mardi 7 décembre 2010

Potiche de François Ozon


  • Date de sortie : 10 Novembre 2010  
  • Réalisé par : François Ozon
  • Avec : Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Fabrice Luchini, Karine Viard, Judith Godrèche, Jérémie Rénier et pour les autres acteurs c'est ICI 
  • Durée : 1h43min 
    En 1977, dans le nord de la France, à Sainte-Gudule, Suzanne Pujol est l’épouse popote et soumise d’un riche industriel Robert Pujol. Il dirige son usine de parapluies d’une main de fer et s’avère aussi désagréable et despote avec ses ouvriers, qu’avec ses enfants et sa femme, qu’il prend pour une potiche. À la suite d’une grève et de la séquestration de son mari, Suzanne se retrouve à la direction de l’usine et se révèle à la surprise générale une femme de tête et d’action.Mais lorsque Robert rentre d’une cure de repos en pleine forme, tout se complique…Le film est présenté en compétition dans le cadre de la 67ème Mostra de Venise. 
      

    Mon avis : 

    Un film très rigolo j'ai passé un bon moment de détente en compagnie de la "Potiche" et de sa famille !
    Des décors so kitch qui font partis du film et qui sont très réussis et les brushings terribles !!!  Sans compter les bigoudis et les pantalons moulants.



    De multiples clins d'œil à la politique actuelle et aussi à la filmographie des deux grands de ce film que sont Deneuve et Depardieu !



    Une Deneuve assumant son rôle avec brio. On pense à son image de grande actrice de belle actrice et je trouve qu'elle assume bien son âge.


    Un Luchini qui m'a fait rire par les seules mimiques de son visage ! 

    Un Depardieu très ... imposant  (il a grossi encore !) et touchant.

    Une Karine Viard attachante et volontaire dans son rôle de secrétaire ! Et j'en passe comme l'apparition de la belle Elodie Fregé dans le rôle de Suzanne jeune.

    Un film sur les femmes des années 80, enfin pas tout à fait, puisqu'on est en 1977 ! Sardou n'avait pas encore sorti son tub "Femmes des années 80" ! On passait plutôt Michèle Torr sur les platines de vinyles ou les mange disques : avec Emmène moi dansez ce soir ? Vous pouvez écouter sur Deezer la BO du film et j'en mets quelques titres, cadeau Bonux pour vous !


    Vous voulez passer un bon moment, joyeux et sans prise de tête, une plongée dans les années 70 avec toutes ses couleurs et ses folies !
    Et bien faites vous plaisir, allez rire au cinéma et réfléchissez à deux fois avant de traiter une femme de potiche ! Non mais oh !


    Découvrez la playlist Potiche avec Boney M

dimanche 5 décembre 2010

Deux caravanes de Marina Lewycka


TITRE : Deux caravanes
ÉDITEUR  : Les deux Terres 

Je trouve les couvertures de leur collection fiction très très belle et cette fraise croquée entre autres : regardez ICI

RÉSUMÉ
Deux caravanes sont garées dans un champ plein de fraises, une pour les hommes et l’autre pour les femmes. Les cueilleurs viennent de partout : Irina, tout juste débarquée du car de Kiev, qui refuse de parler à Andriy, simple fils de mineur ; Yola, la voluptueuse chef d’équipe et sa nièce Marta ; et Tomasz, affublé de baskets nauséabondes. La vie des immigrants devient un vrai koshmar quand le gangster russe Vulk s’entiche d’Irina et l’enlève, obligeant Andriy, qui n’est absolument et certainement pas amoureux de cette belle fille hautaine, à voler à son secours. Le danger de l’incompréhension guette le groupe et c’est sous la menace des fermiers exploitants, des contremaitres armés, et de la paperasserie interminable, qu’ils s’embarquent pour un long périple, jusqu’à ce que leurs chemins se séparent.

Petite revue de Presse :
« Dans ce récit dénonçant l’esclavage moderne, la bêtise humaine est un formidable instrument comique, comme la jeunesse innocente un moyen d’émouvoir, sans misérabilisme. Un fruit à croquer ! »
Point de Vue

« Une histoire où l'horreur et le burlesque font excellent ménage... Personnages et aventures tiennent bon la route. »
Notes Bibliographiques

"Aux pêcheurs de coques de la baie de Morecambe "
 

Ce livre est un livre voyageur de Leiloona de Bric à Book.

