samedi 20 août 2016

Au revoir là-haut Pierre Lemaitre


« Pour le commerce, la guerre présente beaucoup d’avantages, même après. »

Sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu’amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec ses morts…
Fresque d’une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d’évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l’après-guerre de 14, de l’illusion de l’armistice, de l’État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l’abomination érigée en vertu.
Dans l’atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants. Source Éditions Albin Michel
Mon avis : 

 Quel livre mes amis ! Quel livre !!!

En m'attaquant à ce pavé cet été (alors qu'il est dans ma bibliothèque depuis l'automne dernier...) je n'ai pas eu peur une minute de me perdre ou de m'ennuyer. Profitant de mes grandes vacances j'ai englouti ce livre avec plaisir et délectation.

Acheté bien avant qu'il n'ai reçu le Prix Goncourt j'étais heureuse de l'avoir à disposition. Un beau livre broché ce n'est pas si souvent pour moi et avec toutes ses pages j'aime ce format agréable à la lecture.

Voilà que je me disperse, repoussant mon avis sur ce livre ayant peur de ne pas arriver à en dire assez de bien, peur de ne pas être à la hauteur de mon plaisir de lectrice avec cette histoire.Vais-je encore pouvoir décider de futurs lecteurs  ?... Y-a-t-il encore des personnes qui ne l'ont pas lus ? ...

Et c'est parti pour une plongée en enfer car dès le début du livre on se trouve au cœur du terrible fracas de la guerre des tranchées.

On suffoque, on tremble, on crie, on pleure. Nous faisons alors connaissance dans ces terribles conditions avec des soldats, deux tout particulièrement : Albert Maillard et Édouard Péricourt.  Ces deux là vont aussi faire connaissance à ce moment là. 

Un autre homme se trouve ici également, un officier, il s'agit d'Henri Aulnay-Pradelle. Un des personnages principal de ce roman, un homme qu'il est préférable de ne pas trouver sur sa route, mais qui hélas croisera toujours dans de fâcheuses circonstances celle d'Albert et Édouard...

Édouard va sauver Albert d'une mort certaine par ensevelissement lors d'une bataille finale. Lors de ce sauvetage le premier perdra son visage, pour tout dire son identité. Édouard devient une gueule cassée. 

Un lien indéfectible va s'installer entre les deux hommes. Ils n'auront de cesse de s'occuper l'un de l'autre.  Albert se sentant redevable à vie de son compagnon sauveur. 

 " En le tenant contre lui, Albert de dit que pendant toute la guerre, comme tout le monde, Édouard n'a pensé qu'à survivre, et à présent que la guerre est terminée et qu'il est vivant, voilà qu'il ne pense qu'à disparaître, si même les survivants n'ont plus d'autre ambition que de mourir, quel gâchis... "
Une amitié bien particulière va grandir entre ces deux brisés de guerre. 

Ils deviendront complices d'une vaste escroquerie aux monuments aux morts, grâce au talent de dessinateur d’Édouard.

Albert et Édouard vont jusqu'à changer d'identités pour se fondre dans cette période d'après-guerre et échapper à Pradelle cette pourriture d'homme, arriviste et arnaqueur.

Pierre Lemaitre est un artiste peintre dans son livre, il nous dresse de splendides portraits : de cet homme sans visage aux  mille masques époustouflants, de ce salop impétueux et arrogant de Pradelle, de cet homme simple et humble qu'est Albert.

Les personnages secondaires sont aussi très travaillés, Monsieur Péricourt (le père d’Édouard) cet homme blessé et endeuillé, mais aussi ce petit fonctionnaire extra-ordinaire de Merlin.  Et des femmes aussi dont la sœur d’Édouard, Madeleine et la petite amie d'Albert, Pauline qui subissent aussi les dégâts collatéraux de la guerre. 

Mais cette histoire n'est pas qu'une galerie de personnages, Pierre Lemaitre à la faculté de nous faire vivre presque physiquement les scènes du livre. Cette scène de début lors de l'ensevelissement d'Albert et son sauvetage !!! 

