mercredi 4 juillet 2018

Bondrée Andrée A. Michaud



À l’été 67, une jeune fille disparaît dans les épaisses forêts entourant Boundary Pond, un lac aux confins du Québec rebaptisé Bondrée par un trappeur enterré depuis longtemps. Elle est retrouvée morte, sa jambe déchirée par un piège rouillé. L’enquête conclut à un accident : Zaza Mulligan a été victime des profondeurs silencieuses de la forêt. Mais lorsqu’une deuxième adolescente disparaît à son tour, on comprend que les pièges du trappeur ressurgissent de la terre et qu’un tueur court à travers les bois de Bondrée.
Une écriture raffinée au service d’atmosphères angoissantes et de subtiles explorations psychologiques, dans la plus pure tradition de Twin Peaks de David Lynch.

ANDRÉE A. MICHAUD, romancière québécoise de premier plan, est l’auteure de dix ouvrages, dont Le Ravissement (2001, Prix du Gouverneur général du Canada) et Mirror Lake (2007, Prix Ringuet).

Bondrée a reçu le Prix du Gouverneur général du Canada, le Prix Arthur Ellis et le Prix Saint-Pacôme du roman policier. Source Payot Rivages

Mon avis :

Ce livre c'est ma grande sœur Nath qui me l'a prêté. Elle l'avait pris lors du quais du polar en 2017 et fait dédicacer (ce n'est pas une Didicace lol).



@Didi avril 2017 QDP LYON
Je me suis rendue compte tout juste après ma lecture ( le 24 juin dernier, je suis en retard de billets...) que l'auteure avait utilisé son nom pour les différents personnages du livre. 

Michaud pour le nom du policier et Andrée la petite fille témoin et narratrice pour partie des drames qui surviennent à Bondrée. Andrée A. Michaud nous indique d'ailleurs que Bondrée est devenue pour elle un lieu de fiction après y avoir passé trois ans de sa vie d'enfant.

Dans ce roman comme l'auteure l'a indiquée dans sa dédicace, les langues se mêlent. Elle utilise le français et l'anglais et ne prends pas toujours la peine de traduire... De plus certaines expressions québécoises viennent couronner le tout. 

La traduction de l'anglais n'est pas systématique alors, les phrases en anglais peuvent se comprendre grâce à mes connaissances en anglais (pas très fortes je l'avoue ...) mais aussi dans la compréhension générale du texte.

Le mois de juin chaque année est un mois noir pour moi, pas pour la lecture, non, mais dans mon travail et cette lecture en plein mois de juin a été parfois difficile. 

J'avais du mal à suivre parfois... Un manque d'attention de ma part et de capacité linguistique ...

Bondrée a su toutefois me happée. Ce lieu de villégiature idyllique et emprunt de mystère et de mysticisme. Celui d'une nature plus forte que tout. 

Bondrée est un des personnage centrale de cette histoire . Souvenirs nostalgiques de l'auteure elle-même, qui se mire dans le personnage d'Andrée. 

La recherche du tueur des deux jeunes femmes n'est alors que prétexte pour tenter de saisir les personnalités des protagonistes se trouvant sur ce lieu. Tous sont potentiellement suspect... 

Alors on leur en voulait presque d’être mortes et de provoquer ces examens de conscience où on prenait la mesure de sa banalité et de sa mesquinerie, de l’aisance avec laquelle on parvenait à juger et à condamner sans d’abord se regarder bien en face dans le miroir. 

Une lecture qui s'ancrera dans mes pensées comme des souvenirs prégnants de lieux possédants ce pouvoir d'être lumineux et sombres...

L'écriture est belle, la poésie des paysages nous imprègne de grandeurs et de beautés sauvages. 

La nature aura repris ses droits, sa juste place, en attendant que d’autres chasseurs arrivent, d’autres familles qui couperont les arbres et érigeront des habitations de bois frais s’ouvrant sur la beauté des ombres vertes, ignorant que la forêt de Bondrée est une forêt jonchée de pièges, un territoire où le vacillement de la lumière peut facilement vous faire basculer du côté de la nuit.

