mercredi 27 novembre 2013

Songe d'une nuit d'été

Vendredi soir alors que Saint-Étienne croulait sous la neige j'ai quand même sorti le nez de chez moi, pour aller à l'opéra Théâtre.


C'est le ballet du grand théâtre de Genève sous la houlette de Michel Kelemenis qui officiait ! 

Je ne m'attendais pas à un spectacle de danse uniquement et je ne connaissais pas vraiment la pièce pourtant très célèbre, de Shakespeare. 

Qu'à cela ne tienne, toujours curieuse je répondais à cette sympathique invitation et je suis rentrée avec plaisir dans le tourbillon des pas de danses de ce spectacle. 

Pour l'histoire, avouons que ce spectacle de danse uniquement, ne nous donne pas de clés quant à sa compréhension...  On comprends néanmoins qu'il est question d'amour... 

Je lirais cette pièce et avec un livre, car bien que disponible sur Inlibroverita (Le texte de Shakespeare ) je n'arrive pas à appréhender tous les personnages. En pièce de théâtre tout doit soudain s'éclairer...

Place au spectacle, figurez vous oh merveilleux internet que j'ai trouver une vidéo de ce spectacle (pas filmé à Saint-Étienne mais quelle importance !).

Je peux vous dire que j'ai été charmée par les deux danseurs principaux : 
Yu Otagaki et Joseph Aitken !

Et aussi par certaines mises en scènes très esthétiques et colorées ! 




Pour vous faire rire comme j'étais à la 5ème galerie (très haut) je me suis demandée pendant longtemps si les danseuses n'étaient pas dénudées au niveau des seins... A priori non ! Ces danseurs sont de sacrés athlètes !!! Des corps merveilleusement sculptés !





   
Comme je ne suis pas critique de danse 
et que je me sens bien en peine de vous décrire tout ça 
et bien si le cœur vous en dit, 
Songez à regarder cette vidéo !

Plaisir des yeux et des oreilles 
avec la musique de Félix Mendelssohn
et un texte de William Shakespeare que je lirais

 "Mais je pus voir le trait enflammé de l'enfant Cupidon
S'éteindre dans les chastes rayons de la liquoreuse lune;
Et la nonne impériale continua son chemin
Dans sa méditation virginale, libre de toute passion.
Je vis toutefois où tomba la flèche de Cupidon.
Elle tomba sur une petite fleur de l'occident
Avant, blanche comme lait, maintenant pourpre de la blessure d'amour."

 

jeudi 21 novembre 2013

Première neige !


L'automne qui prend son temps, 
L'hiver qui se précipite,

Les arbres ont payé un lourd tribu 
en branchages et feuilles d'automne 
à l'hiver et à la neige ...


@Didi 21 novembre 2013


mercredi 20 novembre 2013

Un bon fermier Su Dongpo et Sara

Bercé par le rythme, les bruits et les mouvements de la nature, on suit pas à pas un paysan attaché à une culture respectueuse de la terre et attentif aux conseils des anciens. Les images réalisées en papier déchiré laissent voir texture et structure et évoquent l'espace. La palette douce et variée des couleurs suggère les heures et les saisons, et renforce le charme de ce travail sensuel. Pleines de force et de subtilité, les images sont aussi puissantes que le texte est sobre et élégant.
La lecture raconte avec efficacité une histoire simple en apparence. A l'issue, on découvre qu'on vient de traverser une poésie chinoise vieille de mille ans et dont, pourtant, chaque mot résonne par sa justesse et son actualité. Une jolie leçon de choses, d'agriculture et d'écologie, universelle et intemporelle.


tous les livres sur Babelio.com


Mon avis : 

Lecture de cet album jeunesse dans le cadre d'un partenariat sur Babelio  et une masse critique consacrée aux enfants et leurs parents... C'est d'ailleurs aujourd'hui même La journée internationale des droits des enfants ! J'ai été curieuse de certains albums même en tant qu'adulte ...




Je remercie donc Babelio et les éditions HongFei qui m'ont fait très plaisir en m'envoyant ce bel album de très belle facture. 

Et puis, quel envoi !!! Le colis était rempli d'attentions délicates réveillant mon âme d'enfant : 

Un poster de ce livre, une carte postale, un marque page et la gazette des éditions HonFei Cultures, et bien sur, le livre que vous avez vu plus haut !


Un album de très bonne qualité qui nous présente une poésie chinoise vieille de mille ans. 

C'est Sara et ses papiers déchirés qui met en scène ce poème.



Un poème très court néanmoins qui parlera davantage à un adulte je le crains...Il faudra expliquer nombre de chose à un enfant ... Et même pour un adulte, on a d'ailleurs une explication du texte à la fin du livre.

