jeudi 11 août 2022

Arbres guérisseurs du corps, du cœur et de l'esprit Florence Laporte

 


Chère lectrice, cher lecteur, si ce livre est maintenant entre vos mains et que vous lisez ces lignes, c'est sans doute que les arbres de la forêt ont choisi de vous faire un petit clin d'oeil.
À travers ce livre, Florence Laporte vous invite à la (re)découverte des arbres, formidable ressource pour nourrir l'esprit et prendre soin du corps et du coeur. Elle vous propose de vous connecter à leur énergie afin de retrouver l'harmonie intérieure grâce à leurs multiples bienfaits.
Aubépine, bouleau, châtaignier, chêne, épicéa, frêne,hêtre,noisetier, pommier, tilleuil... partez à la rencontre de chaque arbre, de ses caractéristiques, croyances, symboles et autres anecdotes. Prenez conscience de son pouvoir guérisseur via les nombreuses pratiques traditionnelles de guérison par les plantes. Et créez un moment privilégié avec lui grâce aux exercices, méditations et autres fabrications qui vous permettront de développer une approche méditative et sensorielle.
Pour qui sait ouvrir son coeur et le regarder autrement, l'arbre nous montre le chemin, il a toujours quelque chose à nous enseigner. SOURCE RUSTICA EDITIONS 


Mon avis : 

Un livre sur mes amis les arbres, les arbres qui subissent en cet été caniculaire des incendies ravageurs et le manque d'eau effrayant. Un été meurtrier qui me rend plus que triste et inquiète. Nos arbres sont sources de vie je les ai toujours adulés. 

J'ai coché ce livre par curiosité comme toujours pour la masse critique Non fiction de chez Babelio. 

Ce livre je l'ai lu et consulté avec d'autres lectures cet été (lectures dont je n'ai pas parlé comme des vacances de blog). 

Ce livre est de Florence Laporte, elle est guide nature et membre de l'OBOD (ordre des Bardes, Ovates et Druides) rien que l'appellation me fait rêver.

On peut la retrouver comme il est indiqué dans le livre sur le site :

www.natureetabondance.fr

Toutes les formations et stages me font très envie ... Ce n'est hélas pas à côté de chez moi

Son livre se compose de deux grandes parties :

- Accueillir  l'énergie des arbres 

- A la rencontre des arbres qui nous entourent 

Sylvothérapie, pouvoirs guérisseurs, théorie des signatures, j'ai beaucoup aimé ce que l'auteur nous rappelle dans les liens que les hommes et les arbres peuvent et doivent avoir.

Comme pour beaucoup de choses dans  les rapports nature/humain, l'homme a trop souvent pris ce que la nature lui mettait à disposition, se servant sans scrupule et ne rendant rien ...!

Ce que j'ai aimé là, c'est que l'auteure nous rappelle que le lien doit être réciproque et que l'on doit respecter les arbres pour tout ce qu'ils nous apportent !

J'adore me promener en forêt, rien que les odeurs qui s'en dégagent sont une source de bienfaits, sans compter le spectacle majestueux que les arbres nous offrent : véritable spectacle multi sensoriel : sons lumières et odeurs !!!

L'auteure nous donne dans ce livre des pistes pour des exercices en lien avec les arbres et leurs différents pouvoirs guérisseurs.

Certains exercices proposés de mises en lien peuvent paraitre un peu "compliqués" à réaliser... Enfin pas compliqués, mais de les faire, implique de se l'autoriser sans se préoccuper de l'image des autres. 

Je m'explique, entrer en lien avec un arbre, je le fais, mais je n'ai jamais osé vraiment passer du temps avec un en particulier, car les fois où je l'ai fait j'ai eu des moqueries, pas facile de passer outre les préjugés des autres …

C'est bien dommage, me direz-vous, mais je ne vais pas me contraindre et je vais continuer à me promener en forêts, à caresser les écorces, à les admirer, à les dessiner, à récolter feuilles, fruits et autres cadeaux qu'ils peuvent nous faire. 

D'ailleurs avec toutes les recettes présentes dans ce livre il y a tant de choses possibles !


Forêt de chênes verts Pointe du Payrée Vendée juillet 


J'essaye aussi de savoir de plus en plus identifier les différents arbres que je rencontre et la deuxième partie du livre en présentant une fiche d'identité et un paragraphe : "Comment le reconnaitre" pour 10 arbres les plus présents dans nos forêts va m'aider à l'avenir dans cette identification.

Le frêne identifié grâce au livre !

D'autant qu'il y a de belles photographies portraits des arbres et que le livre est de belle qualité, souple et solide à la fois et avec la couverture qui se replie à l'avant et à l'arrière.



Des informations précieuses et anciennes, des citations, des recettes, des exercices. 

Ce livre est très complet et me permettra de piocher de ci de là des informations et des idées pour me connecter encore plus à mes amis les arbres.