Quant à vous,
Laissez vous envoûter par la beauté dangereuse de Bondrée 
Assistez à ce basculement entre la lumière et l'ombre 
mais restez sur vos gardes... 
La mort rôde non loin de là...

tous les livres sur Babelio.com




dimanche 24 juin 2018

Feu! Chatterton



J’aime ta peau dorée
Toi qui me donnait tout
Et ta main délivrée
J'aimais la peau dorée
Mais maintenant je pleure, ton nom
Et maintenant je pleure, ton nom

Un oiseau chante je ne sais où
C'est, je crois, ton âme qui veille
Les mois ont passés les saisons
Mais moi je suis resté le même
Qui aime, qui attend, que revienne le printemps
Qui aime, qui attend, de reconnaître un jour le printemps

Nous ne nous reverrons plus, sur Terre
Dit le poème, le passé vient plus vite qu'on pense
La, la, la, la, la, la

A genoux j’implore le ciel et mer
Et ce brin de bruyère
Seul souvenir pour récompense

Quel est cet endroit où dans l'ombre
Les démons et les anges se mélangent
Ah je te rejoins dans cette brume épaisse
Que le tabac, le benjoin, obscurcissent
Alors je pleure, ton nom
Oui je pleure, ton nom

Un oiseau chante je ne sais où
C'est, je crois, ton âme qui veille
Les mois, comme toujours ont passées les saisons
Mais moi je suis resté le même
Qui attend, que revienne le printemps
Qui aime, qui espère, connaître la fin de l'hiver

Nous ne nous reverrons plus, sur Terre
Dit le poème, le passé vient plus vite qu'on pense
La, la, la, la, la, la

A genoux j’implore le ciel et mer
Et ce brin de bruyère
Seul souvenir pour récompense
Ouais comme Apollinaire
Un souvenir pour récompense

Nous regagnerons la confiance
Nous regagnerons la confiance
Comme une terre ferme
Comme une terre ferme
A jamais

Nous regagnerons la confiance
Nous regagnerons la confiance
Comme une terre ferme
Comme une terre ferme
A jamais
De l'autre côté
De l'autre côté de la mer

A jamais

Il me reste plus rien de toi
Tu sais, ton absence m'appartient
On s'est laissé à l’orée de ce bois
C'est un joli jardin je crois
C'est un joli jardin je crois
C'est un joli jardin que l’orée de ce bois
L’orée de ce bois …
Où l'on s'est laissé 

Nous ne nous verrons plus
Nous ne nous verrons plus
Nous ne nous verrons plus

Nous ne nous verrons plus
Que de l’autre côté de la mer
A jamais

Nous ne nous verrons plus
Nous ne nous verrons plus
Nous ne nous verrons plus
Nous ne nous verrons plus
Que de l’autre côté de la mer
A jamais

Il me reste plus rien de toi
Tu sais, ton absence m'appartient
On s'est laissé à l’orée de ce bois

On s'est laissé … là.


Un coup de foudre pour cet album ♥♥♥
L'oiseleur de Feu! Chatterton
A l'été, à l'amour, à la musique et à la poésie !
Laissez vous enivrés  !
 



dimanche 17 juin 2018

Brouzouf Tour ou la folle virée avec ma grand-mère complètement barrée Cécile Chartre

Parce que la vie à la maison n’est pas facile, avec le seul salaire de sa mère, Victorien et sa grand-mère Colette décident de tenter leur chance à un jeu télé à Paris, à 800 kilomètres de chez eux. Comme ils n’ont pas d’argent pour le train, ils se lancent dans le covoiturage. Suivront trois jours de rencontres et d’aventures désopilantes. On retrouve Cécile Chartre au meilleur de sa verve, pour un road-movie plein d’humour et de tendresse. Par l’auteur de Joyeux ornithorynque et Petit meurtre et menthe à l’eau.

