dimanche 21 janvier 2018

Légende d'un dormeur éveillé Gaëlle Nohant

 


Robert Desnos a vécu mille vies – écrivain, critique de cinéma, chroniqueur radio, résistant de la première heure –, sans jamais se départir de sa soif de liberté. Pour raconter l’histoire extraordinaire de ce dormeur éveillé, Gaëlle Nohant épouse ses pas ; comme si elle avait écouté les battements de son cœur, s’était assise aux terrasses des cafés en compagnie d’Éluard ou de García Lorca, avait tressailli aux anathèmes d’André Breton, fumé l’opium avec Yvonne George, et dansé sur des rythmes endiablés au Bal Blomet aux côtés de Kiki et de Jean-Louis Barrault. S’identifiant à Youki, son grand amour, la romancière accompagne Desnos jusqu’au bout de la nuit.
Légende d’un dormeur éveillé révèle le héros irrésistible derrière le poète et ressuscite une époque incandescente et tumultueuse, des années folles à l’Occupation. Source Éditions Héloïse d'Ormesson
 Mon avis :

Ce livre je me le suis procurée lors de la fête du livre de Saint-Étienne où j'ai eu la chance d'échanger quelques mots avec l'auteure Gaëlle Nohant. 

Je ne l'avais encore jamais lu mais j'avais "La part des flammes" en version poche avec moi et j'ai pris "Légende d'un dormeur éveillé" pour lequel je ne lisais que du bien sur les blogs amis et de la part des babeliotiens.

J'ai donc mon exemplaire Didicacé et j'espère avoir le plaisir de recroiser Gaëlle Nohant puis lui dire tout le plaisir que j'ai eu à lire son livre.



Superbe, scintillant, libre ! Un roman magnifique pour ma première lecture de 2018 !

Gaëlle Nohant m'a comblé dans la découverte de cet homme que je ne connaissais pas. Uniquement par le nom de l'auteur de la poésie "La fourmi" que j'ai apprise à l'école primaire  et qui est toujours ancrée dans ma tête largement 30 ans plus tard.

Une fourmi de dix-huit mètres
Avec un chapeau sur la tête,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Une fourmi traînant un char
Plein de pingouins et de canards,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Une fourmi parlant français,
Parlant latin et javanais,
Ça n’existe pas, ça n’existe pas.
Eh ! Pourquoi pas ?
Robert DESNOS
Recueil : "Chantefables"

Gaëlle Nohant est née la même année que moi (1973) c'est sans doute par ce biais de cette poésie animalière que Robert Desnos est rentré dans sa vie. 

Si l'entrée dans ce livre fût un peu difficile  à la base je me suis très vite laissée guider par l'auteure et Robert Desnos dans le Paris des années 30. 

On en croise des célébrités, c'est un véritable foisonnement culturel. On se promène dans le Paris d'avant guerre dans le Paris de la nuit, dans le Paris des ateliers d'artistes des bars et autres cabarets .

Il y a un brassage joyeux et parfois mondain la nuit dans Paris.

Robert Desnos participe de ce mélange joyeux et se construit en poésie. 

Gaëlle Nohant est tombée amoureuse de ce poète, j'en suis persuadée !

L'auteur nous permet vraiment de découvrir cet homme dans cette période foisonnante et troublée nous plongeant ainsi au cœur de l'histoire  dans un milieu particulier. 

La seconde guerre mondiale va mettre à mal toutes les belles libertés prônées par les artistes de tout horizons.

Au nom de la liberté et fort de ses intimes convictions d'égalité entre les hommes Robert Desnos s'engagera dans la Résistance. Il en paiera le prix fort et sera déporté, il mourra le 8 juin 1945 à Terezin. 

" Le fracas du monde est entré dans sa poésie et l'a bousculée, abattant les murs de son souffle. Sa trajectoire libertaire à gagné en force en s'ouvrant à une fraternité possible."

La quatrième partie de ce livre est un véritable condensé émotionnel. Gaëlle Nohant prends dans cette partie la parole de Youki la principale muse et amour de Robert Desnos. Comme si l'horreur vécue par le poète ne pouvait pas engendrer de mots et pourtant le poète lui trouvera refuge dans la poésie. 

