jeudi 10 mars 2016

Sarah Thornhill Kate Grenville

Insouciante et tumultueuse, Sarah Thornhill, fille d’un ancien bagnard, a grandi le long du fleuve Hawkesbury, dans une Australie encore sauvage. Quand sa famille s’oppose à son union avec Jack, son amant métis, il la quitte. Désespérée, Sarah comprend que ces terres sont hantées par de terribles souvenirs. Quel secret sanglant lie les Thornhill aux aborigènes de la région ? Source Le cercle Points

Mon avis : 

J'ai commencé ce livre dans les airs pour ne pas penser que j'étais tout là haut et essayer de contenir mon stress ... (oui j'ai pris l'avion pour aller voir entre autre l'horloge astronomique de mon précédent post, celle de Prague).

Je n'aime pas prendre l'avion sauf que ça me permet de voir de beaux endroits alors je me force :-S ... Sarah Thornhill m'a donc permis et je l'en remercie d'avoir un peu plus les pieds sur terre.

Livre lu dans les airs, dans un hôtel, dans le train et à la maison... On s'évade par la lecture dit-on !

Je connaissais déjà cette auteure que j'ai découvert avec la lecture du livre : 


Cette auteure à un thème de prédilection celui de s'intéresser à la colonisation. Là encore elle va s'intéresser aux populations autochtones et aux colons de l'Australie et également aux peuples Maoris de la Nouvelle Zélande. 

Sarah Thornhill est la fille de son père (oui, vous l'auriez deviner...) et celui-ci est un ancien bagnard devenu propriétaire terrien sur des terres colonisées australiennes. 

Elle a perdu très jeune sa mère et son père s'est remarié avec une femme qui ne sera pas très proche de Sarah...

Leur terre n'est pas loin de la "limite" cette autre partie du territoire non encore colonisée, derrière laquelle les populations envahies font face. 

La vie s'écoule au rythme des travaux agricoles et des relations entre colons, une vie de labeur loin de tout en règle générale

Sarah va alors faire la rencontre d'un homme, Jack Langland, un métisse, il est l'ami d'un des frères de Sarah. Les deux hommes travaillent sur des navires de pêche.

Avec Jack, Sarah connaitra son premier amour, celui qui vous marque le plus... Celui qui la tourmentera le plus... et oui Sarah connaitra aussi son plus grand chagrin d'amour en devant renoncer à son amour pour Jack.

" Je m’allongeais à côté de lui et on faisait durer le moment, les yeux sur le plafond de la grotte. la pierre était effilochée comme une éponge, en trous et en filandres qu'on pouvait suivre jusqu'à la disparition dans l'enchevêtrement. Au bout de quelques instants, le dos de sa main glissait sur le dos de la mienne et on se tenait hanche contre hanche, main contre main. J'étais comme affamée ou assoiffée de jack : c'était mon sentiment, impossible d'y renoncer." 

Tout se déclenchera par l'arrivée d'une jeune enfant, la fille du frère de Sarah qui a périt en mer. Cette fille est, elle aussi, métisse (entre un colon anglais et une "naturelle") et Jack pensera bien faire en la ramenant chez les parents de Sarah, ses grands parents donc...

Cette enfant va déclencher des réactions excessives dans la famille de Sarah, réactions cachant bien des secrets gardés....

Jack quittera Sarah et devra laisser la jeune fille qui ne s'adaptera pas à son nouveau mode de vie... 

Tous les projets de Sarah et Jack tombent à l'eau... Sarah est abandonnée sans rien comprendre du départ précipité de Jack. La vie de Sarah en sera à jamais modifiée.

Chance pour elle, un homme, un colon irlandais, va se prendre d'affection pour elle et la demander en mariage.

Si Sarah est bien loin de son coup de foudre avec Jack, sa vie avec Daunt ce colon Irlandais, va pour un temps l'apaiser, ils vivront alors dans la simplicité et la rusticité sur les terres de leur domaine.

