dimanche 12 juillet 2020

Tout le bleu du ciel Mélissa Da Costa


Petitesannonces.fr : Jeune homme de 26 ans, condamné à une espérance de vie de deux ans par un Alzheimer précoce, souhaite prendre le large pour un ultime voyage. Recherche compagnon(ne) pour partager avec moi ce dernier périple. Émile a décidé de fuir l’hôpital, la compassion de sa famille et de ses amis. À son propre étonnement, il reçoit une réponse à cette annonce. Trois jours plus tard, devant le camping-car acheté secrètement, il retrouve Joanne, une jeune femme coiffée d’un grand chapeau noir qui a pour seul bagage un sac à dos, et qui ne donne aucune explication sur sa présence. Ainsi commence un voyage stupéfiant de beauté. À chaque détour de ce périple naissent, à travers la rencontre avec les autres et la découverte de soi, la joie, la peur, l’amitié, l’amour qui peu à peu percent la carapace de douleurs d’Émile.

Lecture en partenariat avec Net Galley.

#Toutlebleuduciel #NetGalleyFrance


Mon avis :


J'ai commencé ma lecture et tout de suite je n'ai pas été très convaincue. Les dialogues entre les deux personnages au début du périple sonnaient résolument plats.

J'ai eu peur de m'ennuyer et j'ai survolé, il faut bien le dire, les pages du début. 

On découvre Emile dans un premier temps, car c'est lui qui se savant condamné par une maladie neuro dégénérative, va avoir l'idée de ce voyage. Emile ne veut pas que ces proches le voient malade et il n'a plus d'attache sa petite amie l'ayant quittée.

Il passe une petite annonce pour trouvé quelqu'un pour l'accompagner. Une petite annonce comme un SOS, il pense ne trouver personne.  

Mais c'est sans compter sur les hasards de ma vie car une jeune femme Johanne répondra à sa petite annonce et s'embarquera à bord du camping car d'Emile.

Le livre conte alors cette rencontre et ces deux êtres qui vont s'apprivoiser.

Si Emile joue plus franc jeu, Johanne elle reste énigmatique à bien des égards même si on sent dès le départ qu'elle enfouie bien des fêlures en elle.

Aussi au fur et à mesure de leur périple qui les mènera jusqu'aux Pyrénées, ils vont se découvrir.  

Voyage en camping car mais aussi randonnées au programme tant que la santé d'Emile le permet. 

Ils croiseront la route d'autres personnes et aussi celle d'un chat Pok ! Les personnages secondaires sont la plupart bienveillants envers eux. 

La maladie d'Emile est bien décrite et on sent alors toute la responsabilité que Johanne va endosser.  

" L'esprit a un pouvoir sur le corps, sur l'évolution de la maladie. Il en prends conscience aujourd'hui, adossé à la façade brûlante d'un bâtiment. Comme ces mourants qui sont capables de tenir des jours et des jours avant l'arrivée de leurs proches pour enfin d'éteindre dans leur bras."

De deux êtres en déroute on va alors progresser vers un couple qui va s'épauler, encore plus peut être que pour un couple lié dès le départ par l'amour.

" Elle a décidé de l'accompagner dans sa dernière escapade et de lui offrir sa liberté en l'épousant. Il fait partie du lot. Tom Blue, Pok et lui. Elle a décidé de leur donner une seconde chance. A tous les trois. Elle est comme cette petite église qui se dresse fièrement, intacte et forte au milieu des ruines de Cômes ... Elle est comme ça Johanne... Un symbole d'espoir au cœur d'un terre de désolation."

Dans ce livre, l'auteure Mélissa Da Costa, fait référence au livre de Paolo Coelho "L'alchimiste" alors je sais que je l'ai lu il y a très très longtemps . Mais je ne me souvenais pas des références. Il faudra que je le relise. 

Dans ce livre, on connait dès le départ l'issue fatale énoncée par Emile, mais on suit néanmoins ce couple dans leur fuite pour les découvrir davantage. Ils vont eux aussi, apprendre l'un de l'autre et ainsi devenir meilleurs. 

Un livre qui se lit bien, par contre s'il a un petit côté feel good,
 il ne manque pas de nous rappeler notre finitude 
et les divers chemins que peut prendre une fin de vie.