"Pour le reste je trouve un abri dans la poésie. Elle est vraiment le cheval qui court au dessus des montagnes."
 Gaëlle Nohant dit : "Écrire ce roman tenait du numéro de funambule, il fallait demeurer sur le fil ténu de la fiction tout en demeurant la plus fidèle possible à la vérité de l'histoire et des vies de tous les protagonistes. Inventer entre les clous, remplir les blancs, rejoindre la vérité par le biais de la fiction, ou en tout cas une vérité possible. Ce Robert Desnos est le mien, il ne saurait se substituer au vrai ni en épuiser le richesse, mais je veux croire qu'il lui ressemble."

et bien moi je dis Bravo, je trouve votre numéro de funambule absolument réussi. Il m'a permis de rencontrer un homme bon et un poète généreux et libre qui a toute mon admiration. 

Avec respect pour cette homme vous avez su lui redonner la parole, le refaire vivre auprès de vos lecteurs. Un portrait magnifique et scintillant ! 

" Légende d'un dormeur éveillé " est un livre qui restera en moi longtemps. 
J'ai fait là une très belle rencontre avec cet homme, 
ce poète doué pour vivre et pour aimer 
que vous m'avez fait aimer à mon tour. 
Un homme éperdu de liberté, d'amour et d'amitié. 
Un poète qui fait danser les mots pour couvrir les maux !   
Un homme bon et généreux.


Merci Gaëlle Nohant, oui sincèrement merci pour cette belle rencontre.
Je lui laisse la parole avec cette splendide poésie.
 

Non l’amour n’est pas mort

Non, l’amour n’est pas mort en ce cœur et ces yeux et cette bouche
qui proclamait ses funérailles commencées.
Écoutez, j’en ai assez du pittoresque et des couleurs et du charme.
J’aime l’amour, sa tendresse et sa cruauté.
Mon amour n’a qu’un seul nom, qu’une seule forme.
Tout passe. Des bouches se collent à cette bouche.
Mon amour n’a qu’un nom, qu’une seule forme.
Et si quelque jour tu t’en souviens
Ô toi, forme et nom de mon amour,
Un jour sur la mer entre l’Amérique et l’Europe,
À l’heure où le rayon final du soleil se réverbère sur la surface ondulée des vagues,
ou bien une nuit d’orage sous un arbre dans la campagne,
ou dans une rapide automobile,
Un matin de printemps boulevard Malesherbes,
Un jour de pluie,
À l’aube avant de te coucher,
Dis-toi, je l’ordonne à ton fantôme familier, que je fus seul à t’aimer davantage
et qu’il est dommage que tu ne l’aies pas connu.
Dis-toi qu’il ne faut pas regretter les choses : Ronsard avant moi
et Baudelaire ont chanté le regret des vieilles et des mortes
qui méprisèrent le plus pur amour.
Toi quand tu seras morte
Tu seras belle et toujours désirable.
Je serai mort déjà, enclos tout entier en ton corps immortel, en ton image étonnante
présente à jamais parmi les merveilles perpétuelles de la vie et de l’éternité,
mais si je vis
Ta voix et son accent, ton regard et ses rayons,
L’odeur de toi et celle de tes cheveux et beaucoup d’autres choses encore vivront en moi,
Et moi qui ne suis ni Ronsard ni Baudelaire,
Moi qui suis Robert Desnos et qui pour t’avoir connue et aimée,
Les vaux bien ;
Moi qui suis Robert Desnos, pour t’aimer
Et qui ne veux pas attacher d’autre réputation à ma mémoire sur la terre méprisable.




Ce livre me permet de valider ma 2ème participation 
au Challenge Pavé 2018 sur Babelio ! 
Niveau Fillette atteint !

dimanche 14 janvier 2018

Mon podium pour 2017 et ensuite je tourne la page !



Voici mon podium pour mes lectures 2017 !

J'ai lu 41 livres cette année 
et dans mes 41 lectures 
je souhaite mettre en avant ici
 trois livres pour lesquels 
mon plaisir de lectrice fût au summum ♥

Du 5 étoiles autant dire un régal !

🌟🌟🌟🌟🌟 


🌟🌟🌟🌟🌟


🌟🌟🌟🌟🌟


🌟🌟🌟🌟🌟

 
 Il y a eu pas mal de 4 étoiles et très peu de déception. 
Presque toutes mes lectures ont eu le droit à un billet sur mon blog
(seules deux ou trois n'en ont pas eu).

Vous trouverez sur le site Babelio ma bibliothèque virtuelle 
et mon profil de lectrice




 

jeudi 11 janvier 2018

Deuxième semestre de lecture de juillet à décembre 2017 ! Merci !

