mercredi 11 mai 2016

Anne F. Hafid Aggoune



Anne Frank peut-elle réconcilier un homme désespéré avec son époque ?
Après un attentat commis par l'un de ses élèves, qui réveille les plus sombres heures de la vieille Europe, un professeur est au bord de l'effondrement.
Rongé par la culpabilité, décidé à en finir, il redécouvre un soir le Journal d'Anne Frank ; bouleversé par son actualité et sa vivacité, il se met à écrire à sa « petite sœur juive » disparue à quinze ans à Bergen-Belsen.
Entre ses lignes, la jeune fille vive et courageuse renaît, avec son désir d'écrire, sa volonté de devenir une femme indépendante et forte, et sa vision d'un monde meilleur.
A travers cette invocation qui renouvelle notre regard sur ce symbole universel d'espoir qu'incarne Anne Frank, ce roman poignant interroge notre présent, invite à la réflexion et ravive le courage de résister. SOURCE Plon

Mon avis : 

En premier lieu merci à Anne-Marie  pour ce sympathique prêt et pour les ventes de livres d'occasions qu'elle organise et qui me permettent de remplir ma PAL en faisant une BA

Hafid Aggoune est né à Saint-Etienne et c'est lors d'une fête du livre à Sainté que j'ai pu le rencontrer. A l'époque (ça remonte à plus de 10 ans je pense) je m'étais fait dédicacer son livres "Les avenirs". je n'ai pas réellement de souvenirs précis de ma lecture mais je me souviens que j'avais aimé son écriture.

Ce livre est une longue lettre d'un homme qui a décidé d'en finir avec la vie. Il prends alors la plume pour expliquer son acte au cours de la nuit précédent celui-ci...

Cette lettre il va l'adresser à Anne Frank.
"Chère Anne, 
C'est le cœur lourd que je t'écris.
J'ai longtemps fixé la fenêtre ouverte, décidé à en finir avant le lever du jour.
Tandis que mes doigts effleuraient sans but les tranches de mes innombrables livres, ouvrant et fermant au hasard ces petits univers clos et infinis qui m'ont tant nourri, ton nom est apparu et j'ai oublié ma résolution.
J'ai relu ton Journal, à mon âge, quarante ans passés, chose que je n'aurais pas imaginée. peu d'adultes te relisent - Ils devraient pourtant."

Le narrateur est professeur, il est terrassé  par l'acte (un attentat meurtrier) d'un jeune homme qu'il a eu en cours. Le professeur se sent terriblement coupable de n'avoir pas su et pu éviter le pire. Il ne se remet pas de n'avoir pas su instruite et éduquer ce jeune homme qui en est arrivé à cette terrible extrémité ...

Ce jeune professeur a de plus une vie pas facile (séparée de sa compagne) et eu une enfance douloureuse dans ses relations avec son père (une homme dur et parfois violent).

Cette lettre sera l'occasion pour cette homme de nous expliquer ce qu'il ressent, son état d'esprit.

Peu à peu, cette lettre va lui permettre de redécouvrir cette jeune fille, il va alors l'imaginer encore vivante et libre et y puiser une force profonde..

Cette lettre va être comme un "exorcisme" car son écriture va conduire l'auteur à se réconcilier avec la vie, avec toutes les valeurs que cette jeune fille met en avant dans son journal. 

L'optimisme, la joie de vivre, l'enthousiasme, l'ouverture sur les autres, l'écriture et la lecture. Toutes ces valeurs, cette jeune fille du haut de ses 15 ans, les porte de façon admirable.

Hafid Aggoune grâce à ce livre nous donne vraiment envie de relire Le Journal D'Anne Frank , je l'ai d'ailleurs emprunté à la bibliothèque du collège où il se trouve en grande quantité, preuve qu'il continue à être étudié et lu et c'est tant mieux

Anne, tu vis toujours en chacun de nous, nous, tes lecteurs si nombreux.

Ton sourire qui orne la couverture de ton Journal édité grâce à ton papa est un hymne à la vie, cette vie qui t'a été ôtée de manière si barbare... 