Une lecture que j'ai su apprécier mais qui n'est pas un coup de cœur
 à cause des parties un peu trop longues et plates à mon goût. 

Une belle réflexion sur la fin de vie et l'amour aussi.

Merci à Net Galley pour ce partenariat numérique !
"Ils sont sortis dehors, tout doucement. Johanne accroché au bras d'Emile. Elle ne tremble plus. Ses yeux parcours le paysage avec émerveillement. Il avait raison. Ils ne sont que tous les deux dans le silence de la montagne. Tous les deux dans l'immensité blanche. Ils marchent avec une lenteur infinie. Leurs pas laissent des empreintes dans la neige fraîche. Ils avancent avec l'impression de n'être plus réels que le paysage, de n'être que deux mirages."

" Quand tu as l'impression que la vie t'éparpille en mille morceaux, quand tous tes repères s'envolent, alors transforme toi en arbre." 

Note : Avec cette lecture de 501 pages, je mets ce pavé sur mon challenge Babelio  !

tous les livres sur Babelio.com

dimanche 7 juin 2020

Et toujours les Forêts Sandrine COLLETTE


Corentin, personne n’en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s’en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu’au jour où sa mère l’abandonne à Augustine, l’une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l’aïeule, une vie recommence.

À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n’en finit pas d’assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l’espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts.

Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d’un monde désert, et la certitude que rien ne s’arrête jamais complètement. SOURCE JC LATTES


Mon avis :

Fin mai 2020, j'ai commencé le dernier livre de Sandrine Collette prêté par ma grande sœur. 

Rencontrée plusieurs fois au QDP de Lyon, cette auteure est très sympathique et nous a toujours fait de sympathiques dédicaces. Espérons que nous la reverrons en salon pour que ma sœur et moi puissions se faire dédicacer ce livre là.

Ce livre est la quatrième lecture de Sandrine Collette pour moi, après :

 "Nœuds d'acier" en octobre 2014 qui m'avait scotchée, après "Un grand vent de cendres" lu en mars 2016 qui m'avait déçue et pour finir par "Six fourmis blanches" en mars 2017 qui m'avait coupée le souffle.

J'ai donc souhaité découvrir ce livre dont j'entendais de plus en plus de bien jusqu’à ce que ma sœur me le prête.

J'avais lu également les premières pages de ce livre sur le magazine Lire.

Ce livre commencé j'ai alors fait un terrible cauchemar de fin du monde, on allait tous y passer, prémonitoire surtout pour cette lecture... Covid + Collette + Et toujours les forêts et me voilà dans l'ambiance de ce roman post apocalyptique. 

Mais bon pas grave je m'accroche et Sandrine Collette m'embarque dans ce récit post apocalyptique ! Si quelques invraisemblances (tout à cramé et il y a encore tout dans les magasins... Même l'eau en bouteille plastique...) m'ont gênée au départ, celles-ci sont vite balayées par le récit de la survie de Correntin.

Je suis donc rentrée dans l'histoire et j'ai lu ce livre en moins d'une semaine ( en ayant repris le travail à temps complet au collège).

Ce récit s'attache à mettre en avant les liens de filiation et surtout ceux de la paternité. La transmission de la vie coûte que coûte.

La nature est décrite dans sa désolation. On ne sait pas ce qu'il c'est passé, comme une accident nucléaire mais on n'a pas plus d'information...Le propos de Sandrine Collette ne situe pas là.

Le climat se dégrade , trop chaud, trop froid, tout est à l'excès et finalement ça nous interroge ... 

Sandrine Collette ne prend pas le parti de la leçon moraliste mais nous met en face des problèmes qui surgissent déjà. 

Le personnage de Corentin n'a pas connu la douceur d'un foyer, abandonné par sa mère et non désiré pour en rajouter.

Augustine son arrière grand-mère est son seul point d'ancrage. Le seul lien qui le ferra marcher pour retourner dans les forêts la retrouver.

Il y a de "La route" de Cormac Mac Carthy ( si vous cliquez vous verrez mon billet lu en 2010) dans le début de ce roman.

Se nourrir, boire, marcher, une quête vers l'autre aussi.