Merci à Babelio et merci aux Editions Rustica 

pour ce sympathique cadeau mettant en avant les arbres 

et leurs éternelles sources de bienfaits !

Quant à vous tenez vous à l'ombre 

pour lire ou vous reposer,

 si ce n'est au frais… 

Prenez soin de la nature qui vous entoure et ainsi de vous !

Didi @été 2022


"Cherche un arbre et laisse-lui t'apprendre le calme" Eckhart Tolle






dimanche 31 juillet 2022

The last Hanna Jameson


Jon pensait avoir largement le temps de répondre au dernier SMS de sa femme. Mais alors qu’il prend son petit-déjeuner dans le hall de l’Hôtel Sixième en Suisse après une conférence, le monde se rappelle à lui avec d’atroces nouvelles. Washington DC a été effacée par une bombe nucléaire. Plus de nouvelles de New York. Londres s’est éteinte. Berlin aussi. Voilà ce qu’il a le temps de comprendre avant que les médias et les réseaux sociaux soient coupés à leur tour. Avant que le ciel se couvre de nuages oranges. Deux mois plus tard, ils sont vingt survivants réfugiés dans cet hôtel connu pour son histoire teintée de suicides et de meurtres. Jon et ses compagnons d’infortune essaient de maintenir un semblant de quotidien. Jusqu’au jour où ils découvrent le corps d’une petite fille. Les provisions s’amenuisent, les tensions s’affutent. Et si finalement le danger n’était pas à l’extérieur ? Source Edition Marabout

 


Mon avis :

Ce livre est conçu comme un journal de bord écrit par un des protagoniste de cette histoire, Jon.

Il fait parti des survivants réfugiés dans un hôtel.

La fin du monde est due à des attaques nucléaires qui ont touchées de très nombreux pays… On n'en saura pas vraiment plus au bout du compte…

La vingtaine de survivants se retrouve isolée dans cet hôtel en pleine nature.

Ils sont donc coincés ici et essayent de vivre avec ce qui leur reste (les réserves de l'hôtel et leurs expéditions à l'extérieur) avec ce ciel toujours sombre et le soleil presque disparu.

Jon était en colloque dans cet hôtel, il n'a pas tenté de fuir le jour J, comme la plupart (il ne reste qu'une vingtaine de personnes à l'hôtel), lors de l'annonce des attaques nucléaires et avant que tous les moyens de communication ne soient plus disponibles.

Les survivants sont plongés dans un état particulier de sidération. Jon, lui, pour s'occuper décide d'écrire le carnet de vie après le jour des catastrophes et ainsi d'interviewer les personnes étant restées comme lui dans l'hôtel.

Son attention va particulièrement se focaliser sur une petite fille retrouvée morte dans le réservoir d'eau de l'hôtel.

Ainsi, au milieu de toutes ces anormalités Jon va tenter de faire la lumière sur cette mort.

Ce roman mixe beaucoup de thématiques, trop sans doute : la fin du monde, la survie, le huis clos, l'enquête, la vie intime de Jon...

Ce que j'ai préféré ce situe au milieu du roman quand les survivants créent un microcosme avec toutes des nouvelles règles et que ces règles sociétales s'installent avec l'exacerbation des caractères de chacun.

" J'avais sous estimé jusqu'à là à quel point les gens souhaitent éviter tout conflit, même pendant une crise, car je m'étais attendu à ce que plus de personnes s'opposent au résultat. Mais non. Le débat et le vote avaient été réglés en une vingtaine de minutes. Je n'étais pas sur que c'était positif. La taille de notre groupe facilitait peut-être la prise de ce genre de décision. Après tout, la démocratie ne fonctionne que pour de petit groupes comme l'était le nôtre. L'espace d'un instant, je m'étais dit que j'aurais adoré raconter cet épisode à mes collègues du département des sciences politiques. Nous avions tous écrit des papiers sur la démocratie au cours de nos carrières respectives et j'étais à présent témoin d'une application pratique de nos théories."

L'enquête quant a elle, n'est qu'un prétexte et d'ailleurs sa résolution ne m'a pas du tout convaincue.

L'auteure expédie certains épisodes, qui à mon avis nécessitaient plus d'attention. En venir à tuer des hommes ce n'est pas rien quand même ?

De plus, j'ai eu du mal à différencier certains personnages et de comprendre les liens entretenus entre eux.

Vous l'aurez compris, je n'ai pas aimé de façon égale les différentes parties de ce livre.

C'est bien la mise en place d'une micro société, avec ce huis clos en mode de survie qui m'a le plus attirée. Celle, où l'auteure arrive à nous dresser des portraits psychologiques intéressants dans une micro société qui s'installe.

Pour ce qui est de l'enquête, et de certains personnages trop flous, je n'ai pas vraiment adhérée.