Je ne peux que me souvenir de toi et espérer que ces actes ne se reproduisent pas, ils ne doivent pas se reproduire, c'est ce message que je porte en moi grâce à ton journal. Voilà que moi aussi je m'adresse à toi Anne... 

Ce livre est vraiment une belle façon de repenser au journal d'Anne Frank, 
de le mettre en valeur, de le mettre en résonance avec le présent. 



Il faut le lire, le faire lire et le relire, il permet de porter haut et fort les valeurs que cette jeune fille a su nous transmettre par delà sa mort grâce à son père qui l'a fait éditer.

Merci Hafid Aggoune pour ce roman miroir !




" Anne, tu n'es pas vraiment morte. Tu resteras éternellement jeune, à l'image des Dean et Monroe que tu n'as pas connus et que tu aurais aimés, figures d'un XXe siècle contrasté, déchiré entre les abîmes les plus inhumains et le glamour d'un monde moderne dédié à l'image et aux rêves comme si la seule issue était la fiction.
Mais ce n'est pas à l'icône que je m'adresse ici. je veux écrire à la jeune fille brillante qui aurait pu devenir une femme immense, un phare d'intelligence et de subtilité dans un chaos qui en a tant besoin.
J'écris à l'adolescente qui promet tant et aux adultes pour qu'ils n'oublient pas.
J'écris au début dans la vie et aux êtres qui cherchent un morceau de ciel du fond de leur misère.
J'écris à l'espoir qui s'en va dans mon corps, de mes pensées.
J'écris aux parents qui veillent sur leurs enfants.
J'écris aux enseignants qui nourrissent les jeunes esprits.  
J'écris aux libraires qui veillent sur les livres.
j'écris à celles et ceux qui empêchent les ruines du savoir de se propager sur le monde.
J'écris à celles et ceux qui transmettent et qui donnent. 
J'écris à celles et ceux qui se souviennent sans rancœur pour que l'avenir puisse naître.
J'écris à la bonté qui ne meurt pas malgré le sang et les haines intarissables.
J'écris à l'amour qui a quitté le cœur de B. Jarhel.
Je t'écris à toi et , à travers toi, à tous ceux qui te ressemblent.
J'écris au néant et à la mort avant qu'ils ne viennent à moi.

Cette nuit ce seront tes mots, ce sera ton visage qui illumineront mes yeux intérieurs, toi Anne, toi pleine de clairvoyance, d'impertinence, toi si vivante , petite lueur dans ma nuit, toi qui guides tant de jeunes gens, toi l'innocence, toi l'espoir, ici et ailleurs, à chaque époque, toi avalée par la fosse commune et revenue au monde par l'écriture.  "    

@Didi Prague 2016 Synagogue lieu de mémoire des victimes de l'holocauste

 

dimanche 1 mai 2016

Cher pays de notre enfance Etienne Davodeau et Benoît Collombat

  • Auteur(s) : étienne davodeau - Benoît Collombat
  • Editeur : Futuropolis Gallisol Editions
  • Parution : 08/10/2015
  • Nombre de pages : 224
  • Nombre de livres : 1
  • Expédition : 996
  • Dimensions : 27.50 x 20.00 x 2.20

Résumé :
Etienne Davodeau est auteur de bande dessinée. Benoît Collombat est grand reporter à France Inter. L'un est né en 1965, l'autre en 1970. Ils ont grandi sous la Ve République fondée par le général de Gaulle, dans un pays encore prospère, mais déjà soumis à la crise . l'Italie et l'Allemagne ne sont pas les seules nations à subir la violence politique. Sous les présidences de Pompidou et de Giscard d'Estaing, le pays connaît aussi de véritables années de plomb à la française. Dans ces années-là, on tue un juge trop gênant. On braque des banques pour financer des campagnes électorales. On maquille en suicide l'assassinat d'un ministre. On crée de toutes pièces des milices patronales pour briser les grèves. On ne compte plus les exactions du Service d'Action Civique (le SAC), la milice du parti gaulliste, alors tout-puissant. Cette violence politique, tache persistante dans l'ADN de cette V° République à bout de souffle, est aujourd'hui largement méconnue. En sillonnant le pays à la rencontre des témoins directs des événements de cette époque - députés, journalistes, syndicalistes, magistrats, policiers, ou encore anciens truands -, en menant une enquête approfondie, Etienne Davodeau et Benoît Collombat nous révèlent l'envers sidérant du décor de ce qui reste, malgré tout, le cher pays de leur enfance...