L'autre est aussi l'animal, Correntin va croiser la route d'un petit chiot aveugle, rescapé d'une portée qu'il c'était décidé à achever devant le peu d'espoir de leur survie....

Ainsi Corentin va commencer à s'occuper de quelqu'un, il devient comme un père nourrisseur. 

La relation à la nature est complètement détruite, les animaux ont aussi tous disparu...
" D'autres fois , il regardait les Forêts et il obligeait sont imagination à les recolorer. C'était à coups de pinceaux, de souvenirs et d'espoirs"

Le retour dans les Forêts où il retrouvera Augustine et Mathilde son amour de jeunesse inassouvi,  va lancer Correntin dans une quête de renaissance.

Mathilde deviendra vite le ventre permettant de redonner de la vie.

L'histoire est rude, il y a peu d'espoir, pas d'espoir mais dans tout ce chaos il y a un soupçon d'espoir et cette volonté de redonner la vie. 
"S'il n'y avait plus d'étoiles. Il n'y avait plus perdre son regard dans le ciel, il n'y avait plus de quoi rêver. C'était tout."
Alors ce couple unit dans le pire, va recréer la vie en faisant des enfants. Des enfants de ce nouveau monde sans lumière, sans couleur. Ils auront des noms d'étoiles et j'ai beaucoup aimé cette façon d'apporter la lumière. 

Ces enfants n'ont connu que ce monde là mais ils ont très vite envie de construire leur monde et de rencontrer d'autres personnes. 

Même l'aveugle, le chiot adopté par Corentin sur la route en venant aux forêts, finira lui aussi par fonder une famille avec une louve.

Car oui les loups sont de retour et ils sont de toutes sortes, ces loups. Et les plus dangereux ne sont peut être pas ceux que l'on croirait. Oui, "Le loup est un loup pour l'homme" ...



Ce livre est âpre, dur, aussi triste que ce monde 
sans couleur, sans espoir et sans vie. 

Mais ce livre m'a accaparé, dans ce qu'il nous raconte 
de notre condition humaine 

J'ai aimé grandir et me battre 
au côté de cet homme qui n'a pas beaucoup reçu 
mais qui a donné beaucoup 
et qui a tenu bon, coûte que coûte pour faire perdurer la vie.

Ce livre m'a fait pleuré, autant vous prévenir. 

Mais ce livre je l'ai beaucoup apprécié, 
un des meilleurs que j'ai lu de Sandrine Collette.

Merci à elle et à ma grande sœur ♥



" Il serait celui qui tient les autres et que personne ne tient jamais. Celui qui donne la main - pas celui qui la prend. Celui qui enveloppe, qui rassure, qui fait face, alors même qu'il crève de peur, de froid, de fatigue, celui sur lequel on compte et qui compte."

" Il y eu un signe... Et ce n'était pas une erreur, un mirage... Mais un minuscule bout d'herbe qui avait émergé de la terre morte et dont le vert faisait presque mal aux yeux tant la couleur avait disparu du monde. "

lundi 1 juin 2020

et un petit juin pour cette fin d'année scolaire particulière...


Bon courage à tous en ce mois de juin si étrange ...
Je vous offre des cerises et une rose en forme de cœur 
en direct de mon jardin

Je vous embrasse ♥
Prenez soin de vous !


dimanche 24 mai 2020

Le serveur de Matias Faldbakken

Le Hills est d’un temps où le cochon était du cochon et le porc du porc, comme aime à dire le Maître d’hôtel. Chaque jour, raide dans son habit, le serveur de ce grand établissement d’Oslo se tient là, comme il aurait pu le faire il y a cent ans, si ce n’est davantage. Il veille, attend, se tient prêt. Il circule dans la salle, prend les commandes, sert et débarrasse. Les tables sont parfaitement dressées, les verres s’entrechoquent, les couverts vont et viennent sur la porcelaine avant d’être portés à la bouche. Tout est à sa place, l’ordre est immuable. Jusqu’au jour où un vent de changement s’engouffre dans le sillage d’une belle jeune femme qui prend place, l’air de rien, au milieu des habitués. Son apparition a tôt fait d’enrayer la mécanique parfaitement huilée du restaurant, menaçant les fondations de cet écrin de la vieille Europe – et l’équilibre fragile du serveur brusquement dépassé. Avec un sens aigu du portrait et de la scène, Matias Faldbakken livre dans ce délicieux huis-clos une allégorie de notre temps qui ménage autant de moments poignants que d’hilarité, et distille une nostalgie contagieuse qui vous donnera envie à votre tour de pousser la porte du Hills et de vous y attabler pour observer la marche du monde en écoutant le vieux Johansen jouer un air mélancolique.