Une lecture qui a manqué pour moi de liant mais qui a eu quelques fulgurances intéressantes.

Je remercie mon cher Babelio qui m'a proposé et offert cette lecture 

grâce à une masse critique particulière 

Je m'excuse encore pour le retard ( de 6 jours) dans l'édition de mon billet 

J'étais en mode déconnectée pour mes vacances ! 

Quant à vous, et bien j'espère que vous passez un bel été pas trop chaud,

 à l'ombre pour lire avec une bonne boisson fraîche ! 


tous les livres sur Babelio.com

dimanche 19 juin 2022

Patatours Diàna Nagy et Alice Brière-Haquet

 


Il suffit d’un nuage et d’une idée qui passe. Et puis d’un peu de pluie pour la faire grandir. Un coup de vent, follement, les forme et les déforme. Tous différents. Le soleil se lève, sa caresse les réveille. Allons les amis, faisons vite… le monde est si grand et il nous attend !

Et voici le héros et toutes ses petites créatures partis, à la découverte du monde. Mais le sac a un accroc, et les patatanimaux se faufilent hors de ce dernier. Mais où est passé Patatours rayé ? La recherche du petit ours sera l’occasion pour tous de trouver leur place dans le monde… SOURCE EDITIONS MeMo

Mon petit avis de grande lectrice :

Patatours est un bel album tout de bleu vêtu, qui parle de création, de nature, de différence.

Emprunt d'une belle poésie, il nous emmène à la recherche de ce petit Patatours perdu.

Le graphisme est très rond, tendre, numérique (ce que je n'aime pas toujours avec mes yeux d'adulte presque quinqua...) 

C'est simple et délicat et la nature prend vie dans les pages avec tous les petits patatanimaux tout mignons.

"Chacun peut créer un monde à son idée " c'est une belle philosophie. 

J'ai hâte de faire découvrir cet album à ma petite nièce Luna qui est pile dans l'âge pour découvrir et aimer celui-ci. Elle a déjà bientôt 3 ans !

Merci aux Editions MeMo et aussi à Babelio 

pour cette lecture offerte 

à offrir aux tout petits  ♥

 


tous les livres sur Babelio.com

lundi 6 juin 2022

Route One Michel Moutot

 


À l'aube du XXe siècle, des hommes intrépides bâtissent la mythique route One, balcon sur l'océan Pacifique qui longe la côte ouest des États-Unis, de la Californie du Sud aux confins du Canada. Mais le destin du jeune ingénieur chargé de tracer la voie sur ces terres sauvages va croiser celui du dernier grand propriétaire terrien de Big Sur, mormon polygame à la fortune mystérieuse, prêt à empêcher toute intrusion dans son domaine et préserver ses secrets.
La construction de la route One, c'est aussi la parabole de la fin d'un monde, poussé dans les oubliettes de l'Histoire par un autre. Le XXe siècle et ses machines rugissantes remplacent le XIXe siècle, la pelle mécanique chasse le grizzly. À l'autre bout de l'Amérique, la dernière route part à l'assaut des falaises du Pacifique et met le point final à la conquête de l'Ouest. SOURCE 

Mon avis :

Cette lecture je l'ai faite grâce à une masse critique privilégiée de mon cher Babelio. 

Merci à l'équipe de Babelio et aux éditions Seuil.

De Michel Moutot, j'avais déjà lu "Ciel d'acier" qui comme dans "Route One" s'attachait à nous présenter les hommes qui ont été des bâtisseurs.

Dans "Ciel d'acier" se sont des grattes ciel et dans le second, des routes, ponts, barrages et autres constructions. Avec essentiellement, la Route One au bord de l'océan pacifique. 

Michel Moutot est journaliste et en on ressent immédiatement cette touche journalistique dans ses écrits. 

Il décrit parfaitement les étapes de la construction de cette route et de toutes les autres constructions que le progrès exige.

J'ai apprécié découvrir la vie des bâtisseurs à cette époque là, c'est très réaliste et on est presque dans le documentaire, on apprend plein de choses (les premières pelleteuses, les casques, les différents outils, les conditions de travail, la misère et l'exploitation... )

Michel Moutot, nous invite aussi, à observer les Mormons dans le ranch de Big Sur et nous informe ainsi sur les installations de cette communauté à l'ouest des USA et sur les différentes pratiques de celle-ci.

Miche Moutot fait là, un véritable travail d'historien comme pour "Ciel d'acier " et j'imagine d'ailleurs ces autres livres.

Mais voilà, il m'a manqué un souffle aventureux que la jaquette me laissait présager "L'aventure au bout de la route". Oui, pour ma part j'ai apprécié cette lecture mais je n'ai pas réussi à m'accrocher aux personnages qui pourtant avaient de forts potentiels.

Michel Moutot n'a pas creusé assez, selon moi, ses différents personnages. Il a rendu certain passage très, trop distanciés. Certaines scènes méritaient plus de sentiments ... La mort de la mère de Wilbur, son premier amour ... 

