samedi 14 novembre 2009

Mademoiselle Chambon



Un village de province, où les jours se suivent et se ressemblent. Jean est maçon, Véronique est l'institutrice de son fils. Et un jour, « le papa de Jérémy » vient expliquer son métier à l'école. Leur vie en est bouleversée. Les premiers regards en disent long, les mains s'effleurent, les cœurs battent la chamade : Jean (Vincent Lindon) et Mademoiselle Chambon (Sandrine Kiberlain) ne peuvent résister aux sentiments qui les attirent l'un vers l'autre.


Plus que l'amour, c'est la fascination qui lie ces deux personnes qui évoluent dans deux univers diamétralement opposés. Le père de famille, avare de paroles, et la jeune femme solitaire, cérébrale, se retrouvent tels des adolescents, submergés per des émotions nouvelles.

Les dialogues, tout comme les décors, sont simples, bruts. Le réalisateur Stéphane Brizé nous plonge avec talent dans l'hyper-réalisme de la vie. Mademoiselle Chambon est l'histoire d'une passion brûlante, à la portée universelle, car cela pourrait nous arriver à tous. Le rythme du film nous immerge profondément dans le quotidien des personnages, menant apparemment une existence simple mais étant en réalité des individus à la personnalité complexe.

Les acteurs principaux sont criants de réalisme. Vincent Lindon porte littéralement le film par un jeu d'une immense crédibilité. Sandrine Kiberlain joue à la perfection l'institutrice étonnée de ses propres sentiments. Sans tomber dans le cliché, on assiste à la rencontre de deux archétypes de milieux sociaux différents.

Adapté du roman de Eric Holder, le film Mademoiselle Chambon incarne avec brio le romantisme qui envahit deux êtres humains et dépasse leur propre raison.


Mon avis :

Vu cette fin d'après midi après moults tergiversations et ma foi me voilà un peu déçue de mon choix ... (au départ je voulais voir Mary and Max).


Et bien oui, pour du réalisme, c'est du réalisme et filmé à ce point la vie quotidienne avec très peu de place à la parole et bien c'est lourd et limite ennuyeux pour le spectateur ou du moins pour la spectatrice que je suis... Même si les acteurs sont bons dans leur jeu ( remarquez pour les dialogues ils n'ont pas dû être embêtés ... ) et bien oulalalalalala j'ai eu envie de booster tout ça et j'avoue que la force de la passion qui va unir cette homme et cette femme et bien je ne l'ai pas trop vu et surtout je n'en ai pas vraiment ressenti la force ni la montée en puissance ....


Une belle surprise avec Aure Attika la femme de Jean le maçon (Vincent Lindon) qui compose une femme simple tout en distance de son mari toute en compréhension silencieuse.


Et puis quelques scènes assez belles (de si belles larmes ....) mais bon j'aurais aimé plus d'intensité ...


Enfin bref ce qu'il y a de dérangeant à mon sens c'est que pour moi la passion ce n'est pas que des regards c'est plus brut de décoffrage, c'est plus intense que ça c'est plus extériorisé (par le corps, par les dialogues .... )


Non, non, ne croyez pas que je voulais à tout prix du hot ... mais je ne sais pas si avec si peu d'échanges deux êtres peuvent "s'aimer"... Ok le violon, la musique, les ont rapproché mais bon je ne sais pas ... Je n'ai pas trop adhéré à cette histoire ...trop lisse d'une "passion"



Ce film est adapté du livre de Eric Holder et je pense que le livre doit davantage reproduire les pensées des personnages enfin il faut le souhaiter ...



Donc voilà un peu déçue, voir déçue tout court en fait ...

Je me devais de vous en parler ici au cas où vous auriez un avis divergent du mien j'en serais curieuse !

Musique de fin de Barbara le titre "septembre" (cette chanteuse et poétesse me file toujours le spleen ... )





lundi 9 novembre 2009

Fête du livre de Saint-Etienne ou comment augmenter sa PAL


Chaque année c'est avec plaisir que je participe en tant que lectrice à cet évènement fort sympathique organisé par ma ville Saint-Etienne : La Fête du livre 24ème édition !



C'est alors l'occasion pour moi de rencontrer des auteurs dont j'ai apprécié les livres ou même d'en rencontrer des nouveaux pour d'autres découvertes littéraires.



Et puis cette fête est aussi l'occasion de voir des lectrices et néanmoins amies et de partager nos lectures autour d'un café et même d'un bon repas !



