mardi 27 octobre 2015

Un printemps à Tchernobyl Emmanuel Lepage

26 avril 1986. À Tchernobyl, le cœur du réacteur de la centrale nucléaire commence à fondre. Un nuage chargé de radionucléides parcourt des milliers de kilomètres. Sans que personne ne le sache… et ne s’en protège. C’est la plus grande catastrophe nucléaire du XXe siècle. Qui fera des dizaines de milliers de victimes. À cette époque, Emmanuel Lepage a 19 ans. Il regarde et écoute, incrédule, les informations à la télévision. 22 ans plus tard, en avril 2008, il se rend à Tchernobyl pour rendre compte, par le texte et le dessin, de la vie des survivants et de leurs enfants sur des terres hautement contaminées. Quand il décide de partir là-bas, à la demande de l’association les Dessin’acteurs, Emmanuel a le sentiment de défier la mort. Quand il se retrouve dans le train qui le mène en Ukraine, où est située l’ancienne centrale, une question taraude son esprit : que suis-je venir faire ici ?  Source Futuropolis

Mon avis : 

Côté BD les éditions Futuropolis propose décidément de beaux ouvrages. 
Depuis le temps que je voulais le lire c'est chose faite grâce à son emprunt auprès de mon neveu Roman ;-) Merci merci mon grand. 

Cette BD relate donc l'expérience du dessinateur à Tchernobyl lieu du terrible accident nucléaire  qui a eu lieu en 1986.
Une résidence d'artistes a été mise en place pour que les artistes, poètes, dessinateurs, photographes, chanteurs s'expriment en ces lieux.

Emmanuel Lepage part avec l'objectif de restituer par le dessin la catastrophe et de retrouver aussi ses facultés de motricités dans ses mains (il n'arrive plus à dessiner...)

Lu le soir en partie je l'ai toute relue en journée et je me rends compte que pour la lecture de BD la journée m'est davantage favorable et quand le temps est encore si beau la lecture dehors chez soi est du bonheur.

Au début le dessinateur explique le pourquoi de son voyage et sa mise en place. Ses doutes quant à son voyage mais aussi son désir profond d'y aller pour retrouver le chemin du dessin. 

Sur place il y aura les premiers contacts avec le pays de cette catastrophe et la découverte de la zone. Il y a une bonne dose d'information sur l'accident nucléaire. 

Et puis l'auteur fait la connaissance des personnes vivant encore là bas. 

Ce que j'ai aimé dans cette BD c'est tout le travail de l'écrivain qui doit rendre un sentiment sur la dangerosité de ce lieu. Ce danger qui est invisible à l’œil nu ...

Pour un dessinateur quelle difficulté !!! Seuls les dosimètres Tic Tac fort !!!

Si au départ j'ai eu peur que cette histoire tombe dans le trop scientifique j'ai très vite été rassurée, ce qu'Emmanuel Lepage veut nous montrer est ailleurs.

Les dessins sont très beaux, d'ailleurs l'auteur s'inquiète de cette beauté vénéneuse.

Comment mettre en garde par le dessin ? 

Je n'ai jamais été à l'aise avec l'énergie nucléaire et si je devais mener des actions ce serait dans le sens de trouver d'autres énergies moins inquiétantes.... Hélas ce n'est pas le choix Français.

Pour moi Tchernobyl c'est la moitié de ma thyroïde enlevée, c'est mon traitement à vie ... En 1986 j'avais 13 ans et nous mangions sans nous inquiéter les produits du jardin .... Le nuage nous avait soit disant évité !!!!

Mais dans ce livre j'ai de nouveaux admiré la population de cette zone de catastrophe qui malgré tout vit encore là bas et aussi et surtout eu un profond respect pour toutes les personnes qui se sont sacrifiées pour faire un sarcophage autour des réacteurs. Ils ont évité une catastrophe plus immense.

La vie reprends tout de même ses droits même si elle est toujours très réglementée  et que tout n'est pas encore résolue...




Il est évoqué une belle chanson dans cette BD : L'enfant qui pleure au fond du puits d'Anne Sylvestre.



Une BD marquante, 
une BD touchante 
une BD qui met en garde malgré tout contre le nucléaire.

De plus les dessins sont magnifiques avec différentes techniques utilisées.



