vendredi 11 novembre 2011

Roméo et Juliette de William Shakespeare

Un billet inhabituel pour moi, cette année je me suis décidée à aller au théâtre. Merci à l'amie qui m'a permis de me décider, sans être seule à me faire une scène et je vais m'en faire trois comme les trois coups légendaire du théâtre (que d'ailleurs je n'ai pas entendu lundi soir ...) !

A Saint-Étienne c'est à La Comédie que l'on peut y assister ... J'avoue je n'y étais pas allée depuis des lustres ou peut être même jamais  d'ailleurs ... Mes souvenirs me font défauts ... n'est-est ce pas plutôt à l'opéra théâtre qu'enfant j'ai vu des spectacles ?...



Cette saison 2011- 2012 à bénéficier d'une sympathique campagne de promotion grâce au photographe Sacha Goldberger






La première pièce que je suis allée voir lundi 7 novembre 2011 et bien c'est une pièce connue de tous (même si vous ne l'avez pas lu, ni vu au théâtre ou en film ) : 

"Roméo et Juliette" de William Shakespeare

Oui comme la plupart d'entre vous je connaissais les grandes lignes de cette histoire d'amour impossible, légende éternelle ancrée dans la mémoire collective ! 

L'amour impossible, le balcon, les Montaigu, les Capulet, le tombeau, le poison, Vérone... Quelques vers aussi "Oh Roméo, mon Roméo !". Et toute l'imagerie qui va avec !



Néanmoins comme je le disais je n'ai jamais lu la pièce et suite à ma soirée et bien j'ai eu envie de la lire, alors je me suis rendue sur le site IN LIBRO VERITAS pour relire certaines scènes. Et j'adore, oui vraiment ! Bonne lecture !

Pour ce qui est des adaptations de ce chef d’œuvre, elles sont nombreuses et la pièce que j'ai vue en est une de plus.

La mise en scène est de Olivier Py.


"De la comédie musicale à l’opéra, en passant par la danse, le cinéma et même le sitcom, on ne compte plus les adaptations de la plus fameuse des pièces de Shakespeare. Olivier Py, en sait quelque chose. S’il a souhaité revenir aujourd’hui au texte original, c’est précisément pour y chercher autre chose que le cliché romantique, éculé et un peu réducteur qu’évoque le titre même de l’œuvre.

À la relecture s’est très vite forgé pour lui la conviction que : « s’ils s’aiment, ces deux amants sublimes, c’est parce que leur amour est impossible. Ce n’est pas malgré le monde, la société, les préjugés, l’hostilité entre leurs deux familles ou leurs propres penchants qu’éclate le coup de foudre — c’est bien plutôt à cause de tous ces obstacles ».
C’est la sauvagerie que libère cet amour incommensurable qui a frappé le metteur en scène. Pour rendre sensible ce bouleversement et son implacabilité, Olivier Py a donc choisi de faire le pari de la jeunesse, confiant les deux rôles principaux à de très jeunes comédiens.
Pour cette première approche du maître du théâtre élisabéthain, le metteur en scène a souhaité retraduire lui-même la pièce, en ramassant certains passages, afin de mieux faire résonner, selon sa propre expression, « le flamboyant état d’urgence de la grande langue shakespearienne ».

Comme je vous le disais, première expérience théâtrale pour moi et je suis ravie, je ne me suis pas été ennuyée et j'ai vécu intensément les 3 h 20 minutes de représentation (entracte compris) pourtant avouons au départ, j'avais un peu peur de m'ennuyer ou de ne pouvoir partir si c'était trop nul....

Je ne suis pas une critique de théâtre mais je peux vous dire que j'ai aimé les acteurs jouant dans cette pièce et j'ai été admirative de leur travail de comédien surtout dans le texte et leur diction !

Roméo Matthieu Dessertine


Juliette Camille Cobbi


Mercutio Frédéric Giroutru
Benvolio Benjamin Lavernhe
Capulet/Paris Olivier Balazuc
Frère Laurent Philippe Girard
La Nourrice Mireille Herbstmeyer
Tybalt/ Lady Capulet Quentin Faure
Le Prince/Clown… Bathélémy Meridjen
Le Musicien/Abraham Jérôme Quéron


Je mets en lien deux critiques une positive et une négative :

La négative qui reproche au metteur en scène d'avoir excessivement exagéré et dérapé dans la vulgarité ... 
"Etait-il indispensable d'abord de nous livrer un dit texte intégral, relu, “adapté” et augmenté par lui-même parfois selon ses fantasmes, c'est à dire souvent vulgaire et racoleur ?" Philippe du Vignal
 et une positive qui vante :
"Une mise en scène tendue portée par un groupe de comédiens pleins de fougue." Jean-Pierre Bourcier
Pour ma part je serais plus du côté positif mais peut être parce que je ne suis que novice en la matière. 