Mon avis :

Une petite virée en compagnie de Victorien et de sa grand-mère la sémillante Colette direction Paris en passant par Saint-Étienne !  Moi je dit : Oui !

J'ai tenté ma chance moi aussi en participant à la Masse critique jeunesse. Y a pas d'âge pour lire ce genre  d'ouvrage lol ! 

J'ai été retenue et ainsi je remercie BABELIO et les Éditions Rouergue 


Victorien est un ado de 14 ans assez débrouillard élevé par sa mère célibataire et sa grand-mère qui donne un sacré coup de main dans l'organisation familiale. Ils ont ensemble l'idée de participer à un jeu télé pour remporter des brouzoufs ! 

Brouzouf : Expression pour désigner une somme d'argent. Terme souvent employé par les contemporains de Toutankhamon. Synonyme : Thune, flouze, blé, pognon, pépettes. Du fric quoi. Exemple : Aaaahh si seulement j'avais des brouzoufs !

Victorien est le narrateur de ce livre ainsi on a un ton moderne, enlevé et très marrant. Surtout quand son vocabulaire se croise avec celui de sa mamie.

" Alors si en plus le vocabulaire du 3ème âge s'en mêle, on n'est pas couché "

On suit les amours de ce jeune garçon et aussi ceux de sa grand-mère. La virée en covoiturage sera l'occasion de croiser bien d'autres personnages.

Une jolie petite histoire aux sympathiques leçons de vie.  Humour et tendresse sont au programme de cette folle virée !

Les jeunes lecteurs seront séduits, enfin je pense ;-). Le livre n'atteint pas les  100 pages ça ne devrait donc pas les effrayer...

Embarquez pour cette folle virée ! 
Y a peut-être plus que des brouzoufs à la clé !




 

dimanche 27 mai 2018

La Grande Forêt Le pays des Chintiens Anne Brouillard


Killiok, le chien noir, est inquiet. Il attend le retour de Vari Tchésou, le magicien rouge, dont il n'a pas de nouvelles depuis le printemps. D'après les oiseaux, une roulotte aurait été aperçue au fin fond de la Grande Forêt… Killiok convainc Véronica de l'accompagner pour savoir ce qu'il en est.
Tous deux s'enfoncent dans la Grande Forêt et font des rencontres surprenantes : Pikkeli Mimou dans son refuge, le Chat Mystère qui va au festival de vol, Susy le cheval… et tous ces Bébés Mousse avec qui ils prendront le train !
La Chintia, dont Anne Brouillard a imaginé la carte, est divisée en 11 pays. L'histoire prend vie au travers des personnages, des lieux, et de leurs influences. Tout est possible et a l'air réel. Le premier tome met en mouvement les habitants du Pays du Lac tranquille.
Mon avis : 

Lecture pour retomber en enfance ...

J'ai le plaisir de découvrir des albums grâce à un abonnement à l’École des Loisirs  (merci mon petit mari ♥).

Cet album est un mixte entre un album  et une bande dessinée. Nous avons des pages avec des cases et des bulles et d'autres avec des dessins sur toute la page ou en plus petit format et du texte. J'ai apprécié ce mélange rythmant agréablement l'histoire et permettant de profiter des très beaux dessins de la forêt de l'auteure Anne Brouillard.



Killiok est soit disant un chien moi j'ai plutôt vu une sorte de personnage imaginaire... On pense à l'univers de Claude Ponti. 



J'ai aimé toutes les trouvailles de l'auteure, so pays imaginaires, ses habitants mi animaux mi humains. 

Les aquarelles sont vraiment très belles et les bouleaux tout simplement magnifiques. 



Les chats sont mis à l'honneur avec le Chat Mystère et le Chat Miroir. 


On se trouve dans un univers très poétique, décalé, onirique et fantastique ! Un peu surréaliste. Avec de l'humour !