J'ai décidé de remercier ici, ceux ou celles par qui les livres lus cette année 2017 me sont arrivés. 
Une manière de dire que les livres m'apportent aussi beaucoup en terme de liens sur le net et dans la vraie vie.
Comme l'année dernière, je voulais vous parler de tous les livres qui ont croisés ma route en 2017 car ils le méritent tous à leur manière. Mais il y en a  pas mal alors je vais résumer en vous mettant les liens sur mon blog un clic sur le titre et hop mon avis !
Voici une image, un lien et des remerciements pour égrener 
mes souvenirs de 2017.
Le deuxième semestre ! 

Merci à l'auteur Jérôme Magnier-Moreno pour cet envoi !

Merci à Gérald Tenenbaum pour ce cadeau de lecture 

Merci à Babelio et ses masses critiques !

Merci aux Éditions du Toucan Noir pour l'envoi de ce livre.

Merci à l'auteur présent à la fête du livre de Saint-Étienne 

Merci au CDI  et à l'auteur que j'aime beaucoup 

Merci à Babelio et aux éditions Gallimard 
Merci aux défricheurs de pépites jeunesse et aux documentalistes et à l'auteure ♥ 
Merci à l'auteure qui m'a encore gentiment envoyé le tome 2 !
Merci à l'auteur pour sa Didicace et au beau rendez-vous du Quai du polars
Merci sincèrement à Babelio et les Éditions Héloïse d'Ormesson 
pour m'avoir offert ce livre lors d'une masse critique.

 C'était ma septième participation aux Matchs de la rentrée littéraire chez PriceMinister ! Et merci à Alma Éditeur !  Et à l'auteur que je suis sur l'excellent et étonnant blog : ETC-ISTE

Merci à Babelio et aux Éditions Calmann Levy

Merci à Fred Vargas et à mes amis Estelle et Tof' pour ce prêt ♥
Merci à Nicole Provence une amie et une auteure que j'aime beaucoup ♥

 


 

 

 

 

 



Merci à Marcus Malte pour la Didicace et le livre ♥♥♥♥♥ et au QDP !

 

dimanche 7 janvier 2018

Ce que 2017 m'a offert ! 1er semestre de janvier 2017 à juin 2017

Voici l'habituelle rétrospective de mon année de lecture !


J'ai décidé de remercier ici, ceux ou celles par qui les livres lus cette année 2017 me sont arrivés. 

Une manière de dire que les livres m'apportent aussi beaucoup en terme de liens sur le net et dans la vraie vie.

Comme l'année dernière, je voulais vous parler de tous les livres qui ont croisés ma route en 2017 car ils le méritent tous à leur manière. Mais il y en a  pas mal alors je vais résumer en vous mettant les liens sur mon blog un clic sur le titre et hop mon avis !

Voici une image, un lien et des remerciements pour égrener 
mes souvenirs de 2017.

Merci tout particulièrement à deux blogueuses qui m'ont inspirées cette lecture

et

Merci à Babelio ! 
 

Merci à Olivier Truc rencontré lors du QDP ! 


Merci tout de même très sincèrement à Babelio et aux Editions Buchet - Chastel !
Merci à BABELIO et à Geste Éditions pour ce joli partenariat ! 




Merci à Antonin Varenne 


Merci au lecteur ou à la lectrice qui l'a mis en vente après l'avoir lu ! 

Merci à l'auteure pour sa Didicace à la Fête du livre de Sainté !


Merci à Sandrine Collette et à ma grande sœur Nathalie  et au quais du polar





 Merci à mon amie Marie-Alix pour le prêt de ce livre ♥


Merci au QDP et à l'auteure 

Merci à l'auteure qui m'enchante à chaque fois ♥
 Merci à Noukette et Jérôme deux blogueurs géniaux, 
inspirateurs de nombre de mes lectures !



Merci à Babelio et aux éditions Seuil Cadre noir pour ce livre 
fruit d'une opération Masse critique particulière ♥ 




  Merci à l'auteure pour sa sympathie et à Syl. aussi 



Merci à l'auteure que j'apprécie toujours autant  

Voici pour le premier semestre 2017 ! 
C'est un peu long sans doute ... mais ça me permet de plonger dans mes souvenirs de lecture.

A bientôt pour le deuxième trimestre et mon trio de ♥♥♥♥♥ !
Demain les vacances sont finies... Et la reprise va être très très très dure ...

lundi 1 janvier 2018

En avant 2018 !