La chose que j'ai moins aimé sans doute les éléments de scène très contemporains et trop épurés qui ne correspondaient pas à l'imagerie baroque et poétique que je me faisais de cette pièce mais finalement c'est peut être bien pensé ... ou pas ...




Au niveau des acteurs les deux jeunes interprétant les rôles de Roméo et Juliette sont prometteurs c'est sur, mais je mets également un point d'admiration pour Mercutio joué par Frédéric Giroutru. Et non ce n'est pas parce que je l'ai vu nu, mais franchement ce lâcher ainsi sur scène par le texte et le corps, dans le délire de cette adaptation, chapeau bas au comédien !


Une autre chose qui a pu m’agacer et un peu troublée, c'est que certains acteurs jouaient plusieurs rôles au féminin et au masculin. ainsi, Tybalt est aussi Lady Capulet ... 
Quoi ce grand type fort bien charpenté est une Lady ...

Néanmoins et pour conclure je dois dire que j'ai été charmée et voilà que j'ai envie de retourner au théâtre !


Merci Monsieur Shakespeare !

En attendant j'ai mis quelques extraits de cette pièce, c'est si beau et si fort. 

Car oui, dans Roméo et Juliette c'est bien avant tout un texte qui me bouleverse et m'enchante.

" Par saint François ! quel changement ! Cette Rosaline que tu aimais tant, est-elle donc si vite délaissée ?
Ah ! l'amour des jeunes gens n'est pas vraiment dans le coeur, il n'est que dans les yeux. Jésus Maria ! Que de larmes pour Rosaline ont inondé tes joues blêmes ! Que d'eau salée prodiguée en pure perte pour assaisonner un amour qui n'en garde pas même l'amère-goût ! Le soleil n'a pas encore dissipé tes soupirs dans le ciel : tes gémissements passés tintent encore à mes vieilles oreilles. Tiens, il y a encore là, sur ta joue, la trace d'une ancienne larme, non essuyée encore ! Si alors tu étais bien toi-même, si ces douleurs étaient bien les tiennes, toi et tes douleurs vous étiez tout à Rosaline ; et te voilà déjà changé ! Prononce donc avec moi cette sentence :
Les femmes peuvent faillir, quand les hommes ont si peu de force. " frère Laurence

 

"Ah ! si les étoiles se substituaient à ses yeux, en même temps que ses yeux aux étoiles, le seul éclat de ses joues ferait pâlir la clarté des astres, comme le grand jour, une lampe ; et ses yeux, du haut du ciel, darderaient une telle lumière à travers les régions aériennes, que les oiseaux chanteraient, croyant que la nuit n'est plus. Voyez comme elle appuie sa joue sur sa main ! Oh ! que ne suis-je le gant de cette main ! Je toucherais sa joue ! " Roméo


 "Retournez au galop, coursiers aux pieds de flamme, vers le logis de Phébus ; déjà un cocher comme Phaéton vous aurait lancés dans l'ouest et aurait ramené la nuit nébuleuse... Étends ton épais rideau, nuit vouée à l'amour, que les yeux de la rumeur se ferment et que Roméo bondisse dans mes bras, ignoré, inaperçu ! Pour accomplir leurs amoureux devoirs, les amants y voient assez à la seule lueur de leur beauté ; et, si l'amour est aveugle, il s'accorde d'autant mieux avec la nuit... Viens, nuit solennelle, matrone au sobre vêtement noir apprends-moi à perdre, en la gagnant, cette partie qui aura pour enjeux deux virginités sans tache ; cache le sang hagard qui se débat dans mes joues, avec ton noir chaperon, jusqu'à ce que le timide amour devenu plus hardi, ne voie plus que chasteté dans l'acte de l'amour ! À moi, nuit ! Viens, Roméo, viens : tu feras le jour de la nuit, quand tu arriveras sur les ailes de la nuit, plus éclatant que la neige nouvelle sur le dos du corbeau.
Viens, gentille nuit ; viens, chère nuit au front noir donne moi mon Roméo, et, quand il sera mort, prends-le et coupe le en petites étoiles, et il rendra la face du ciel si splendide que tout l'univers sera amoureux de la nuit et refusera son culte à l'aveuglant soleil... Oh ! j'ai acheté un domaine d'amour mais je n'en ai pas pris possession, et celui qui m'a acquise n'a pas encore joui de moi. Fastidieuse journée, lente comme la nuit l'est, à la veille d'une fête, pour l'impatiente enfant qui a une robe neuve et ne peut la mettre encore ! Oh !" Juliette



