mercredi 13 janvier 2021

Oiseaux Jonathan Elphick

 

Cet ouvrage vous invite à la découverte de l’art ornithologique, depuis la Préhistoire jusqu’aux peintures et illustrations de la période contemporaine.

Un merveilleux choix de gravures, d’aquarelles, d’huiles et de lithographies vous révéleront le talent d’artistes tels qu’Audubon, Gould, MacGillivray ou Bauer, qui ont su magnifiquement mettre en valeur les nuances colorées d’un plumage ou l’attitude d’un rapace à l’affût, transformant ainsi un rigoureux travail scientifique en un véritable plaisir esthétique. Source Delachaux Niestlé


 


 


 


 

Mon avis :

Quel plaisir de recevoir ce superbe cadeau de la part de Babelio et sa masse critique graphique de début décembre !

Merci merci. En plus il est arrivé juste pour les vacances de Noël et ainsi j'ai pris plaisir à le lire, le feuilleter y retourner l'admirer, l'avoir là à portée de main et de vue.

Un livre objet, un beau livre, avec un superbe format mettant en valeur les représentations de tous ces artistes. 

Véritable anthologie de l'art ornithologique on traverse le temps sur 4 périodes  :

- Les vieux maîtres et l'âge de l'exploration 1650 - 1800

- Audubon et les premiers lithographes : 1800-1850

- L'âge d'or de la Lithographie : 1850 - 1890 

- Une période de transition : de 1890 à nos jours

ICI un extrait à télécharger sur le site de l'Editeur 

Le texte qui accompagne toutes ces images est très riche de divers renseignements qui vont de la vie des peintres dans la pratique de leur art mais aussi dans leur vie d'artiste et aussi dans l'histoire de façon générale. On a l'histoire de l'ornithologie aussi à travers ce livre et parfois là on rentre dans un domaine scientifique qui est un peu plus compliqué à appréhender (pour moi du moins).

Riche et très bien documenté on nous parle de l'évolution des techniques artistiques qui sont très bien décrites et celles des techniques d'observations également. Les premières représentations se faisaient à partir d'oiseaux morts conservés par différents procédés ne permettant pas d'avoir une bonne représentation.  

Ce livre est si riche que je ne l'ai pas encore fini, oui j'avoue, mais ce genre de livre se déguste en plus d'un mois (j'ai lu les deux premières périodes à ce jour).

Si je dois émettre un petit bémol,  je dirais que je trouve que le texte aurait mérité qu'il y ait des renvois aux images des artistes cités dans le corps du texte, pour plus entrecroiser texte et image. Mais néanmoins, tous les dessins sont parfaitement légendés et sont un régal pour les yeux.

Oui assurément ce magnifique livre a su satisfaire ma curiosité et mon plaisir des yeux et il va rester à disposition dans mon salon étant à lui seul un beau tableau d'oiseaux.




Encore merci à Babelio et aux éditions Delachaux et Niestlé 

pour ce très beau livre riche d'enseignements et d'art ornithologique  ! 

Un très beau livre à offrir ou s'offrir pour les amoureux des oiseaux, 

de l'art en général et de l'ornithologie en particulier.





tous les livres sur Babelio.com

samedi 9 janvier 2021

Bilan de mon année 2020 en lecture et en partage ! Première partie en 12 questions

Voici mon bilan lecture de cette année 

2020 bien particulière !

J'ai autant lu qu'en 2019 et je compte 28 livres dont deux BD à mon actif. 

Fait nouveau : Mes lectures numériques sont plus importantes qu'avant avec notamment les partenariats sur NetGalley et mes emprunts à la Médiathèque numérique de la Loire.

Néanmoins je lis toujours des livres en version papier et je remercie encore le site Babelio qui m'en procure de nombreux. 

D'ailleurs il y a égalité entre version numérique et version papier : 14 à 14 ! 