Il s'agit d'un premier tome, ce que je ne savais pas !

Çà explique alors mon sentiment d'inachevé et d'incompréhension de certaines choses. 

Anne Brouillard présente ici des différents personnages et une partie du pays de Chintia. Et il nous reste bien des questions notamment sur Vari Tchésou, l'ami de Killiok... Qui serait un magicien ... 

Oui Anne Brouillard devra lever le brouillard sur son histoire (hum hum)...

Un album qui lance une histoire intrigante 
avec des personnages qui le sont tout autant. 

J'ai été un peu frustrée de découvrir qu'il y aurait une suite...  
Quand ? Et aurais-je la possibilité de l'avoir ?

J'ai été charmée par les dessins plus que par l'histoire pour l'instant ...
Mais je retournerais avec plaisir dans le pays des Chintiens,
résoudre quelques mystères !



dimanche 20 mai 2018

La saison des feux Celeste Ng


A Shaker Heights, banlieue riche et tranquille de Cleveland, tout est soigneusement planifié pour le bonheur des résidents. Rien ne dépasse, rien ne déborde, à l’image de l’existence parfaitement réglée d’Elena Richardson, femme au foyer exemplaire.
Lorsque Mia Warren, une mère célibataire et bohème, vient s’installer dans cette bulle idyllique avec sa fille Pearl, les relations avec la famille Richardson sont débord chaleureuses. Mais peu à peu, leur présence met en péril l’entente qui règne entre les voisins. Et la tension monte dangereusement à Shaker Heights.
 Mon avis : 

Lecture offerte par Babelio et les Éditions SONATINE !

Merci beaucoup : A Babelio pour ses sympathiques MASSES CRITIQUES ( et celle-ci particulière car proposé à quelques membres) et Sonatine pour le livre ainsi qu'un petit carnet de notes.

Ce roman je l'ai abordé avec l'empreinte de ma lecture précédente "Le gang des rêves", je me retrouve ici aux USA bien des années plus tard dans une ville banlieue Shaker Heights , un quartier bien différent de ceux de NY dans les années vingt...

L'histoire commence alors que la maison de la famille Richardson est en feu. Qu'est-il arrivé ? Qui à mis le feu au foyer des Richardson ? 

Une partie de la famille est ici la mère et trois enfants sur les quatre de la famille...

L'auteure Celeste Ng (comment se prononce ce nom ? ...) va alors remonter le fil de l'histoire de cette famille pour nous faire comprendre pourquoi cette maison est en feu.

L'auteure va s'attacher alors à nous décrire la vie dans cette banlieue riche en nous dressant un portrait social de la famille des Richardson composée d'un couple marié et de 4 enfants : Lexie, Tripp, Moody, Izzy et  de celui d'un foyer monoparental,composée de Mia et de sa fille Pearl .  

Mia et Pearl sont les locataires de la famille Richardson et également Mia devient également leur employée de maison.

Deux foyers très différents dans leur fonctionnement, mais ces deux univers vont s'interpénétrer essentiellement par l'intermédiaire des relations avec les enfants.

Chacun des enfants découvrant chez les autres des façons de fonctionner différentes. 

On a d'un côté un modèle familial établit comme le meilleur, sans histoires... en apparence.

J'ai aimé cette histoire où les univers de chacun se découvrent. Les codes sont différents et s'entrechoquent aussi créant des étincelles et alimentant des rancœurs et des incompréhensions aussi. Des visions de la vie différentes ...