" L'horloge frappait neuf heures, quand j'ai envoyé la nourrice ; elle m'avait promis d'être de retour en une demi-heure... Peut-être n'a-t-elle pas pu le trouver !...
Mais non... Oh ! elle est boiteuse ! Les messagers d'amour devraient être des pensées, plus promptes dix fois que les rayons du soleil, qui dissipent l'ombre au-dessus des collines nébuleuses. Aussi l'amour est-il traîné par d'agiles colombes ; aussi Cupidon a-t-il des ailes rapides comme le vent. Maintenant le soleil a atteint le sommet suprême de sa course d'aujourd'hui ; de neuf heures à midi il y a trois longues heures, et elle n'est pas encore venue ! Si elle avait les affections et le sang brûlant de la jeunesse, elle aurait le leste mouvement d'une balle ; d'un mot je la lancerais à mon bien-aimé qui me la renverrait d'un mot. Mais ces vieilles gens, on les rendrait souvent pour des morts, à voir leur inertie, leur lenteur leur lourdeur et leur pâleur de plomb." Juliette

 

"La mort qui a sucé le miel de ton haleine n'a pas encore eu de pouvoir sur ta beauté : elle ne t'a pas conquise ; la flamme de la beauté est encore toute cramoisie sur tes lèvres et sur tes joues, et le pâle drapeau de la mort n'est pas encore déployé là... (Allant à un autre cercueil. ) Tybalt ! te voilà donc couché dans ton linceul sanglant ! Oh ! que puis-je faire de plus pour toi ? De cette même main qui faucha ta jeunesse, je vais abattre celle de ton ennemi. Pardonne-moi, cousin. (Revenant sur ses pas. ) Ah ! chère Juliette, pourquoi es-tu si belle encore ? Dois-je croire que le spectre de la Mort est amoureux et que l'affreux monstre décharné te garde ici dans les ténèbres pour te posséder ?... Horreur ! Je veux rester près de toi, et ne plus sortir de ce sinistre palais de la nuit ; ici, ici, je veux rester avec ta chambrière, la vermine ! Oh ! c'est ici que je veux fixer mon éternelle demeure et soustraire au joug des étoiles ennemies cette chair lasse du monde... (titrant le corps embrassé. )" Roméo

Chasseriau Théodore

mercredi 9 novembre 2011

Le chat du Rabbin de Joann Sfar

De Joann Sfar et Antoine Delesvaux 

France  2010

Acteurs / Voix :

François Morel (le chat), Maurice Bénichou (le rabbin), Hafsia Herzi (Zlabya), Mathieu Amalric, François Damiens, Jean-Pierre Kalfon, Fellag, Marguerite Abouet, Eric Elmosnimo, Sava Loloy

**********

Alger, années 1920. Le rabbin Sfar vit avec sa fille Zlabya, un perroquet bruyant et un chat espiègle qui dévore le perroquet et se met à parler pour ne dire que des mensonges. Le rabbin veut l'éloigner. Mais le chat, fou amoureux de sa petite maîtresse, est prêt à tout pour rester auprès d'elle... même à faire sa bar mitsva ! Le rabbin devra enseigner à son chat les rudiments de loi mosaïque ! Une lettre apprend au rabbin que pour garder son poste, il doit se soumettre à une dictée en français. Pour l'aider, son chat commet le sacrilège d'invoquer l'Eternel. Le rabbin réussit mais le chat ne parle plus. On le traite de nouveau comme un animal ordinaire. Son seul ami sera bientôt un peintre russe en quête d'une Jérusalem imaginaire où vivraient des Juifs noirs. Il parvient à convaincre le rabbin, un ancien soldat du Tsar, un chanteur et le chat de faire avec lui la route coloniale... 



Mon avis :

J'aime beaucoup les dessins animés et celui-ci je n'avais pas pu le voir au cinéma. 

Mais grâce à Phil Siné et au site Univers ciné , j'ai pu voir la VOD (vidéo on demand, en français vidéo à la demande) ce dimanche chez moi bien tranquillement alors que le temps n'était pas beau du tout ! 