J'aurais adoré que la personnalité de Wilbur se développe davantage dans tous ces impressions et sentiments. Qu'il soit au cœur du chantier, mais aussi de sa vie d'homme et de fils. 

Si l'auteur semble enfin s'autoriser à un peu plus de "romanesque" dans le livre, j'ai trouvé vraiment dommage que ça n'arrive que vraiment trop tard (au dernier tiers du livre).

Dommage vraiment les différents personnages auraient gagné en profondeur en étant directement en lien beaucoup plus tôt.

Wilbur avait un haut potentiel aventureux et sentimental qui aurait pu allègrement s'insérer dans une belle description historique de tous les bâtisseurs de cette Route One et de ce farwest du 20ème siècle.

Alors non, je ne suis pas adepte des trucs à l'eau de rose, gnangnan hein, mais juste que les personnages évoluent dans leurs petites histoires au sein de la grande Histoire. Il manquait un tout petit supplément d'âmes aux personnages. Dommage.

Je ne suis jamais allée aux USA mais il est certain que l'ouest des états unis est pour moi La destination rêvée. 

Merci à l'auteur de m'avoir propulsé dans le temps sur cette fameuse mythique côte ouest et de m'avoir fait vivre cette conquête de l'ouest finale 

et merci encore à Babelio pour ce sympathique cadeau !



" Devant le tracé de la route One entre Monterey et San Luis Obispo sur un plan de trois mètres de long déplié sur une table de travail, l'entrepreneur décrit avec exaltation "l'œuvre pionnière" que son entreprise a l'honneur de mener à bien, "le point final à l'histoire de la conquête de l'Ouest", "un balcon sur l'océan unique au monde", "la plus belle route d'Amérique" que des automobilistes viendront parcourir de tout le pays, et au-delà. Les paysages sont extraordinaires, c'est un privilège de faire partie des hommes qui vont les révéler au monde. Il ne dissimule pas les difficultés de la tâche, au premier rang desquelles les risques d'éboulement et les glissements de terrain. "

tous les livres sur Babelio.com

mercredi 11 mai 2022

Je chante et la montagne danse Irene Solà

 


Dans un village perché en haut des Pyrénées, on conserve la mémoire des drames familiaux, des persécutions guidées par l’ignorance, des exécutions sommaires de la guerre civile. Mais rien, jamais, ne vient altérer la profonde beauté du lieu, terre propice à l’imagination, à la poésie, aux histoires transmises de génération en génération.

Chaque voix raconte : d’abord les nuages et l’éclair qui foudroya Domènec, le paysan poète. Puis Dolceta, qui ne peut s’empêcher de rire lorsqu’elle se rappelle avoir été pendue pour sorcellerie. Sió, qui dut s’occuper seule de ses deux enfants. Puis les trompettes de la mort qui annoncent l’immuabilité du cycle de la vie. Le chevreuil, l’ours, la femme amoureuse, l’homme blessé par balle, et les autres.

Dans ce lieu hors du temps, amitiés, mariages, deuils, naissances s’entrelacent au fil des saisons.

Ode à la puissance de la nature, Je chante et la montagne danse mêle les légendes et le folklore catalans aux histoires bien réelles de ceux qui habitent ce lieu protégé par ses montagnes. Aussi limpide que poétique, la langue d’Irene Solà est un doux murmure qui enveloppe, transporte et résonne longtemps.

SOURCE ROMAN SEUIL 

Mon avis :

Les Pyrénées sublimes montagnes, nous enchantent et nous ensorcellent sous la plume d'Irene Solà.

"Je chante et la montagne danse" nous immerge dans ces montagnes, avec leur histoire, leurs richesses, leurs rudesses.

Le livre nous invite à découvrir les habitants de ces montagnes, ceux qui s'y accrochent et vivent dans ce lieu si beau et si aussi si dure .

On découvre leurs histoires, à ces gens d'ici, ces gens du haut, qui vivent dans un lieu magnifique. 

La nature sauvage qui règne dans les montagnes guide sa loi et sait offrir tant de belles choses.

Irene Solà nous offre un récit envoutant, onirique, poétique, où les saisons et le temps entrelacent les histoires.

Irene Solà va invoquer les dones d'aigua, les sorcières, des figures mythologiques. Ces dames de l'eau sont aussi des guérisseuses.

Elle invoque même La Montagne qui prend la parole dans le chapitre intitulé "Le choc".

La vie d'une montagne est si longue, qu'elle replace très facilement la vie des hommes dans une dimension très éphémère.

Elle fait parler aussi parler les animaux : chien, ours.

Irene Solà, nous offre de l'originalité dans son récit.

Dans ce livre il y a des deuils, de ceux qui bousculent la vie de ceux qui restent (une femme, un ami, une sœur, des enfants…).

