli aux anathèmes d’André Breton, fumé l’opium avec Yvonne George, et dansé sur des rythmes endiablés au Bal Blomet aux côtés de Kiki et de Jean-Louis Barrault. S’identifiant à Youki, son grand amour, la romancière accompagne Desnos jusqu’au bout de la nuit.
Légende d’un dormeur éveillé révèle le héros irrésistible derrière le poète et ressuscite une époque incandescente et tumultueuse, des années folles à l’Occupation. Source Éditions Héloïse d'Ormesson
 Mon avis :

Ce livre je me le suis procurée lors de la fête du livre de Saint-Étienne où j'ai eu la chance d'échanger quelques mots avec l'auteure Gaëlle Nohant. 

Je ne l'avais encore jamais lu mais j'avais "La part des flammes" en version poche avec moi et j'ai pris "Légende d'un dormeur éveillé" pour lequel je ne lisais que du bien sur les blogs amis et de la part des babeliotiens.

J'ai donc mon exemplaire Didicacé et j'espère avoir le plaisir de recroiser Gaëlle Nohant puis lui dire tout le plaisir que j'ai eu à lire son livre.



Superbe, scintillant, libre ! Un roman magnifique pour ma première lecture de 2018 !

Gaëlle Nohant m'a comblé dans la découverte de cet homme que je ne connaissais pas. Uniquement par le nom de l'auteur de la poésie "La fourmi" que j'ai apprise à l'école primaire  et qui est toujours ancrée dans ma tête largement 30 ans plus tard.

Une fourmi de dix-huit mètres
Avec un chapeau sur la tête,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Une fourmi traînant un char
Plein de pingouins et de canards,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Eh ! Pourquoi pas ?
Robert DESNOS
Recueil : "Chantefables"

Gaëlle Nohant est née la même année que moi (1973) c'est sans doute par ce biais de cette poésie animalière que Robert Desnos est rentré dans sa vie. 

Si l'entrée dans ce livre fût un peu difficile  à la base je me suis très vite laissée guider par l'auteure et Robert Desnos dans le Paris des années 30. 

On en croise des célébrités, c'est un véritable foisonnement culturel. On se promène dans le Paris d'avant guerre dans le Paris de la nuit, dans le Paris des ateliers d'artistes des bars et autres cabarets .

Il y a un brassage joyeux et parfois mondain la nuit dans Paris.

Robert Desnos participe de ce mélange joyeux et se construit en poésie. 

Gaëlle Nohant est tombée amoureuse de ce poète, j'en suis persuadée !

L'auteur nous permet vraiment de découvrir cet homme dans cette période foisonnante et troublée nous plongeant ainsi au cœur de l'histoire  dans un milieu particulier. 

La seconde guerre mondiale va mettre à mal toutes les belles libertés prônées par les artistes de tout horizons.

Au nom de la liberté et fort de ses intimes convictions d'égalité entre les hommes Robert Desnos s'engagera dans la Résistance. Il en paiera le prix fort et sera déporté, il mourra le 8 juin 1945 à Terezin. 

" Le fracas du monde est entré dans sa poésie et l'a bousculée, abattant les murs de son souffle. Sa trajectoire libertaire à gagné en force en s'ouvrant à une fraternité possible."

La quatrième partie de ce livre est un véritable condensé émotionnel. Gaëlle Nohant prends dans cette partie la parole de Youki la principale muse et amour de Robert Desnos. Comme si l'horreur vécue par le poète ne pouvait pas engendrer de mots et pourtant le poète lui trouvera refuge dans la poésie. 

"Pour le reste je trouve un abri dans la poésie. Elle est vraiment le cheval qui court au dessus des montagnes."
 Gaëlle Nohant dit : "Écrire ce roman tenait du numéro de funambule, il fallait demeurer sur le fil ténu de la fiction tout en demeurant la plus fidèle possible à la vérité de l'histoire et des vies de tous les protagonistes. Inventer entre les clous, remplir les blancs, rejoindre la vérité par le biais de la fiction, ou en tout cas une vérité possible. Ce Robert Desnos est le mien, il ne saurait se substituer au vrai ni en épuiser le richesse, mais je veux croire qu'il lui ressemble."

et bien moi je dis Bravo, je trouve votre numéro de funambule absolument réussi. Il m'a permis de rencontrer un homme bon et un poète généreux et libre qui a toute mon admiration. 

Avec respect pour cette homme vous avez su lui redonner la parole, le refaire vivre auprès de vos lecteurs. Un portrait magnifique et scintillant ! 

" Légende d'un dormeur éveillé " est un livre qui restera en moi longtemps. 
J'ai fait là une très belle rencontre avec cet homme, 
ce poète doué pour vivre et pour aimer 
que vous m'avez fait aimer à mon tour. 
Un homme éperdu de liberté, d'amour et d'amitié. 
Un poète qui fait danser les mots pour couvrir les maux !   
Un homme bon et généreux.


Merci Gaëlle Nohant, oui sincèrement merci pour cette belle rencontre.
Je lui laisse la parole avec cette splendide poésie.
 

Non l’amour n’est pas mort

Non, l’amour n’est pas mort en ce cœur et ces yeux et cette bouche
qui proclamait ses funérailles commencées.
Écoutez, j’en ai assez du pittoresque et des couleurs et du charme.
J’aime l’amour, sa tendresse et sa cruauté.
Mon amour n’a qu’un seul nom, qu’une seule forme.
Tout passe. Des bouches se collent à cette bouche.
Mon amour n’a qu’un nom, qu’une seule forme.
Et si quelque jour tu t’en souviens
Ô toi, forme et nom de mon amour,
Un jour sur la mer entre l’Amérique et l’Europe,
À l’heure où le rayon final du soleil se réverbère sur la surface ondulée des vagues,
ou bien une nuit d’orage sous un arbre dans la campagne,
ou dans une rapide automobile,
Un matin de printemps boulevard Malesherbes,
Un jour de pluie,
À l’aube avant de te coucher,
Dis-toi, je l’ordonne à ton fantôme familier, que je fus seul à t’aimer davantage
et qu’il est dommage que tu ne l’aies pas connu.
Dis-toi qu’il ne faut pas regretter les choses : Ronsard avant moi
et Baudelaire ont chanté le regret des vieilles et des mortes
qui méprisèrent le plus pur amour.
Toi quand tu seras morte
Tu seras belle et toujours désirable.
Je serai mort déjà, enclos tout entier en ton corps immortel, en ton image étonnante
présente à jamais parmi les merveilles perpétuelles de la vie et de l’éternité,
mais si je vis
Ta voix et son accent, ton regard et ses rayons,
L’odeur de toi et celle de tes cheveux et beaucoup d’autres choses encore vivront en moi,
Et moi qui ne suis ni Ronsard ni Baudelaire,
Moi qui suis Robert Desnos et qui pour t’avoir connue et aimée,
Les vaux bien ;
Moi qui suis Robert Desnos, pour t’aimer
Et qui ne veux pas attacher d’autre réputation à ma mémoire sur la terre méprisable.




Ce livre me permet de valider ma 2ème participation 
au Challenge Pavé 2018 sur Babelio ! 
Niveau Fillette atteint !