En retard, en retard je suis, pour publier ce billet sur cette lecture !

Dès le départ j'ai pris du retard ... Quand j'ai pris connaissance de l'opération c'était la dernière limite ... Ouf. J'adresse donc mes plus plates excuses aux organisateurs et à Juan Luis tout particulièrement.

Mais ... Il faut savoir que j'ai reçu cette BD sans indication écrite, sans savoir de qui elle émanait et comme je fais par ailleurs des concours pour gagner des livres sur le net et que je ne me souvenais pas d'avoir demander celle-ci pour cette opération, je pensais que je l'avais gagné à un concours... De plus ma boite sur voila était définitivement morte alors pas de mail de rappel de la part des organisateurs...

Bref vitre, après quelques mails (depuis ma nouvelle boite gmail) j'ai su que j'avais eu cette BD dans le cadre du festival BD de Price Minister ! Et que j'avais aussi jusqu'à la fin du mois d'avril pour faire mon billet ici, nous sommes le 1er mai ... 

Et oui le temps file !!!! Ouf l'honneur est sauf, enfin j'espère....

Tiens tiens l'année dernière même combat ... Enfin même retard pour Un océan d'amour, lu grâce à ce Festval ! Voir ICI mon billet un an jour pour jour.

J'ai donc pas mal attendu avant de m'attaquer à cette BD, d'une part parce que je ne pensais pas que celle ci faisait partie de cette opération (oups je me répète) mais aussi parce que ce n'est pas forcément ma tasse de thé, la politique ( comme dit précédemment je ne me souvenais pas non plus d'avoir cocher ce choix là ...)... Ma lecture a aussi été retardée à cause de la grève chez la SNCF, ben oui on a eu des cars en replacement et moi lire dans un car c'est pas possible ... La gerbe ... 

Et puis je ne voulais pas abîmer cette jolie bande dessinée ! Les éditions Futuropolis réalisent toujours de superbes BD, l'objet est de qualité, couverture épaisse, reliure haute gamme, papier de qualité et impression haute en couleur (même si la seule couleur est le rouge de la couverture, le sang qui tâche le portrait de Charles De Gaulle. 

Trève de bavardage, plongeon dans cette lecture qui contre toute attente m'a tenu en haleine du début à la fin !

Si je doutais de l'utilité d'une BD pour ce genre de sujet mes doutes se sont envolés.  Davodeaux et Collombat font là une enquête passionnante et même des enquêtes qui se recoupent. 

Il y a l'histoire d'un pays et des histoires cachées ...

Je suis née en 1973 (le 7 avril 1973 d'ailleurs et oui j'ai pris un an de plus ) alors je n'ai pas "vécue" l'assassinat du Juge Renaud en 1975, ni celle de la famille Massié en 1981, pas même l'assassinat maquillé en suicide de Robert Boulin... 

Preuve s'il en est que certaines histoires gagnent pour certains à être enterrées définitivement....

C'est là le tour de force des auteurs, eux déterrent les histoires en faisant preuve de pédagogie et de courage. Ils nous dévoilent la face obscure, que dis je les faces obscures du pouvoir... Ils se penchent essentiellement sur le SAC (Service d'Action Civique). 

Ils enquêtent, ils interrogent, ils recoupent les informations, ils visitent les lieux des crimes, rencontrent les protagonistes, fouillent les traces du passé, celles écrites et celles vécues. 

Certaines traces s'effacent, des témoins meurent ou disparaissent... D'autres se taisent, de peur ... 