Cette tendance va-t-elle bousculer vers le numérique avec ma liseuse en cadeau pour Noël ? Pas obligée, car je reste profondément amoureuse de l'objet livre avec ses couvertures, son papier, ses marques page que l'on insère à l'intérieur et ma bibliothèque qui conserve les livres comme des amis et que je peux prêter amicalement.


Comme l'année dernière je vais vous parler de presque toutes mes lectures (24 questions et 28 livres) par le biais d'un questionnaire que j'ai trouvé sympa (et qui est sensiblement le même qu'en 2019). Mon bilan 2019 ICI

1-  Ma première lecture de l'année 


La part des flammes de Gaëlle Nohant 

Ce livre m'a transporté dans cette époque, 

il est criant de vérité et profond. 

Merci Mme Nohant de m'offrir vos belles histoires, 
oui merci ♥ Pour cette première lecture de 2020 très forte,
 qui porte haut la part des femmes.

Et merci pour cette belle Didicace ♥

2- Le livre que j'attendais à tout prix



Il s'agit de "Oh happy Day" de Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat

voilà ce que j'en ai dit sur l'article que vous pouvez lire ICI

"J'ai lu néanmoins avec plaisir ce livre, mais je l'ai beaucoup moins aimé que le premier ( "Et je danse aussi" ), qui avait beaucoup plus de fraîcheur et d'humour. Émotions des premières rencontres sans doute..." 

3 -Un auteur découvert cette année 2020

Jon Kalman Stefansson

et quelle découverte ♥♥♥♥


J'adore ! J'en redemande encore et encore cet homme là 
et terriblement poétique, excitant, mélancolique, et amoureux des femmes !
Un coup de foudre pour moi et je ne demande qu'à le découvrir encore !





4 - Un livre lu sur les conseils de mon libraire

Alors ça va peut être vous étonner mais si je vais en librairie, je ne demande pas conseil auprès des libraires ... 

Et oui, étant sur la blogosphère littéraire et sur Babelio, les conseils que je peux suivre sont donnés par les lecteurs eux-mêmes par mes amis et ma famille ! 
 
Ainsi je sais ce que j'ai envie de lire avant d'arriver en librairie.

5 - Un livre dont l'écriture m'a ébloui 

Voir ma réponse en question 3 et c'est "Lumière d'été puis vient la nuit " qui arrive en tête des étoiles mis dans mes yeux avec cette lecture.
" Le clair de lune est blanc et parfois transparent, il fait naître des pensées, des sentiments que nous peinons à maîtriser, certains tirent les doubles rideaux pour ne pas perdre la raison, à d'autres, il pousse des ailes. Aucun mot ne pleuvait du nuage qui se desséchait peu à peu au sommet de la feuille, le soleil entrait par la fenêtre, l'encre pâlissait, ce qu'est la vie d'un homme."

6 - Un livre décevant, le flop ! Et même les Flops pas glop !

Quelques déceptions cette année et quand même deux flops 

Deux partenariats un version papier de Babelio et un version numérique de NetGalley.

Nuuk de Mo Malo voir ICI POURQUOI

et "Le serveur" VOIR ICI PARCE QUE  !!!



7 - La plus belle couverture 



Celle de "Patagonie route 203" ! Dommage qu'elle soit en numérique car je l'aime beaucoup cette route toute droite qui tutoie le ciel de Patagonie ! Et d'ailleurs c'est aussi une lecture qui m'a enchantée. 

En version papier j'ai le très beau livre des éditions Actes Sud " L'intimité " d'Alice Ferney Merci Babelio ♥


8 - Le livre que je n'aurais pas lu si 

Si je n'avais pas participé au Mois de Emmanuel Chastellière chez les cops de Book en stock et bien je n'aurais pas lu l'excellent recueil de nouvelles " Célestopol " ! Les filles me permettent d'oser dans des univers où je ne vais pas spontanément ... A tord d'ailleurs car je suis souvent conquise !

le blog de mes vieilles amies copinautes  : j'ai nommé Dup et Phooka !"