La technique du papier déchiré de l'illustratrice Sara apporte les touches de poésie à ce texte qui n’enchantera (à mon avis  peut être pas les petits ...). Mais je ne suis pas une enfant, ils y verront peut être eux, mille enchantements... (Je l'offrirais d'ailleurs pour voir).

Pour ma part, j'ai aimé la libellule de la couverture 
et aussi les pages où la neige tombe ! 
Comme ici à Saint-Étienne, où les premiers flocons ont fait leur apparition !

N'hésitez pas à visiter le site des éditions HongFei  pour de belles lectures


@Didi lecture sous la neige 20 novembre 2013

dimanche 17 novembre 2013

Il se trame des lectures ...

Les mouvements pendulaires de mon trajet quotidien ont repris et si je suis assise, je profite pour m'immerger dans la lecture de livres pas très longs. 

@Didi octobre 2013 Tram aux couleurs de la fête du livre

La collection des petits polars du Monde m'a permis de faire trois lectures qui a des degrés moindres ont rendu mes trajets moins rébarbatifs. 



 J'en ai acheté et lu trois : Le lien sur le site du journal Le Monde, et le coffret des 13 livres ICI.






Des lectures qui captent leurs lecteurs en un minimum de temps. Si je dois mettre sur un podium celles-ci je mettrais en position :

1 : Hostiles 
en 2 : Hématomes 
et en 3 : Voile de mort.

J'ai retrouvé le sens du huis-clos propre à Thilliez pour mon plus grand plaisir dans Hostiles. J'étais littéralement coincée avec les protagonistes... Impuissante ! La narration fonctionne nous sommes ferrés !

J'ai découvert en faisant ce billet la version lue sur France Culture ! Je me la suis refaite pour le plaisir et découvrant avec plaisir l'interprétation des acteurs ! Excellent !




J'ai aimé aussi Hématomes et j'ai ainsi pu découvrir l'écriture de Romain Slocombe.

Les chutes de ces polars sont toutes assez percutantes ! 

Pour "voile de mort" j'ai moins adhéré même si l'ambiance était finalement assez bien concoctée et que j'ai été menée en bateau, moi aussi ... 

Par contre je n'ai pas tellement accroché aux illustrations de ces petits polars. 

La découverte des illustrateurs de ces opus ne m'a pas convaincue et ne m'a pas donné envie d'en savoir plus sur eux...  Enfin si j'ai quand même fait quelques recherches.

Il faut dire que les illustrations sont peu nombreuses et que leurs styles ne m'ont pas enchantés...

Néanmoins si je lis les noms de ces illustrateurs j'essayerais de me souvenirs que j'ai eu une vague idée de leurs styles respectifs même si je pense que ces petits polars ne les mettent pas assez en valeur...


 


 




Bonnes lectures, laissez vous ferrer par ces petits polars 
et pourquoi pas les écouter en version audio sur France Culture. 
Pour ma part c'est ce que je vais faire pour les livres 
que je n'ai pas acheté ! 

Sinon il y a le coffret ! 




 


mercredi 13 novembre 2013

Un duo féminin, des fleurs et un air d'opéra !


LAKME 
   
Viens, Mallika, les lianes en fleurs Jettent déjà leur ombre
Sur le ruisseau sacré qui coule, calme et sombre, Eveillé par le chant des oiseaux tapageurs!


MALLIKA

Oh! maîtresse,
C’est l’heure ou je te vois sourire,
L’heure bénie où je puis lire
dans le cœur toujours fermé de Lakmé!
 


LAKME 

Dôme épais le jasmin,
A la rose s’assemble, Rive en fleurs frais matin,
Nous appellent ensemble.
Ah! glissons en suivant
Le courant fuyant :
Dans l’onde frémissante,
D’une main nonchalante, Gagnons le bord,
Où l’oiseau chante, l’oiseau, l’oiseau chante. 

Dôme épais, blanc jasmin,
Nous appellent ensemble!
 




Sous le dôme épais, où le blanc jasmin
A la rose s’assemble,
Sur la rive en fleurs riant au matin, Viens, descendons ensemble. Doucement glissons
De son flot charmant Suivons le courant fuyant:
Dans l’onde frémissante,
D’une main nonchalante, Viens, gagnons le bord,
Où la source dort
Et l’oiseau, l’oiseau chante.
Sous le dôme épais,
Sous le blanc jasmin,
Ah! descendons ensemble ! 


 

Une soirée à l'opéra ça ne se refuse pas ! 

Une invitation comme un joli cadeau,
Merci pour cette belle soirée, je suis sous le charme des opéras !


Un très beau duo féminin : magnifique  !!!
De belles paroles, de la poésie chantée ! 
J'aime et je fredonne...