Je ne sais pas si les auteurs ont été aussi inquiétés ... J'espère que non ... et je les remercie d'avoir mis en lumière ce que le pouvoir a essayé de cacher pendant longtemps... Mais tout ceci n'est sans doute pas fini, d'autres hommes, d'autres intérêts jouent et se jouent dans les coulisses du pouvoir. 



Heureusement on croise dans ces pages des personnes intègres (et encore vivantes !) ayant à cœur de révéler la vérité et de faire entendre justice !

Le temps passe et les témoins sont aussi de moins en moins nombreux emportant avec eux des informations importantes...  

Ce livre ne va pas vraiment me concilier avec le monde politique, ce monde de pouvoir mené par le sacro saint "argent", où les idéaux sont si peu haut placés... Même encore de nos jours les affaires nous rappellent que les hommes politiques ne sont pas tout blancs, l'argent, le nerf de la guerre et de l'accès au pouvoir salit tout...Les décisions ne sont plus humaines mais économiques... 

Merci aux auteurs de nous rappeler la vigilance  que l'on doit avoir sur ceux qui nous gouvernent et sur la nécessité de transparence quant au financement des partis politiques. 

Mais revenons aux dessins de Davodeau. Ils m'ont plu et m'ont accrochés dans le suivi de cette enquête. Davodeau dresse de beaux portraits, mets en scènes les lieux des meurtres mais aussi les lieux des rencontres. Il les mets en avant avec des documents de diverses provenances.



Si la BD est bavarde, beaucoup de dialogues et des documents afférents, on ne s'ennuie jamais et on progresse au gré des rencontres au fil des 218 pages de la BD. 



La post face de cette BD rédigée par Roberto Scarpinato est très bien faite et résume tout en argumentant le déroulé de cette enquête courageuse et édifiante ! 


Cher pays de notre enfance est une BD à lire et faire lire, une BD en signe de leçon et de non oubli. La face pas très glorieuse de l'histoire de notre pays la France. 

 "Il y a deux histoires : l'histoire officielle menteuse qu'on enseigne, puis l'histoire secrète, où sont les véritables causes des évènements, une histoire honteuse." Honoré de Balzac cité par Roberto Scarpino dans sa post face.)

Un pays où l'on trouve également des hommes valeureux et courageux œuvrant pour le bien de leur pays. Des hommes intègres qui ont payé de leurs vies mais qui resteront vivants  tant que nous ne les oublieront pas ! Cette BD fait partie de ce travail de mémoire et de justice. 

Merci à Price Minister et à son festival de m'avoir permis de lire cette BD. 
Je lui accorde un 18/20 !

Merci aussi et surtout à ces deux auteurs qui avec leur courage et leurs talents ont mis cette BD au service de leur pays et de ces habitants. 
Pour que tout ne s'oublie pas et que l'on en prenne leçon ! 

L'histoire continue dans le cher pays de mon enfance, 
qui est désormais celui dans lequel j'évolue en tant qu'adulte et citoyenne,
A moi, à nous, d'en faire un monde meilleur et plus juste...

Spéciale dédicace pour le 1er mai à ces trois sympathiques syndicalistes de la BD


Du bonheur en clochettes à vous, 
en direct de mon jardin ! 


vendredi 22 avril 2016

Trois mille chevaux vapeur de Antonin Varenne


1852, pendant la 2e guerre anglo-birmane. Le sergent Arthur Bowman doit accomplir une mission secrète. Mais l’expédition tourne mal et les hommes sont capturés et torturés pendant plusieurs mois. Seuls dix d’entre eux survivront.
Londres, 1858. Alors qu'il noie son passé dans l'opium et l'alcool, Bowman découvre dans les égouts le cadavre d'un homme atrocement mutilé. La victime semble avoir subi les mêmes sévices que ceux qu'il a endurés six ans auparavant. Persuadé que le coupable est l'un de ses anciens compagnons de captivité, Bowman décide de partir à sa recherche.
De la jungle birmane à l'Amérique de la conquête de l'Ouest en passant par les bas-fonds londoniens, l'histoire d'une quête personnelle et de la métamorphose d'un homme, dans un monde en pleine mutation.
Venu du polar, Antonin Varenne rejoint la littérature populaire de haut vol, enjouée, référencée, intelligente. Un sacré bouquin. Thierry Gandillot, Les Échos.
Source Le Livre de poche

Mon avis : 

Je reprends mon souffle après ces 690 pages menées tambour battant au côté du Sergent Arthur Bowman ! Lu sans ennui aucun j'ai vraiment apprécié cette quête humaine à travers les continents.