" Toute sa vie elle avait appris que la passion, comme le feu, était une chose dangereuse. Elle devenait si facilement incontrôlable. Elle escaladait le murs et bondissait  par dessus les tranchées. les étincelles sautaient comme des puces et se répandaient tout aussi rapidement ; une brise pouvait charrier les braises sur des kilomètres. Mieux valait contrôler cette étincelle et la transmettre prudemment d'une génération à l'autre, comme une troche olympique. Ou peut-être, l'entretenir attentivement comme une flamme éternelle : un rappel de la lumière et de la bonté qui jamais n'embraserait rien. Soigneusement contrôlée. Domestiquée. Heureuse en captivité. la clé pensait-elle, elle était d'éviter toute conflagration." Page 183 vision d'Elena Richardson

Par l'intermédiaire de Mia, la vie bohème, le monde de l'art, s'invitent dans une façon de vivre et de penser. 

Que ce soit Pearl dans la famille des Richardson, ou Izzy dans la famille de Mia tous apprennent, tous s'ouvrent à d'autres façon de faire que celles qui ont cours dans leur quotidien. 

Tout va a peu près bien jusqu'à ce qu'une enfant abandonnée et recueillie par la meilleur amie de Mme Richardson soit réclamée par sa mère biologique Bebe, collègue et amie de Mia. 

S'en suit une " sorte " d'enquête qui va pousser les personnages dans leurs retranchements et leurs secrets... 

Les différents portraits dressés par Céleste Ng sont très bien mis en avant. C'est avant tout les liens maternels qui sont disséqués ici. Du côté des enfants mais aussi entre mères. 

" Mia savait exactement à quoi elle pensait. Pour un parent, un enfant n'est pas une simple personne : c'est un endroit, une sorte de Narnia, un lieu vaste et éternel où coexistent le présent qu'on vit, le passé dont on se souvient et l'avenir qu'on espère. 
On le voit en le regardant, superposé à son visage : le bébé qu'il a été, l'enfant pis l'adulte qu'il deviendra, tout ça simultanément, comme une image en trois dimensions. C'est étourdissant. Et chaque fois qu'on le laisse, chaque fois que l'enfant échappe à notre vue, on craint ne jamais retrouver ce lieu." 

L'univers des adolescents est également très bien décrit et les relations entre les membres de la fratrie Richardson sont riches d'enseignements. 

Et puis le travail de Mia en tant qu'artiste photographe apporte une belle leçon de poésie à la vie et à la façon de la voir. La photo d'art est mise à l'honneur dans ce livre de bien belle façon.

Une très bonne lecture que j'ai vraiment appréciée,
 une belle découverte pour moi qui n'avait jamais encore lu cette auteure.  
Un livre que je vous invite fortement à découvrir, 
pour rentrer au cœur des foyers de cette banlieue américaine. 

Là où couve les feux, là où en apparence,
 tout semble si tranquille, un peu trop peut-être...

Je vous invite à faire la connaissance de ces personnages,
essentiellement féminin au cœur de cette histoire. 


tous les livres sur Babelio.com




mercredi 2 mai 2018

Le gang des rêves Luca Di Fulvio





New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?

Mon avis :

Lecture du mois d'avril qui est déjà passé puisque nous sommes en mai désormais...  Mois d'anniversaire de mon blogounet qui a tout juste 9 ans et de mon anniversaire  9 X 5 (ouille !) !

Ce livre est un pavé de 945 pages ! Il rentre donc dans ma participation au challenge pavé de chez Babelio !

J'avais commencé ce pavé en prévision de la rencontre de son auteur Luca Di Fulvio au QDP 2018. Hélas, grandement hélas, je ne suis pas allée à ce beau rendez-vous car mon amie avec qui je m'y rends chaque année (ou presque) depuis dix ans a du annuler ce rendez-vous ... Je ne vous dit pas ma déception mais parfois il y a des rendez-vous manqués dans la vie et bien celui là en ferra parti, n'en parlons plus. Wal si tu m'écoutes, rendez-vous pris pour 2019 !

J'aurais pu me rendre seule à ce rendez vous mais je n'ai pas voulu. Alors mon livre n'est pas dédicacé et il n'y aura pas de billet sur le QDP ici.

Mais revenons à ce livre qui aura occupé mon mois d'avril 2018 !