Le texte sur le site  : Gallica




dimanche 10 novembre 2013

La lettre à Helga Bergsveinn Birgisson

« Mon neveu Marteinn est venu me chercher à la maison de retraite. Je vais passer le plus clair de l’été dans une chambre avec vue plongeante sur la ferme que vous habitiez jadis, Hallgrímur et toi. » Ainsi commence la réponse – combien tardive – de Bjarni Gíslason de Kolkustadir à sa chère Helga, la seule femme qu’il aima, aussi brièvement qu’ardemment, d’un amour impossible.

Et c’est tout un monde qui se ravive : entre son élevage de moutons, les pêches solitaires, et sa charge de contrôleur du fourrage, on découvre l’âpre existence qui fut la sienne tout au long d’un monologue saisissant de vigueur. Car Bjarni Gíslason de Kolkustadir est un homme simple, taillé dans la lave, pétri de poésie et d'attention émerveillée à la nature sauvage.

Ce beau et puissant roman se lit d’une traite, tant on est troublé par l’étrange confession amoureuse d’un éleveur de brebis islandais, d’un homme qui s’est lui-même spolié de l’amour de sa vie. SOURCE ZULMA


Cette lecture s'inscrit dans le cadre des Matchs littéraires de la rentrée 2013 en partenariat avec  Price Minister ! 



Je les remercie et plus particulièrement Oliver le gentil organisateur de cet évènement que j'apprécie beaucoup : Merci !

Mes différentes participations à ces matchs :

Ma participation en 2011 :  Des vies d'oiseaux de Véronique Ovaldé

Ma participation en 2012 : Parfums de Philippe Claudel

Mon avis : 

Ce livre est une longue lettre d'amour de 144 pages.  C'est Bjarni un éleveur de moutons qui l'a écrit pour son grand amour : Helga. 

Ce grand amour il l'a vécu en secret et de manière fulgurante, hélas...

Bjarni est tombé amoureux de cette femme et très vite il a du faire un choix cornélien, son amour ou sa terre.

Impossible pour lui de quitter sa terre pour pouvoir vivre cet amour à la ville, à Reykjavik,  loin des ragots dévastateurs des habitants de cette même terre...

Bjarni est surtout amoureux de sa terre, des ses bêtes et de son métier. 

Il y a dans cette lettre toute une poésie du paysage, un bel hymne à la beauté de la nature sauvage de ce pays !

Il n'y a surement que moi par ici qui sache où se trouvent les Mamelons d'Helga et, à ma mort, j'emporterai ce lieu-dit dans la tombe. Ces éminences, sur le versant sud de la butte de Gongufleif, sont comme le moulage terrestre de tes seins, en plus grand bien sûr, mais leur forme - cette pente douce en dessous - a dû être modelée sur ta gorge par les mains même du créateur. Combien de fois me suis-je couché là, sur les mamelons d'Helga, dans la brise solaire de sud Ouest, la tête entre tes seins, avec l'impression d'être au creux de tes bras."

Le romantisme n'est pas tel que l'on peut l'imaginer pour cet homme.
Les mots sont parfois crus, mais le désir est si fort et si brut, que ces mots justement semblent tout à fait appropriés pour décrire la puissance du désir de l'autre. 

"Après ces mots sur le bélier, le vertige glucosé du désir se serait propagé dans mes veines et j'aurais effleuré les mèches de tes cheveux en les comparant à la neige qui vole sur les pentes de la montagne, et toi, dans un rire, tu aurais dit : "Bjarni arrête !"
Ensuite je t'aurais embrassée, des attouchements hâtifs auraient eu lieu avant que je ne baisse mon froc tandis que je relevais ton pull de grosse laine pour dénuder tes seins et là, mes cuisses couleur d'aspirine se seraient mises à claquer contre toi, tandis que le courlis roucoulait dans l'air lourd du parfum de la bruyère, et nous deux pauvres créatures, là, dans le creux , n'en aurions plus fait qu'une, l'espace d'un instant, jusqu'au dernier soupir de la montée de sève, quand la gelée blanche aurait dégouliné sur la face interne de ta cuisse pour tomber sur quelques brins d'herbe dèche, seuls témoins de l'embrasement qui nous avait saisis"

Cette lecture m'a émue, les paysages sont décrits avec amour leur rendant ainsi un bien bel hommage ! Et émue aussi par Bjarni qui semble bien maladroit mais aussi bien malheureux finalement...

Pour finir mon billet j'ai imaginé une réponse à cette lettre de la part d'Helga :

Cher Bjarni, 

J'ai bien reçu ta lettre portée par un grand aigle blessé. Il me l'a déposé sur le palier d'un nuage moutonné, là où je réside désormais. 

Je voulais te dire que ta lettre m'a émue et surtout éclairée sur bien des choses ...  Elle m'a apaisée.