Et puis c'est aussi la première fois que je rencontre l'auteur en cours de lecture, je me trouvais à la page 339 au bord de la diligence de la Butterfield Overland Mail en Amérique au départ de Saint-Louis ! 

@Didi QDP 2016

Ce fût très sympa d'indiquer à l'auteur où j'en étais et d'écouter lire le début du chapitre de ma lecture et de m'assurer que nombre de détails de son livre sont véritables ! Là il s'agissait du règlement à l'intérieur des diligences.

Avis aux voyageurs de la Butterfield Overland Mail

La consommation d'alcool est interdite à bord de la diligence, mais si vous devez boire, partagez votre bouteille.

Si des dames sont à bord, les gentlemen ne devront fumer ni cigare, ni pipe car leur odeur incommode les femmes. Chiquer est autorisé, mais crachez dans le vent, par contre lui.

Des peaux de bison seront distribuées en cas de mauvais temps.

Ne dormez pas sur l'épaule de vos voisins. Ne ronflez pas trop fort.

Les armes à feu sont autorisées et ne doivent être utilisées qu'en cas d'urgence. Ne tirez pas pour le plaisir, ni sur les animaux sauvages, les coups de feu peuvent effrayer les chevaux.

Si les chevaux s'emballent, restez calmes. En sautant de la diligence, vous risquez de vous blesser et de rester à la merci des éléments, d'Indiens hostiles et de coyotes affamés. 

Sujet de conversation interdits : les attaques de diligence et les révoltes indiennes.

Les hommes qui se comportent de façon cavalière à l'égard des dames seront expulsés de la diligence. La marche pour rentrer est longue. 

Que cet avertissement vous suffise.

On passe d'un continent à l'autre et on découvre le 19ème siècle à travers les yeux du sergent. Loin d'être un enfant de cœur le sergent Bowman n'aura de cesse de retrouver le meurtrier de cet homme découvert dans les égouts de Londres, d'autant plus que c'est lui que la police considère comme coupable.

Coupable, il l'est d'emblée et à sa manière. En effet ses choix n'ont pas toujours été équitables et pacifiques... 

Alors, il va se lancer corps et âme dans une quête humaine pour retrouver les soldats qui comme lui ont fait parti d'une vaste machination qui les aura tous en quelques sorte détruits....

Tous sont potentiellement des meurtriers, même Bowman ... Tous sont à la fois bourreaux et victimes de la cupidité humaine. 


L'officier tourna la tête vers la file et vit d'autres hommes derrière Peevish, dont il se demanda s'ils étaient vraiment des hommes, s'ils étaient tout à fait vivants ou bien seulement des fantômes.
Sur la feuille du mois d'avril, un par un, il écrivit dix noms sous la même date :

Edmond Peevish
Peter Clemens
Edward Bufford
Erick penders
Frederick Colins
John Briggs
Horace Greenshaw
Norton Young
Sergent Arthur Bowman

Difficile pour moi de résumer un tel ouvrage, si complet et intéressant, extrêmement bien documenté sur les grands bouleversements de ce siècle à travers les continents. 

On traverse le 19ème siècle et on traverse l'océan et aussi l'Amérique ! On se perds dans les bas fond de Londres, on s'inquiète et on frémit dans la jungle Birmane... On navigue, on galope, on se repose peu, on s'inquiète, on se tourmente et parfois on semble trouver la paix en lisant et en écrivant ...