9 - Le plus gros livre de l'année, le pavé !
Il y a eu quelques pavés cette année et j'ai participé au challenge 2020 sur la lecture des pavés chez Babelio

4 pavés lus de plus de 500 pages ! Voir sur le tableau de suivi ICI 

Le plus gros pavé c'est mon amie Cath' qui me l'a prêté il a 624 pages ! Une lecture que j'ai appréciée !


10 - Le meilleur personnage de l'année 

Corentin le personnage principal du roman de Sandrine Collette dans "Et toujours les forêts" 

" J'ai aimé grandir et me battre
au côté de cet homme qui n'a pas beaucoup reçu
mais qui a donné beaucoup
et qui a tenu bon, coûte que coûte pour faire perdurer la vie.

Ce livre m'a fait pleuré, autant vous prévenir.

Mais ce livre je l'ai beaucoup apprécié,
un des meilleurs que j'ai lu de Sandrine Collette. "



11 - Le prix littéraire lu cette année 



12 - Le livre le plus dépaysant 
Il y a eu Patagonie route 203 dont j'ai vanté également la couverture et ce voyage en Patagonie, mais pour vous parler d'un autre livre  "De pierre et d'os " de Bérengère Cournut  où nous sommes immergés dans la culture des Inuits.



vendredi 1 janvier 2021

Belle et heureuse année 2021 à vous tous !

 


Belle et heureuse année 2021 à vous !

La santé, celle qui est le centre de tout 

mais également je vous souhaite 

des millions de bonheurs de découvertes, d'échanges,

 d'amitié et d'amour !

J'espère sincèrement que cette année se rouvre à tous les plaisirs mis en sourdine ! 

Partages, échanges, solidarité et paix !

Que cette année 2021 nous réserve du bon, du doux,

des rêves et des scintillements !

 Que nous sachions l'enrichir de toutes les étoiles possibles ♥

Je vous embrasse sous le gui !


Je voulais ici même sur mon blog en profiter pour remercier toutes les personnes qui me lisent et me font lire ! A ceux qui me font rêver et qui m'enrichissent de leurs découvertes !

MILLE MERCIS les amis de la blogosphère !

A tous les blogueurs et blogueuses que j'aime suivre et que je continuerais à suivre pour 2021 et au delà ! 

A ceux qui me lisent tout simplement aussi ;-) 


Merci particulièrement à BABELIO et sa fabuleuse équipe 

qui est une formidable plateforme de lecture 

et qui m'a toujours fait faire de merveilleuses découvertes 

et gâtée avec les superbes Masses Critiques !


Cette année 2020, il y a eu aussi NetGalley  fort pourvoyeur 

de lecture en cette année 2020 !


et dernièrement La Médiathèque Numérique de la Loire qui m'a offert des E books que je pourrais lire désormais avec ma liseuse que j'ai trouvé sous le sapin le jour de Noël cadeau de mon chéri ♥



Et puis cette année 2020 je me suis amusée avec mes amies 

Dup et Wal avec nos défis dessins ! 

J'espère que l'on poursuivra 

ces sympathiques, enrichissants et très amusants échanges ;-) 

pour 2021 !

J'ai déjà des tas d'idées de thèmes les filles,

et tous les crayons nécessaires 

dans une belle trousse 

merci grande Sœur ♥ 

(vive les posca ! hihihihi)


En avant 2021 !!!!! 

mercredi 16 décembre 2020

Ásta Stefansson Jón Kalman

 


Ásta

Livre numérique

Stefánsson, Jón Kalman. Auteur

Edité par Grasset - 2018

Reykjavik, au début des années 50. Sigvaldi et Helga décident de nommer leur deuxième fille Ásta, d’après une grande héroïne de la littérature islandaise. Un prénom signifiant –à une lettre près –amour en islandais qui ne peut que porter chance à leur fille… Des années plus tard, Sigvaldi tombe d’une échelle et se remémore toute son existence  : il n’a pas été un père à la hauteur, et la vie d’Ásta n’a pas tenu cette promesse de bonheur. Jón Kalman Stefánsson enjambe les époques et les pays pour nous raconter l’urgence autant que l’impossibilité d’aimer. À travers l’histoire de Sigvaldi et d’Helga puis, une génération plus tard, celle d’Ásta et de Jósef, il nous offre un superbe roman, lyrique et charnel, sur des sentiments plus grands que nous, et des vies qui s’enlisent malgré notre inlassable quête du bonheur.