Incroyable de réalisme. J'ai suffoqué, j'ai cru ma dernière heure arrivée... 

Les scènes de visite des cimetières par le fonctionnaire Merlin sont marquantes, on sent presque l'odeur de putréfaction, l’indicible est décrit, l'atmosphère est glauque à souhait ... Malgré tout,  on note souvent une bonne pointe d'humour noir !

J'ai laissé décanter ma lecture, mais je sais que ce livre là restera en moi longtemps, très longtemps. Les personnages dressés par l'auteur vont continuer à m'accompagner, à m'émouvoir, à me hanter. 

Une lecture marquante, une grande lecture.

Je ne suis pas forcément contente de ma "critique" elle reflète bien pâlement mon enthousiasme et ne traduit pas entièrement l'empreinte qu'a laissé cette histoire dans mon imagerie de lectrice... 

J'aime quand une lecture m'embarque à ce point, j'aime quand une lecture me permet de belles rencontres avec de forts personnages. Connaitre Albert et Edouard quelle chance ! 

J'aime aussi quand j'apprends encore et toujours sur l'histoire de mon pays et notamment ici sur la période d'après guerre de 14-18. Car s'il y a une part de fiction dans ce livre il y a aussi beaucoup de réalisme dans la vision de cette période d'après-guerre très particulière et qui n'est pas souvent mise en avant...



Pierre Lemaitre sans auréoler les soldats de la grande guerre
a su leur rendre hommages de bien belle façon. 
Son livre est son monument littéraire,
 une sacrée belle réussite !
 Prix Goncourt amplement mérité.

Un livre que je garderais en mémoire pour toujours.
Alors si ce n'est pas déjà fait, 
prenez rendez-vous avec "Au revoir là-haut "
vous m'en direz des nouvelles, des bonnes à coup sur !


Je finirais ma petite bafouille sur le très beau titre de ce livre, très triste et si beau :

"Je te donne rendez-vous au ciel où j'espère que Dieu nous réunira. Au revoir là-haut, ma très chère épouse." Jean Blanchard

@Didi août 2016 Un monument aux morts de la guerre de 14-18
tous les livres sur Babelio.com

mercredi 17 août 2016

Dans les forêt de Sibérie Sylvain Tesson



Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelque temps, seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.
J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal.
Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché d'être heureux.
Je crois y être parvenu.
Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à la vie.
Et si la liberté consistait à posséder le temps ?
Et si le bonheur revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence - toutes choses dont manqueront les générations futures ?
Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.

Mon avis : 

Une lecture qui m'a un peu déçue... Je n'ai pas trop accroché, ou du moins j'ai décroché devant un style répétitif de part la situation de cette retraite. 

J'ai tout de même suivi de bout en bout cette expérience de la solitude. Même si j'ai ramé quand même (et pas sur le lac Baïkal !)

L'auteur m'a semblé un peu prétentieux... Mais ce n'est qu'un sentiment faussé peut être.

Il me reste quelques bribes d'impressions générales, mais j'ai comme eu le manque de réelles images et de ressenti pour moi même. Le livre adapté me correspondrait sans doute mieux, hélas je ne vais plus au cinéma.... Je me procurerais le DVD à l'occasion.

Quant à d'autres livres de Sylvain Tesson je tenterais sans doute "Bérézina" et "Aphorismes sous la lune et autres pensées sauvages" par exemple.


Découvrir cet auteur sur Babelio.com

L'auteur avoue lui même son amour des aphorismes.