Il y a toujours là, la montagne, qui donne mais peut tout prendre aussi et la folie des hommes.

Je suis friande des récits mêlant poésie, mythologie, légendes et histoires humaines au cœur de paysages façonnant les êtres, ainsi cette masse critique privilégiée a été pour moi une vraie belle découverte. J'ai trouvé l'écriture inventive.

J'ai pensé aussi à l'écriture de Jón Kalman Stefánsson, cet écrivain que j'aime beaucoup c'est une bonne référence pour moi.

L'histoire n'est pas linéaire et on peut ne pas aimer, ce n'est pas mon cas.

Cette belle lecture résonnera longtemps en moi. C'est une ode magnifique faite aux montagnes des Pyrénées. Ces montagnes qui ont su ravir mon cœur ♥ 

Je chante la lune quand elle est pleine,

croc rond de la nuit aimable,

chatte pleine.

Je chante la rivière gelée,

compagne de mon âme,

comme une veine, comme une larme.

Je chante la forêt généreuse, 

pleine de poissons, de lièvres, de ceps.

Je chante les jours magnanimes, 

la brise d'été, la brise d'hiver,

les matins, les soirs, 

la pluie ténue, la pluie rageuse. 

Je chante la pente, le sommet, le pré,

les orties, l'églantier, la ronce.

Je chante comme on fait son jardin, 

comme on coupe une planche, 

comme on bâtit une maison, 

comme on grimpe une colline, 

comme on mange une noix, 

comme on fait de la braie.

Comme Dieu créant les animaux et les plantes.

Je chante et la montagne danse.

Le livre est très joli avec sa couverture qui montre une partie de l'illustration de Joseph Anton Koch 1796. Mais en faisant quelques recherches, je me rends compte qu'il n'y a aucun rapport avec les Pyrénées car il s'agit d'une chute d'eau dans les hautes terres de Berne, le peintre est autrichien. Enfin, ce genre de cascade existe dans les Pyrénées...

Cette masse critique privilégiée était une très belle lecture 

et je remercie Babelio et les éditions Seuil pour ce cadeau !

Ce livre vous le trouverez dans vos librairies ce vendredi 13 mai 2022.

Alors n'hésitez pas à offrir ou/et à vous offrir ce beau livre !


" La poésie doit être libre comme le rossignol. 

Comme le matin. Comme l'air léger du soir."



vendredi 29 avril 2022

La vague arrêtée Juan Carlos Méndes Guédez

 


Magdalena a quitté le Venezuela pour Madrid, elle est devenue une enquêtrice réputée, tout va bien pour elle, à l’exception d’un amant envahissant et indiscret. On lui propose une nouvelle affaire : un homme politique madrilène lui demande de retrouver sa fille et de la lui ramener, elle aurait été enlevée et retenue à Caracas.

Magdalena est sûre de ses compétences et elle a une arme secrète : des dons que lui a accordés María Lionza, la déesse guerrière vénézuélienne, bref elle est un peu sorcière et a des intuitions salvatrices. Mais rien ne va se passer comme prévu, sa magie est intermittente et Caracas, la ville la plus dangereuse du monde, a beaucoup changé.

De surprise en surprise, nous allons nous plonger dans une ville en crise et être confrontés à sa faune dangereuse. Un thriller palpitant avec une détective unique en son genre. SOURCE Métailié Noir 



Lecture de "La vague arrêtée" de Juan Méndez Guédez grâce à Babelio et les éditions Métailié Noir lors de la Masse Critique mauvais genre du 9 mars 2022.

En m'excusant pour le retard dans l'édition de mon avis 😇. Retard dû, non pas à ma vitesse de lecture, car j'ai englouti ce livre, mais j'ai été bousculée par mon séjour en Italie qui m'a accaparé loin du net.

Ce livre est un excellent polar vénézuélien. J'ai passé ma lecture au côté de la très "femme" Magdalena.

Avec ses dons de sorcière donnés par la Déesse Marià Lionza, Magdalena travaille comme enquêtrice indépendante. Elle est recrutée par un homme politique madrilène qui souhaite retrouver sa fille qui ne donne plus signe de vie depuis Caracas où elle est partie.

Ah Magdalena !!! C'est tout un personnage et si on suit son enquête avec intérêt pour retrouver Begonà dans les méandres tortueuses de la ville de Caracas, c'est bien elle qui a accaparé toute mon attention.

Une maîtresse femme, jouissant de dons capricieux, nous plongeant dans ce côté irrationnel qui est très présent dans la vie des Vénézuéliens.

Elle n'a pas froid aux yeux Magdalena et elle prend en général tout ce qui lui fait envie. Elle se l'offre. 

Elle attire les hommes et pas que, elle prend quand elle en a envie. Elle est sacrément "couillue" Magdalena ! Une vraie guerrière, un fort personnage féminin crée par Juan Méndez Guédez.

