| @Didi dans les bois avril 2018 |
La cueillir quel dommage !
La laisser quel dommage !
Ah cette violette.
Naojo
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| @Didi au jardin avril 2018 |
Fuyant un régime sanguinaire et un pays en guerre, Adam a envoyé sa femme Nora et sa fille Maya à six mille kilomètres de là, dans un endroit où elles devraient l'attendre en sécurité. Il les rejoindra bientôt, et ils organiseront leur avenir.
Mais arrivé là-bas, il ne les trouve pas. Ce qu'il découvre, en revanche, c'est un monde entre deux mondes pour damnés de la Terre entre deux vies. Dans cet univers sans loi, aucune police n'ose mettre les pieds.
Un assassin va profiter de cette situation.
Dès le premier crime, Adam décide d'intervenir. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'il est flic, et que face à l'espoir qui s'amenuise de revoir un jour Nora et Maya, cette enquête est le seul moyen pour lui de ne pas devenir fou.
Bastien est un policier français. Il connaît cette zone de non-droit et les terreurs qu'elle engendre. Mais lorsque Adam, ce flic étranger, lui demande son aide, le temps est venu pour lui d'ouvrir les yeux sur la réalité et de faire un choix, quitte à se mettre en danger.
" C'est légèrement inapproprié. Qui a trouvé le nom ?N'y voyez pas de racisme ce sont les migrants iraniens eux-même. Quand ils sont arrivés sur place, ils ont vu un morceau de forêt, alors ils ont appelé l'endroit "la forêt". En langue Perse, jangal. Ici on a entendu "jungle", prononcé à l'anglaise. Un simple quiproquo"
"Face à la violence de la réalité,
je n’ai pas osé inventer.
Seule l’enquête de police, basée sur des faits réels,
a été romancée.
Je remercie les flics de Calais,
ceux des Renseignements, les Calaisiens,
les journalistes, mes sources du CNRS et de Sciences Po, les bénévoles humanitaires mais par-dessus tout, ces hommes et ces femmes qui, fuyant l’horreur
des guerres, ont accepté de se livrer."
Des exilés forcés aux réfugiés climatiques et également aux exilés économiques le nombre des migrants n'est pas amené à faiblir et les problématiques politico-économiques restent des enjeux sensibles. Espérons que l'humain restera au cœur des décisions." Il était de retour, aujourd’hui, sur ces terres entre deux mondes où les dunes avaient retrouvé leur calme. Plus de migrants, plus d’humanitaires, comme si d’un coup de baguette magique, le problème avait été résolu. Probablement le plus bel enfumage de la décennie. "
" Les blogueurs. Pour les petits blogs, les grands, ceux avec de l’émotion, ceux avec des fautes, ceux avec du cœur, ceux avec de la poésie, ceux qui deviennent plus que de simples connaissances, ceux qui parlent de tous les auteurs, ceux qui font tenir leurs murs avec des PAL, ceux qui te disent quand c’est mauvais et ceux qui t’accompagnent sur les Salons. Les vrais journalistes chroniqueurs du polar, c’est vous ! "
" On me demande d'écrire quelques mots pour présenter mon nouveau livre aux libraires et aux critiques et, comme à chaque fois, ce sont ces quelques mots qui sont les plus difficiles à trouver. Je pourrais dire que c'est un recueil de nouvelles, que ce sont des histoires, qu'il y en a sept en tout et qu'elles commencent toutes à la première personne du singulier mais je ne le vois pas ainsi. Pour moi, ce ne sont pas des histoires et encore moins des personnages, ce sont des gens. De vrais gens. Pardon, de vraies gens.C'est une faute que j'avais laissée dans mon manuscrit, "la vraie vie des vrais gens", avant que Camille Cazaubon, la fée du Dilettante, ne me corrige : l'adjectif placé immédiatement avant ce nom se met au féminin. Quelles gens ? Certaines gens. De bonnes gens.Cette règle apprise, je suis allée rechercher tous mes "gens" pour vérifier que tous s'accordaient bien et j'ai réalisé que c'était l'un des mots qui comptait le plus grand nombre d’occurrences. Il y a beaucoup de "gens" dans ce nouveau livre qui ne parle que de solitude.Il y a Ludmila, il y a Paul, il y a Jean (!) et les autres n'ont pas de nom. Ils disent simplement "je". Presque tous parlent dans la nuit, pendant la nuit, et à un moment de leur vie où ils ne différencient plus très bien la nuit du jour justement.Ils parlent pour essayer d'y voir clair, ils se dévoilent, ils se confient, ils fendent l'armure. Tous n'y parviennent pas mais de les regarder essayer, déjà, cela m'a émue. C'est prétentieux de parler de ses propres personnages en avouant qu'ils vous ont émue mais je vous le répète : pour moi ce sont pas des personnages, ce sont des gens, de réelles gens, de nouvelles gens et c'est eux que je vous confie aujourd'hui. " Anna Gavalda source : Éditions Le Dilettante
" Eh oui. Faut pas se fier. je suis grossière, mais c'est ma tenue de camouflage. Comme les geckos sur les troncs d'arbre ou les renards de l'Arctique qui changent de pelage en hiver, mon côté voyant, c'est pas mes vraies couleurs.
Y a des poules , je me souviens plus de leur nom, qui ont des plumes derrière les pattes, comme ça elles effacent leurs traces au fur et à mesure qu'elles avancent, et bien moi c'est pareil sauf que c'est dans le sens contraire : je brouille tout avant même de rentrer en contact. Pourquoi ? Parce que y a toujours mon corps qui fausse ma nature.