Ouf, Emmanuel Lepage à retrouvé là bas son coup de pinceau 
et quel talent il a dans les mains !
 Je ne manquerais pas de l'admirer encore dans ses autres BD ! 


L'enfant qui pleure au fond du puits
Sans qu'on veuille l'entendre
L'enfant qui pleure avait promis
De garder le cœur tendre

L'enfant qui pleure avait gardé
Tous les soleils, tous les étés
Goûté l'eau de tous les ruisseaux
Volé avec tous les oiseaux


Aparté : Nous ne sommes pas mercredi mais je pense à Mango quand je lis des BD., j'espère que tu vas bien... Les mercredis en bulle me manquent et pas seulement eux. Mais la vie des blogs va et vient c'est ainsi.

 

dimanche 11 octobre 2015

Macadam Jean-Paul Didierlaurent


Pour tromper l'ennui lors des confessions, un prêtre s'adonne à un penchant secret. Une jeune femme trouve l'amour aux caisses d'un péage. Pendant la guerre, un bouleau blanc sauve un soldat. Un vieux graphologue se met en quête de l'écriture la plus noire. Une fois l'an, une dame pipi déverrouille la cabine numéro huit ? Source Babelio je ne trouve pas de site pour les Éditions Au Diable Vauvert...



Mon avis :

Petit recueil de petites nouvelles, j'ai opté pour ce titre lors de la dernière Masse Critique chez Babelio.


J'avais coché plusieurs titres et celui-ci parce que j'en avais entendu du bien chez Keisha du Blog : " En lisant en voyageant ". Merci Keisha pour cette incitation à la lecture de ce livre.

Adepte de nouvelles j'ai été ravie ! 

On croque ces 11 nouvelles comme on croque des pépites de chocolat dans un bon gâteau. 

J'ai lu le livre en un rien de temps, ce qui peut aux yeux de certains être un défaut ... 

Pour moi ce fut une lecture comme on picore des bonnes choses de ci delà !

C'est la nouvelle "Macadam " qui donne le titre de ce recueil et pour moi cette nouvelle n'est pas ma préférée... Fin un peu trop ... facile ... 

Il serait aisé de vous dire de quoi parle chaque nouvelle mais ce serait trop en dévoiler ...

Je peux vous dire que j'ai particulièrement aimé la poésie de " Shrapnel " et l'angoisse sourde de "Rose sparadrap". 

Il y a de l'humour aussi, le plus souvent noir ... 

Il y a des personnages emprunt d'humanité ... ou pas...

Il y a l'enfance, il y a la veillesse, il y a l'amour, il y a la haine.

L'écriture m'a plu et j'ai réellement déguster ce recueil, enfin non déguster ne va pas je l'ai englouti. Quand on aime on mange trop vite parfois.

Je me suis amusée à me remémorer les 11 nouvelles et à leur attribuer un titre :

In nomine tetris : Ennuis et confidences

Macadam : En roues libres

Mosquito : Notes macabres

Shrapnel : L'homme et l'arbre

Menu à la carte : Dégustation en compagnie 

Le vieux : Lettres à la loupe

Brume : Cent ans au Glycine

Rose sparadrap : je trouve pas ... La chute de cette nouvelle est excellente !

Sanctuaire : Madame Pipi sous les arènes

Temps Mort : Décalage éternel 

Je remercie encore Babelio pour la confiance accordée,
 à l'auteur pour ce recueil de nouvelles que j'ai lu avec grand plaisir 
et les Éditions Au diable Vauvert !


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Quant à vous, je vous invite à déguster ces petites nouvelles
 telles des amuses bouches ! 

Lecture approuvée par Bounty ♥


jeudi 24 septembre 2015

Mississippi de Hillary Jordan



Dans le Vieux Sud sauvage des années 40, Laura et Henry luttent pour élever leurs enfants sur une terre ingrate. Laura sait qu'elle ne sera jamais heureuse dans cette ferme isolée et sans confort. Lorsque deux soldats rentrent du front, elle se sent renaître peu à peu. Empoisonné par le racisme, cet univers de boue, de désirs et de mort verra la sauvagerie tout emporter... Un premier roman magistral sur fond de bruit et de fureur. SOURCE Éditions 10/18

 Mon avis :

Achat de ce livre en janvier 2015, je le sors de ma PAL pour une lecture essentiellement dans le train. C'est d'ailleurs où j'écris également ce billet. Je rédige la plupart du temps sur papier et très rarement directement sur mon écran.