La saison 2009 de cette fête fût festive et agréable et m'a directement conduit à l'augmentation de ma PAL ...à celà s'ajoute mes achats lors de mes promenades dans mes librairies stéphanoises chouchoux ...

Quand on aime on ne compte pas dit-on ! J'aime avoir à porter de mains dans mes bibliothèques le choix de mes futures lectures ! C'est chose faite ! Je vais rajouter les livres en plus sur le billet correspondant.




Mes livres dédicacés de la Fête sont :

"Rainbow pour Rimbaud " de Jean Teulé
(quel rire il a celui-là ! Et également un franc parlé désopilant ! Et de l'humpiur toujours barré Rimbaud pour Didi fallait le faire !)


Deux livres de Sorj Chalandon :

"Mon traïtre"


"Une promesse"


Le livre d'un voyageur "Longue marche" Tome 1 Traverser l'Anatolie
de Bernard Ollivier



et les deux BD de PICO BOGUE
"La vie et moi"
"Situations critiques"

de Dominique Roques et Alexis Dormal (la mère scénariste et le fils dessinateur aquarelliste) 


Tous ces auteurs ont été charmants dans les discussions dans les gentilles dédicaces qu'ils m'ont faites  (Je n'ai pas tout dévoilé Chut !)

MerciS à eux pour ces rencontres si enrichissantes et agréables et pour tous ces bons livres dont je vais pouvoir me délecter !

Et à l'année prochaine en octobre 2010 pour une nouvelle fête !
Les billets de la rubrique Didili vont fleurir !
Tchounette !



vendredi 6 novembre 2009

Où est ma tête ????!!!!


J'ai perdu ma tête
dans la rue Saint Honoré,
je cherche ça et là
je ne l'ai pas trouvé,
dis-moi... où est ma tête?

J'ai perdu mes bras
sur la Place de l'Opéra
je ne les ai pas trouvé
je cherche ça et là,
dis-moi... où sont mes bras?

Depuis que je t'ai perdu,
je suis en pièces sur l'avenue
et je ne peux pas récoler les morceaux,
par moi-même.

Répare-moi, mon très cher,
parce que je ne suis pas entière
j'ai besoin de toi, seulement toi,
et en plus je t'aime.

J'ai perdu mon nez
devant le Bon Marché,
je cherche ça et là
je ne l'ai pas trouvé,
dis-moi... où est mon nez ?

Revient chéri vers moi,
mon nez n'importe pas
c'est toi qui peut me compléter

Depuis que je t'ai perdu,
je suis en pièces sur l'avenue
et je ne peux pas récoler les morceaux,
par moi-même.

Répare-moi, mon très cher,
parce que je ne suis pas entière
j'ai besoin de toi, seulement toi,
et en plus je t'aime.

J'ai perdu mes pieds
à Saint Germain des Près
je cherche ça et là,
je ne les ai pas trouvé
dis-moi... où sont mes pieds ?

Revient chéri vers moi,
mes pieds n'importent pas
c'est toi qui peut me compléter

Ah, aaahhhhhhhh...

Paroles de "Où est ma tête" des Pink Martini (oui encore eux ! Chanson rajoutée dans ma play list de leur nouvelle album un billet plus bas)

Peinture façon Picassaux et vitro selon Didi atelier 2007

mercredi 4 novembre 2009

Musique !

Un peu de musique dans cet automne tout gris avec la sortie du 4ème album très fleuri d'un groupe orchestre que j'apprécie énormément parce qu'ils m'apportent la bonne humeur, la douceur, la joie et cet indéfinissable sensation de bien être en les écoutant !


Je vous présente les  :
PINK MARTINI




Voici leur dernier album le 4ème pour mon plus grand plasir :



L'album se compose d'un CD de 14 titres et d'un extrait du DVD "Discover the world"

1. Ninna nanna
2. Ohayoo Ohio
3. Splendor in the Grass
4. Oú est ma tête?
5. And Then You’re Gone
6. But Now I’m Back
7. Sunday Table
8. Over the Valley
9. Tuca tuca
10. Bitty Boppy Betty
11. Sing
12. Piensa en mi
13. New Amsterdam
14. Ninna nanna (reprise)

Je vous mets deux titres de cet album qui est en écoute sur Deezer
Bonne écoute à vous !
Pour les fans ils passent le 17 novembre 2009 à l'auditorium de Lyon !

