mercredi 1 novembre 2017

octobre déclinant

Billet de fin octobre et même de début novembre, 

comme j'en ai parlé le mois dernier, je vais essayer chaque fin de mois de faire un billet récapitulatif du mois passé avec trois catégories ou peut-être quatre... 

Manière de redynamiser mon blogounet qui tourne au ralenti (très très peu de commentaires...) M'enfin c'est l'automne ... Ben oui, justement il devrait y avoir du monde derrière les ordinateurs vu qu'il fait nuit à 17 h avec cette foutue heure d'hiver... 

Où êtes-vous les amis ? Faites moi signe sivouplait :-S un petit commentaire m'ssieurs dames !

Et puis tiens c'est Halloween aujourd'hui et bien je vais manger tout les bonbons et attendre les sorts gniark gniark ! Même pas peur ! Bouh !



LA RUBRIQUE LIVRE  


Dimanche 8 octobre c'était la 32ème fête du livre de Saint-Étienne
 


  

Je devais aller à la fête avec ma meilleure amie et puis elle n'a pas pu venir alors j'ai fait un tour vite fait le dimanche matin. Pas la meilleure idée pour profiter de la fête, j'ai trouvé que beaucoup d'auteurs n'étaient pas là, ou censés être là mais accaparés par les divers spectacles et conférences. C'est peut-être bien aussi, mais je n'ai pas trouvé mon compte cette année... D'ailleurs comme chaque année nous avons tardivement la liste des auteurs présents et je trouve que côté publicité et bien ce n'est pas tip top. Pourtant c'est un beau rendez-vous !

Je me suis fait Didicacer plusieurs livres : 

- Deux de l'auteure très sympathique, Gaëlle Nohant :"La part des flammes " que j'avais en livre de poche et "Légende d'un dormeur éveillé " que je me suis offert en version broché) 

et une BD de Magasin Général (j'étais un peu surprise car il n'y a pas de dessin en Didicace sur la BD... Jean-Louis Tripp n'en fait pas apparemment ...)

Ma maigre moisson





Mon amie m'a offert un beau livre ♥♥♥ 
Merci ma Wal ! Nougat l'aime bien aussi


 et j'ai reçu mon livre pour la Masse Critique mauvais genre de chez Babelio. 






Je suis en lecture de ces deux livres

LA CATÉGORIE BALLADE ET NATURE 

Deux marches organisées à mon actif : une sous le soleil et la chaleur et l'autre avec un temps plus mitigé et plus froid. 12 kms et 13 kms au compteur.




 et sur les chemins d'automne




Mon arbre se pare de ses belles couleurs et c'est toujours un ravissement



J'ai fait quelques récoltes au jardin et notamment des butternuts (doux beurre en français)
et cette nuit tout a gelé mais c'est bien normal et j'ai sauvé tout ce que j'ai pu


LA RUBRIQUE CINÉMA 

"Au revoir là-haut " Albert Dupontel 


Acteurs


Été 2016, lecture de cet excellent roman de Pierre Lemaître : j'avais littéralement adorée !!!

Un livre qui reste au panthéon de mes plus belles lectures et qui reste ancré en moi comme je l'avais présagé à l'époque de sa lecture.

Voici mon avis ici sur mon blog !


Alors quand j'ai su que le livre avait été adapté par Albert Dupontel au cinéma j'ai eu envie de découvrir ce qu'il en avait fait. Et puis ce sont les vacances alors j'en profite pour retourner au cinéma. Comme je vous l'ai déjà dit, je n'y vais presque plus pour des raisons pratiques et j'y allais beaucoup quand j'étais stéphanoise. Si une chose me manque c'est bien le cinéma, mais pou le reste je suis très heureuse dans ma maison dans une ville moyenne.  


Alors ?


Et bien j'ai tant aimé le livre que forcément dirais-je, j'ai été déçue... 

Attention ce n'est pas un mauvais film, loin de là, mais s'il vous plait découvrez le livre, c'est une claque ! Prix Goncourt mérité !

Une adaptation prends forcément partie et peut transformer des éléments. Ici Dupontel réalise une fin qui n'est pas celle du livre... Et j'ai trouvé cela regrettable. 