Mon avis :


Deuxième lecture pour cet auteur qui m'agrippe à chaque fois ! J'ai retrouvé cette trame déstabilisante, qui semble être la marque de fabrique de Jon Kalman Stefansson. 


Une lecture addictive comme de ces rencontres que l'on espère vivement, que l'on vit intensément et que l'on garde longtemps en tête dans ses souvenirs et que l'on prend plaisir à se remémorer ...


Il faut lâcher prise avec ce livre qui peut paraitre parfois un peu exigeant, il ne se donne pas facilement . On passe d'époque en époque, on glisse d'un personnage à un autre dans les souvenirs de Sigvaldi qui victime d'un accident d'échelle vit sans doute ses dernières heures ...


On jongle entre passé, présent et futur tout ce qui construit les âmes et les corps des gens.


Astà est la fille de Sigvaldi et Helga et l'auteur va décrire dans son livre l'histoire entre ces deux là mais aussi les histoires d'amour d'Astà.


Astà c'est la fougue, c'est la beauté à l'état brut, c'est aussi la commissure de ses lèvres qui en ferra fondre plus d'un. 


Car Astà va se définir par tous les hommes qui traverseront sa vie. Femme avant d'être mère, elle avancera dans la vie en trébuchant souvent mais en allant haut également... Les hommes papillonnent autour de cette étoile et s'y brûlent souvent. 


Dans ce livre j'ai senti comme une inversion des responsabilités qui se distribuent entre hommes et femmes. Comme si l'auteur voulait nous montrer que les hommes et les femmes pouvaient assumer ou du moins essayer d'assumer des rôles différents que ceux prédéfinis dans notre société.


L'écriture de Jon Kalman Stefansson est lyrique et charnelle. On a de la poésie et du sexe aussi et tout ça se mélange avec une belle fantaisie lubrique. Je trouve ça bien délicieux.


" Elle sait que je ne vais pas bien. Je fais évidemment de mon mieux pour dissimuler... Ma tristesse en sa présence comme devant n'importe qui. Pour tromper mon monde, je m'habille avec élégance chaque fois que je sors pour que personne ne remarque ton absence au fond de mes yeux."


Et l'amour la liberté sont au centre de tout. Ce livre porte bien son nom car Astà c'est l'amour à une lettre près.


"Pourtant je recommencerais si c'était à refaire. Est-ce si affreux ? Je ne renoncerais à aucun de nos baisers. Je ne retirerais aucun mot de ceux que j'ai prononcés. Je sais que je fais là insulte à Dieu et aux hommes, je dois être une pêcheresse impénitente, mais je voudrais revivre tous les instants que nous avons vécus ensemble. Je voudrais les revivre à nouveau. Encore et encore." 


De beaux portraits se dégagent de ce livre aussi bien féminins que masculins, ainsi que de magnifiques rencontres. 


Mon seul petit regret est de ne pas en avoir su assez sur l'amour qui a rapproché puis éloigné Astà et Josef... Oui, monsieur l'écrivain, j'aurais vraiment aimé lire vos mots sur ces deux là !


Je suis sûre que votre texte aurait été beau sauvage et poétique et que je l'aurais aimé. En attendant, c'est ici le lecteur qui doit composer au gré des pages et aux travers des souvenirs subjectifs des deux protagonistes les lignes délicieuses de cet amour.


J'ai lu ce livre en temps et en heure avec le prêt sur la médiathèque numérique de la Loire mais j'ai aussi prolongé ce prêt pour revenir sur les nombreux marque pages envahissant mon livre numérique.