Alors merci à Phil "Miaou" et à Univers ciné pour ce dépaysement et ce chaleureux conte consommé à la maison !

Quelle merveille d'animation, j'ai été enchantée par le graphisme de Sfar et par ce conte religieux et philosophique. 

J'avais déjà apprécié énormément "Gainsbourg vie héroïque" de cet auteur que je souhaite encore plus découvrir en tant qu'auteur BD.

Sfar est avant tout un auteur BD (biographie) et d'ailleurs je ne vous l'apprend certainement pas, ce film à la base est un condensé de 5 BD : Voir sur le site Bédéthèque


Je n'ai pas lu les BD ce qui m'a permis d'avoir un œil neuf pour voir ce dessin animé, sans à faire des comparaisons. Mais je les lirais à l'occasion pour participer aux mercredis BD !

J'ai donc bien aimé ce chat du Rabbin qui trouvant la parole veut faire sa Bar-Mistva et va suivre le Rabbin et ses compères dans un périple jusqu'au coeur de l'Afrique noire. 


 

C'est agréable à regarder les paysages sont superbes, Alger la Blanche, le désert, les baobabs... 




Le chat est marrant et l'interprétation de François Morel excellente.






Le Rabbin plein de sagesse et d'amour paternel pour sa fille, la très belle Zlabya dont j'ai beaucoup aimé la volupté que Joann Sfar lui a donné ! Toute en courbes sensuelles et orientales. (très beau générique de fin avec d'exquises esquisses)




L'extrémisme dans toutes les religions est montré du doigt et ce conte a une belle morale : celle du respect de chacun, pour vivre ensemble malgré ces différences dans la paix.

Un film d'animation en forme de conte philosophique, spirituel et fraternel
à voir pour passer un agréable moment 
et à faire voir aux enfants sans modération ! 
Ou à lire aussi en BD !



Chalut ! Miaou !


samedi 5 novembre 2011

Polisse de Maïwenn



Le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs mais aussi la pause déjeuner où l’on se raconte ses problèmes de couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables ; c’est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec… Comment ces policiers parviennent-ils à trouver l’équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours ? Fred, l’écorché du groupe, aura du mal à supporter le regard de Melissa, mandatée par le ministère de l’intérieur pour réaliser un livre de photos sur cette brigade.Le film est en compétition officielle lors du Festival de Cannes 2011.  SOURCE PREMIÈRE




Mon avis :

Retour dans les salles obscures, il était temps, le grand écran commençait à me manquer même si l'été j'y vais beaucoup moins. 

Je voulais voir The artist mais finalement changement de programme pour suivre une amie avec qui je vais souvent au cinéma, nous voilà embarquées pour Polisse de Maïwen.

J'avais lu pas mal de bonnes voir très bonnes critiques de la part des spectateurs, une chose me bloquait un peu enfin quand je dis chose je ne suis pas polie car il s'agit de Joey Starr dont je parle ...


Bon je ne sais pas ce type ne m'est pas particulièrement agréable aussi bien physiquement que moralement parlant... Sans parler de la musique RAP qui m'insupporte, allez NTM va !

Enfin dépassant cette petite inimitié, je me suis dit qu'il était dommage de me priver d'un film qui a beaucoup plu avec pleins d'acteurs géniaux que j'aime beaucoup !

Pour preuves les chroniques des différents blogs sur le cinéma que je fréquente assidument : 

La cinémathèque de Phil Siné découverte depuis peu pleines de beaux films !

Sur la route du cinéma de Pascale  qui si elle sait parfaitement nous faire rire dans ses billets sur les navets sait aussi parfaitement mettre en valeur les bons et beaux films !


Je me devais alors d'accorder à la "Starr" le bénéfice de sa (re)découverte en tant qu'acteur, dirigé qui plus est, par sa compagne la sublime Maïwenn, à ce que j'ai pu lire dans les "peopleries" !

Que dire de ce film sinon qu'il m'a scotché sur mon fauteuil pendant plus de deux heures. Qu'il m'a fait vivre des moments de malaise profond, des moments de tendresse, des moments d'amour ou de mal amour, des moments drôles et touchants ....Qu'il m'a fait passer par toutes sortes d'émotions !

Le casting est impressionnant et Joey Starr n'a pas gâché ma séance c'est déjà ça, et je l'ai trouvé même d'une infinie douceur avec l'enfant africain qui devait se séparer de sa mère pour ne pas vivre dans la rue. Maïwenn a très bien su le capter !