Certains personnages ne sont pas assez mis en valeur : notamment Merlin ce personnage jubilatoire dans le livre. 

Également la sœur d’Édouard Pericourt est mise de côté dans le film, on la voit évoluer dans le livre de façon plus importante. 

Au contraire le rôle de la petite fille prends dans l'adaptation un rôle beaucoup plus important que dans le livre où si elle est présente elle n'est pas l'interprète du héros sans visage et sans voix. Une belle relation est ici révélée.



Côté acteur, j'ai toujours eu du mal avec Niels Aretrup, me demander pas pourquoi, je n'en sais rien, je le trouve vide d'émotion et je n'accroche pas à son jeu d'acteur... Là oki, il joue un père pas drôle du tout mais dans le livre on a aussi l'évolution de ce père dans le deuil de son fils et ce parcours d'un père envers son fils est formidablement écrit. 

Lafitte fait un beau salop en la personne de Pradelle mais là aussi, tout le personnage m'a  semblé effleuré... Il faut dire qu'en 2 h de cinéma difficile de retranscrire tout en pavé. 

Il faut que je vous parle de ce qui m'a plu car il y a des éléments tout de même :

Parmi ceux-ci il y a l'acteur principal Nahuel Perez Biscayart ! Je ne le connaissais pas du tout mais il s'empare de ce rôle de bien belle façon. Uniquement avec le regard et les postures. Bravo !


Tous les masques sont d'une extraordinaire beauté. Ils sont des personnages à eux seuls. Un ravissement : le lion en billet étant l'un de mes préférés.






Les scènes de départ de la guerre des tranchées sont bien rendues. 

J'ai aimé le jeu d'Albert Dupontel qui joue parfaitement ce personnage central d'Albert Maillard. 



En résumé, si je ne peux que vous inviter d'aller voir le film, 
je ne peux que vous encourager à vous plonger dans le livre. 

Il y a pas mal de concours pour gagner des places même le livre :



 

La force de la littérature est de provoquer l'imaginaire !

Albert Dupontel a adapté de belle façon ce livre, 
mais c'est sa façon et pas forcément la mienne. 

Chez Pascale vous trouverez un avis bien plus positif que le mien, 
elle n'a pas lu le livre peut-être cela vient-il de là... 

Comme je ne suis pas réalisatrice je vais continuer à repenser à ma lecture 
qui est je le répète une très belle et grande lecture.



mardi 24 octobre 2017

Le camp des autres de Thomas Vinau #MRL17

Le hasard a bien fait les choses. Vous avez été sélectionné(e) pour participer aux Matchs de la Rentrée Littéraire ! Félicitations ! Voici donc le livre que vous aurez la chance de lire : Le Camp des autres - Thomas Vinau
Alors, maintenant que se passe-t-il ? Attendez patiemment le livre pour lequel vous avez été sélectionné(e). (Il vous sera livré par notre partenaire Chapitre.com). Découvrez-le et profitez (on l’espère) d’un bon moment de lecture

Une fois votre livre terminé, vous êtes invité(e) à rédiger un nouvel article sur votre blog afin de donner votre avis / votre sentiment de manière créative sur ce livre à travers un contenu unique que vous aurez imaginé

Rappelez le titre du livre, le nom de l’auteur et le mot-clé #MRL17


Une fois tout cela fait, n’oubliez pas de valider votre participation en remplissant ce formulaire avant le 2 novembre 2017 :



Hâte de découvrir vos avis/créations !


Bonne lecture !
Dimitri de PriceMinister-Rakuten

http://pmcdn.priceminister.com/visuels/2017-02-13-signature/images/logo.png


Merci merci merci ! 

Voici ma septième participation aux Matchs de la rentrée littéraire 
chez PriceMinister !

Et merci à Alma Éditeur ! 

et à l'auteur que je suis sur l'excellent et étonnant blog :

ETC-ISTE



 Mon avis en poésie

Ce livre est poésie,
là où la  forme se fond dans le fond
et ne tourne pas impatiemment en rond.

Ce livre est sensoriel,
On hume, on frémit, on guérit 
on sent  et on ressent
on se laisse happer, dériver en moult sensations

Ce livre est une forêt de papier 
où chaque page se trouve imprimée 
de noir et de sang,
d'ors et de verts clairière et fourré.