Ce livre j'en avais lu du bien sur la blogosphère et je l'avais noté dans ma liste à lire. Étant en version poche aux éditions 10/18 je me le suis offert.

Ah le Mississippi, Mud, Autant en emporte le vent, Racines, Le nord et le sud ... Oui tout un imaginaire que j'aime à alimenter de lectures et de films. 

Cet état des USA m'attire indubitablement.  Qui sait, j'irais sans doute un jour aux États Unis. ( ce vendredi sur France 3  soir je dois penser à regarder "Faut pas rêver " sur le Mississippi, les légendes du fleuve". )

Dans ce livre nous faisons un bond dans le passé, nous remontons aux années 40, les années d'après guerre dans un état agricole où la nature est sauvage. 

Les esclaves noirs des plantations de coton ont un statut légèrement plus élevé à savoir ce sont soit des ouvriers soient des métayers mais les noirs et les blancs se côtoient toujours dans une haine raciale de la part des blancs sur les noirs. 

Ce roman est une histoire où s'élève 6 voix,celles de :

Hap et Florence, Henry et Laura et Jamie et Ronsel.

Les chapitres portent le nom des différents narrateurs et personnages de l'histoire. 

Tous ces destins s’entrelacent et s'entrechoquent. Il y a de l'amour, il y a de la haine.

La vie agricole n'est pas facile. Laura et Henry se sont installés en pleine cambrousse. Henry réalise là son rêve de propriétaire terrien mais pour Laura habitué au confort de la ville le rêve devient vite cauchemar d'autant que son beau père un vieux acariâtre, exécrable et méchant est sous leur toit à la Bourbière.... Laura sevra se plier à cette vie rude et sans fards. Le couple a deux jeunes filles. 

Henry à des ouvriers et un métayer pour l'aider sur la plantation, ce sont des hommes noirs, le métayer c'est Hap accompagné de sa femme Florence et leurs 4 enfants, dont Ronsel une des narrateurs.

Il me reste à vous présenter Jamie qui est le frère d'Henry, le fils du vieux et le beau-frère de Laura.

Voilà, le lieu est donné : Le Mississippi, l'époque : les années 40  d'après guerre et les principaux protagonistes de cette histoire vous sont présentés .

Je dois vous dire également que Ronsel et Jamie sont tous deux des "rescapés" de la Seconde guerre mondiale l'un en tant qu'aviateur Jamie et l'autre en tant que tankiste Ronsel. 

Pour l'un comme pour l'autre les traumatismes de la guerre vont fortement influencés leurs histoires et leur lien d'amitié et de soutien...

Revenir au pays c'est aussi à nouveau subir le racisme féroce pour Ronsel. La haine des noirs est violente et ne prends aucunement en compte les espaces de liberté vécus par Ronsel en Europe, ni le fait d'avoir combattu et risquer sa vie pour les USA . Le Klu Klux Klan est là ...

Laura elle aussi devra s’accommoder de bien des choses ... Tout en se faisant aider à la ferme par Florence, la femme de Hap. Une sacrée bonne femme, une sage femme, une mère aimante.

Que dire de ce livre sinon qu'il m'a happée et énormément plu ! 

Mon seul très petit bémol est l'utilisation par l'auteur d'un langage teinté d'accent noir, à coup de I et de mauvaises conjugaisons pour les personnages noirs...

" Les blancs i avaient déjà, i pensaient : tu m'appartiens maintenant, attends de voir ce que je va te faire " Florence
Lu pour une très grande partie dans le train, je l'ai continué une petit peu au boulot (chut ce n'était qu'une petite page de rien du tout ...)  et surtout le soir en arrivant après le train.

J'ai voulu le finir de suite pour savoir comment allait s'en sortir tous les personnages, ou pas ... !!!! 


Personnages bien campés, histoire captivante, 
je ne peux que vous conseiller ce livre 
où le destin des six personnages s'entrelacent et s'entrechoquent
 dans la fureur et le sang 
sur une terre rude et sauvage 
Le Mississippi !