(Et encore plus quand je m'habille avec les tee-shirts en papier tue-mouches de ma copine Samia, j'avoue.)
Avec "Happy meal " je me suis fait entourloupée ! Argl, l'art de la nouvelle est dans sa chute et là elle est excellente ! On peut relire la nouvelle alors sous un tout autre angle !" Grâce à mon chien, j'ai cessé de ma bloquer la mâchoire et j'ai repris goût à la route. Pauses pipi obligent, j'ai même découvert des coins ici et là où il aurait fait bon vivre.Grâce à lui, qui avait été abandonné et qui m'avait attendu sagement la première nuit, qui n'avait pas douté une seule minute que j'allais revenir le chercher et qui maintenant comptait sur moi pour son bien être, j'ai été mieux. Je ne dis pas heureux, je dis mieux.C'est quelque chose ou quelqu'un comme ça qui a manqué à ma femme."
" Et de sourire enfin me permettait de pleurer enfin. Pas de la petite larmichette amère comme à l'instant d'avant ou au café même, mais de bonnes grosses larmes bien rondes, bien grasses et bien chaudes. Du corps qui lâche. De la dureté qui cède. Du chagrin qui fond."
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| @Didi mars 2018 Nougat ♥ |
Fécamp, juin 1939. Anita Conti embarque sur le morutier Viking pour une campagne de près de trois mois dans l'Atlantique Nord. C'est la première fois qu'elle reste aussi longtemps sur un navire. Seule femme parmi cinquante pêcheurs, elle restitue au jour le jour, dans ce carnet inédit, l'émotion brute ressentie à bord. Gorgé d'images et de confidences de marins, fouetté d'embruns ou noyé de brume, Le Carnet Viking ouvre aux secrets de la mer, ce monde énigmatique et mouvant où l'on se confronte au détachement et aux sensations les plus élémentaires.
"21 H 30 - Gris sinistre. La nuit enfin tomberait-elle ?Le jour ne s'éteint pas et personne n'a vu le soleil. On sait qu'il est là, derrière cette couche épaisse de vapeurs qui forment dôme. Ce ne sont pas des nuages dessinés, aux formes fantaisistes qui évoquent des lignes de terres véritables (terres de beurre... disent les hommes, et ils rêvent...) ou des nuages qui laissent passer des jambes de lumière... De tels nuages évoqueraient quelque chose de vivant, quelque chose d'autre que cette cloche noirâtre qui nous domine, nous entoure et aussi nous enferme, cette cloche d'épaisseur humide posée sur une circonférence d'eau terne, dont on est le centre perdu."
L’Algérie dont est originaire sa famille n’a longtemps été pour Naïma qu’une toile de fond sans grand intérêt. Pourtant, dans une société française traversée par les questions identitaires, tout semble vouloir la renvoyer à ses origines. Mais quel lien pourrait-elle avoir avec une histoire familiale qui jamais ne lui a été racontée ?
Son grand-père Ali, un montagnard kabyle, est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’Histoire avait fait de lui un « harki ». Yema, sa grand-mère, pourrait peut-être répondre mais pas dans une langue que Naïma comprenne. Quant à Hamid, son père, arrivé en France à l’été 1962 dans les camps de transit hâtivement mis en place, il ne parle plus de l’Algérie de son enfance. Comment faire ressurgir un pays du silence ?
Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse, Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi, au-delà des héritages et des injonctions intimes ou sociales.
La construction de soi, de son identité est propre à chacun. Elle est faite de multiples paramètres et est mouvante et non pré déterminée." Tu peux venir d'un pays sans lui appartenir, suppose Ifren. Il y a des choses qui se perdent... On peut perdre un pays. "
Dans l'art de perdre il n'est pas dur de passer maître,
tant de choses semblent si pleines d'envie
d'être perdues que leur perte n'est pas un désastre.
Perds chaque jour quelque chose. L'affolement de perdre
tes clés, accepte-le, et l'heure gâchée qui suit.
Dans l'art de perdre il n'est pas dur de passer maître.
Puis entraîne-toi, va plus vite, il faut étendre
tes pertes : aux endroits, aux noms, au lieu où tu fis
le projet d'aller. Rien là qui soit un désastre.
J'ai perdu la montre de ma mère. La dernière
ou l'avant-dernière de trois maisons aimées : partie !
Dans l'art de perdre il n'est pas dur de passer maître.
J'ai perdu deux villes, de jolies villes. Et, plus vastes,
des royaumes que j'avais, deux rivières, tout un pays.
Ils me manquent, mais il n'y eut pas là de désastre.
Élisabeth Bishop
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| Ernest Pignon-Ernest |
Du Yémen au Vanuatu, de la Birmanie à Madagascar, c’est à un voyage inédit, au croisement des peuples, que nous convie la peintre/globe-trotteuse Stéphanie Ledoux. Dans la rue, sur une place ou dans l’espace privé parfois réduit à une simple case, à la lumière du jour ou sous l’éclairage d’une bougie, le portrait se construit à la faveur d’une rencontre toujours singulière. Le livre nous dit la richesse des cultures, l’art du portrait et l’humanisme de la rencontre avec l’autre. ELYTIS
" Là où un touriste de passage, muni d'un simple appareil photo numérique, n'aura que mitraillé très distraitement avant de passer son chemin, le dessinateur prend le temps de se poser, de s’intéresser aux détails et aux gens. Et ceux parmi les habitants du lieu qui étaient curieux mais timides, entament une conversations. "