Ce livre est liberté,
égalité, fraternité,
mais vite, cours, vite, va te cacher !!!

Ce livre est amitié, 
des autres et des uns 
et de nos amis les bêtes et surtout les chiens.

Ce livre est différence,
des différences comme des chances
Au pays des sans logis 
les amis sont loi.

Ce livre est un camp,
celui des autres,
ces autres que l'on rejoint
 dans les peines et les tourments choquants 

Ce livre entrechoque les mots,
les fait résonner comme des échos.
Il fait entendre la voix des gens de peu  
et l'on se prend à être heureux avec eux.

Ce livre est un ami en mots, mon ami.
J'irais le rejoindre à maux couverts,
en m’enfonçant au cœur vert de la forêt des mystères.

Didi
 


 
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mercredi 18 octobre 2017

Le monde flottant Alan Spence

1858. À vingt ans, l’audacieux Thomas Glover décide de quitter son Écosse natale pour un Japon encore médiéval et hostile à l’Occident. Le jeune courtier maritime se lance, au risque de sa vie, dans le commerce de la soie, du riz, des armes, de l’opium et des navires. Jusqu’à connaître une réussite industrielle et financière époustouflante, et contribuer grandement à la modernisation de l’Empire sous l’ère Meiji. Aventurier visionnaire, il épouse les mœurs japonaises en s’initiant à l’esthétique samouraï, au zen et à l’art du haïku. L’honorable gaijin vit, avec de belles geishas, des amours tumultueuses.
Foisonnant, éblouissant d’érudition et d’invention, Le Monde flottant est un palpitant roman d’aventures qui conjugue tourmente de l’Histoire et intrigues personnelles. Source Éditions Héloïse d'Ormesson
Mon avis :

En premier lieu je tiens à remercier sincèrement Babelio et les Éditions Héloïse d'Ormesson pour m'avoir offert ce livre lors de l'avant dernière masse critique.

J'ai choisi ce livre pour sa magnifique couverture et pour les éditions Héloïse d'Ormesson. Le Japon est un pays qui me fascine et m'attire, même si je sais que je ne le visiterais surement pas... 

Pour Tom Glover le Japon n'était qu'une opportunité de travail au départ. Il se lance dans cette aventure avec toute la fougue de sa jeunesse et le souhait de construire sa vie et tenter sa chance loin de chez lui.

Il fallait être un brin aventurier pour réaliser un tel voyage à l'époque. Découvrir l'orient et le Japon en plein 19ème siècle devait être un choc.

Cet homme a réellement existé (je ne l'ai su qu'à la fin de ma lecture, le résumé ne l'indique pas), Alan Spence a, avec ce livre mis en avant la vie de cet homme.

On peut trouver des informations sur lui : ICI



C'est drôle mais je n'avais pas du tout en tête ce type de personnage avec les descriptions physique de l'auteur. Je m'étais mis en tête un homme beaucoup plus sexy ... Comme quoi l'imaginaire et puis je ne savais pas qu'il existait en vrai !

Dans ce livre tout comme Thomas Glover nous sommes très vite et presque essentiellement plongés dans le Japon Médiéval.

Glover va s'intégrer dans ce monde bien différent de ce qu'il a pu connaitre. Les us et coutumes sont bien surprenants voir même obscurs pour un occidental. Il deviendra d'ailleurs plus japonais qu'écossais.

Nous sommes en pleine époque Edo. Bon oki, j'avoue, je me suis un peu documentée sur l'histoire du Japon, car Alan Spence a piqué ma curiosité. 

Au départ de ma lecture je ne savais pas que Thomas Blake Glover existait réellement alors quand j'ai su à la fin de ma lecture j'ai cherché des informations sur le Japon et son histoire et sur ce personnage.

Les relations politico-économiques sont au cœur de cette histoire entre le Japon et l'Angleterre et je dois dire qu'à un moment de la lecture ça m'a un peu lassée... 

Les européens nous sont décrits comme porteurs de progrès pour le Japon...  J'ai aimé davantage quand le Japon nous était décrit dans ses traditions et ses mœurs.