dimanche 10 mai 2020

De pierre et d'os de Bérengère Cournut

couverture du livre De pierre et d'os
  
« Les Inuit sont un peuple de chasseurs nomades se déployant dans l’Arctique depuis un millier d’années. Jusqu’à très récemment, ils n’avaient d’autres ressources à leur survie que les animaux qu’ils chassaient, les pierres laissées libres par la terre gelée, les plantes et les baies poussant au soleil de minuit. Ils partagent leur territoire immense avec nombre d’animaux plus ou moins migrateurs, mais aussi avec les esprits et les éléments. L’eau sous toutes ses formes est leur univers constant, le vent entre dans leurs oreilles et ressort de leurs gorges en souffles rauques. Pour toutes les occasions, ils ont des chants, qu’accompagne parfois le battement des tambours chamaniques. » (note liminaire du roman)
Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n’a d’autre solution pour survivre que d’avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d’une quête qui, au-delà des vastitudes de l’espace arctique, va lui révéler son monde intérieur.
Deux ans après son roman Née contente à Oraibi, qui nous faisait découvrir la culture des indiens hopis, Bérengère Cournut poursuit sa recherche d’une vision alternative du monde avec un roman qui nous amène cette fois-ci dans le monde inuit. Empreint à la fois de douceur, d’écologie et de spiritualité, De pierre et d’os nous plonge dans le destin solaire d’une jeune femme eskimo. Édition augmentée d'un cahier de photographies. SOURCE LE TRIPODE 

@Didi octore 2019 Saint-Etienne


Mon avis :

Ce livre je l'avais dans ma bibliothèque depuis le mois d'octobre 2019 où je me l'étais procuré à la fête du livre de Saint-Etienne et fait Didicacer !

Une très belle couverture d'un paysage de banquise, un bel objet livre avec en cadeau une belle carte postale également.

Ma Didicace 



Merci à Bérengère Cournut pour cette rencontre et son livre. 

J'ai apprécié ma lecture, même si au début je ne savais pas trop où j'allais, vers quel type de récit. Un récit documentaire, une fiction, une aventure... 

La jeune fille au début, est elle aussi un peu perdue, ou tout au moins elle se retrouve seule dans ce milieu hostile. Séparée de sa famille, isolée elle va devoir avancer dans ce milieu, dans ce paysage glacé où elle est née. 

Sa survie, elle va la devoir à la nature et aux autres qu'elle va croiser.

Les Inuits sont un peuple de chasseurs, pêcheurs, cueilleurs et le livre "De pierre et d'os" nous immerge dans leur vie mais pas à la manière d'un documentaire mais plutôt comme un récit initiatique de cette jeune femme devenant mère puis grand-mère...

Grâce à Uqsuralik nous allons découvrir tout un mode de vie où la nature est au cœur de tout et où les difficiles conditions de vie font se rapprocher les êtres. 

Un monde également, où les esprits sont là, pour aider les hommes dans les passages difficiles de l'existence.

Uqsularik est une jeune femme que la vie n'a pas épargnée mais qui grâce à son courage et ses dons qu'elle va découvrir va avancer dans sa propre existence.

J'ai beaucoup aimé ce livre, j'ai aimé son originalité et son écriture. Il m'a emmené loin de chez moi et en période de confinement c'était idéal !

Le récit est ponctué des paroles des chants de ce peuple qui communique dans les rassemblements communautaire ainsi. De véritables poésies ! 

Ce livre replace la nature au centre de toute vie. L'humain ne le dominant pas mais en faisant parti comme un grand tout. 

Une belle leçon pour les hommes de notre belle planète mère la Terre.