" Ces deux hommes que je connaissais si bien auraient difficilement pu être plus différents. mais il n'existait pas meilleurs êtres au monde que ces deux-là. Quelle chance d'avoir eu deux hommes comme eux dans ma vie. Plus de chance que je n'en méritais. J'avais jamais dit à John Daunt que je l'aimais. C'est pas comme ça qu'on se parlait. Mais en le regardant avec Jack, j'étais certaine de l'aimer à ce moment, aussi sûre que Sarah Thornhill avait aimé jack Langland."

Puis, la nièce de Sarah va à nouveau modifier son destin... Sa mort va provoquer une attaque chez le père de Sarah. Celui-ci sur son lit de mort va révéler à Sarah le terrible secret qui a précipiter le départ de Jack...

Sarah en ressortira totalement bouleversée et n'aura de cesse de tenter de réparer la terrible erreur de son père... Elle sera épauler par Daunt son mari, un homme bon et valeureux et par l'intermédiaire de sa petite fille qu'elle a eu avec lui. Jack aussi va revenir auprès de Sarah pour lui demander de redonner l'esprit de la petite fille à son peuple d'origine, celui des Maoris. 

Ce livre m'a beaucoup plu, Sarah nous permet de comprendre la vie quotidienne à cette époque, l'histoire pointe du doigt les problèmes générés par la colonisation de ces terres peuplées de très anciennes tribus

Ce livre parle aussi d'amour. De celui qui fait fi des différences, mais aussi de celui plus sage, qui apaise. Il parle de l'amour d'une famille et de celui d'un père... Il parle de pardon et de réparations...

J'ai appris que ce livre faisait parti d'une trilogie, je m'intéresserais aux autres livres car je pourrais apprendre un peu plus de l'histoire de Jack qui est parti sur les terres Maoris rejoindre sa famille

Une petite partie du livre m'a paru un peu ennuyeuse, celle où Sarah abandonnée, abandonnait aussi ses rêves... 

Mais l'écriture de Kate Grenville m'a plu à nouveau et notamment ses descriptions des sentiments et des sensations. 

Une lecture que j'ai appréciée par les thèmes abordés,
 la colonisation et ses dommages collatéraux et tout ceci par le prisme
 de cette jeune femme Sarah qui m'a émue par sa détermination 
et son engagement, mais aussi par sa résignation ... 

Je vous invite à faire la connaissance de Sarah 
et de sa famille sur les terres australiennes.

Bonne lecture !  

tous les livres sur Babelio.com
 



mercredi 2 mars 2016

Mars attaque !


Indice pour trouver le lieu où se trouve cette superbe horloge astronomique

L'horloger qui a mis au point son mécanisme a eu les yeux brûlés par les autorités du pays pour ne pas qu'il puisse réaliser un autre chef d’œuvre ailleurs ! 

Cette horloge se trouve dans la très belle ville de Prague ! (merci à mes commentatrices)



samedi 20 février 2016

A moi seul bien des personnages John Irving


Adolescent ardent et confus, Billy rêve de devenir écrivain. Des béguins secrets pour son beau-père ou ses camarades de classe le bouleversent. Comment lutter contre ces « erreurs d’aiguillage amoureux » ? Il tait aussi son attirance pour Miss Frost, bibliothécaire aux seins juvéniles qui l’initie au plaisir et à la littérature. Quand Billy renoncera-t-il à l’art de la dissimulation ? Source Cercle Le Points

Mon avis :

Me replonger dans un livre de John Irving, voilà chose faite, entre mes trajets de train et mes vacances qui ne sont pas terminées.

J'ai bien cru qu'au tout début je n'allais pas accrocher, un peu bavard et pas mal de référence au théâtre, art pour lequel je suis tout à fait novice... Enfin presque, Shakespeare, pourquoi pas, mais Isben et son canard sauvage voilà que j'étais bien avancée.... (j'ai même cru à un signe du destin car on jouait en cette période à la Comédie de Saint-Étienne cette pièce ... quel clin d’œil quand on lit on ouvre davantage les yeux vous ne trouvez pas ? Bref, je n'y suis pas allée, pas possible et un peu peur aussi de trouver la pièce trop ... chiante..).