Un réel plaisir de lecture comme un coup de foudre 

qui vous déstabilise

 mais vous fait allez plus loin, plus haut !


Merci Monsieur Stefansson,

 je vous retrouve très vite dans vos mots si délicieux 

car il me reste encore d'autres livres à découvrir, j'en suis ravie ♥

tous les livres sur Babelio.com

dimanche 29 novembre 2020

Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon Jean-Paul Dubois

 



Cela fait deux ans que Paul Hansen purge sa peine dans la prison provinciale de Montréal. Il y partage une cellule avec Horton, un Hells Angel incarcéré pour meurtre. Retour en arrière: Hansen est superintendant a L'Excelsior, une résidence où il déploie ses talents de concierge, de gardien, de factotum, et – plus encore – de réparateur des âmes et consolateur des affligés. Lorsqu'il n'est pas occupé à venir en aide aux habitants de L'Excelsior ou à entretenir les bâtiments, il rejoint Winona, sa compagne. Aux commandes de son aéroplane, elle l'emmène en plein ciel, au-dessus des nuages. Mais bientôt tout change. Un nouveau gérant arrive à L'Excelsior, des conflits éclatent. Et l'inévitable se produit. Une église ensablée dans les dunes d'une plage, une mine d'amiante à ciel ouvert, les méandres d'un fleuve couleur argent, les ondes sonores d'un orgue composent les paysages variés où se déroule ce roman. Histoire d'une vie, Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon est l'un des plus beaux livres de Jean-Paul Dubois. On y découvre un écrivain qu'animent le sens aigu de la fraternité et un sentiment de révolte à l'égard de toutes les formes d'injustice. Edité par Editions de l'Olivier - 2019

Mon avis :

Cette lecture je l'ai faite grâce à la MEDIATHEQUE NUMERIQUE DE LA LOIRE qui permet à tous les ligériens de s'y inscrire gratuitement et de lire avec le même principe qu'une bibliothèque mais en version numérique des tas et des tas de livres !

Alors bien sur, je n'ai pas résisté à la tentation d'emprunter numériquement des livres (que je n'ai pas encore dans ma PAL pourtant très très grande...) 

Je ne suis pas arrivée à être raisonnable, mais faut-il l'être vraiment par ces temps de restriction en tout genre et de stress "covidienprotocolaireattestation..." ???? 

Un peu de culture, de détente et d'évasion ne font pas de mal ! 

Il y avait longtemps que je voulais découvrir la plume de Jean-Paul Dubois, dont j'ai entendu le plus grand bien par des blogueurs que je suis et dont les goûts sont assez proches des miens (Jérôme, Violette, Keisha et bien d'autre) et bien sur les Babeliens dont on dénombre pas moins de 2000 lecteurs sur le site et 464 chroniques pour ce livre !

Prix Goncourt 2019 il n'en fallait pas plus pour que je me lance, à la faveur de l'offre de la médiathèque et de ce mois de novembre 2020 qui n'en finit pas d'être privé de biens des plaisirs.

Je me lance dans cette lecture et en guise d'évasion voilà que je me suis retrouvée en prison avec Paul Hansen ! Et bien bravo pour l'évasion oki la prison est au Canada alors ça compense. 

Oui, Paul écoule sa peine au pénitencier de Montréal et son meilleur moyen d'évasion c'est de repenser à sa vie et plus particulièrement à trois personnes ayant compté dans sa destinée : son père le pasteur Johanes Hansen, sa femme Winona et sa chienne Nouk.

Les premières années, j'avais eu énormément de difficulté à accepter l'idée de devoir vivre avec mes morts. (...) Pour Winona, le trouble se dissipa très vite tant elle m'avait préparé à la légende de cet infra-monde algonquin à l'intérieur duquel se côtoyaient les vivants et les morts. Elle disait souvent qu'il n'y avait rien de plus normal que d'accepter ce dialogue avec les défunts qui vivaient désormais dans un autre univers. " nos ancêtres poursuivent une autre existence. Et si on les enterre avec tous leurs objets c'est pour qu'ils puissent, ailleurs, poursuivre une autre existence. E " J'aimais bien la fragile logique de ce monde bricolé d'espérance et d'amour.