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dimanche 13 septembre 2015

Tourner la page Audur Jonsdottir

Aparté

Nous sommes déjà presque mi-septembre et je ne suis pas revenue ici pour vous faire un petit billet sur mon été ... Il faut dire qu'à la maison et avec le beau temps j'ai moins traîné mes basques sur le net. Enfin pour être plus précise j'ai surfé, mais sans écrire ici, j'étais plus plus en consultation grâce à notre nouvelle tablette. Et puis surtout je passe plus de temps dehors à la maison c'est un mode de vie assez différent de ma vie en appartement. J'ai aussi un jardin et des fleurs.

Je lis toujours par contre (dedans ou dehors) et la reprise du boulot (il y a déjà trois semaines) et donc de mes trajets en train augmentent mes temps de lecture.

J'ai lu fin août et début septembre deux livres.

Le confident d'Hélène Grémillon un roman à la construction intéressante et à l'histoire triste... J'en ai apprécié la lecture.

Et puis je continue à être active sur Babelio et c'est avec plaisir que je me suis vu proposer une masse critique privilégiée. On me proposait de lire " Tourner la page " de Audur Jonsdottir.

J'ai un peu hésité mais ce genre d'opération est là pour prendre quelques risques alors je me suis lancée. Je ne connaissais pas l'auteur et j'avais pas vraiment d'idée sur l'histoire.

Je remercie vivement Babelio et
 pour ce cadeau.


« S'il t'est véritablement impossible de prendre soin de toi, veux-tu au moins me faire le plaisir de t'occuper de ton roman ? »Un beau matin, Eyja se réveille dans un petit village de pêcheurs islandais, mariée à un ivrogne de vingt ans son aîné. Si ce dernier empoisonne son quotidien, elle ne parvient pourtant pas à s'en détacher. Mais sa grand-mère, déterminée à la bousculer, lui offre un nouveau départ et l'envoie rejoindre sa cousine, l'audacieuse Rúna, en Suède. Il est temps que la jeune femme tourne la page. Là-bas, parviendra-t-elle à écrire le roman auquel elle pense depuis des années ?

Servi par un style vif et sans fioritures, ce texte moderne et intelligent sur la reconstruction de soi pose aussi la question de la création littéraire.
Mon avis :

Vous parler de ce livre ne va pas être facile car je suis fort partagée entre un sentiment agréable mais aussi à un sentiment plus mitigé de gène dans ma lecture surtout dans les 100 premières pages.

Je commence par ce qui m'a déstabilisé. La structure de lecture n'est absolument pas linéaire, ni chronologique.. On saute d'une époque à une autre, on ne comprends pas toujours qui sont alors les personnes dont on parle... 

@Didi août 2015

On navigue cahincaha entre trois générations de femmes : Eyja la principale protagoniste, sa mère et sa grand mère. 

La mère est pour Eyja une grande interrogation, car elle aurait pu être une écrivaine mais a abandonné ce don ... La notion de transmission de talent est très présente dans le livre depuis le grand-père poète renommé jusqu'à la petite fille Eyja.

La maternité est là aussi, bloquant la créativité de la mère.

" Elle devrait faire preuve d'un peu de bon sens, elle qui possédait tout ce dont elle avait besoin. Quelle idiote ! A présente, l'enfant était venu au monde et lui était rentré dans la maison. le printemps battait son plein, avec les cris de joie du pluvier et du courlis corlieu, les couches blanches comme neige dans la brise de juin glaciale et pourtant baignée de soleil ; la truite, que le fermier de Thingvelli avait lâchée à l'aube, rissolait dans la poêle ; tout était à sa place - sauf que rien n'y était. "
Il y a bien sur des personnages secondaires, dont deux sont finalement essentiels à Eyja : Runà et Le coup de vent (mince c'est quoi son vrai nom déjà...).

On essaye de suivre Eyja dans sa vie et tout particulièrement dans son désir d'enfin pouvoir écrire et de se débarrasser de son mari, toxique, selon les femmes de l'entourage d'Eyja.... 

Cette structure particulière peut vraiment décourager les lecteurs et en plus je pense que la traduction de l'islandais au français à faire subir quelques avaries au texte... 
J'ai parfois du relire des phrases pour en saisir le sens... et ce parfois sans succès...