Quand elle eut terminé son petit déjeuner (Alexandra Desmond), leur conversation reprit comme si la nuit n'avait pas passé.

- Je ne crois pas au fond que nous ayons lu trop de livres. Seulement que nous sommes entourés de gens qui n'en ont pas lu assez, aussi incultes que cette terre. Si nous avons été naïfs, c'était en croyant des hommes d'affaires, plus qu'à nos idées. S'il y avait quelque part un autee endroit où je pourrais être une femme libre, de lire ou d'écrire des livres, de participer à la vie politique, d'enseigner ce que je crois et de prendre la parole quand bon me semble et des choisir les hommes avec qui je veux vivre, alors je partirais." 

On rencontre des personnages, des communautés, on visite des lieux toujours plus à l'ouest, on emprunte mille moyens de locomotions et on chevauche solitaire les grands espaces américains à la recherche d'une terre vierge et riche ! 


Arthur Bowman m'a d'emblée charmé, avec ses cicatrices, ses traumatismes. Il ira jusqu'au bout de lui-même, il se métamorphosera en un autre, plus humain assurément !

Merci Antonin Varrene de m'avoir littéralement embarqué avec vos Trois mille chevaux vapeur ! A la conquête de l'ouest et même bien davantage, à la reconquête d'un homme.

@Didicace 3 avril 2016 QDP



Je ne peux que vous conseiller fortement cette lecture grisante,
cette chevauchée fantastique à côté d'un homme ayant traversé 
mille tempêtes et tornades pour trouver peut-être, enfin, la paix... 

@Didi - Bounty en paix :-)

mardi 12 avril 2016

Quais du polar 2016




Mon quais du polar 2016, ma 8ème édition me concernant, mon premier QDP c'était en 2008 ! J'ai manqué une édition (et peut-être deux : 2014 et 2009)...

Ce rendez-vous j'aime l'honorer et avec ma meilleure amie c'est encore plus fun, car c'est ici que nous nous sommes vues pour la première fois (chabadabada lol ♥), merci mon amie Wal.

Cette année j'étais aussi (et enfin) avec ma grande sœur Nathalie ! Une première pour elle ! Je sais qu'elle a adoré, je pense qu'elle reviendra, depuis le temps que je lui en parlais. Ma grande sœur est une lectrice de ce genre bien plus que moi !

La voir devant Thilliez fût un vrai bonheur, elle a même racheté un poche car elle les a tous et les as tous lu ! (elle n'a pas voulu emmener ses livres ... A tord, je lui avais dit pourtant, mais il est vrai que ce sont de sacrés pavés et qu'elle n'a pas vraiment oser !).

Alors voici mes rencontres, mes Didicaces (et aussi certaines de ma sœur que je peux considérer dans ma PAL emprunt).

 Je commence par la première photo en haut à gauche :  

 Il s'agit de Iain LEVISON et le livre "Arrêtez-moi là !"



Anecdote devant l'auteur je me trompe pour épeler mon pseudo ... La honte au lieu de dire I en anglais j'ai dit E ... Bref je vous laisse imaginer ma Dédécasse...  de plus Iain Levison me demandait si j'avais vu le film  tiré du livre et comme je ne vais plus vraiment au cinéma je ne savais pas quand il était sorti. Ah moi et l'anglais toute une story :-)

Deuxième photo à partir de la gauche en haut toujours : Franck Thilliez et son impressionnante production ! Je suis grandement en retard dans la lecture de ses livres, ma soeur et ma meilleure amie, non, elles attendent le dernier opus qui s'intitule "Rêver" pour l'été ! 

Cet auteur est d'une grande gentillesse et toujours disponible et souriant.  


Troisième photo : Deon MEYER  en dédicace pour ma sœur avec "Lemmer, l'invisible ". Moi j'avais 13 heures avec moi mais je ne l'ai pas sorti de la voiture...

En dessous  et au milieu Alexis Aubenque , un homme fort charmant et donnant des conseils pour s'attaquer à sa bibliographie qui est grande ! Ma sœur se laisse charmer et lui prendra deux de ses livres : "7 jours à River falls " et " Charité bien ordonnée".