On sent chez lui de multiples fêlures et ainsi ne pas savoir vraiment dès le départ pourquoi il purgeait une peine de 2 ans d'emprisonnement n'a pas été capital pour moi. Même si on le comprendra dans l'histoire rassurez vous.

J'ai eu pour ma part tout de suite confiance en cet homme, en me disant qu'il avait dérivé sans le faire exprès. 

En fait Paul Hansen a attiré ma sympathie et j'étais intimement persuadée que c'était un homme bon et loyal, un homme avec ses failles et ses doutes.

Il y a donc toute une partie hors de la prison mais il y a aussi la vie dans la prison avec l'inénarrable Patrick Hobson, son colocataire de cellule à la prison.

Si le récit aurait pu être limite plombant (la vie d'adulte de Paul n'est pas super excitante..., Jean-Paul Dubois en invitant le personnage de Patrick Hobson, vivant 24 h sur 24  avec Paul  va distiller une bonne dose d'humour et de dérision dans son récit.

Lorsque l'embarras de soi et le poids du temps deviennent un fardeau trop lourd, il suffit de renoncer et de s'abandonner au rythme lent et têtu de l'horloge de la prison.

J'ai adoré et j'ai eu le sourire aux lèvres bien des fois. Patrick Horton porte un regard sur le monde pas piqué des vers ! 

T’as vu le curé ? Putain, je le sens pas. Il a une tête à clouer les pattes des chats.

Je crois que c'est la marque de fabrique de l'auteur et bien je suis heureuse de savoir que pleins d'autres livres de lui m'attendent ! 

La vie de Paul est déployée de sa naissance en février 1955 à sa sortie de prison et j'ai aimé connaître sa vie et celles de ses parents. Ses racines profondes vont le construire et le conduire de la France au Canada avec un retour au Danemark pays originaire de son père, bouclant la boucle. Tout son travail de superintendant à l'Excelsior et ses rencontres en tant qu'homme.

Une très bonne lecture que j'ai appréciée pour sa finesse d'esprit, son humour et sa nostalgie. Par sa peinture de l'univers carcéral par l'intermédiaire de Patrick Horton, ce compagnon de cellule qui m'a très souvent fait beaucoup rire et qui sans le savoir a été pour Paul un compagnon de cellule incroyable !

Je vous invite à faire la connaissance de tous les personnages qui jalonnent la vie de Paul. Je ne veux pas tout vous raconter ce n'est pas le but de ce billet 

Je vous laisse ce plaisir de lecture !

Quant à moi je lirais Jean-Paul Dubois avec plaisir.

Portez-vous bien !


Découvrir cet auteur sur Babelio.com

mercredi 18 novembre 2020

Nuuk Mo Malø


Saluée par de nombreux festivals et prix littéraires, traduite dans plusieurs langues, la série des enquêtes de Qaanaaq Adriensen fascine et surprend. Une poursuite hallucinante contre le mal et contre soi-même.

Dans les villages du Groenland, une étrange épidémie de suicides touche les jeunes gens. La misère sociale et la rudesse climatique n’expliquent pas tout.
Après un long passage à vide, la hiérarchie de Qaanaaq Adriensen l’a autorisé à reprendre son poste de chef de la police de Nuuk, la capitale du pays. Mais sous deux conditions : être suivi par une thérapeute et renoncer aux expéditions sanglantes qui ont fait sa réputation. Hélas, ses démons le reprennent vite, au grand dam de son adjoint inuit, Apputiku Kalakek.
Qaanaaq découvre que les différentes morts sont liées par les traces du passage d’un mystérieux chamane chez plusieurs victimes. Et partout où se rend le policier, lui sont livrées, colis après colis, les pièces d’un puzzle macabre. Paranoïaque, disent-ils ? Qaanaaq veut prouver à tous que ses failles n’ont pas atteint ce qu’il a de meilleur en lui : son instinct de chasseur.