Mais au final cette lecture a su capter mon attention, je ne sais comment car nous n'avons vraiment pas toutes les réponses dans ce livre et bien des zones d'ombres restent quand on tourne la dernière page...

@Didi août 2015

J'ai néanmoins réussi à brosser un portrait de femme avec les éléments que l'auteur voulait bien nous donner. J'ai ressenti des atmosphères que ce soit en pleine nature ou dans un médiocre appartement. 

Je n'ai pas eu par contre de fil conducteur confortable et je ne sais pas vraiment comment Eyja est devenue un célèbre écrivain ... Ni comment les liens entre les personnages se sont accentués ou au contraire amoindris...

Oui, ce livre me laisse une impression mitigée je ne l'ai ni adoré ni détesté, je sais seulement qu'il m'a dans un premier temps déstabilisé mais que j'ai finalement continuer à tourner les pages pour accompagner Eyja dans la quête ou dans la reconquête de sa vie par la création dans toutes ses variantes.

" Son esprit devient de plus en plus silencieux, et bientôt elle décèle un premier signe de progrès. les mots s'échappent de son inconscient nuageux, ils luttent pour garder leur cap au cœur de la conscience et plongent - mais d'aucuns parviennent à flotter, là, preuves que dans les méandres de l'esprit se dissimule un mystère. Elle attrape la main de ceux qu'elle aime et les prie de bien s'accrocher, car il leur faudra traverser toutes sortes de climats et de vents sur le chemin menant à cette histoire. Des évènements des dires, des hasards. des incidents de sa vie s’apprêtent à se dérouler une seconde fois, à l'intérieur d'un roman dont l'héroïne n'est plus elle mais une personne de bien plus grande ampleur. Ils se réunissent en un tourbillon ressuscité qui aspire et remet chaque chose à sa place lorsqu'elle pose ses doigts sur le clavier. "



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mercredi 19 août 2015

Vernon Subutex Virginie Despentes


QUI EST VERNON SUBUTEX ?

Une légende urbaine.
Un ange déchu.
Un disparu qui ne cesse de ressurgir.
Le détenteur d’un secret.
Le dernier témoin d’un monde disparu.
L’ultime visage de notre comédie inhumaine.
Notre fantôme à tous.

LE RETOUR DE VIRGINIE DESPENTES


Mon avis :

Lecture de mon premier Virginie Despentes, il était temps ! Après avoir hésité au QDP entre ses livres je me suis décidée pour son dernier né. Oui Virginie Despentes au QDP ça peut paraître étonnant car ce roman n'est pas un polar ... Mais souvent des auteurs sont invités et ne collent pas forcément au noir ... Peut-être ses autres romans ( merci de me le dire si vous en avez lu vous qui sont des polars ? ) ...

@Didi QDP 2015

En tout cas c'est avec un joli sourire et en toute modestie que Virginie Despentes m'a didicacée mon livre. Je m'attendais à quelqu'un d'un peu grande gueule (une image véhiculée dans les médias...) mais en fait pas du tout. Dans ses livres, oui assurément, mais sinon c'est quelqu'un d'abordable. Peu d'échanges avec elle car je ne l'avais pas encore lu...

@Didi QDP 2015

Merci pour cette Didicace !

  
@Didicace VD QDP 2015


Je savais que cette auteur ne faisait pas dans la dentelle, que ce qu'elle écrivait ça déménageait !!!

Vernon Subutex, quel drôle de nom ... On croirait une marque d'un produit euphorisant, ça sonne à la fois comme un truc sexuel...

Dans ce livre, on va suivre Vernon Subutex dans sa chute sociale. Tout lui tombe dessus et la dégringolade fait mal. Il perd son travail et son appartement à la mort d'un "ami" chanteur adulé et très riche : Alex Bleach. Celui-ci en effet pourvoyait à ses dépenses et notamment s'occupait de régler son loyer...

Vernon est dans la merde ! N'ayons pas peur des mots, Despentes n'en a pas peur elle !

Quand je parle de suivre Vernon Subutex, je ne dis pas franchement la vérité ... Je devrais plutôt vous dire que l'on tente de suivre Vernon à travers ses ami(e)s et connaissances diverses. 

Vernon expulsé de son appartement va chercher des solutions plus ou moins viables pour dormir dedans. 