Donc comme je vous le disais je partais un peu sur la défense quant à ce livre... et puis l'effet Irving a opéré. Je me suis glissée dans la peau du personnage principal : William, Bill, Billy, Nymphe... Quand je dis "peau" je ne suis pas très juste car finalement c'est dans différentes peaux que je me suis glissée. 

Dans celle de cet enfant élevé par sa mère abandonnée par son père pour d'obscures raisons... et ses grand parents, celle du plus grand enfant à l'écoute de son beau-père et de sa bibliothécaire ( des modèles à bien des égards), celle de l'adolescent et de toutes ses découvertes diverses et variées, dans celle d'un adulte pas vraiment fixé et enfin dans celle d'un homme mur maître de sa vie...

Il en croise des personnages dans sa vie, et tout ces différents personnages secondaires le modèlent. Ils croisent son destin et lui croise le leur.  

Dans le désordre mais ordre de mes préférences : Le grand-père Harry, Miss Frost, Elaine, Kittredge, Elaine, Miss Hayley, Marie, Bon, Nils, Muriel, Larry, Esmeralda, Gee ... J'en oublie excusez moi mais toute une vie de rencontre c'est beaucoup. 

Le personnage de Billy permet à Irving de faire éclater toutes ses provocations en matières sexuelles. Pas un seul des personnages n'est ce qu'il parait être. Les genres sont bousculés, les hommes deviennent femmes, les femmes sont des hommes, les uns aiment les autres et tous se mélangent à corps et à cris. Oreilles chastes s'abstenir ! C'est du Irving, ne vous attendez pas à ne pas être bousculés ! 

Et en même temps ce livre est une véritable plaidoirie pour l'acceptation de la "différence". Pour permettre à chacun de vivre ses amours sans retenues ni distinctions de sexe. 

Pour s'assurer de l'importance de connaître les gens avant des les juger. 

"Je vous prierai de ne pas me coller d'étiquette. Ne me fourrez pas dans une catégorie avant de ma connaître." 

John Irving dresse l'histoire de Billy et à travers lui de tout ce qu'on vivre les homosexuels (gays et lesbiens) et les bisexuels durant plus d'une génération. Le chapitre sur les années sida est très dur et bouleversant.  

La littérature à elle aussi dans ce livre une place immense. Miss Frost la bibliothécaire offre à William l'accès à celle-ci et tout ce qu'elle permet d'apprentissage de la vie. Elle lui apprendra tant d'autres choses...

Je me rends compte que je parle, je parle et que tout ça doit vous apparaître décousu... 

Ce livre est un grand livre, peut être pas mon préféré de John Irving (Une prière pour Owen m'a beaucoup marqué et l’œuvre de dieu la part du diable et aussi Dernière nuit à twister river voir mon billet ici ).

Mes autres billets sur Irving : ICI et Là 


 

Mais ce livre m'a fait le retrouver encore à travers ses mots, son style qui n'a pas peur de choquer, son humour noir, son empathie, il sait bousculer son lectorat le faire s'interroger et c'est bien ça. Un petit regret peut être, que les personnages soient un peu tous trop "différents"... On peut se dire décidément trop c'est trop mais c'est aussi de la littérature...

Un livre qui s'étale sur une vie et même sur plusieurs générations.
 La vie est une grande pièce de théâtre où l'on trouve bien des personnages !
  N'hésitez pas à essayer de les connaître sous leurs costumes de scène. 
Ils vous surprendront en bien ou pas... C'est la vie !

Bonne lecture à vous.


jeudi 18 février 2016

Bounty


De la douceur, de la lecture,
Des caresses et des siestes
auprès de toi mon beau chat.

Merci mon Bounty ♥

dimanche 7 février 2016

Les vieux fourneaux : 1, 2 , 3 partez !