Mo Malø est l’auteur de nombreux ouvrages sous d’autres identités. Il vit en France. Nuuk est la nouvelle enquête de l’inspecteur Qaanaaq Adriensen. Sa série a été finaliste des Prix du meilleur polar des lecteurs de Points, du prestigieux prix Michel Lebrun et a reçu le prix Découverte du festival des Mines noires ( Diskø). Tous les ouvrages de la série peuvent se lire indépendamment les uns des autres.


Mon avis : 

Ce livre je l'ai obtenu à la masse critique mauvais genre chez mon BABELIO.



Merci aux Editions La Martinière Noir  et à Babelio pour ce livre !

J'ai bien lu que nous pouvions lire ce livre indépendamment des autres (les deux premiers) alors j'ai tenté ma chance pour cet opus là et bingo je l'ai eu.

Un polar, le Groenland, tout était réunis pour semblait-t-il un bon moment lecture ... Mais alors, non, pardon, mais non, cette lecture n'a pas su me plaire. 

C'est un peu court ma "brave dame" mais pourquoi cette déception ?!!! Et bien figurez -vous que je n'ai pas accroché au personnage principal l'inspecteur Qaanaaq Adriensen. 

Peut-être est-il important de lire les premiers opus de la série pour mieux cerner le personnage, dans ce cas, il est dommage sous prétexte de vendre le livre, d'en indiquer le contraire.

Mais, si en effet, en lisant les premiers  livres, on pourrait sans doute un peu mieux le cerner, je trouve que l'auteur n'arrive pas à nous le rendre intéressant et que le personnage sonne creux bien des fois.

Et puis, que dire des situations dans lesquelles Mo Malø le mets et l'en sort. Sans vouloir vous dévoiler toutes les actions de l'histoire, j'ai pesté quand il a eu son accident d'hélicoptère en pleine mer, mer déchainée par une tempête incroyable. L'hélico s'abimera en mer, tuant sur le coup le pilote, mais laissant Qaanaak indemne, en rajoutant, parce que ce n'était déjà pas assez, une terrible morsure à la jambe par un requin géant et très vieux (mais avec toutes ses dents ...)

Alors non seulement les séquelles physiques sont minimes (à se demander si le requin avait bien toutes ses dents...?!!!) Mais, en plus la mort du pilote est reléguée aux oubliettes et ne ressort que tardivement et si brièvement dans le déroulé de l'intrigue que ça m'a blasée ... 

En fait, Qaanaak est fait de glace, c'est ça,  à l'intérieur et à l'extérieur ? Et je ne vous relate pas les éléments de sa vie privée qui semblent lui glisser dessus comme peau de phoque sur neige damée ...

Pardon je m'emballe, je m'emballe. Mais, je vous assure j'aime les personnages de polar, mais j'aime quand ils ont une âme, des failles, des creux et qu'ils sont aussi forts et doués et surprenants. 

Je n'aime pas dans un polar, quand je suis amenée à ne pas y croire et dans ce livre au résumé pourtant très alléchant (chamanisme, tradition inuits, enquête, Groenland, jeunesse en mal d'être ...), l'intrigue à force de circonvolutions aura fini par me perdre et un peu m'exaspérée. 

Et si j'en rajoute une couche et bien j'ai été très dubitative devant le terme utilisé et répété : "Pis " ! 

Bon tant "pis" je suis passée à côté de cette lecture,

 Mo Malø ne m'a pas embarquée au pays du froid 

avec son héros récurrent Qaanaak qui aurait gagné en profondeur... 

Quant à vous et bien faites ce que vous voulez !