Je vois bien dans tes mots que ton amour premier, va pour la terre qui t'as vu naître et que tu as foulé de tes pas durant toute ta vie. Une vie consacrée aux animaux plus encore qu'aux gens... Même si au fond, je sais que cela est réducteur, les animaux étant là pour faire vivre les hommes...

Tu parles si bien de cette terre, de ta terre, que je pense que tu as amalgamé l'amour que tu lui portes à celui que tu crois avoir éprouvé pour moi. 

J'ai vécu ma vie en parallèle de toi , te voyant toujours pour les différents soins des bêtes.  J'ai repensé très souvent aux moment fous partagés dans la grange, ces moments qui ont eu comme conséquence, un enfant de toi....

Je me suis consolée de ton refus de vivre avec moi, avec cet enfant, ce bout de toi qui te ressemblait tant. Jamais par contre, elle n'a su qui tu étais ... 

J'étais brisée que tu me laisses, je t'ai détesté de ton peu de courage ! Ton amour de la terre aura eu raison de ton amour pour moi...

Mais je sais au fond de moi que ce que j'aimais chez toi, c'étaient cette force brute, cet élan sauvage, cet amour de notre campagne et de sa vie au grand air. Vivre à la ville t'aurait anéanti, je le sais désormais...

A bientôt cher Bjarni, de là-haut nous admirerons ensemble ta chère terre et notre fille aimée. 

Nostalgiquement.

Helga (enfin Didi...)

Je dois attribuer une note, ce que je ne fais pas en général ici, alors voici ma Note pour ce livre lu avec plaisir 

16/20



 Bonne lecture à vous ! 
Dans la poésie des paysages Islandais !

mercredi 6 novembre 2013

Le noeud de l'intrigue de Daniel Fattore


Coins de table, bars à histoires, voyages lointains ou intérieurs, sourires et grincement de dents, exercices de styles et encres sympathiques : voici un recueil de nouvelles constitué de mille éléments issus d'un quotidien réel ou rêvé, à moins que ce ne soit le contraire.

Mon avis : 

Souvenez-nous il y a un tout petit peu plus d'un an c'était la fête du livre à Sainté, mon billet ICI et j'ai eu le plaisir de me faire dédicacé "Hors cadre" ce recueil de nouvelles par Daniel Fattore du blog : Fattorius ! 

Il est certes un peu tard... Mais cette lecture s'inscrit dans un de ses défis :

Ces nouvelles sont parfois loufoques, parfois coquasses, parfois truculentes.

On retrouve l'épicurien Daniel dans ces nouvelles et même "ses" nouvelles devrais-je dire !

On note son amour du bon vin ( on trouve sur son blog d'agréables articles à caractères oenologiques, nous présentant de bons millésimes : un exemple ici ).

Il joue avec les mots, il les connaît parfaitement au demeurant (compétiteur orthographique il excelle en dictée !). 

Ses mots se font parfois cabotins, parfois coquins. Il est même poète Daniel, et d'ailleurs sur son blog on découvre souvent le dimanche son amour de la poésie (une poésie au hasard c'est là ). 

Sa nouvelle " Quand pleure l'Arvine " est superbe, peut être parce qu'il y a là tout ce qu'aime Daniel Fattore : la vigne, les mots, la poésie, la vie ! (la nouvelle sur le site de l'auteur)


" On dit en effet que le vin fait des larmes, que l'ivrogne sanglote, que la vigne pleure... Quant à  moi cep d'Arvine perdu parmi tant d'autres qui composent un verdoyant camail à la vallée du Rhône, j'ai une terrible envie de pleurer. "

Merci Daniel, j'ai passé un bon moment de lecture 
comme on s'offre de bonnes coupes de vin, 
pour rire, rêver et s'étourdir ...

Très amicalement blog !

samedi 2 novembre 2013

calendrier de novembre



Chasseur de nuages, du cœur à l'ouvrage
c'est le ciel qui te pousse, qui te tire
Chasseur de nuages, pour fendeur d'orage
c'est le ciel qui te tord le cou

Collectionneur des heures, tous ont de la valeur
Les stratus, les cumulus, les cirrus et les cunnilingus

Chasseur de nuages, ton cœur n'a pas d'age
Le ciel te garde une âme d'enfant
Chasseur de nuages, tu épies les présages
Le ciel te déroge tout le temps

Collectionneur à tes heures, tu connais bien leurs humeurs
Nimbus, Marius, Sirius et l'petit cunnilingus

Que serait le ciel sans jamais un nuage
Un pays fasciste, sans pluie, sans mirage

Chasseur de nuages,
c'est le ciel qui te pousse, qui te tire.

Jean-Louis Aubert  
Roc Eclair