Tome 1 : Ceux qui restent

Pierrot, Mimile et Antoine, trois septuagénaires, amis d'enfance, ont bien compris que vieillir est le seul moyen connu de ne pas mourir. Quitte à traîner encore un peu ici-bas, ils sont bien déterminés à le faire avec style : un œil tourné vers un passé qui fout le camp, l'autre qui scrute un avenir de plus en plus incertain, un pied dans la tombe et la main sur le cœur. Une comédie sociale aux parfums de lutte des classes et de choc des générations, qui commence sur les chapeaux de roues par un road-movie vers la Toscane, au cours duquel Antoine va tenter de montrer qu'il n'y a pas d'âge pour commettre un crime passionnel.


Tome 2 : Bonny and Pierrot

Déjà le deuxième tome des Vieux Fourneaux ! Lupano et Cauuet décrivent avec toujours autant de drôlerie la chute libre de notre société. Restent Mimile, Antoine, Pierrot et ses anars malvoyants pour redresser la barre. Un versement inattendu de la « finance carnassière » arrive à point nommé, mais réveille également de douloureux souvenirs pour Pierrot. Sa muse libertaire, Ann Bonny, réapparaît... Wilfrid Lupano et Paul Cauuet persistent et signent des scènes et dialogues savoureux qui resteront dans les mémoires !


Tome 3 : Celui qui part 

Après deux albums en 2014, voici le troisième tome, très attendu, des Vieux Fourneaux ! Lupano et Cauuet se penchent cette fois sur le cas de Mimile, qui a passé sa vie à bourlinguer dans le Pacifique, entre bourre-pifs, rugby et amitiés au long court. Pirate un jour, pirate toujours ! En parallèle : Pierrot et son collectif Ni Yeux Ni Maître jouent les abeilles tueuses, et Sophie apprend qu'à la campagne, on ne prend pas ses œufs de poule chez les vieilles chouettes. Bref, les « vieux fourneaux » sont de retour, pétant la forme ! 


 Mon avis :

 J'ai lu les Tome 1 et tome 2 il y a quelques temps déjà, j'ai lors de l'emprunt du tome 3 (la semaine dernière) tout relu depuis le début et pour mon plus grand plaisir !

Ces trois vieux nous sont éminemment sympathiques et on suit leurs aventures avec joie. Il faut dire qu'ils ont eu une vie bien remplie ces trois amis. 

De l'amour, de l'amitié, du travail,  de l'engagement et des mensonges aussi...

Les trois tomes sont à chaque fois plus centrés sur un de nos trois papys : Antoine dans le premier, Pierrot dans le deuxième et Mimile dans le troisième. 



Savoir ce que nous réserve le tome 4 ? ! Sophie à l'honneur ?

  

Mais l'histoire nous donne l'occasion de bien d'autres personnages secondaires, et on voyage dans le temps avec des flashbacks récurrents, là où le passé peut expliquer le présent...




Les femmes sont bien présentes et Sophie la petite fille d'Antoine est le lien fort qui les unit. C'est Lucette la femme d'Antoine qui les a réunit à nouveau quand elle a quitté la grande scène de la vie !

Ce que j'ai aimé dans les trois c'est cet humour omniprésent. Le coup de " l'attentat gériatrique " m'a fait mourir de rire  ! (et d'autres scènes !!!)



C'est aussi cette amitié qui unie les trois vieux mais aussi et surtout leurs formidables regards sur la société actuelle !



Sans compter sur Sophie et son fort caractère ! Un régal :-)



Le dessin est parfait  et colle parfaitement à l'histoire. 



Les planches sont de couleurs différentes selon la période évoquée, on navigue facilement dans le temps ainsi. 


Les personnages sont à la limite de la caricature mais finalement très réalistes.  




J'ai tout aimé dans ces trois BD ! 

Et l'histoire se déroule de tome en tome en nous donnant envie d'en savoir encore plus.  Je ne manquerais pas le prochain !!!! 



Je vous invite à faire la connaissance avec ces trois papys pas piqués des verts
et de Sophie aussi  !


 Pour le rire et le meilleur !