Il traversa les deux ponts, Hésitation et décision, pénétra dans le quartier des plaisirs et se rendit droit au Sakura. L'endroit paraissait différent dans la journée, plus petit et miteux, sans rien d'engageant. La nuit, il avait toujours eu le charme un peu magique du fait de la lueur dorée des lanternes, des ombres jouant sur les shogi, de l'odeur suave de l'encens. La lumière du jour était trop brutale pour lui et le rendait banal. 

J'ai aimé quand Glover ne se posait pas en conquérant moralisateur et profiteur mais plus quand il s'intégrait et essayait de comprendre les coutumes et traditions. 

Les relations masculines de travail et de conquêtes sont très présentes et de belles amitiés naissent sur l'archipel. 

Les femmes elles, prennent une place dans ce livre mais de façon très floue et tardive dans le livre. Un peu trop selon moi, car mon intérêt a grandi quand elles avaient un rôle plus important et quand elles permettaient en fin de compte de rendre Glover plus japonais et humain...

J'ai aimé cet homme quand il était plus pacifiste que conquérant, quand il était partie intégrante de ce pays et non pas un conquérant envahisseur profiteur.

J'ai aimé les descriptions des traditions japonaises et notamment celles des samouraïs et de leur code d'honneur impitoyable !

J'ai marché sur le terrain. Tant de morts et de mourants. Hommes et chevaux. Certains corps dépecés, sans bras ni jambes, ou seulement bras et jambes, ou la tête détachée avec le visage encore féroce. Une mort noble. Une mort de Samouraï.
Ito s'interrompit, pour la première fois depuis le début de son récit. Il paraissait plus sombre que jamais.
- Sakamato-san est tombé aussi, mort dans la bataille.
- C'est une grande perte, déclara Glover en se rappelant la présence tranquille de Sakamoto, son insistance à prôner l'union des clans.
- Mais une bonne mort, observa Ito.
- Oui dit Glover. Bien sur.
- je me suis incliné pour tous les guerriers sur le champs de bataille, reprit Ito. J'ai fait un poème tanka.

Les braves guerriers gisent morts -
Choshu, Tosa, Togugawa -
Pour l'amour du Japon.
La fumée de la bataille se dissipe.
Au -dessus le soleil rouge. 

J'ai pleuré sur l'histoire de ces femmes qui s'effacent devant les hommes au Japon et ailleurs.

J'ai aimé ce petit garçon mélange du Japon et de l'Ecosse : 

Shinsaburo - Tomisaburo, le fils de Maki une geisha et de Thomas - Guraba San.

J'ai aimé la ville de Nagasaki, ville où s'installe Thomas Glover, ville faisant le lien entre les différentes époques du livre. On commence en effet l'histoire tout de suite après l'explosion de la bombe en 1945 dans la villa de Thomas Glover où son fils vit encore après lui. 

Un lien comme un rappel de ce que les hommes peuvent faire de pire aux hommes ...

J'ai moins aimé toutes les guerres et la violence des relations, ces trafics d'armes et d'opiums ... 

Une lecture qui a enrichi ma culture japonaise

Une lecture en demi teinte néanmoins 
car je l'aurais souhaitée plus romantique.

Une lecture que je vous conseille pour ce monde flottant qui attire et intrigue
et pour cet homme qui aura tendu un lien en occident et orient.


Un lecture de plus de 500 pages pour le challenge Pavé de chez Babelio


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dimanche 8 octobre 2017

Le chant de la Tamassee Ron Rash


Rivière protégée par une loi fédérale, la Tamassee est un lieu quasi sacré. Quand une jeune adolescente s’y noie et que son père veut faire installer un barrage pour dégager son corps, bloqué sous un rocher, les environnementalistes s’insurgent et les journalistes se déchaînent. Photographe originaire du coin, Maggie s’interroge : comment choisir entre le deuil d’un enfant et la protection de la nature ? Source Le cercle Points

Mon avis :

J'avais envie de découvrir Ron Rash depuis longtemps et j'ai profité du dernier Quais du polar 2017 pour me procurer " Le chant de la Tamassee " et me le faire Didicacer ... Enfin Dedecacer plutôt j'ai encore mal oralisé le I de Didi qui est devenu E...