Plus d'informations sur leur site :

http://pinkmartini.com/discography/splendor-in-the-grass/






The Inglourious Basterds de Quentin Tarentino


SYNOPSIS :

Inglorious Basterds débute dans la France occupée où Shosanna Dreyfus (Mélanie Laurent) assiste à l'exécution de sa famille par le colonel nazi Hans Landa (Christoph Waltz). Shosanna parvient à s'échapper et se retrouve à Paris où elle se construit une nouvelle identité en tant que gérante d'un cinéma.


Ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt) forme un groupe de soldats juifs spécialisés dans des actions ciblées et risquées. Connus sous le nom de The Basterds, Raine et ses hommes vont faire équipe avec l'actrice allemande et agent double Bridget Von Hammersmark (Diane Kruger) pour tenter d'assassiner les leaders du Troisième Reich. Ils vont ainsi croiser Shosanna qui mène sa propre vendetta...

Casting :

Brad Pitt Lieutenant Aldo Raine
Eli Roth Sergent Donny Donowitz
B.J. Novak PFC. Utivich
Mike Myers Géneral Ed Fenech
Diane Kruger Bridget von Hammersmark
Daniel Brühl Fredrick Zoller
Michael Fassbender Lieutenant Archie Hicox
Til Schweiger Sergent Hugo Stiglitz
Christoph Waltz Colonel Hans Landa
Samm Levine PFC. Hirschberg
Jacky Ido Marcel
Melanie Laurent Shosanna Dreyfus
Julie Dreyfus Francesca Mondino
Denis Menochet Perrier LaPadite
Sönke Möhring Private Butz
Richard Sammel Sergent Werner Rachtman
Gedeon Burkhardt Sergent Wilhelm Wicki
August Diehl Major Deiter Hellstrom
Martin Wuttke Adolf Hitler
Sylvester Groth Joseph Goebbels
Rod Taylor Winston Churchill

Réalisateur :

Quentin Tarentino

Mon avis :

Pas vraiment le meilleur Tarentino selon moi mais comment un film pourrait rivaliser avec l'excellentissime Pulp Fiction  qui reste pour moi un grand moment cinéma à bien des égards...

Un avis plutôt mitigé donc, même s' il peut être jouissif de contrecarrer l'histoire en explosant la tête des nazis en les marquant à vie, même s'ils s'enfuient au fin fond de la planète ! Oui il est jouissif d'exploser la tête même de celui dont je n'ai même pas envie de prononcer ou écrire le nom et Tarentino à oser lui. (ah oui et puis mince voilà que je dévoile une partie de la fin de cette histoire ...)
Ah si celà avait pu se produire ....Mais non nous sommes bien dans la fiction (et pas pulp je le répète) et dans une sorte de délire du réalisateur. Enfin c'est du Tarentino et avec lui tout devient possible.

J'ai eu un peu de mal avec la violence de certaines images qui m'ont fait détourner la tête (je n'ai donc pas vérifié vraiment si les effets spéciaux étaient bons,  veuillez m'en excuser).

Questions acteurs alors là aussi mon avis est mitigé  ... celà venant sans doute de la place qui leur est accordée dans cette histoire.

Christopher Waltz le Colenel Hans Landa crève littéralement l'écran, par sa prestance, son magnétisme, un rôle incroyable le film est grandement soutenu par cet excellentissime acteur !!!

Brad Pitt reste en retrait même s'il est le chef de ces batards chasseurs de nazis.

Les femmes quant à elles, Diane Kruger est belle et j'aime beaucoup aimé son rôle et son jeu. Pour Mélanie Laurent j'avoue que je n'ai pas trop apprécié sa prestation ... comme en retrait alors que l'histoire semblait tourner autour d'elle ...Tarentino l'a un peu, je trouve, mis de côté ...

Sinon je note des scènes à l'humour Tarentinesque dont un scène où les protagonistes parlent ou essayent de parler italien, un régal, la tête de Brad Pitt m'a fait mourir de rire !

Et puis également une mention spéciale pour le premier chapitre (oui le film se découpe en chapitre) où l'image la mise en scène est très graphique très western.

Avis mitigé mais quand même je ne m'arrête plus d'en parler alors à vous de juger !

dimanche 1 novembre 2009

Toussaint




Souvenirs et oubli ...
Nature morte dans un tombeau

Le temps passe... et tout s'efface ...
Adieu...

Tombeau dans le Cimetière du Crêt de Roch Saint-Etienne 2007
Photo Didi

vendredi 23 octobre 2009

Le Montespan de Jean Teulé





Présentation de l'éditeur


En 1663, Louis-Henri de Montespan, jeune marquis désargenté, épouse la somptueuse Françoise « Athénaïs » de Rochechouart. Lorsque cette dernière accède à la charge de dame de compagnie de la reine, ses charmes ne tardent pas à éblouir le monarque à qui nulle femme ne saurait résister. D époux comblé, le Montespan devient alors la risée des courtisans. Désormais, et jusqu à la fin de ses jours, il n aura de cesse de braver l autorité de Louis XIV et d exiger de lui qu il lui rende sa femme.