" D'où vient mon amour des aphorismes, des saillies et des formules ? Et d'où vient ma préférence des particularismes aux ensembles, des individus aux groupes ? De mon nom ? Tesson, le fragment de quelque chose qui fut. Il conserve dans sa forme le souvenir de la bouteille. le Tesson serait un être nostalgique de l'unité perdue, cherchant à renouer le Tout. Ce que je fais ici, en me saoulant dans les bois. " 

Il met aussi en valeur la lecture 

" L'ascétisme révolutionnaire se pratique en milieu urbain. la société de consommation offre le choix de s'y conformer. Il suffit d'un peu de discipline. Dans l'abondance, libre aux uns de vivre poussah (https://fr.wiktionary.org/wiki/poussah ) mais libre aux autres de jouer les moines amaigris dans le murmure des livres. Ceux-ci recourent alors aux forêts intérieures sans quitter leur appartement. "

Et l'écriture de ce livre à la base un carnet de pensées, un journal intime

" 8 avril 
Tempête. 
Tout ce qui reste de ma vie ce sont les notes. J'écris un journal intime pour lutter contre l'oubli, offrir un supplétif à la mémoire. Si l'on tient pas le greffe de ses faits et gestes, à quoi bon vivre : les heures coulent, chaque jour s'efface et le néant triomphe . Le journal intime, opération commando menée contre l'absurde. 
J'archive les heures qui passent. tenir un journal féconde l'existence. le rendez-vous quotidien devant la page blanche du journal contraint à prêter meilleure attention aux évènements de la journée - à mieux écouter, à penser plus fort, à regarder plus intensément. Il serait désobligeant de n'avoir rien inscrire sur sa page de calepin, le soir. "

Si vous souhaitez vivre cette expérience par livre interposé 
bien au chaud sur votre terrasse en été et bien lisez le ! 

Sylvain Tesson l'a fait pour nous (et pour lui bien sur) alors à nous 
de recourir à nos forêts intérieures  !

@Didi 2015
"Car j'appartiens aux forêts et à la solitude "
 Knut Hamsun, Pan

samedi 13 août 2016

Une vie entre deux océans M.L. Stedman


Après avoir connu les horreurs de la Grande Guerre, Tom Sherbourne revient en Australie. Aspirant à la tranquillité, il accepte un poste de gardien de phare sur l'île de Janus, un bout de terre sauvage et reculé. Là, il coule des jours heureux avec sa femme, Isabel. Un bonheur peu à peu contrarié par leurs échecs répétés pour avoir un enfant. Jusqu'au jour où un canot vient s'échouer sur le rivage. À son bord, le cadavre d'un homme, ainsi qu'un bébé, sain et sauf. Pour connaître enfin la joie d'être parents, Isabel demande à Tom d'ignorer les règles, de ne pas signaler « l'incident ». Une décision aux conséquences dévastatrices ...

Mon avis :

Une couverture avec un phare, des mouettes et le bleu de l'océan. Ce livre j'en avais lu du bien de ci de là. Je me le suis procuré pour mes vacances.

Cette lecture est déchirante, ce n'est pas souvent (en lecture du moins...) mais ce livre m'a arraché des larmes, sur la plage en plus :-(.

L'histoire est celle d'un homme qui après avoir fait la guerre revient dans son pays l'Australie. Nous sommes en 1918. Il décide alors de devenir gardien de phare. Une vie loin de tout, une vie solitaire et laborieuse. Cet homme c'est Tom Sherbourne.

Il va lors de ses retours sur le continent dans la ville de Point Partageuse rencontrer Isabel, une jeune femme qui va devenir sa femme. 

Le phare se trouve sur l’île de Janus et le jeune couple va vivre là bas.


Leur vie va alors être rythmée par l'entretien du phare et les navettes de ravitaillement qui arrivent tous les trimestres. 
Un bonheur s'installe simple et parfait... Mais hélas, mille fois hélas, Isabel rencontre des difficultés pour avoir un enfant... Ses trois fausses couches auront raisons de ce bel équilibre. Ses difficultés pour devenir mère engendreront la décision de garder ce bébé découvert sur un canot échoué sur l'île. 

Ce bébé, cette petite fille, Isabel en ferra son enfant, son bébé et Tom également... 
Leur famille semble heureuse, leur bonheur enfin complet.... Mais tout n'est pas si simple et Tom va petit à petit avoir mauvaise conscience par rapport à cet acte. Cet enfant à sans doute une mère...En effet le père sur le canot était bel et bien mort mais pas de traces de la mère. Où est cette femme, quelle douleur doit elle avoir si elle est encore en vie...