@Didi 2017

Belle et Heureuse année 2018 à vous tous !

Santé et bonheur ♥

Je vous embrasse et je vous remercie 
pour les partages ici et chez vous !

 

mercredi 27 décembre 2017

Le Garçon Marcus Malte



Il n’a pas de nom. Il ne parle pas. Le garçon est un être quasi sauvage, né dans une contrée aride du sud de la France. Du monde, il ne connaît que sa mère et les alentours de leur cabane. Nous sommes en 1908 quand il se met en chemin – d’instinct.
Alors commence la rencontre avec les hommes : les habitants d’un hameau perdu, Brabek l’ogre des Carpates, philosophe et lutteur de foire, l’amour combien charnel avec Emma, mélomane lumineuse, à la fois sœur, amante, mère. « C’est un temps où le garçon commence à entrevoir de quoi pourrait bien être, hélas, constituée l’existence : nombre de ravages et quelques ravissements. » Puis la guerre, l’effroyable carnage, paroxysme de la folie des hommes et de ce que l’on nomme la civilisation.
Itinéraire d’une âme neuve qui s’éveille à la conscience au gré du hasard et de quelques nécessités, ponctué des petits et grands soubresauts de l’Histoire, le Garçon est à sa façon singulière, radicale, drôle, grave, l’immense roman de l’épreuve du monde. Source Éditions Zulma

Mon avis : 

Ce livre je me le suis offert au QDP 2017 ! D'ailleurs c'est un des premiers auteurs que j'avais vu à mon tout premier quai du polar en 2008 !

@Didi QDP 2017

@Didi 2008 QDP Didicace "Garden of love"

J'aime l'écriture de cet écrivain et "Le garçon"  est mon troisième livre et ne sera pas le dernier.

Le premier c'était : "Garden of love"


C'est l'histoire d'un garçon, d'un homme aussi.

On le suit dans sa découverte du monde et des hommes, les autres.

Ce garçon ne parle pas mais c'est Marcus Malte qui lui prête la parole à travers un narrateur.

Ce livre est un plongée dans l'Histoire avec un grand H mais aussi un roman d'apprentissage. 

Le garçon va s'éveiller doucement au monde et aux autres pour le meilleur comme pour le pire. 

C'est une réelle force de la nature qui va traverser la France et l'Histoire. 

Il va apprendre que la vie est faite de rencontre, lui qui sa mère avait retirer du monde des hommes, sa disparition va entraîner le garçon à la découverte des autres. 

D'ailleurs ce sont ces rencontres qui vont jalonner et façonner sa vie. 

Il va se laisser porter par elles, elles vont le faire grandir ou au contraire le meurtrir....

Ce livre est magnifique, il se lit avec une fluidité intense et comme à chaque fois qu'un livre me plaît je ne me sens pas à la hauteur pour vous en parler ...

Ce livre est très sensoriel,comme si les mots non prononcés par le garçon se formaient dans les sensations et les sentiments.

La découverte de l'autre, le besoin de l'autre, l'envie de l'autre, la peur de l'autre. 

Oui, ce sont réellement les rencontres qui construisent le garçon, le touchent, l'émeuvent. 

Au tout début il y aura cette énigmatique mère vivant éloignée de tout et qui le laisse bien seul à sa mort... 

" Tout homme laisse un jour derrière lui son enfance. Il ne la retrouvera pas. Seuls quelques très vieux ou très fous bénéficient parfois de cette seconde chance. Les autres quand ils quittent ce monde qu'ont -ils de si précieux à emporter ? 
Le garçon part au soir de la sixième journée de deuil. Il ne l'a pas décidé, c'est ainsi. C'est une évidence et c'est une nécessité."

Et puis il y aura Joseph et son fils Le Gazou, une nouvelle famille pour le Garçon mais il devra la quitter accuser d'avoir jeter le mauvais œil dans la communauté où ils vivent suite à un terrible tremblement de terre.

