Cette planète est notre berceau mais nous l'avons saccagée. Nous ne pourrons plus jamais la soigner ni la retrouver comme avant. Quand la maison s'effondre, il faut partir. Recommencer tout, ailleurs et autrement. Le Dernier Espoir, c'est la Fuite.
Sinon vous trouverez un méga résumé sur wiki
Mon avis :
Livre Didicacé lors du Quai du polars 2013
| @Didi 2013 |
Livre découpé en trois partie, à la base à ce que l'on m'en a dit ces trois parties constituaient trois nouvelles (merci Wal).
Ainsi je peux dire que j'ai préféré la première partie et donc la première nouvelle de ce livre : " L'ombre d'un rêve"
En effet, par la suite l'histoire m'a un peu lassée. L’accélérateur temporel est trop important.
Je pouvais croire en ce projet , nous sommes dans une fiction mais quelques éléments de conception du vaisseau Le dernier espoir sont trop exagérés ! Des ailes aussi grandes que plusieurs continents... Imaginez le décollage...
Oui je sais c'est une fiction ... Mais ça m'a gêné ces éléments un peu fous.
Autre élément que j'ai mal accepté les ellipses temporelles... On avance un peu trop vite ...
Alors ai-je aimé quelque chose dans ce livre.
Oui la première partie celle où le projet fou se met en place.
La vision de l'auteur sur l'humanité et ses piques acerbes et bien lancées !
Je mets ici deux extraits du livre qui résonnent en ces jours noirs...
"Désolé je ne prendrai pas de "cons " dans ma navette spatiale juste sous prétexte qu'ils sont majoritairement représentés dans l'humanité et que cela vous rendrait populaires face à vos troupeaux de moutons bêlants !
Tollé général.
Mac Namarra laissa retomber la tempête, avant de poursuivre sur le même ton :
- Je vous parle du future de l'humanité, je ne vous parle pas de vos sondages, de votre popularité, de vos électeurs. Je ne vous parle pas de la gestion de vos privilèges et de vos pots-de-vin. Je vous parle de nouveaux horizons. Êtes-vous seulement capables de regarder plus loin que le bout de votre nez ne serait-ce qu'un minute ? Sinon pour vous, au moins pour vos enfants.
Gabriel Mac Namarra avait rentré les épaules comme un boxeur s'apprêtant à foncer tête baissés sur son adversaire. Il tenait à deux mains la tige du micro comme il s'agissait d'une épée.
- Mais aimez-vous seulement vos enfants ? Je vois ici des représentants d’états qui ont applaudi quand leurs propres gamins kamikazes se faisaient exploser dans des bus remplis de civils ! Je vois ici des représentants d’États qui ont applaudi quand des bombes éclataient dans le métro Je vois ici des représentants qui veulent fabriquer des bombes atomiques pour anéantir un maximum de gens ! Et ce sont eux qui entendent me donner des leçons de morales ! " P 91-92
" Et si dans nos gênes était inscrite la programmation de notre autodestruction ? Demanda Yves-1.
- Je ne comprends pas.
- La nature est logique. Si elle nous a permis de nous développer vite et de devenir des animaux surpuissants, c'est peut-être parce qu'elle dait que nous sommes déjà, par programmation, "autolimités".
Nous croyons avoir dominé la nature mais en fait nous ne l'avons pas plus dominée que toutes les espèces qui ont disparu avant nous. Pour certains elle a utilisé les maladies, les astéroïdes, les changements climatiques, pour nous nous la fin est inscrite dans le scénario pré-écrit de nos gênes.
La navigatrice commençait à saisir la portée vertigineuse de cette idée.
- Tu veux dire que quand une espèce naît, la nature prévoit d'avance sa fin ?
- Tout du moins son "limitateur ". Pour certains c'est un prédateur. Pour l'homme c'est une pulsion d'autodestruction." P 240 -241
Il me reste des livres de Bernard Weber à découvrir ( notamment le dernier "Le sixième sommeil " ) et si celui m'a laissé un peu dubitative il reste une lecture agréable et j'ai embarqué sur ce vaisseau imaginaire avec curiosité.
En espérant que le dernier espoir ne soit pas dans la fuite...
Je veux croire en l'humanité ♥
Je vous souhaite de belles lectures.
Pour vivre,
pour rêver,
pour aimer !
Bon envol !
| @Didi 2015 |