Le cas de conscience est terrible et tourmente de mille façons la droiture de Tom. L'amour de sa femme pour cet enfant est si criant, comment ne pas le briser et comment être juste avec la vraie mère de l'enfant si celle-ci vit encore !

La première partie du livre est douce, tout va bien, la vie est simple l'amour présent. Et ensuite tout se dérègle. La chute est très cruelle, cette décision va briser bien des vies.
Une bien belle et dramatique histoire. Un homme droit et amoureux que j'ai appréciée et que je n'ai pas réussi à condamner.
Une thématique sur l'adoption, sur l'amour maternel, sur la solitude aussi et les traumatismes de guerre. 
Une belle lecture émouvante que je vous conseille, 
que vous soyez à la mer ou à l'océan,
 à la montagne ou à la campagne ou ailleurs, 
pour sentir couler sur vos joues vos larmes 
et sentir sur vos lèvres leurs goûts salés.
@Didi été 2015 Bretagne (vous savez où ? Le nom de ce phare ?)
"Cet isolement tisse son mystérieux cocon, et focalise l'esprit sur un lieu, sur une période, sur un rythme, la rotation de la lumière. L'île ne connaît pas d'autres voix humaines, pas d'autres traces de pas. Une fois installé sur un phare en pleine mer vous pouvez vivre l'histoire que vous choisissez de vous raconter et personne ne vous dira que cela n'a aucun sens, ni les mouettes , ni les prismes, ni le vent."

jeudi 4 août 2016

Et je danse aussi de Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat

Un mail comme une bouteille à la mer. D'ordinaire l'écrivain Pierre-Marie Sotto ne répond jamais aux courriers d'admirateurs. Mais cette Adeline Parmelan n'est pas une lectrice comme les autres". Quelque chose dans ses phrases, peut-être, et puis il y a cette épaisse et mystérieuse enveloppe qu'elle lui a fait parvenir - et qu'il n'ose pas ouvrir. Entre le prix Goncourt,et la jeune inconnue, une correspondance s'établit qui en dévoile autant qu'elle maquille, de leurs solitudes, de leur secret commun... 4ème de couverture chez Pocket
Les deux auteurs Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat
 Mon avis : 

Vite vite mon avis sur ce livre pour que vous puissiez l'emporter dans vos valises cet été !  

Oui, oui, oh oui, je vous le  recommande chaudement pour les vacances (mais pas seulement, c'est juste parce que nous sommes en août alors ça me parait adéquat...)

"Et je danse aussi" est un livre drôle. Je me suis bien bidonnée à lire ces échanges entre deux personnages qui n'ont au départ pas de véritables liens, sauf celui d'une lectrice à un auteur.

Ce livre est une histoire épistolaire à l'air du numérique. Des échanges de mails entre principalement Adeline Parmelan (la lectrice) et Pierre-Marie Sotto l'écrivain.

Il y a également d'autres correspondants dans ces échanges de mails, ce sont les personnages secondaires, ils vont s'insérer dans cette rencontre entre cet homme et cette femme. 

Ces deux là vont finalement ce découvrir un "grand" point commun.

J'ai dévoré avec avidité ce livre comme on attends des mails parfois dans sa boite mail... (j'abuse des points de suspensions, ça ne plairait pas à Monsieur Sotto...)

Il y a les fêlures des uns et des autres, il y a cet écran qui nous cache et qui finalement nous révèle encore plus au bout du compte.

Il y a la part de la fiction et celle de la réalité, il y a l’entrelacs de la vie et la place de l'écriture et de la lecture dans les vies de chacun. De belles réflexions sur le métier d'écrivain.

Le style est agréable à lire et adéquat à ce type de correspondance.

Les sentiments naissent, se tissent, s'enrichissent, se dénouent. 

C'est une bien belle rencontre virtuelle qui a lieu sous nos yeux de lecteurs. 

Ces deux personnages là, ces deux personnes ont su me plaire et se plaire. 

Une superbe et joyeuse lecture qui colle parfaitement à une lecture estivale.

Un peu d'émotion, du mystère, de la réflexion, des sentiments 
et surtout une sacrée bonne dose d'humour.