"Magdalena avait fait de la patience et la lecteur un art. Elle avait couché deux fois avec des hommes magnifiques mais souffrant d'éjaculation précoce ; elle était parvenue à leur enseigner l'art de la lenteur et de l'attente, et surtout, elle leur avait appris le trucs des tables de multiplication. Chaque fois qu'elle voyait qu'ils étaient sur le point d'éjaculer, elle leur murmurait à l'oreille : "Doucement, doucement, pense aux tables de multiplication ; récite-les dans ta tête sans t'arrêter, pense à la table de 9, et puis celle de 1, et encore celle de 9, et à celle de 1, et ainsi de suite..."

J'ai vous pouvez le constater, adoré ce personnage. 

Magdalena est Vénézuélienne et elle revient grâce ou à cause de son enquête à Caracas, ville de sa jeunesse. 

Caracas est un autre personnage de ce roman, tant elle est troublante et inquiétante.

L'enquête que mène Magdalena, nous plonge dans tout un imbroglio.

Si on se perd un peu dans toutes les parties : espionnages, contre-espionnages, politique de tout bord, groupes activistes, militaires, paramilitaires, on suit sans se poser de question notre enquêtrice de chic et de choc.

Une bonne lecture, trépidante que j'ai apprécié surtout grâce à son héroïne : Magdalena.

Elle est la force de ce roman, elle le porte à bout de bras. Elle nous embarque dans son univers pour notre plus grand plaisir. 

Un roman mettant le Venezuela en avant, mais pas pour une version touristique de sa découverte.  

Magdalena est déçue de ne pas retrouver le Caracas de son enfance et de son adolescence et de ses pas de jeune adulte. Le pays est à terre, victime de hautes violences, de comportements extrêmes, de corruption...

"Impossible de retourner à la ville que l'on avait aimée. les villes partaient avec vous. Y retourner, c'était retrouver la photocopie froissée de ce qu'on avait aimé un jour."

Merci à l'auteur, pour cette lecture trépidante et pour la création de cette Femme qui a su me conquérir et que j'ai pris plaisir à suivre dans Caracas au milieu des dangers multiples et des hommes de sa vie et/ou de passage.

N'ayez pas froid aux yeux amis lecteurs ! Foncez dans ce chaud Caracas

 en compagnie de la chaude Magdalena 

et des forces puissantes de Marià Lionza ! 

Merci à Babelio et aux Editions Métailié Noir !



dimanche 10 avril 2022

Le sens de nos pas Claire Norton


« À tous nos grands-parents qui nous ont tant de fois rebattu les oreilles de :
‘‘Tu verras, quand tu seras grand(e) ...’’,
‘‘Tu verras, quand tu auras mon âge...’’,
et dont les paroles prennent de plus en plus de sens au fur et à mesure que nous marchons dans leurs pas... »
Claire Norton


Rien n’aurait dû réunir Auguste, quatre-vingt-cinq ans, et Philomène, quinze ans.
Pourtant, la quête que le vieil homme et la jeune fille vont entreprendre ensemble et loin de chez eux se révélera le plus précieux cadeau que la vie pouvait leur réserver, à l’un comme à l’autre. SOURCE Lisez !

Grâce à Babelio et les Editions Robert Laffont j'ai lu "Le sens de nos pas" de Claire Norton en épreuves non corrigées.

Une sympathique Masse critique particulière de chez Babelio, avec une petite demande particulière supplémentaire, que j'ai pris plaisir à respecter dotant que le livre sera en librairie le 7 avril 2022... Une bonne date pour une naissance ;-)

          Attention, si vous acceptez toujours de recevoir le livre, merci de lire ceci :

Nous réaliserons fin mars avec Claire Norton une vidéo Entre les pages, un format que vous pouvez découvrir ici, pour lequel nous avons besoin de vous. Vous devrez effectivement, en plus de votre critiquem’envoyer à la fin de votre lecture une ou plusieurs questions liées au livre. Que ce soit des questions à poser à l’autrice sur son univers, ses sujets, sa manière d’écrire, etc. Le jour du tournage, elle en piochera certaines que nous aurons glissées dans le roman et y répondra tour à tour en vidéo.

Pouvez-vous me confirmer que vous avez bien lu cette demande ?

Par avance, merci pour votre aide !

 Remarque : veuillez bien noter également que vous allez recevoir les « épreuves non corrigées du roman ». Ne soyez donc pas surpris de recevoir une version non définitive du livre (sans couverture finale, avec quelques éventuelles coquilles, et marquée « Épreuves non corrigées » dessus). Vous recevrez ensuite un exemplaire « normal » du roman, à sa parution, début avril !