Merci à toi Leiloona, de faire voyager tes livres. Je prends beaucoup de plaisir à faire partie du voyage de ces ouvrages et le prends comme un très beau cadeau nous permettant de partager nos lectures !
J'ai en tête de me lancer prochainement dans ce vagabondage littéraire je vous tiendrais au courant ici même ! 

Mon avis :

Un roman que j'ai croqué comme on croquerait une fraise dans un jardin.
Il est étonnant que ce roman soit qualifié de drôle et burlesque tant ce qu'il dénonce dans le fond, est lourd et triste. Il dénonce la condition des immigrés de l'Est (et d'ailleurs ) en Angleterre (mais finalement dans d'autres pays ) et ce n'est pas reluisant ...
Le voyage commence avec de multiples personnages venant d'horizons divers : Yola, Marta, Tomasz, Vitaly, Irina et Andriy (venant de l'Est), Emmanuel (africain du Malawi) et les deux chinoises (de Chine ...)
Puis plus  le récit avance et plus il se focalise sur Irina et Andryi, les deux amoureux potentiels de l'histoire.
Si j'ai eu de la peine de laisser en chemin tous les personnages cette focalisation sur deux principaux personnages a été selon moi judicieuse car j'avoue qu'à un moment je me perdais dans tous les narrateurs de l'histoire, l'auteur ayant pris le parti de faire parler tous ces personnages en se collant en plus à leur niveau de langue... J'ai eu beaucoup de mal à suivre les effets de langage d'Emmanuel et j'avoue n'en avoir pas compris certains... (difficulté de traduire des défauts de l'apprentissage d'une langue ...).
La vie des immigrants n'est pas idyllique, même si leur rêve d'un ailleurs parfois se matérialise un peu au détour d'un paysage ou d'une relation.
Je ne vous ai pas parlé du chien ... Oui il y a aussi un chien dans l'histoire qui vit au côté des immigrés et qui prends la parole dans de courts paragraphes tout au long du récit. Parallèle à la vie de chien que vivent les personnages ...

Quelques extraits :
Un marrant :

"Andriy revoit encore la tête de surprise horrifiée d'Emmanuel quand le fermier lui a suggéré de partager le grand lit avec Tomasz.
"Monsieur nous avons un proverbe chichewa : une narine est trop petite pour deux doigts "
Par la suite, il a pris Andriy à part et lui a chuchoté : "Dans mon pays l'homosexualisation est interdite. 
- Est OK, pas homosexe, juste odeur puante." 
Car ils doivent également supporter les baskets de Tomasz - leur puanteur envahit la caravane. Le pire c'est la nuit, quand il les as ôtés et rangées sous sont lit. Les vapeurs montent, nocives, tenaces, et se dispersent comme des cauchemars par le rideau qui sépare la chambre du salon, flottant sous le plafond comme un esprit du mal. "

Un constat bien amer :
"Oui, depuis que l'homme à pour la première fois levé la tête au dessus de la bouche de la grotte pour contempler les étoiles célestes, en se disant que ce serait bien agréable d'en posséder une à lui tout seul, l'homme rêve de faire travailler les autres à sa place en les payant le moins possible. Et ce rêve, personne ne l'a poursuivi avec autant de dynamisme que Vitaly. Il a passé la journée à ratisser tous les bars et les restaurants de Londres à la recherche de bons candidats. Les nouveaux arrivants, les égarés, les désespérés les cupides. On peut se faire beaucoup d'argent avec ces gens -là.
Car, comme le disait l'autre barbu à grosse tête, Karl Marx, personne ne peut bâtir une fortune par son seul travail, mais pour faire partie de l'élite des riches VIP, il faut s'approprier le travail des autres. Pour accomplir  ce rêve, les hommes ont eu recours au fil des millénaires à de multiples solutions, de l'esclavage au travail forcé, en passant par la déportation, l'engagisme, la servitude pour dette et les colonies pénitentiaires, jusqu'à la précarisation, le travail sur appel, le travail flexible, l clause de non grève, les heures supplémentaires obligatoires, le statut d'indépendant obligatoire, l'intérim la sous-traitance, l'immigration clandestine, l'externalisation et autres changements organisationnels visant à une flexibilité maximale. "


Une lecture fluide et sympathique, alors si vous voulez faire un tour en caravane, récolter des fraises, attraper des poulets ou bien pêcher sans filets, 
je vous conseille de le lire !