"Chant du vent et de l'orage" 

Nous sommes l'été
Nous sommes le Nord et le Sud
Nous sommes les vents violents
Qui soulèvent la terre et l'eau

Nous sommes la chaleur et la fièvre
Nous sommes l'air vibrant dans la lumière
Nous sommes le sang qui coule 
Dans tes veines et sous ta peau

Nous sommes les esprits puissants
Dans des corps encore débiles
Que personne à part toi 
Ne sent ne palpe, 
Ni ne voit

Notre présence va tout emporter 
Tout bouleverser
Nous allons briser les pierres
Transformer ta chair 
Faire de toi un chemin
D'étoiles et de poussière

Tu seras toi-même 
Et plus que toi-même 
Tu ne t'appartiendras pas
Ton temps dépassera l'horizon
Tu sauras voyager en deçà
Et au-delà
Pour nourrir
Et pour guérir
Tu pourras aussi faire souffrir

Les liens ne pourront rien contre toi
Tu seras fluide et sensible
Aux choses qui échappent
Et qui écrasent parfois

Parmi tous tes esprits
Nous sommes les plus puissants
Nous sommes le Nord et le Sud 
Nous sommes les vents violents
Qui soulevons la terre et l'eau

Nous sommes la chaleur et la fièvre
Nous sommes l'air vibrant dans la lumière
Nous sommes le sang qui coule 
Dans tes veines et sous ta peau.



Quant à vous, chers amis lecteurs de ce blog de déjà 11 ans,  

Un âge canonique n'est-il pas  ? 
J'ai ouvert mon blogounet le 1er mai 2009 ! Le temps file trop vite ...
Je voulais quand même vous en parler ;-)

Oui, chers amis lecteurs, je vous invite à découvrir ce peuple
et à suivre le cheminement de cette jeune femme 
dans les différentes étapes de sa vie.

Laissez vous embarquer par les esprits :-)

tous les livres sur Babelio.com


Bon courage pour le déconfinement, 
et restez prudents ! 

Bisous virtuels et masqués !




vendredi 1 mai 2020

Premier mai 2020 : Défi Muguet !

@Didi Premier mai 2020


 Je vous souhaite un bon premier mai 2020 !

Je vous offre le muguet de mon jardin ♥

et les petits dessins du défi dessin du jour 

et les belles photos de Pierre ;-)qui se joint à nous 

Vous pouvez le retrouver aussi sur sa galerie Flickr (clic !)




Et ceux de Wal 





Du bonheur en clochettes à vous !



Photo de @Pierre Premier mai 2020


Prenez soin de vous ♥


samedi 25 avril 2020

Oh Happy Day de Anne-Laure Bondoux et Jean-Claude Mourlevat


Après quatre ans de silence, Pierre-Marie se décide à envoyer un mail à Adeline au sujet d’un carnet noir qu’il aurait oublié et dans lequel il cherche à retrouver une petite phrase de trois lignes qui serait, dit-il, un excellent début de roman. Prétexte évidemment pour reprendre contact après une longue période passée prostré après son « grand malheur » comme il l’appelle. Mais Adeline a bien d’autres projets que de chercher ce carnet. Sa vie est à un tournant puisqu’elle est à quelques semaines de déménager à Toronto avec le nouvel homme qui partage sa vie. Pourtant la correspondance finit par prendre de l’ampleur, entraînant les deux personnages dans un tourbillon inattendu.


#OhHappyDay #NetGalleyFrance


Mon avis :

Quand j'ai su que les deux auteurs avaient récidivé avec un livre à 4 mains reprenant les aventures d'Adeline et de Pierre-Marie les personnages de "Et je danse aussi ", j'ai postulé pour le lire sur Net Galley et je l'ai obtenu, yes ! Merci beaucoup ! Cette lecture a été faite encore en numérique... et sans liseuse...

Le premier livre "Et je danse aussi ", je l'ai beaucoup aimé, grâce à sa légèreté, son humour et ses échanges par mails entre une lectrice et un écrivain. Vous pouvez retrouver mon avis en cliquant ICI (lecture en août 2016) !

Les deux auteurs se sont bien amusés et ils récidivent donc avec "Oh happy day", en nous permettant de retrouver Adeline et Pierre-Marie. 4 ans se sont écoulés dans la vie des protagonistes, comme pour l'édition de ce deuxième livre (un chouette clin d’œil ;-).