Ce livre alors ce présente plus comme la présentation d'une galerie de personnages transitant dans l'univers de Vernon. 

Autant le dire ces portraits sont tracés au vitriol, on est plus dans la peinture au couteau que dans l'aquarelle douce !

Ça dépote, ça décoiffe, ça ne fait pas dans la dentelle mais c'est ce qui donne la substantifique moelle de ce roman. (purée je l'ai placé !)

Tous ces portraits nous dressent une photographie du monde dans lequel évolue Subutex ( et nous aussi car il s'agit de notre société...)

Si le trait est parfois forci, Virginie Despentes arrive très bien à appuyer là où ça fait mal. Les travers de notre génération sont passés au scotch britt. 

Pour tout vous dire j'ai à la vérité un peu eu du mal avec ce parti pris et j'avais peine parfois à tisser les liens entre les personnages et Vernon. A chaque paragraphe on voit débouler de nouveau personnages et on ne sait pas toujours qu'elle lien ils ont ensemble....

Néanmoins, on suit finalement la dégringolade de Vernon qui n'est pas freinée par beaucoup de personnes... Où sont ses véritables amis ???? ...

Au final, j'ai apprécié ce livre et cette écriture sans concessions  ! Ce portrait d'une société qui déraille parfois beaucoup, notre société...

Certains personnages m'ont marqué plus que d'autres. Entre autre la Hyenne  cette femme tirant partie des travers d'internet. Et aussi Sylvie cette harpie femme dont Vernon n'est plus amoureux et va le poursuivre comme une furie  ...

Il y a aussi le fantôme d'Alex Bleach qui cimente toute cette galerie, car les morts sont parfois plus présents que quelques vivants...

Il y a aussi la musique très présente dans la vie de Vernon, j'aimerais bien qu'il me concocte une petite playlist celui là !

Virgnie Despentes a su capter mon attention et je suis bien curieuse de savoir ce que Vernon va devenir dans les tomes suivants, de plus nous l'avons laissé dans de sales draps, enfin façon de parler, car des draps il n'y en a pas quand on dort dehors par grand froid, tout juste du carton pour s'isoler....

Vernon Subutex est une trilogie et je ne manquerais pas de lire la suite (surtout quand je lis que le tome 2 apporte du liant dans cette histoire et que celui-ci est déjà disponible !).


Hâte de voir comment cet anti-héros va (ou pas ) remonter la pente. Qui de l'amitié, de l'amour, de la haine, de la musique ou que sais-je encore va pouvoir le tirer de là !

Quant à vous, je vous invite à dégringoler avec Vernon Subutex, 
Vous ne serez pas épargner par quelques égratignures 
mais je sais vous êtes forts  ! 

@Didi août 2015 avec un intrus ;-) hihihihi


samedi 15 août 2015

Vierge Marie

@Didi juillet 2015

Auguste Reine des cieux
et souveraine Maîtresse des anges,
vous qui avez reçu de Dieu,
dès le commencement,
le pouvoir et la mission
d'écraser la tête de Satan,
nous vous le demandons humblement :
envoyez vos légions célestes pour que
sous vos ordres et par votre puissance,
elles poursuivent les démons,
les combattent partout,
répriment leur audace
et les refoulent dans l'abîme.

Qui est comme Dieu ?

O bonne et tendre Mère,
vous serez toujours
notre amour et notre espérance.
O divine Mère,
envoyez les saints anges
pour nous défendre et repousser
loin de nous le cruel Ennemi.
Saints anges et archanges,
défendez-nous, gardez-nous.
Amen.


L'Ange gardien, tome 1, 1996, 
© Editions Bénédictines, Rue E. Guinnepain - 36170 Saint-Benoît-du-Sault - France.


Vierge allaitant dans la Chapelle de Languivoa à Plonéour-Lanvern. Statue datant de la fin du 14e siècle, en pierre calcaire, avec d'abondantes traces de polychromie ancienne.

En ce jour de fête de la Vierge Marie je vous offre cette vierge allaitante étonnante que j'ai croisée en vacances .

Mes vacances bretonnes n'étaient pas belles côté météo, alors j'ai visité beaucoup de chapelles, églises et cathédrales ! Pour mon plus grand plaisir, je partage avec vous cette belle rencontre.