QDP @Didi 2017

 
@Didi 2017 

Lu depuis un petit moment déjà ( lecture en vacances dans le Médoc début août) je souhaitais quand même vous faire un petit billet sur cette lecture qui m'a marquée.

Ce livre commence très fort en vous coupant littéralement le souffle, on vit en direct la noyade tragique d'une jeune fille dans le fleuve de la Tamassee. 

Les trois premières pages vous plongent  directement dans cette ambiance suffocante ! (pages 13-14-15 )

 " ... Et la voilà qui fait partie de la rivière." 

Ron Rash nous met tout de suite dans l'ambiance, tendue, suffocante, où la beauté sauvage ravit les cœurs et les corps... 

Ce livre m'a plu mais il faut savoir qu'il oppresse et et nous met mal à l'aise. 

La nature splendide replace les hommes à leur juste place. 

On va suivre dans cette histoire deux journalistes Maggie et Allen qui vont couvrir l'évènement dramatique de la noyade de cette enfant. Les deux personnages de Maggie et Allen sont aussi à ce moment là en processus de deuil, l'une pour sa mère et l'autre pour sa femme.

En effet, le corps de Ruth Kawalsky n'a pas été rendu par la rivière et les parents sont prêts à tout pour récupérer l'enfant et lui offrir de dignes funérailles. 

Être prêts à tout c'est vouloir dompter cette rivière et créer un barrage éphémère pour dégager le petit corps sans vie.  

Le temps passe les tensions s'attisent. On veut contrecarrer la nature et les puristes écolos du coin ne sont pas du tout d'accord et craignent le pire pour leur coin sauvage.

Si la nature n'est pas tendre elle offre souvent de belles merveilles...

" Le brouillard s'était finalement dissipé et le soleil avait percé. Nous étions  à ce moment-là sur une partie de la rivière où des bosquets de peupliers bordaient les deux rives. Tandis que les dernières taches de brouillard s'évaporaient, les feuilles jaunes des peupliers sur lesquelles tapait le soleil s'étaient illuminées telles des mèches de lampe qu'on allume. L'air électrique et vivant, comme des éclairs trouent le ciel avant la pluie. Nous étions sur des eaux lentes mais le pouls de la rivière avait paru s'accélérer. Tout, y compris Luke et moi, miroitait dans une lumière dorée. Pour la première fois de ma vie, j'avais vu la rivière comme il me semblait qu'il l'a voyait. "

Ron Rash à travers cette histoire aborde plusieurs thématiques : La nature et sa domestication. Le deuil et son processus d'apaisement. Il se penche aussi sur le travail journalistique, aussi bien en tant que photographe ( comme Maggie) et écrivain ( comme Allen).

" Dégaine ton appareil, a-t-il dit d'un ton sérieux. Tu vas avoir sous peu l'occasion de prendre une vraiment bonne photo."
J'ai sorti le Nikon de son étui alors qu'Herb Kowalsky s'avançait dans les hauts-fonds et grimpait sur la pierre plate sous laquelle gisait sa fille. Il a regardé dans l'eau, seul à présent - ni sauveteurs, ni écologistes, ni badauds.
En photo il n'y a pas de mémoire. l'image impressionne la pellicule ou n'existe pas. J'ai approché le Nikon de mon oeil droit pour faire naître cet instant dans la vie de Herb Kowalsky. A ce moment là, la partie de moi qui pointait l'objectif se contrefichait de Herb Kowalsky, de sa fille, de la rivière ou de la loi fédérale. *
J'ai appuyé sur le déclencheur, sans arrêt jusqu'à ce que je n'ai plus de pellicule, et puis j'ai collé un autre rouleau dans l'appareil. Ce n'est qu'une histoire de lumière, d'angle et de grain, me suis-je dit. ce que font ces photos pour moi ou qui que ce soi d'autre n'est pas un but. Je ne suis qu'une observatrice de ce qui est déjà là.

La rivière de la Tamassee est vraiment le personnage principale de ce roman. 

Indomptable et furieuse mais aussi lumineuse et splendide. 

@Didi Vallée du Riamajou été 2017

Une belle lecture qui traite de thèmes difficiles, 
une écriture très agréable et poétique. 

Une lecture qui se grave en vous comme une blessure...

Ron Rash je vous relirai, je suis contente car d'autres titres m'attendent ! 

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