Ce saut en avant nous permet de comprendre qu'après la rencontre réelle tant attendue et la vie en commun, Adeline et Pierre-Marie se sont séparés. Je ne me souviens plus si nous en étions là dans le premier livre ... Mince alors je n'ai retenu que le positif... Je ne crois pas pourtant qu'à la fin ils se séparaient.

Bref, toujours est-il que les auteurs se positionnent 4 ans plus tard et que l'on retrouve Adeline et Pierre-Marie mais vivant chacun de leur côté.

Pourtant Pierre-Marie reprend contact par mail avec Adeline sous prétexte de récupérer un carnet qu'il lui avait laissé quand ils étaient ensemble.

Quatre ans se sont écoulés dans le silence de l'un et de l'autre et en quatre ans les vies de ces deux là ont pris bien des directions différentes. 

Pierre-Marie se relève d'un épisode douloureux et Adeline a décider de suivre son jeune mari au Canada à Toronto pour s'occuper entre autre de sa belle-fille, la jeune Eliette et faire éditer son premier livre. 


" An elephant in the room, disent les anglais. Il y a un éléphant dans la pièce et on parle de tout sauf de l'éléphant. ceux qui ne le voient pas, et ceux qui savent font semblant de ne pas le voir. Alors on évolue autour de lui, on le contourne, on se plaque contre les murs pour parvenir à se déplacer, parce qu'il est énorme, l'éléphant, pachydermique, parce qu'il prend tout l'espace et qu'il est là en permanence."

Les échanges de mails vont renouer les liens entre ces deux là. Ils seront l'occasion pour l'un comme pour l'autre de faire leur introspection et de faire une mise au point sur leur situations actuelles. 

Tout n'est pas rose pour l'un comme pour l'autre. Adeline s'est emmêlée dans une relation toxique avec son jeune mari qui se révèle un énorme pervers narcissique et Pierre-Marie se sent vide et seul et n'arrive plus à écrire. 

" Alors oui, elle venait d'avouer l'inavouable à Pierre-Marie. C'était un premier pas. Mais vers quoi ? Comment s'échappe-t-on d'un enclos que l'on a soi-même efficacement bâti ?" 

Alors la petite étincelle se rallume dans le cœur de Pierre-Marie qui, redevenu confident d'Adeline, va tout faire pour sauver celle-ci. Il embarque alors son vieil et amusant ami, Max pour une expédition punitive qui prendra un drôle de tour...

Mais chut, que je ne peux pas vous en dire plus ! 

Dans ce livre nous avons des situations plus rocambolesques que dans "Et je dans aussi" , un brin plus caricaturales mais aussi plus tristounes...  

J'ai lu néanmoins avec plaisir ce livre, mais je l'ai beaucoup moins aimé que le premier, qui avait beaucoup plus de fraîcheur et d'humour. Émotions des premières rencontres sans doute... 

Et puis j'ai été frustrée de ne pas vivre un peu plus leur vie en commun à ces deux là.


Je remercie Net Galley pour cette lecture divertissante 
et l'histoire de cette femme et de cet homme, chabadabada ♥

Je vous conseille de les découvrir dans "Et je danse aussi" 
et si vous le souhaitez, tout comme moi, 
les retrouver dans "Oh Happy Day " ! 


" Il se surprit à penser de nouveau à son projet d'écriture. Il aurait donné beaucoup pour se retrouver à archer sur les chemins autour de la Bégude, à y enflammer son imagination, et rentrer presque en trottinant pour se jeter sur son ordi et écrire. Les personnages de fiction ne vous trahissaient jamais, même les pires, puisque c'était vous-mêmes qui inventiez leurs trahisons et qu'ils ne faisaient que jouer leur rôle en bon petits soldats de votre histoire. Vous pouviez organiser le monde à votre convenance, punir et récompenser. Vous pouviez vous permettre toutes les fantaisies : faire des bons dans le temps par exemple, revenir en arrière ou vous propulser en avant. Vous pouviez écrire "Trois mois passèrent". En comparaison, la réalité était lente, pisseuse, vide de sens."

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