samedi 15 juillet 2017

Hibakusha de Thilde Barboni et Olivier Cinna

Ludwig Mueller est un traducteur-interprète allemand aux ordres du parti hitlérien. Alors que la Seconde Guerre mondiale entame un virage inquiétant, ce mari désabusé et père peu préoccupé par sa famille est envoyé à Hiroshima afin de travailler sur des documents confidentiels, au contenu crypté. Là-bas, il lui est cependant impossible d'échapper à ses tourments qui se gravent dans sa chair et lui causent d'intenses douleurs. C'est alors que sa rencontre avec une belle Japonaise va bouleverser toutes ses convictions, jusqu'au plus profond de son âme...

Mon avis :

Une très belle BD obtenue chez Babelio lors de la Masse critique BD et Manga du 7 juin dernier.


Une histoire très belle et triste.

L'histoire d'une rencontre, dans la grande Histoire, celle de la seconde guerre mondiale et des épisodes terribles des bombes nucléaires lâchées sur Hiroshima et Nagazaki.

Hibakusha (被爆者/被曝者, soit respectivement « victimes de la bombe » et « victimes de la bombe atomique ») est un mot japonais qui désigne les survivants des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki.

La BD est de très belle qualité, la couverture d'un aspect soyeux et le dessin de Cinna une invitation sensuelle à rentrer dans l'histoire. 

Les Éditions Dupuis sont derrière cette collection Aire Libre. Merci à eux pour ce joli cadeau.

J'ai relu deux fois cette BD pour en apprécier encore plus les atouts. Comme pour m'imprégner de l'histoire qui à la base est une nouvelle de Thilde Barboni : "Fin de transmission".

Le travail sur la couleur est vraiment une belle réussite. 

On passe selon les lieux et l'histoire par différentes gammes de couleurs :

de la violence et de la dureté avec le noir, les gris et le rouge, en Allemagne Nazie.




Des couleurs plus tendres pour les moments de zen et de la rencontre.



Aux couleurs vives de rouge et de vert pour les scènes de désirs et d'érotisme.

Les tristes gris et beige des scènes dans la prison.

Et toujours ce rouge comme un fil conducteur : du rouge à lèvres de la jeune femme du début, au drapeau de l'Allemagne Nazie, des arbres dans l'automne allemand, à l'ombrelle et aux imprimés de la jeune japonaise, du rouge sang de l'apocalypse, à la nature qui reprends vie, au drapeau japonais...



Des dessins délicats et des cadrages magnifiques. 



Une belle réussite qui tient à une belle symbiose entre les mots de Thilde Barboni et les dessins d'Olivier Cinna.

L'histoire de l'amour de cet homme et de cette femme qui va perdurer malgré tout. Une âme qui reste là pour alléger les peines de ceux qui restent... La nouvelle de Thilde Barboni est délicate.

Une poésie qui estompe, un peu, tout le mal et l'horreur de ces destructions massives violentes et inouïes... 

tous les livres sur Babelio.com

Une BD que j'ai beaucoup appréciée 
pour ce qu'elle raconte 
et comment elle le raconte. 
 Un coup de ♥ à découvrir pour le souvenir ! 





"Notre présent est bien fragile face à cette éternité. 
Ce n'est pas ce que je ressent. j'ai la sensation que l'éternité est de notre côté, qu'elle ne nous abandonnera jamais ! "

Vous trouverez ICI une interview des deux auteurs très intéressante.


2 commentaires:

  1. Magnifique ! Je l'avais déjà repérée, tu confirmes. J'espère qu'elle arrivera bientôt à la médiathèque.

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    1. Coucou,
      oui je te le souhaite et j'espère qu'elle te plaira tout autant que moi.
      Bises

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