Alors si vous n'avez pas encore fait vos valises,
 faites vous plaisir et dansez maintenant ... 
Enfin, je voulais dire n'hésitez pas à le lire, 
vous passerez un très bon moment  ! 



P.S : Beaucoup de retard sur mes avis de lecture... 
Et oui il me reste encore à vous parler de 3 livres : "Arretez-moi là"  de Ian Levison, " une vie entre deux océans " de M.L. Stedman, "Dans les forêts de Sibérie" de Sylvain Tesson. j'espère que mes vacances à la maison me permettront de vous en parler. Bel été les amis ! Pour ma part les vacances se poursuivent après 15 jours au paradis :-)



mercredi 6 juillet 2016

Juliette de Camille Jourdy



Dans le beau, tendre et sensible “Juliette”, l'auteure de “Rosalie Blum” tisse les relations tendues mais profondes d'une famille attachante. Une jolie comédie humaine réaliste.
Juliette est un peu floue, paumée. De retour dans sa famille — éclatée — pour une durée indéfinie, la jeune femme se débat avec un secret enfoui dans le passé, des angoisses récurrentes, une sœur en pleine crise conjugale, et un sauveur gentil, peut-être un peu trop empressé. A petites touches, Camille Jourdy (l'auteure de Rosalie Blum) dépeint une très jolie comédie humaine, sensible, sentimentale, réaliste. Source Bédéthèque de Télérama

Mon avis :

Quel joli album ! 

Juliette c'est cette jeune femme qui revient dans la ville de ses parents et tout particulièrement dans l'appartement de son père. 

Juliette ne va pas très bien, elle souffre de dépression et est aussi quelque peu hypocondriaque.



Son retour dans une petite ville de province va lui permettre de retrouver sa famille.



Son père tout d'abord qui va l'héberger dans son appartement, il vit seul et séparé de sa mère depuis longtemps. Cet homme est dans une intense routine et aussi très drôle et avec des remarques qui font mouches !

De gauche à droite : la mère, le père Marylou et Juliette

La mère de Juliette, est une femme fantasque et une artiste décalée, multipliant les aventures avec des amants toujours plus fous. 

De gauche à droite : Juliette, sa mère et Marylou sa grande sœur

Il y a surtout Marylou la grande sœur, ce personnage si attachant qui prends beaucoup de place dans cet album et que j'ai beaucoup apprécié ! 

Marylou est mariée et à deux enfants, elle travaille à faire quelques ménages et s'occupe de son ménage à elle au mieux.

Elle a un amant pour mettre de la fantaisie dans sa vie et ainsi elle va être servie ! 


Et puis, il y a Monsieur Georges, "Pollux" pour les copains, un homme que Juliette va rencontrer et apprendre à connaitre et peut être à aimer... 

La rencontre de deux solitudes.


Pour tout vous dire je suis rentrée totalement dans cet album, j'ai été touchée par la délicatesse et la poésie de cette histoire. J'ai ri et je me suis émue !



Les dialogues sont savoureux, les situations tragi-comique, oui on est parfois dans le vaudeville !  

Toute la famille de Juliette


Et que dire du dessin ! Une merveille qui oscille entre poésie et peinture !

Un brin d'art naïf, des touches d'impressionnismes, des couleurs douces et flamboyantes à la fois.



Des personnages bien croqués et des situations bien rendues (parfois ça m'a fait penser à Tom Tom et Nana de mes "J'aime lire" d'enfant). Des découpages mixtes à la fois des cases et aussi des grandes pages dessinées. 

Un tout petit petit petit petit bémol, la police de caractère est selon moi trop petite... Zut je deviens peut-être presbyte  ...

Quel bonheur, mais quel bonheur cet album mes amis ! 
J'ai vraiment adoré ! Merci Elsa ♥ pour ce gentil prêt.
Et surtout merci à Camille Jourdy que je lirais à nouveau, c'est sur !



Une bulle de finesse, d'humour et de poésie
 dans un écrin merveilleux de couleurs  !