Sinon, autre moyen de locomotion vous pouvez prendre le tracteur avec cette auteur : ICI


 Le livre s'envole à nouveau je ne sais pas encore pour où ? 

Le livre est parti aujourd'hui mercredi 8 décembre
pour le nouveau lecteur de ce livre voyageur ! 
Bon voyage et bonne réception !

mercredi 1 décembre 2010

Décembre en calendriers


Mes dernières orchidées venant mettre 
de la couleur sur le blanc immaculé 
que la neige a déposé ?


Ou alors, des boules d'or sur fond de verrière multicolores, 
des grands magasins parisiens  pour votre décor ? Trop bling bling peut-être ?

  
Ah moins que le froid polaire ne vous laisse imaginer et préférer un ours de banquise croisant une muse nue pas du tout glacée ?


Faites votre choix c'est cadeau ! 
Calendriers de l'avent sans les chocolats !
Parce que c'est trop riche et je vous signale que l'on ne doit pas manger saler, sucrer, trop gras, pas fumer, boire, etc etc etc etc ... Ben oui ...

C'est pas moi !

Vous m'avez cru ? Hihihihi !!!!

Profitez de la vie au sens propre comme au figuré !


Crédits Photos Didi :
- Orchidées 2010
- Galerie Lafayette Paris 2008
- Musée D'Orsay l'ours et la muse Paris 2008

dimanche 28 novembre 2010

Kaysersberg en Alsace

Photo Didi Alsace 2010
Photo Didi Alsace 2010
Didi dessine selon une peinture de Philippe Thomann




Kaysersberg en Alsace est un joli village plein de belles couleurs et d'artisans, notamment ce potier : Philippe Thomann qui à la manière d'Hansi fait aussi de belles illustrations de son pays et de sa ville ! 

Hansi
 
Je me suis donc inspirée d'une de ses cartes postales pour faire un petit dessin de ce beau village de la route du vin.

Et même si nous n'étions pas encore à l'époque des marchés de Noël j'ai pris quelques petits cœurs pour mon sapin et des pains d'épices, et puis oui j'ai aussi ramené du vin ! Ben voui !



L'Alsace c'est beau, l'Alsace c'est bon !
L'Alsace c'est bien !

mercredi 24 novembre 2010

L'homme qui voulait vivre sa vie


Un film d'Eric Lartigau 
avec Romain Duris, Catherine deneuve, Marina Foïs, Niels Arestrup...
Titre original : THE BIG PICTURE (France)
Genre : Drame - Duree : 1H55 mn
Distributeur : EuropaCorp Distribution

Sortie en sall
es le 3 novembre 2010
Année de production : 2010

Paul Exben a tout pour être heureux : une belle situation professionnelle, une femme et deux enfants magnifiques. Sauf que cette vie n'est pas celle dont il rêvait. Un coup de folie va faire basculer son existence, l'amenant à endosser une nouvelle identité qui va lui permettre de vivre sa vie.

Mon avis :

Un film qui m'a happé très vite et que je n'ai pas vu passé, deux heures pourtant mais ude bonnes impressions,  sauf peut être cette fin quelque peu prématurée...

J'ai gagné les places de cinéma et le livre aussi,  je suis chanceuse en ce moment !

Merci à EuropaCorp distribution et aussi aux Editions Belfond, merci à ceux qui m'ont permis de les gagner ;-)  !