 

Mes questions :

- Claire Norton avait-elle une idée précise du lectorat qu'elle souhaitait "toucher" avec son livre ? N'a-t-elle pas hésité à se tourner vers un lectorat jeunesse ? (en effet je trouve que le livre est à la fois un livre sur et pour la jeunesse mais aussi, pas tant que ça en traitant du sujet de l'euthanasie et de la vieillesse également )

- L'auteure souhaitait-elle délivrer un message précis quant à la législation de l'euthanasie en France ? ( et plus indiscret de ma part, a-t-elle vécu des situations difficiles où cette question délicate est venue).

Merci Nathan pour tout le travail que vous réalisez chez Babelio !

Amicalement blog.

Didili

Mon avis : 

Cette lecture fait la part belle aux bons sentiments.

J'ai oscillé entre douceurs et agacements avec cette lecture ! Entre complicité et rupture.

Ce que j'ai apprécié dans ce livre, c'est le mélange des générations et la belle complicité entre Auguste et Philomène qui naît dans le livre petit à petit. Dans ce qu'ils s'apportent l'un et l'autre sans forcément le vouloir, dans leur belle association par la force des choses.

Les deux personnages principaux sont en effet, à des âges très différents. Auguste est en fin de vie et Philomène au début de la sienne.

" C'est merveilleux, Auguste ! Je crois que je n'ai jamais rien vu d'aussi beau de toute ma vie ! Rien de surprenant, sa vie ne faisait que commencer…"

"Bien sûr, à quatre-vingt-cinq ans, la peur de la mort faisait partie de chaque instant du quotidien. Auguste n'échappait pas à cette fatalité. Il avait ainsi appris à ne plus agir en fonction de ses capacités, mais de ses craintes : celle d'une mauvaise chute, d'une agression, et plus encore celle de tomber dans l'oubli. Vieillir lui avait enseigné la fragilité. Il découvrait aujourd'hui la vulnérabilité. La différence, de l'un à l'autre, résidant dans le degré de dépendance."

La mort s'invite dans ce roman. La mort dans ce qu'elle a de plus dure et imprévu, avec l'accident mortel qui fauche la mère de Philomène mais aussi dans ce qu'elle a d'inexorable,  quand la vieillesse est là et la maladie aussi.

Ce que j'ai moins aimé dans ce livre, ce sont les personnages secondaires très caricaturaux :

L'histoire d'amour d'Aurore ( personnage que je vous laisse découvrir) est tellement caricaturale … Et celle des retrouvailles avec l'ami d'enfance d'Auguste...Et la belle fille puante… 

Il y a néanmoins une belle réflexion sur la fin de vie qui émerge dans ce roman.

Même si les thèmes de la mort et de l'euthanasie rodent dans ce roman, autour des gens et bien, je le classe dans la catégorie feel good.

De plus, je trouve que ce roman se prêterait volontiers à un lectorat jeunesse…

Enfin presque, car la jeunesse n'est pas encore à se poser la question d'avoir à choisir de sa fin de vie alors… 

Pourtant quand Auguste et Philomène partagent des instants de vie, des expériences c'est très riche et j'ai aimé ces échanges de points de vue. 

Pour résumé mon avis sur ce livre et bien je dirais que j'ai vraiment oscillé entre des sentiments divers  et sans n'avoir pas du tout aimé, je n'ai pas adoré non plus. 

Un sentiment mitigé, mais quelques bons moments et une complicité intergénérationnelle agréable entre deux personnages qui me sont apparus attachants et attachés l'un et l'autre.

Et un beau regard sur la vie et le temps qui passe trop vite ! 

Merci Babelio ♥ et les Editions Robert Laffont 

Merci d'avoir fêté par ce partenariat, mon anniversaire !


" Vieillir, c'est beau lorsqu'on n'oublie pas que chaque jour qui nous est offert est une chance de profiter des plaisirs de la vie, ou encore des gens que l'on aime. De goûter et se délecter de chacun de ces instants en prenant conscience de a chance que l'on a … Mais pour s'en rendre compte, il faudrait en avoir conscience en permanence du temps qui passe, vite, si vite… " 



 "- Finalement, nous sommes dans le même bateau. Cela devrait te faire plaisir ! 

- Non, parce que nous appartenons à des saisons différentes. Tu vois ce peuplier ? Toi tu es la jeune pousse qui s'accrochera à sa branche. Le vent peut souffler, tu n'en est qu'au printemps  et tu es solide. Lorsque tu grandiras, tu seras comme les feuilles de cet arbre : bien verte, belle, grande, forte. Les feuilles auront jauni lorsque l'été passera le relais à la saison suivante. La feuille marbrée de l'automne sera fragile, moins résistante au vent. Parfois, la moindre bourrasque la fera chuter.

- C'est toi ça ? 

Il laissa échapper un petit rire étouffé.

- Pour moi cela fait bien longtemps que la fin de l'automne est arrivée. Je fais partie de ces rares feuilles qui ont réussi, Dieu sait par quel moyen, à rester accrochées à l'arbre. Mais la feuille nervurée et transparente de l'hiver est très fragile... 