Les actrices femmes sont toutes percutantes et/ ou touchantes et professionnelles et encore une fois j'ai apprécié Karine Viard et Sandrine Kimberlain ! Mais aussi et là, je l'ai plus découverte Marina Foïs bien loin du délire des Robin des Bois, quel rôle sublime et dur .... (d'ailleurs elle m'a fait penser à Carole Matthieu le psy dans les visages écrasés de Marin Ledun). Et les autres aussi je les garde en tête pour continuer à les découvrir !



Maïwenn quant à elle s'est donnée finalement un rôle en trop selon moi, un témoin hors de l'équipe, un reporter photographe. Là je n'ai pas trop marché, je pense que ce rôle de la photographe faisant un reportage à la BPM était presque comme en trop, comme si la réalisatrice avait voulu être dans son film s'offrir cette cerise sur le gâteau. 

  
De plus concrètement je ne pense pas que les interrogatoires et les dépositions à la brigade des mineurs soient ouverts à tout un chacun... 

Maïwenn a su distribuer de très beaux rôles à ces actrices et ces acteurs et en prenant une année d'activité de la BPM, elle a pu mettre en avant le travail multiple de cette section de police qui n'est pas épargnée par les situations terribles que vivent certains enfants. 
Le film est d'ailleurs inspiré de situations véridiques et est un très bel hommage à leur travail qui n'est pas du tout facile c'est le moins que l'on puisse dire.



Les hommes sont là aussi avec leur sensibilité et les petits jeunes sont bien sympathiques et les liens entre eux assez drôles.




Pour conclure je ne peux que vous inciter à aller voir ce film ! 

Bonne séance !



jeudi 3 novembre 2011

L'héritière du temps de Ludovic Rosmorduc


Présentation vidéo du livre et premier chapitre en lecture sur le site des Editions Baam !


et bien sur également sur BOOK EN STOCKS où le MOIS de novembre est le mois de  DE :
Mon avis : 

Voici venu mon premier partenariat avec le blog des mes amies et co-blogueuses de Book en Stock j'ai nommé : Dup' et Phooka ! 

Merci à elles pour l'animation de leur blog et leurs chroniques très alléchantes ! 

Merci aussi de m'avoir permis cette lecture en partenariat qui va me permettre également de poser mes questions à l'auteur et/ou de lui présenter mes impressions de lectrice de son livre grâce au Mois de Ludovic Rosmorduc.

Si je ne suis pas vraiment un lectrice de fantasy, je ne refuse pas de me plonger dans différents styles et de découvrir ces mondes inventés et finalement m'y trouver à mon aise. Phooka ne s'est pas trompée en me disant, vas-y fonce, l'héritière du temps devrait te plaire ! Et ma foi et bien elle ne s'est pas trompée !

Une de mes premières questions a été de demander si cette lecture pouvait se faire sans avoir lu le premier : "Le tertre des âmes" et on m'annonce que oui, pas de souci.

Je m'interroge tout de même et la lectrice adulte que je suis est restée un peu frustrée car il me semblait manquer d'informations sur l'histoire et notamment sur le passé de Sixéla. Concernant son mari qu'elle a perdu mais on ne sait pas où ni comment... 

Dans la construction du personnage ça m'a un peu gênée et dans les liens entre les amis aussi du coup... Yorel pour Sixela, Sixela pour Dungal, et Dungal pour Yorel ... Pourtant à ce que j'ai pu lire, on ne trouve pas les informations dans le livre Le tertre des âmes...

Mais finalement je me suis laissée embarquée dans l'histoire et le périple des trois amis et j'ai été contente que Sixela pose enfin son "livre" des mémoires d'Ambroise pour rentrer en action ! 

Dans ces mémoires là j'ai tout de suite pensé au livre "Le nom de la rose" que je n'ai pas lu, Umberto Ecco n'étant pas donné à tous lecteurs ... Mais que j'ai, comme Ludovic Rosmorduc, vu, revu et rerevu et encore revu (plus d'une dizaine de fois facile). Et puis enfin, l'auteur s'affranchit de ce lien et va faire partir les trois amis sur le chemin de Bramald la Nébuleuse ! 

Là encore petit clin d’œil au Seigneur des anneaux de Tolkien (que j'ai lu avec délectation puis vu plusieurs fois avec plaisir). Ludovic Rosmorduc construit des paysages avec ses mots et j'ai beaucoup aimé découvrir les marais, la forêt, le volcan et Bramald la nébuleuse ! (j'ai découvert après la présentation vidéo et elle colle bien à mon imaginaire, d'ailleurs le livre en lui-même est un très bel objet avec la couverture signée Stéphane Desbenoit).