En dessous de la photo de mes acquisitions on trouve Emmanuel Grand.  

Au départ je vais à sa rencontre pour me faire dédicacer Terminus Belz que j'ai lu et apprécié (mon billet ici) et voyant son dernier livre je craque et le fait également dédicacer.


On repart sur la gauche en bas avec Olivier Truc (et ses beaux yeux bleus). 

Lors de l'édition QDP 2013 je lui avais pris "le dernier lapon" qui avait eu le prix des lecteurs Quais du Polar 2013. J'ai beaucoup aimé cette lecture et les différents personnages (voir ICI) alors pour les revoir à nouveau je me suis fait dédicacer : "Le détroit du loup".

La deuxième photo en bas à gauche, c'est Antonin Varenne. 

Je souhaitais lui faire dédicacer ma lecture du moment, c'était génial de venir avec mon livre en cours avec "Trois mille chevaux vapeur" !!! Il a regardé où j'en étais et je lui ai dit que je venais d'arriver en Amérique avec Arthur Bowman ! J'ai presque fini cette lecture et n'en suis plus qu'à quelques pages de la fin ... 

Quelle fresque, quelle épopée ! (ma sœur l'avait également on c'était pas concertée et elle l'avait acheté et emmener). je vous en reparlerais très prochainement promis !


J'ai déjà lu Fakirs dédicacé d'ailleurs à un quais du polar : voici mon petit billet là. 

Je voulais prendre "Le Mur, le Kabyle et le Marin" et puis finalement j'ai été attiré par la très belle couverture de "Battues". L'auteur me l'a conseillé et détourné mon attention. Il m'a dit que c'était l'histoire de Roméo et Juliette revisitée alors j'ai dit pourquoi pas !

Troisième photo en bas : Arnaldur INDRIDASON le créateur du personnage d'Erlendur.
Beaucoup de lecteurs devant cet auteur  mais pas trop d'attente finalement.

Je n'ai lu que "La femme en vert" (lu en 2010) et j'avais aimé alors je récidive et je lirais "La voix" que l'auteur m'a gentiment dédicacé avec un joli sourire. 

Dernière photo, je ne suis pas galante, c'est Sandrine Collette. 

J'avais déjà fait dédicacer l'année dernière "Nœuds d'acier", "Six fourmis blanches" et " Un vent de cendres".
Je ne lui ai pas dit que j'avais pas trop aimé "Un vent de cendres" mais j'ai vendu "Nœuds d'acier " à Wal, je suis sure qu'elle aimera.

Ma sœur échange avec elle et se fait charrier car elle a mis dans son dernier livre "Il reste la poussière" son prénom de partout (je lui avais dit de la faire...).  En ressortira une dédicace à Nathalie avec un joli clin d’œil.

Merci Sandrine Collette, je vais repartir en montagne très prochainement avec vos "Six fourmis blanches " ! 

Voilà, c'était ma moisson de Didicaces noires au quais du polar 2016 !
De bonnes lectures en perspectives et de sympathiques emprunts aussi !

@Didi Bounty s'en lèche les babines

Le rendez-vous est d'ores et déjà pris pour l'année prochaine !

@Didi QDP 2016


jeudi 31 mars 2016

poème printemps

Le printemps arrive,
et le temps est triste

L'hiver décalé
n'a pas très envie de se retirer

Pourtant quelques touches de couleurs
parsèment le décor !

Des narcisses en étoiles d'or,
Des prunus résistant à quelques frissons blancs

Des violettes fluettes et sauvages 
s'invitent au festival des couleurs renaissantes

Les jours s'allongent comme dans un pré
où mon humeur vagabonde pourrait à nouveau s'évader !

Printemps tu peux rester,
car même si tu me fais éternuer
J'aime ta douceur et tes couleurs
et ton décor sans cesse renouvelé !

Didi


@Didi





mercredi 16 mars 2016

Un vent de cendres Sandrine Collette