Avant d'aller le voir, je n'avais pas voulu me pencher sur trop d'avis.
N'ayant pas lu le livre j'étais une spectatrice sans attentes, sauf bien sur celle de passer un bon moment de cinéma avec un acteur que je prends plaisir à suivre : 




Je n'avais donc pas, volontairement, lu beaucoup d'avis sur ce film et je n''ai pas non plus lu trop de choses sur le livre ... J'avais juste les grandes lignes du film, en fait le même résumé que je vous ai mis plus haut . 

Le film m'a plu et je note à nouveau la belle prestation de Romain Duris, qui joue magnifiquement. Cet acteur est un vrai caméléon, il peut être aussi "beau" que presque laid ! Il arrive vraiment à faire passer de fortes émotions et il y en a beaucoup dans ce film.

Il faut vous dire aussi que ce film est avant tout l'histoire de cet homme et que par conséquent, dans le film en tout cas, les personnages secondaires le sont vraiment et que Romain Duris le porte seul ou presque. 

On se retrouve dans tout le film en tête à tête avec Paul Exben et on s'enfuit avec lui pour un ailleurs ! Loin de Marina Fois et de Catherine Deneuve qui passent assez rapidement dans la première partie du film.



Le film parle de quête d'identité, de réussite sociale, de l'anonymat dans notre monde informatisé, de vivre pleinement ses passions de s'accomplir, de la vie qui peut basculer d'un moment à l'autre...  

Il met aussi en avant le métier de photographe et les clichés de cet homme qui au fond révèlent sa personnalité, sa vision, et du coup son identité...



Le pays où s'exile Paul Exben est la Hongrie mais c'est les paysages et les habitants du Montenegro qui sont mis à l'honneur et j'ai trouvé ce pays magnifique et les photos aussi (je ne sais pas de qui sont les clichés d'ailleurs si quelqu'un le sait je suis curieuse de son travail...). Je louerais bien cette maison avec vu sur ce lac superbe !



Après lecture de différents articles de presse, j'ai appris que Eric Lartigau à adapter le roman de Douglas Kennedy à sa sauce. Il a transposé l'histoire en France et au Montenegro alors que dans le livre on à New York et le Montana.

Vous pouvez trouver ICI le résumé du livre !



Douglas Kennedy d'ailleurs nous expose les bonnes raisons d'aller voir le film et ne tarit pas d'éloges sur cette adaptation !
Les bonnes raisons d'aller voir le film selon Douglas Kennedy, raisons pour lesquelles j'adhère complètement :
 
"Lorsque j'ai vu le film pour la première fois j'ai totalement oublié que c'était "d'après mon roman". je me suis simplement laissé transporter par l'histoire et j'ai regardé comme un spectateur. Je ne pouvais rêver une meilleure adaptation.
 
Parce que c'est un film superbe ! Eric est vraiment parvenu à faire un adaptation fidèle. Comme mon roman son film est à la fois accessible et sérieux, mariant le suspense à des questions existentielles sur la nature même de l'identité individuelle. Ainsi, il invite à réfléchir sur le sens que chacun de nous veut donner à sa vie et comment celle-ci peut basculer en une fraction de seconde.

L'une des autres forces du film est la façon dont il vous surprend sans cesse. Il est comme une route sinueuse de montagne, vous ne savez jamais ce qu'il y a derrière le virage. Une scène débouchant sur un rebondissement que vous n'auriez pas imaginé.

La façon dont Eric a transposé le récit en Europe à Paris, en Bretagne et au Montenegro vaut le détour. Ses décors sont particulièrement saisissants. "


J'apprends également que dans le film, la fin est différente du livre, je suis alors vraiment curieuse de cette fin que Douglas Kennedy qualifie d'ironique... 

Pour ma part d'ailleurs, c'est bien la fin du film qui m'a un peu dérangée... Oui cette fin si ouverte m'a laissée un peu sur ma faim et pas satisfaite ...
J'ai bien dans ma tête poursuivi l'histoire mais je voudrais bien voir ce que Douglas Kennedy à décidé !
En résumé je vous conseille de voir le film et de vous dépêcher !
En effet il n'est déjà plus programmé dans les grandes salles (vraiment c'est désolant ces programmations si courtes !!!)  ! 

Bonne toile !

samedi 20 novembre 2010