Enfin nos trois héros arrivent à Bramald la nébuleuse où un conclave se déroule pour désigner le nouveau Pape. Machination, tractation, coups tordus et faux miracles, les enjeux de pouvoirs m'ont captivés ! Les différents cardinaux ayant tous leurs forces et leurs faiblesses. Les trois amis cherchant les livres de pierres et découvrant la machination d'un des cardinaux pour accéder au pouvoir, ils n'auront alors de cesse de faire éclater la vérité ! Une quête qui coûtera cher pour certains ...

Un soupçon de magie et un homoncule pour aider les personnages dans leur quête de la vérité grâce à la science !

Un savant mélange entre monde imaginaire et monde réel, où les sciences arrivent enfin à expliquer certaines choses que des religions parfois préfèrent taire ou utiliser à leur escient pas toujours bon hélas... 

Merci à vous, Ludovic Rosmorduc pour cette lecture agréable qui m'a embarquée dans les nuages de Bramald la nébuleuse en compagnie de trois personnages très sympathiques que j'aurais aimé connaître encore plus et voir vivre encore...

Une petite question à Ludovic Rosmorduc : 

Les aventures de Sixéla et Yorel vont-elles se poursuivre ?

Et une autre question me titille mais elle révèle un élément de l'histoire alors le dilemme est là, je ne veux pas "spoiler" ce livre car je suis sure vous avez envie de le lire !!!

 
Un livre de pierre ... Photo Didi 2009

mercredi 2 novembre 2011

Aya de Yopougon Tome 2

«De nouveaux problèmes animent le quartier de Yopougon, à Abidjan. Les Sissoko refusent de croire que leur fils Moussa est le père du bébé d’Adjoua. Cette dernière se retrouve toute seule pour s’occuper de son fils et profite –un peu trop– des talents de nounou d’Aya. Bintou, elle, est tombée amoureuse d'un Parisien en vacances et n'a plus de temps à consacrer à ses amies. Comme les Ivoiriens boivent de moins en moins de bière, la Solibra va mal et le père d'Aya doit abandonner son second bureau à Yamoussoukro. Mais bientôt les filles n’ont plus qu’une idée en tête: se préparer pour le grand concours de Miss Yopougon…»

Scénariste :
Dessinateur : Oubrerie Clément
Dix pages de «bonus ivoirien» en fin d’ouvrage : un petit lexique pour mieux suivre l'histoire, la recette du kédjénou de poulet et la meilleure façon d'attacher son bébé au dos.

Mon avis :

Je poursuis ma découverte de la vie des habitants de Yopougon et je me régale de ces situations cocasses et de l'art de vivre africain dans ce tome 2.

Les dessins qui ne me charmaient pas vraiment au départ, surtout dans les visages et les yeux pas très expressifs, me plaisent d'avantage et j'aime surtout les paysages urbains et les couleurs qui collent bien à l'image que je me fais de l'Afrique.


Les planches en grands formats représentants les rues, les voitures, les hôtels sont très belles.



Les expressions sont toujours un bonheur et les proverbes africains tordants !

"Quiconque ne veut pas manger , ne veut pas aller à selle. En d'autres termes, mon fils récolte ce qu'il a semé" 
A ce propos je possède un petit livre avec de fameux proverbes africains :


"On ne connait bien l'utilité de ses fesses que lorsqu'il y pousse un gros furoncle"




Dans Aya de Yopougon les personnages masculins en prennent pour leur grade et je suis morte de rire avec Moussa le fils du patron !

Ayé je suis mordue, vivement le tome 3 que je vais emprunter à la bibliothèque ! Dêh !

Je participe ainsi ( et pas assez souvent je l'admets) à la BD du mercredi de Mango et aussi au challenge Women BD d'Audouchoc !


Merci les filles pour les découvertes BD !



mardi 1 novembre 2011

Toussaint

Gloups .. Photo Didi Crêt de Roch

Y a pas a dire je préfère l'humour de Woody Allen, l'homme dans cette tombe ne devait pas être un rigolo...

"Ce n'est pas que j'aie vraiment peur de mourir, 
 mais je préfère ne pas être quand ça arrivera."

Woody Allen

Entretien entretien ... Photo Didi 2007

Il parait que tout ce passe sur la toile désormais ... 
Les cimetières virtuels fleurissent, pourquoi pas après tout ...

C'est chouette ! Photo Didi 2007