Portez-vous bien et lisez pour vous évader !


tous les livres sur Babelio.com

dimanche 8 novembre 2020

Patagonie route 203 Eduardo Fernando Varela

 

 #Patagonieroute203 #NetGalleyFrance




Au volant de son camion, un énigmatique saxophoniste parcourt la géographie folle des routes secondaires de la Patagonie et subit les caprices des vents omniprésents.

Perdu dans l’immensité du paysage, il se trouve confronté à des situations aussi étonnantes et hostiles que le paysage qui l’entoure. Saline du Désespoir, La Pourrie, Mule Morte, Indien Méchant et autres lieux favorisent les rencontres improbables avec des personnages peu aimables et extravagants : un journaliste qui conduit une voiture sans freins et cherche des sous-marins nazis, des trinitaires anthropophages qui renoncent à la viande, des jumeaux évangéliques boliviens gardiens d’un Train fantôme, un garagiste irascible et un mari jaloux…

Au milieu de ces routes où tout le monde semble agir selon une logique insaisissable, Parker tombe amoureux de la caissière d’une fête foraine. Mais comment peut-on suivre à la trace quelqu’un dans un univers où quand on demande son chemin on vous répond : « Vous continuez tout droit, le jeudi vous tournez à gauche et à la tombée de la nuit tournez encore à gauche, tôt ou tard vous allez arriver à la mer » ?

Ce fabuleux premier roman est un formidable road-trip, dans un paysage dévorant, sur les routes les plus inhospitalières et sidérantes du sud du monde où rien ni personne n’est ce qu’il semble être.


Mon avis : 

Une excellente lecture où les paysages et la météo accompagnent Parker, ce camionneur en fuite sur les routes de Patagonie. 

Un livre étonnant et onirique. Les éléments de la nature y sont comme la vie et les sentiments.

J'ai aimé que l'auteur entremêle les sentiments de ses protagonistes dans ce grand "tout". 

Le vent est omniprésent et fait souffler le chaud et le froid sur l'histoire. Comme quand on fait du vélo, selon que le vent nous pousse, ou au contraire, quand celui-ci est en vent contraire et que l'on n'avance pas d'un pouce.

Le vent violent provoquait, toujours chez lui un dérèglement intérieur, la sensation que rien n'était à sa place, que toutes les choses de la vie étaient précaires ou inutiles et qu'il ne lui restait qu'à trouver un endroit où s'abriter.

Ce livre nous imprime des images oniriques et on sent bien chez l'auteur qu'il a déjà travaillé pour le cinéma. 

Cette lecture laisse en moi des tas de beaux instantanés, des images qui trottent encore et encore dans ma petite tête : le parc d'attraction, le train fantôme, la plage, les routes infinies, le camion et son installation maison, le désert de sel, les villages presque fantômes ...

Et que dire des personnages qui traversent cette histoire, de la belle Mayten dont Parker aura un vrai coup de foudre, à ce journaliste bizarre cherchant toujours l'improbable, aux jumeaux péruviens qui sont des aides précieuses pour Bruno le patron de la fête foraine et mari de Mayten. Et j'en passe vous aurez le plaisir de les croiser sur la Route 203.

Une belle histoire d'amour, très différente des romans à l'eau de rose mais qui nous offre tout une foule de sensations qui tourbillonnent en ces temps moroses.

"La vie ne lui accorderait pas une seconde chance: la Patagonie était tellement immense et illimitée qu'ils risquaient de ne jamais se retrouver, mais par un paradoxe de la géographie, il arrivait de cette immensité rapproche les personnes et que leurs chemins se croisent de nouveau."

Merci NetGalley, Merci Eduardo Fernando Varela et merci aux Editions Métaillié pour cette envolée livresque qui m'a fait tutoyer les étoiles au sommet des montagnes de Patagonie !

Quant à vous je ne peux que vous inciter à ne pas avoir peur et de monter à bord du camion de Parker comme l'a fait Mayten  pour vivre intensément la vie au milieu du vent et les étoiles !