"Seul le Gazou s'est affranchi de nombres de conventions. Il n'est pas tout à fait libre sans doute mais sa cage est d'une autre ampleur. Le dimanche comme n'importe quel jour il va à l'encontre du garçon. L'affection qu'il lui porte n'a pas diminué. Elle est aveugle et sans bornes, sans attentes , sans même idée de réciprocité. C'est un don. L'enfant torrent à la corps d'un homme et l'âme d'autre chose. D'un elfe peut-être. D'un sylphe. Il accompagne le garçon partout non comme une ombre rigide mais comme un jeune chien sans laisse gravitant autour de son maître et flairant quelques odeurs, explorant chaque piste, curieux de découvrir le monde..."
Il y aura Brabek l'ogre des Carpates, son hongre et sa roulotte. Sa poésie et sa fantaisie. Il sera comme un père. Un raconteur de belles histoires, un saltimbanque, un lutteur. 
Un Quasimodo au grand cœur. Une belle âme que la garçon aimait par dessus tout écouter.

"Mon arrière-grand-père luttait dit-il. Mon grand-père luttait. Mon père luttait. Je lutte. A croire que ça coule dans nos veines , cette histoire. Qu'est-ce qu'on peut y faire ? Des fois je me dis que la seule chose contre laquelle aucun d'entre nous n'a essayer de lutter, c'est son propre destin. A bien y réfléchir c'est peut être seulement ça... mais d'un autre côté pourquoi l'aurait-on fait ? Trouve moi une raison valable . Tu connais un homme qui n'aurait pas à se battre d'une manière ou d'une autre ? Est-ce que tu pourrais m'en citer un seul ? Non. prce qu'il n'y en a pas. Pas dans ce monde. Alors quitte à lutter, autant le faire dans les règles de l'art. de cette façon, tu vois on peut dire qu'on est gâtés."
Il y aura la belle Emma et son père Gustave. Emma, sa sauveuse et sa sœur mais aussi bien plus que cela. 
La fille, la femme, son amour, sa maîtresse. Quelle sensualité, quelle sexualité dans ces pages ... Des pages très "sexes". A rougir dans le train quand je le lisais, à prendre chaud d'un seul coup... Je déclamerais bien un "sexique" à cette relation tout en effusions et fantasmes... Des pages où le garçon aura un prénom : Félix.

" Debout devant l'évier. 
Est-ce un songe toujours ?
Le garçon ne bouge pas. Leurs regards restent rivés l'un à l'autre. Leurs lèvres sont serrés. Un son rauque sourd de la gorge d'Emma. une sorte de grondement. Elle respire fort. l'air siffle, chuinte à travers ses narines comme un trop plein de vapeur. Sa poitrine se soulève et avec elle le couvercle du ciel. Fermé, ouvert. ténèbres, lumière. repart, revient. Repart... Et puis soudain une poussée franche des hanches . Le pubis en saillie. Elle se plaque, elle s'écrase contre lui. Il la tient. Ca y est. Dans sa paume. Il l'enveloppe. Si ténue est la soie qu'elle ne compte pour rien. Il la sens sous ss doigts, sous la pulpe de ses doigts, tout entière, le mont et la mousse, et la source et le sillon et l'autre sillon, l'autre cicatrice, autrement plus profonde et plus tendre..."

Le corps du garçon devenant homme est au centre de cette histoire, ce corps qui aime, ce corps qui résiste, ce corps qui grandit et qui vieillit...

Marcus Malte fait passer énormément de messages dans ce livre, de l'importance de l'amour à l'inutilité de la guerre. A la vacuité de l’existence, à ce qui rends la vie plus douce : musique art, littérature.
" Je vais jouer la journée entière et peut-être la nuit qui suivra, et un an et dix ans, cent ans de plus s'il le faut. Voilà ce que je vais faire.
Parce que je t'aime.
Parce que l'amour est ma patrie et l'art mon seul royaume.
Parce que je veux croire encore qu'ils en sortiront vainqueurs. " Lettre d'Emma pour le garçon qui est parti à la guerre
 Hélas la vie n'épargnera rien au Garçon qui même sans parler se laissera emporter par les évènements. La guerre l'épargnera certes,mais lui laissera des séquelles immenses...

Les pages sur la guerre sont terribles les corps sont meurtris, les morts sont partout, Marcus Malte inscrits des noms et noms sur 7 pages ...  Édifiant !!!

Un livre sensoriel où la voix du garçon qui, si elle ne se fait pas entendre oralement, résonne très fortement dans cette histoire. 

Un livre qui m'a emporté loin et haut ! 

@Ma Didicace ♥

Un plaisir de lecture 5 étoiles ! 
Merci à vous Marcus Malte ♥
Prix Femina 2016 amplement mérité !

Ce Garçon a beaucoup de chose à vous dire
n'hésitez pas à venir à sa rencontre 
et faire un bout de chemin avec lui !