La vidéo en ligne ! Merci Babelio, merci Claire Norton !


Bonjour Didili,

Vous avez participé le mois dernier à la Masse Critique Le Sens de nos pas et proposé des questions pour notre vidéo avec Claire Norton. J’espère que le livre vous a plu !

Si jamais vous ne l’avez pas déjà vue, je vous propose de visionner l’interview-vidéo de l’autrice. Merci encore pour vos très nombreuses questions, parmi lesquelles nous avons malheureusement dû faire un choix !

Voici la vidéo : 

https://www.youtube.com/watch?v=N61kKb9p3bo&list=PL5x35nQ1aXL8E90UeuPpaLbUVOoSeMB4w&index=3

Je me tiens à votre disposition si vous avez des questions ou remarques,

Belle journée et à bientôt,

Nathan Lévêque

 Le sens de nos pas par Claire Norton

tous les livres sur Babelio.com

dimanche 20 mars 2022

Un long, si long après-midi Inga Vesper

 


Dans un quartier riche et ensoleillé de Los Angeles, tout semble parfait. Mais la perfection n’existe pas, et là où il y a soleil, il y a ombre.

Secrets et tragédies se cachent à chaque coin de rue.

Dans une veine qui rappelle La Couleur des sentiments ou Desperate Housewives, Un long, si long après-midi est un premier roman époustouflant au cœur d’une Amérique asphyxiée par son sexisme et son racisme ordinaires.

« Hier, j’ai embrassé mon mari pour la dernière fois. Il ne le sait pas, bien-sûr. Pas encore. En réalité, j’ai du mal à y croire moi-même. Pourtant, quand je me suis réveillée ce matin, j’ai su que c’était vrai. »

C’est l’été 1959, les pelouses bien taillées de Sunnylakes, en Californie, cuisent sous le soleil. Dans la chaleur étouffante d’une trop longue après-midi, Joyce, une mère de famille comme on en rencontre dans les belles histoires du rêve américain, s’ennuie. Ses enfants crient, son mari va bientôt rentrer, les minutes rampent comme des limaces.

C’est l’été 1959 et Ruby, la femme de ménage de Joyce, rejoint la maison où elle doit effectuer ses dernières heures de travail de la journée. Mais Joyce a disparu et ne subsiste plus dans la cuisine qu’une mince tâche de sang sur le sol.

C’est l’été 1959 et quand on suspecte un crime, la femme de ménage noire et célibataire est toujours la meilleure des suspectes. Le fusible à faire sauter pour éviter que n’explose le grand miroir des faux semblants. Si ce n’est que Ruby a décidé de se saisir de son propre sort. L’émancipation féminine et raciale n’est pas encore à la mode, mais elle est déterminée à faire entendre sa voix.

L' auteure : Née en Allemagne, l’auteure anglaise Inga Vesper a longtemps travaillé comme aide-soignante, avant de se tourner vers le journalisme. Elle a travaillé comme reporter en Syrie et en Tanzanie.

Un long, si long après-midi est son premier roman.


#Unlongsilongaprèsmidi #NetGalleyFrance

Mon avis : 

Une lecture bien sympathique offerte par NetGalley et les Editions La Martinière.

Attirée par cette couverture à l'allure vintage et par les thèmes, j'ai postulé pour avoir cette lecture en partenariat et je l'ai obtenu. Merci ♥

C'est une écriture très visuelle qui s'est offerte à moi avec cette lecture. 

Une écriture fluide, avec des chapitres courts, alternants les 3 personnages principaux : Joyce, Ruby et Mick. 

Tiens, je remarque que dans le résumé on ne parle pas de lui… Etonnant, car il a une place importante dans cette enquête et dans cette histoire et j'ai d'ailleurs bien aimé ce personnage qui écoute les femmes et leur donne leur chance. 

Cette enquête pousse la porte d'un univers qui semble lisse et sans histoire. Là, où il est important de sauver les apparences et où chacun joue le rôle qui lui est dévolu.

J'ai apprécié le combat de ces femmes qui se démènent dans cet univers macho et raciste.

Le personnage de Ruby, cumule les deux désavantages, en étant une femme et en étant noire.

A tout moment au cours du livre je me suis attendue à ce qu'elle soit jugée coupable. 

Je trouve que l'auteure n'a pas été très agréable avec l'inspecteur Mick. Pourtant celui-ci n'a pas été, ni macho, ni raciste… Je l'ai bien aimé cet inspecteur moi. 

Une lecture sympathique et fluide que je verrais bien adaptée au cinéma, par contre je ne trouve pas que nous soyons dans la même veine que les deux films cités...

Alors chers amis je vous invite à un long si long après-midi en lecture, 

celui-ci passera très vite à coup sur !