J'ai pris plaisir à cette lecture au long cours mais j'avoue être tout de même légèrement déçue surtout sur la deuxième partie du livre.

La première partie m'a emballée. En effet elle dresse le portrait d'une femme italienne, Cetta  qui  décide de s'installer aux USA.

Un prologue nous permet de comprendre le pourquoi de cette décision. 

Cetta n'est pas seule elle a un enfant avec elle : Natale (enfant issu d'un viol d'une enfant qui est elle-même issue d'un viol également...)

Dans les années 10 il ne faisais pas bon être une femme étrangère fraichement arrivée à New York.
  
" Cetta s'endormit - Elle se  raconte l'histoire d'une petite fille de 15 ans qui s'enfuyait de chez elle, toute seule, avec son petit bâtard, pour aller rejoindre le royaume des fées" Page 28

Néanmoins Cetta aura la chance de croiser Sal sur sa route qui s'en en avoir l'air va l'aider énormément à pouvoir garder son enfant ce petit Natale qui deviendra dès le passage en douane Christmas. 

Cetta, Sal, Christmas puis vient un autre des personnages celui de Ruth, jeune fille issue du milieu riche et d'origine juive de New York.

Mais l'univers de Ruth va très vite être mis à mal par un fou furieux Bill, celui-ci va l'enlever la battre sauvagement et la violer !

Nous sommes en 1922 et c'est dans ces circonstances terribles que Christmas avec son ami Santo va croiser la route de Ruth. C'est lui qui la sauvera en l'emmenant à l'hôpital.

Par cette rencontre deux univers vont alors se rencontrer, le milieux des riches et celui des pauvres. 

Dans ce roman si on commence l'histoire avec Cetta c'est bien et essentiellement à travers le personnage de Christmas son fils que l'on va vivre dans les quartiers New-yorkais.

En sauvant Ruth, Christmas va non seulement rencontrer un autre monde celui du rêve américain en quelque sorte mais aussi tomber amoureux.

Hélas, cette histoire d'amour devient vite très compliquée, de part les différences mais aussi et surtout par la personnalité de Ruth qui accuse de forts traumatismes suite à son agression.

Alors dans la deuxième partie c'est tout en parallèles que nous allons suivre les divers personnages : Christmas, Ruth et aussi l'agresseur de Ruth, Bill.

La fresque dressée là est très intéressante et m'a captivée, elle nous plonge dans les années 20 à NY et c'est très bien vu. 

De multiples personnages peuplent ce livre et je ne peux pas les mettre en avant tous ce sera à vous des les découvrir avec leurs verves et/ou leurs défauts. Ils font tous partie de ce roman et certains plus que d'autres m'ont plu : Santo, le grand-père de Ruth, Monsieur Bailey, Cyril...

La ville de New-York est bien sur LE personnage centrale de ce roman. 

Le gang des rêves c'est l'Amérique telle qu'on la rêve et l'idéalise  pour tomber de haut...

Le gang des rêves c'est les Diamond dogs, gang de pure fantaisie inventé par l’espiègle Christmas pour se sentir vivre, pour tout simplement exister dans ces quartiers difficiles.   

Ma légère déception sur ce livre et sur la deuxième partie qui était pour moi pas assez imbriquée... Les 3 personnages principaux : Ruth Christmas et Bill ne se croisant presque pas ... De plus j'ai trouvé également que Luca Di Fulvio avait délaissé Cetta au cours de l'histoire et ça m'a chagrinée.

En résumé et parce que parlé d'un livre de 945 pages n'est pas aisé, 
je vous dirais que si ce livre n'est pas le gros coup de cœur attendu 
(au vu des critiques que j'ai pu lire), 
celui-ci m'a plongée avec bonheur dans les années 20 
au cœur d'un New-York d'ombres et de lumières totalement fascinant !

tous les livres sur Babelio.com

Good morning New-York, chers amis ! 
Branchez vous sur la CKC et écoutez l'histoire de Christmas Luminita !