Lorsqu il apprend son infortune conjugale, le marquis fait repeindre son carrosse en noir et orner le toit du véhicule d énormes ramures de cerf. La provocation fait scandale mais ne s arrête pas là. Le roi lui a pris sa femme, qu à cela ne tienne : il séduira la sienne. Une fois introduit dans la chambre de la reine, seule la laideur repoussante de celle-ci le fera renoncer à ses plans. À force d impertinences répétées, l atypique, facétieux et très amoureux marquis échappera de justesse à une tentative d assassinat, puis sera exilé sur ses terres jusqu à sa mort. En ayant porté haut son indignation, y compris auprès du pape, le marquis de Montespan fut l une des premières figures historiques à oser contester la légitimité de la monarchie absolue de droit divin. Il incarne à lui seul l'esprit révolutionnaire qui renversera un siècle plus tard l'Ancien Régime.


Après avoir si brillamment dépeint le Moyen Âge dans Je, François Villon, Teulé, qui a le don de brosser
l'atmosphère d une époque, restitue le temps des précieuses ridicules et des salons mondains, comme celui des chansons paillardes et des crasseuses garnisons du roi. Son style emprunte aussi bien à la verve des fabulistes dont Mme de Montespan fut la protectrice, qu à la grivoiserie populaire. Et nous fait reprendre goût, par son humour irrésistible, à la saveur d une langue piquante et imagée...

MON AVIS

Encore un roman lu grâce à mes amies lectrices qui n'ont eu de cesse de m'en dire du bien.
Et oui j'ai été enchantée par l'histoire de cet illustre cocu, au fond si touchant de tant d'amour pour sa femme.
Quant à elle, La Montespan, favorite du Roi-Soleil, elle ne le méritait pas cet homme emprunt d'humanité de simplicité d'humour et de beaucoup de choses encore. Cette femme sera complètement ébloui par le Roi et prise au piège de ce grand jeu de pacotille que représente la cour à cette époque.
Jean Teulé a le talent de nous raconter l'histoire par ce biais innatendu et il décrit fort bien l'époque que ce soit à Versailles ou en campagne ! On s'étonne de certains détails l'auteur a-t-il exagéré certains faits comme de faire ses besoins directement sur le plancher...
Certaines scènes sont coquaces, voir salaces, paillardes, et d'un humour très grivois !
Et ce cocu moi il m'a bien plu avec toutes ses facéties et cet amour débordant pour sa femme.

Je ne résiste pas à partager avec vous un petit extrait pour vous titiller en quelque sorte :

Le Montespan est à Versailles incognito il observe de loin à la jumelle (de son médecin) sa femme dans le château de Versailles.

"Dans une antichambre enorgueillie d statue de bronze et de vase de Chine, l'épouse de Montespan, à genoux sur le parquet et de profil, taille une pipe à Louis XIV. Une horloge sonnante, en or, ponctue seize heure.
- Sa majesté est très précise, apprécie le praticien en vérifiant sa montre. D'est en ouest, l'ordre de succession des pièces du palis correspond au rythem d'une journée type du Roi-Soleil. A quatre heures, comme une marionnette mécanique, il s'arrête dans l'antichambre devant sa maîtresse qui l'attend à genoux, bouche ouverte.
Le monarque debout, d'une main tendue sur le côté, tient majestueusement le pommeau de sa canne et, menton relevé, regarde droit devant lui pendant que la marquise le suce. Quoique Louis-Henri (Le Montespan)ait les boules, il étire les septs sections de la lunette pour mieux voir.
- Allez-y l'encourage le médecin, ça peut grossir cinquante quatre fois. Je parle de la longue-vue bien sur, précise-t-il malicieusement.
- Un homme qui n'a pris qu'un bain dans sa vie ...Dites donc, faut pas être dégoutée.
- je ne crois pas que votre femme le soit."
Je compte bien rencontrer dès demain l'auteur de ce livre et oui quelle chance Jean Teulé sera présent à la Fête du Livre de Saint-Etienne et je vais donc aller discuter un peu avec lui et purquoi pas me faire dédicacer un autre de ses livres.

Bonne lecture à vous !

Ce livre était un livre de :